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2014-10-31T05:07:00+01:00

SuperNanny 4 : la désinfection

Publié par Fille Ainée

Pour excuser mon absence interneteuse, je pourrais invoquer de grands voyages, une charge de travail exagérée, un kidnapping, mais rien de tout cela. Je fais le ménage, c’est tout ! J’ai viré SuperNanny 4 et depuis c’est moi qui passe l’aspirateur. Super fière Fille Aînée mais je sais que ca vous fait rire. Il n’y a, certes, rien d’extraordinaire à cela sauf qu’il faut savoir que chez moi, il faut 4 heures pour couvrir la surface. Et que même encore, je découvre des coins que je ne connaissais pas. La découverte touristique de ma bicoque me comble d’aise ! Que celles qui ne me croient pas demandent à Moutie !

 

Avoir recours aux services d’une SuperNanny en Asie n’est pas un luxe mais une nécessité économique. Une création d’emploi en quelque sorte qui permet à ces SuperNannies de faire vivre et d’envoyer à l’école une myriade de frères et de sœurs restés au pays et qui sans le salaire envoyé tous les mois se retrouveraient à la rue. Les salaires ne sont pas élevés et les conditions de travail peuvent être très dures mais c’est quand même mieux que d’être sans emploi. Tiens, un concept qui devrait peut-être être cultivé dans notre douce France !

 

SuperNanny 4 est arrivée chez nous après SuperNanny 2 (qui prévoyait le dimanche d’être malade le lundi), SuperNanny 2bis (qui souriait si peu qu’elle vous donnait envie de vous pendre. Elle n’est restée qu’une semaine) et de SuperNanny 3 (qui se mettait à pleurer à la moindre remarque). Je ne lui ai jamais fait passer d’entretien car elle m’est tombée dessus un peu comme Mary Poppins pour remplacer la nièce de la tante de la copine de sa sœur qui, elle, n’est jamais venue travailler (vous suivez ?). Sur le coup, SuperNanny 4, c’était le messie.

 

Après la période habituelle des trois premiers mois, que nous appelons ici le « je t’impressionne », SuperNanny a commencé à montrer ses vraies couleurs. Là, c’est la période de la pente savonneuse qui dure plus ou moins longtemps en fonction de votre aptitude à détecter les conneries ou du temps que vous passez à la maison en leur présence. Comme je suis en général enfermée dans mon Atelier, je dois vous avouer que j’ai mis longtemps à m’apercevoir des petites coquineries de SuperNanny 4.

 

Pour commencer, il y a eu le grand mystère de l’évaporation du Fragonard. J’ai pour habitude de vaporiser une goutte de parfum d’orange sur mon oreiller le soir. Mais le niveau de liquide dans la bouteille baissait mystérieusement. Poreuse la bouteille me suis-je dit ! Jusqu’au jour, où croisant SuperNanny 4 dans le couloir, j’ai compris. Sympa le Fragonard en effet. Je lui ai donc offert sa propre bouteille pour sauver la mienne.

 

Je suis très à cheval sur l’hygiène. Même maniaque limite débile. Et quand je me suis aperçue que SuperNanny 4 quittait toujours très rapidement les toilettes et ne passait jamais par la case lavabo, ca a commencé à me turlupiner. J’ai bien sûr fait de très grosses allusions sur le fait que j’avais laissé à son intention du savon qui sentait l’amande et le lait d’ânesse mais en vain. SuperNanny 4 préférait garder des mains calleuses. Et moi, à partir de ce moment là, j’ai préféré désinfecter mes interrupteurs et poignées de porte après son passage.

 

Vous tenez le coup ? Parce que je me demande si je vais oser aborder la question des éponges. Vous savez celles que vous utilisez pour nettoyer la cuvette des toilettes et que vous n’êtes pas censées employer pour laver les surfaces de la cuisine ? Peut-être que oui finalement. Lorsque j’ai fait la remarque à SuperNanny 4 que nous avions les moyens de nous offrir des éponges différentes, elle m’a rétorqué qu’elle rinçait toujours religieusement (nous ne sommes visiblement pas de la même paroisse) entre chaque application. J’ai tout jeté, remplacé et je suis même allée jusqu'à écrire au feutre, sur chaque éponge, leur destination respective. Et puis j’ai tout désinfecté après son départ !

 

S’est posée la question de la litière des félins. Comme le félin ne tire jamais la chasse et en met partout, il faut régulièrement nettoyer et changer le sable. Chose que SuperNanny n’a jamais compris. Parce qu’évidement, ca rejoint le concept du « après ton petit pipi, tes mains tu ne te laveras pas ». Je l’ai surprise récemment à passer l’éponge sur les bords de la litière. Eponge qu’elle avait auparavant utilisée pour désinfecter la poubelle. Sauf que cette éponge, c’était celle dont on se servait pour laver les assiettes. J’ai tout jeté et tout désinfecté après son départ.

 

Le jour le plus beau est quand même celui où SuperNanny 4 m’a coupé le souffle. M’étonnant que mon tapis en fibre de bambou (il ne vient pas du Suédois celui-là !) était mouillé sous les pieds, SuperNanny 4, super fière d’elle, m’a expliqué qu’elle passait tous mes tapis à la serpillère. J’ai vu ma vie passer devant moi dis donc !

 

Vous allez me dire, pourquoi l’as-tu gardée si longtemps alors qu’elle était si peu capable ? Je dois vous avouer que je n’ai jamais beaucoup fait attention et que je n’ai jamais suivi SuperNanny 4 à la trace pendant ses pérégrinations ménagères. Mais ce qui a déclenché le processus de la pente savonneuse a été le mois de juillet dernier quand elle nous a réclamé son salaire et nous a accusé de l’avoir sous-payée alors que nous lui avions déjà versé l’intégralité du mois le 15 de celui-ci. Et puis le mois d’août. Mois pendant lequel elle a travaillé à temps partiel alors que nous l’avions payée à temps plein.  Ces petits détails agacent, voyez-vous. Et puis ses petites sautes d’humeur quand je lui faisais un commentaire sur la qualité de son service. SuperNanny 4 a beaucoup cultivé le concept du « je te fais la gueule si tu me fais une réflexion ». Ca, ça agace aussi, beaucoup !

 

Me voici donc depuis quelques jours à la tête de mon aspirateur et de mes éponges codées. Je ne me suis pas encore mise en quête de SuperNanny 5 mais le moment viendra sans doute où le plaisir d’attraper une suée en passant le balai n’en sera plus un. Entre temps, je brûle des calories, les Nains font leurs lits (ou pas, on s’en fout) et les félins se lavent les pattes au lait d’ânesse dans la pelouse. Et moi, je dors sur mes deux oreilles sachant qu’on attrapera pas le typhus. D'ailleurs à ce sujet, je vous recommande la lecture d'un livre que j'ai lu il y a, au moins, 20 ans. 

 

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Il est excellent et j'aurais d'ailleurs du en laisser une copie à côté du Fragonard !

 


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2014-10-27T06:47:00+01:00

J’ai trouvé le « presque » Paradis !

Publié par Fille Ainée

Ras le bol la semaine dernière des costumes de théâtre à n’en plus finir, des humeurs de SuperNanny et de la pollution et des embouteillages de Kuala Lumpur. Prescription médicale : petit week-end sympa sur île presque déserte pour refaire le plein d’énergie. Destination : Pankor Laut et la mer d’Andaman.

 

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Autrefois refuge de pirates et de marchands, cette île privée, au milieu d’une forêt tropicale préservée et de plages de sable blanc, est une retraite idéale, loin du monde moderne. 

 

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Envie de retourner voir mon médecin pour une prolongation d’arrêt maladie ou plutôt Monsieur 3xrien qui nous a offert, les Nains et moi, ce fabuleux week-end pendant qu’il faisait du chat-sitting à la maison. 

 

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2014-10-15T04:06:00+02:00

The Invention of Wings

Publié par Fille Ainée

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Sarah Grimké est la fille cadette d'une famille aisée de Charleston. Sarah est celle que sa mère appelle « difficile » et que son père considère remarquable. Pour ses 11 ans, Sarah reçoit Hetty, une petite esclave retirée à sa mère et présentée à elle enveloppée de ruban couleur lavande. Sarah refuse ce cadeau et ce refus déclenche une série d’évènements qui vont influencer sa vie.

Un récit passionnant, inspiré de faits réels et qui se déroule dans le Sud profond des Etats-Unis esclavagistes au 19eme siècle. The Invention of Wings évoque un monde de contrastes choquants, de beauté et de laideur, de caractères justes mais qui manquent parfois de reconnaître les horreurs de leur siècle et qui célèbre le pouvoir de l’amitié et de l’amour filial. C'est aussi le récit des premiers abolitionnistes. 

Ce livre n’a pas encore été traduit en français mais ne tardera sans doute pas à l’être. Et ce jour là, ne le manquez pas. Passionnant ! Sue Monk Kidd est également l’auteur du Secret des Abeilles qui a connu un succès phénoménal outre-Atlantique et que je vous avais recommandé ICI.

 


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2014-10-13T04:46:00+02:00

Sur le pot

Publié par Fille Ainée

Si vous avez, comme moi, du mal à démarrer cette semaine sur les chapeaux de roue, voici une petite parenthèse humoristique qui ne manquera pas, j’espère, de vous donner un peu de tonus.

 

Samedi matin, au cours d’une promenade avec les Nains dans le centre ville, voici ce que nous avons aperçu. Un rang entier de toilettes portatives installées en prévision d’un marathon le lendemain. Et là, sur les portes de ces toilettes, la preuve noir sur blanc que nos habitudes d’hygiène sont vraiment différentes !

 

Toilettes européennes :

 

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Toilettes orientales (à la Turque) :

 

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Curieuse de nature, je me suis lancée dans un petit travail de recherche afin de savoir lequel des deux modèles (européen ou oriental) était le plus pratique à utiliser.

 

Commençons par les toilettes à la Turque ou spartiate. Ce sont des toilettes au-dessus desquelles on s'accroupit. Elles ne possèdent pas de cuvette, mais seulement un trou et deux repose-pieds antidérapants. Sauf que des fois, le dérapage est quand même inévitable sur surface mouillée. Essayez d’y aller en tongs, vous m’en direz des nouvelles !

 

Mais le truc chouette quand même c’est que ces toilettes sont hygiéniques et économiques. En effet, elles sont faciles à nettoyer car le système est installé au niveau du sol et peut être aspergé copieusement (à l'eau propre, j'entends bien). Il n'y a aucun contact avec une lunette pouvant être à l'origine de la propagation de maladies ou microbes. Et ces toilettes consomment moins d'eau que les toilettes traditionnelles. Ca c’est le point positif.

 

Côté négatif, ce sont des toilettes peu confortables ! La position accroupie est pour certaines personnes difficile à tenir (certains n’arrivant pas à se relever et là, la honte !), on court le risque de s’éclabousser si on vise mal et la propagation des odeurs est plus importante car les excréments restent en contact avec l'air plus longtemps.

 

Passons donc au WC traditionnel. Le confort dépend de l’assise sur la tinette et les Japonais avec leur siège chauffant m’impressionnent énormément mais de vous à moi, avez-vous vraiment envie de reposer votre auguste postérieur sur un siège qui en a vu beaucoup d’autres ? Donc, dans la plupart des cas, le survol est nécessaire.  La lévitation sur tinette, dans les toilettes publiques, devient un art nécessaire pour éviter de se choper des petites bactéries qui vous attendent d’un œil goguenard. Et donc, vous finissez toujours par vous accroupir à moins de mettre une tonne de papier entre le siège et vos cuisses fermes !

 

Mais pour couronner le tout, au Vietnam, il y a une différence de prix fabuleuse entre une petite et une grosse commission.

 

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Deux questions me viennent à l’esprit. Doit-on payer d’avance et que se passe t-il si on y rentre pour une petite commission et que soudainement vous prend l’envie de prolonger votre séjour ? Le tarif est t-il cumulatif dans ce cas ? Et si on a l’intention d’y passer du temps et que ca ne vient pas ? On est remboursé ?

 

Avant de vous jeter sur vos spartiates, sachez que selon une étude britonne, il y a 5 fois plus de bactéries sur un clavier d’ordinateur que sur un siège de toilettes. Et pour la petite anecdote, pour s’essuyer, Louis XIV utilisait des poules (deux ou trois selon la consistance): c’était chaud et plus doux que du papier.

 

Je compte sur vous pour enrichir le débat !

 


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2014-10-07T04:31:00+02:00

Mardi BOM

Publié par Fille Ainée

Ce titre sonne comme un plat indien. Un truc plein de graisses qui glisse sur les hanches et qui vous rend heureux rien qu’en effleurant vos papilles. Bon, pensons à autre chose !

 

Il est temps de se mettre à l’ouvrage. C’est pas le tout mais ne faire que des pochettes de téléphone pour le marché de Noël m’a laissée terriblement sur ma faim et je suis lasse de rester enfermée dans mon Atelier à ne rien produire pour moi. Que diriez-vous d’un bon BOM ? Rien de stressant, 3 semaines pour faire un bloc, on alterne entre appliqué et piécé. Qu’en dites-vous ? Et comme ça va bientôt être la fin de l’année, j’ai porté mon choix sur le « Jingle BOM » d’Erin Russek ICI.

 

L’ouvrage date de décembre 2013 et tous les patrons sont disponibles en ligne. Il ne nous reste plus qu’à les imprimer et à découper. Je ne vous demande pas de le terminer avant la fin de l’année (nous sommes des Superwomen mais quand même !), mais tous les trois semaines, je publierai mon avancée.

 

Je donne le top départ avec l’appliqué No.1. Les explications étant en briton ICI, je traduis :

- Découpez un carré de fond de dimensions 10inch x 10 inch (25,4cm x 25,4 cm)

- Pliez-le deux fois en diagonale et servez-vous des plis comme guides de placement pour les pièces appliquées.

- Le bloc terminé mesure 9inch x 9 inch (22,86cm x 22,86cm)

- Les tiges de ce bloc sont brodées au point de chaînette (personnellement, je vais opter pour un point de tige, mais c’est à vous de voir)

 

Pour plus d’informations concernant les méthodes d’appliqué, vous pouvez aller voir sur le site de Erin

 

Je vous donne rendez-vous le 28 octobre.

 

 

 

 

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2014-10-03T05:56:00+02:00

Un don du ciel

Publié par Fille Ainée

Grand Nain, cette année, fait de la sociologie. Un domaine tout neuf pour mon Nain ado qui depuis le début de l’année scolaire cherche à comprendre et décortique nos façons de penser et nos comportements. Un domaine très varié mais nous sommes des cobayes consentants, tout comme nos voisins ou encore nos amis. Ca met inévitablement de l’ambiance dans une soirée quand la question du « une femme doit-elle rester à la maison » est posée. Et quand en plus, on est ado et que l’on remet tout en question, que de toute façon, c’est bien connu, on a toujours plus raison que Papa/Maman, ça devient encore plus intéressant.

 

Mais ne jetons pas la pierre à Grand Nain, nous sommes tous passés par là ! Sauf Monsieur 3xrien qui vit dans le déni et pour qui l’adolescence n’a été qu’un long fleuve tranquille. Moi, je dis qu’il a la mémoire courte !

 

Il y a quelques jours, je lisais un article dans la presse relatant les états d’âme d’une mère de famille qui avait de plus en plus de mal à répondre à la question « Mais que faites-vous de vos journées maintenant que les enfants sont à l’école ? ». Le genre de question qui tue, quoi !

 

Ben moi aussi je me pose souvent cette question. Qu'est-ce que je fais de mes journées ? Je n’ai pas osé en parler à Monsieur 3xrien. On ne sait jamais, ca pourrait lui donner à réfléchir. Mais ça n’empêche que je me sens toujours un peu coupable quand je profite d’un petit moment de liberté pour aller déjeuner avec les copines alors que Monsieur 3xrien s’énerve en réunion sur des collègues de travail obstinés.

 

Mais pour en revenir à cet article, je trouve, oh surprise, le commentaire suivant:

« Je travaille à temps plein, et mon mari reste à la maison. Nous avons deux enfants (8 et 3 ans) qui vont à l’école toute la journée. Réalisez-vous combien il est plus facile de travailler à plein temps quand l’un de nous deux reste à la maison ? Je peux travailler tard et je peux voyager sans avoir à m’inquiéter pour les enfants. Nous passons des week-ends tranquilles au lieu de courir faire les courses et le ménage. Je peux retourner travailler les lundis en pleine forme. Je pense que c’est un luxe pour moi d’avoir un époux qui reste à la maison »

 

Je n’y avais jamais pensé sous cet aspect là ! Et là, du coup, ça remet tout en perspective. Finalement, c’est un luxe pour Monsieur 3xrien si je reste à la maison. 

 

Oui, je suis bien celle qui s’occupe des fronts fiévreux et attrape toutes les saloperies rapportées par les Nains de l’école, qui fait le taxi les soirs d’activité surtout quand il pleut des cordes et qui reste coincée dans les embouteillages, celle qui remplit le frigo et s’assure que les Nains mangent des repas équilibrés propices à des études réussies et qui prête une oreille assidue quand on rentre de l’école/bureau les épaules chargées du poids du monde. Oui, c’est également moi qui était là pour essuyer les fesses sales et coller des pansements « princesse » sur des genoux éraflés.

 

Y’a vraiment pas de quoi se sentir coupable donc si je vais passer une heure chez ma voisine à boire un café et réinventer le monde ou si je retourne me coucher après avoir déposé les Nains à l’arrêt de bus le matin alors que Monsieur 3xrien fonce vers le bureau. J’ai souvent eu l’envie de cumuler des activités journalières et surtout d’en faire un compte-rendu heure par heure pour prouver au monde entier – mais surtout aux Nains – que moi aussi, j’avais un agenda de ministre et que j’étais hyper productive. Mais pour convaincre qui en fait ? Peut-être moi tout simplement. Pour me donner un sens ?

 

Mais je n’ai rien à prouver. Moi aussi, je travaille et je contribue. Non seulement en travaillant freelance mais également en m’assurant que la maison est impeccable et que les Nains ne crèvent pas de faim et qu’on les retrouve tout desséchés dans leurs chambres pas rangées. Parce que c’est un boulot ça Madame et aucune femme ne me contredira. C’est du 24h/24h et 7j/7j. Pas de vacances, pas le droit de faire la grève ni même de réclamer une augmentation de salaire.  

 

Donc, si on le voit comme ça, je suis un don pour mon mari. Un véritable cadeau du ciel !

 

Et ce cadeau du ciel, depuis quelques semaines, il s’active. Voici le début de ma nouvelle collection de petites pochettes pour téléphone.

 

Atelier-2 3097

 

Eh, dites, on va déjeuner ?


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2014-09-23T04:33:00+02:00

Yellow Crocus

Publié par Fille Ainée

Yellow-crocus.jpg

 

Dès sa naissance Lisbeth est retirée à sa mère pour être confiée à une nourrice noire, esclave sur la plantation de ses parents. Mattie, est elle-même une jeune mère que l’on a séparé de son fils pour s’occuper de ce bébé blanc. C’est ainsi que commence entre elles une relation intense qui changera leurs vies.

 

Bien que Lisbeth appartienne au monde privilégié, elle ne trouve que solitude en compagnie d’une mère peu attentionnée et d’un père distant. En grandissant, Mattie devient plus une famille pour Lisbeth et la petite fille se régale de ses visites dans le quartier des esclaves – une communauté vivante dans laquelle on ne cache pas ses sentiments. Mais cette relation n’aura t-elle pas des conséquences ?

 

Cette histoire retrace la vie de deux femmes différentes à la recherche de liberté et dignité. Une histoire qui m’a beaucoup plu et qui m’a rappelé nos SuperNannies à nous. Ces femmes qui laissent leurs propres enfants pour élever ceux des autres. Un geste d’abnégation pour assurer un avenir un peu plus rose à ces enfants qui ont moins de chance que les nôtres.

 

Comme notre SuperNanny qui s’est occupée pendant 8 ans de Petit Nain. On ne pouvait plus les séparer et Petit Nain l’a faisait tourner en bourrique. Mais quels liens ! Comme SuperNanny avait beaucoup plus de patience que moi, c’est avec grand plaisir que de nombreuses fois je lui refilais le paquet pour aller voir ailleurs si j’y étais. C’était ça ou jeter le Nain par-dessus bord !

 

Ce livre n’est pas disponible en français mais comme vous êtes nombreuses à me suivre dans la langue de Shakespeare…

 


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2014-09-19T04:53:00+02:00

La Princesse au petit poids

Publié par Fille Ainée

Lorsque mes Nains rentrent de l’école, je les vois régulièrement passer la tête dans le placard à biscuits et là je tremble ! Cela fait plusieurs années que je tente d’expliquer à Monsieur 3xrien qui s’étonne régulièrement de nos factures de courses que 3 Nains en pleine croissance, ca mange ! Et comme je ne veux pas qu’ils mangent n’importe quoi je fais de mon mieux pour leur proposer des options beaucoup plus saines que le BN de mon enfance. Et pourtant, une grosse tranche de brioche avec du beurre, c’est bon, non ?

Lorsque nous écumons les supermarchés britons, je suis horrifiée de constater qu’au rayon des salades toutes prêtes, celles-ci sont toutes – sauf une – proposées avec un accompagnement à la mayonnaise. Ca baigne dans le gras, ça vous donne des calories rien qu’en tripotant l’emballage. Le taux d’obésité en Grande-Bretagne a maintenant dépassé celui des Etats-Unis. Et ils trouvent ça choquing que la France ait interdit le ketchup dans les cantines mais ça ne les gêne pas de taxer les obèses.

Remarquez, d’un autre côté, ça vous donne, à vous et vos complexes, l’impression d’être sylphide. Mais quand même ! Au pays de la malbouffe, on a du mal à trouver de véritables solutions pour lutter contre le surpoids.

En France, nous n'en sommes qu'aux prémices en matière de lutte contre l'obésité infantile. Apprendre à un enfant à bien manger, c’est lui assurer une meilleure santé à l’âge adulte. Mais parce que les enfants ont désormais accès à une alimentation industrielle (trop sucrée, trop salée), trop riche et donc peu adaptée, ça peut vite déraper.

Vous allez peut-être trouver cela ironique, mais chez les 3xrien, nous avons adopté justement les habitudes de repas des Britons. Nous dînons à 18h30 pour qu’ensuite mes Nains ne se couchent pas le ventre plein mais bénéficient des 3 heures réglementaires pour bien digérer. Ca évite de se coucher tout bouffi ! Et puis surtout, pas de boisson gazeuse. Pour éviter qu’ils en boivent, c’est simple, je n’en achète pas ! Le Cola Craca est réservé aux occasions spéciales et du coup, il en devient le Champagne du Nain.

Une bonne alimentation chez les enfants, c’est la responsabilité des parents. Nous sommes les gardiens du futur de nos rejetons. A tous les repas, notre mission est de leur sauver la vie. Ca ne veut pas dire cuisiner moulée dans une combinette bleue et rouge avec un énorme logo sur la poitrine, mais donner l’exemple. Manger des fruits et des légumes n’est pas sorcier mais quand papa et maman n’en mangent jamais ou les rechignent à table, ça ne donne évidemment pas envie d’essayer. Je dis donc, éduquons les parents avant de blâmer les enfants. Et puis surtout donnons du goût à ces soi-disant « menus enfant ». Rien de plus rédhibitoire qu’un pauvre steak haché tout sec servi avec des frites qui baignent dans la graisse.

Pour donner envie à un enfant de bien manger, il faut également l’impliquer dans la préparation des repas. Presque tous les soirs, Petit Nain m’assiste à la cuisine. Pour l’occasion, nous avons acheté THE tablier de chef indispensable quand on éclabousse les murs de sauce tomate. Petit Nain adore couper l’ail et les piments, déchirer la salade et la laver, étaler la pâte à tarte. Certes, il y a des jours où l’on repeint la cuisine mais que le Nain est fier de son travail. L’autre soir, il m’a même mis la table sans que j’aie eu besoin de rameuter les troupes (qui d’ailleurs deviennent mystérieusement sourdes dans ces moments là. Me demande pourquoi ;-).

Dans ma production de Noël, j’ai donc inclus un sac à snack pour l’école.

 

Documents-001.jpg

 

Mais attention, pas pour n’importe quel snack. Pas de boisson gazeuse, pas de biscuit au chocolat, pas de chips graisseuses. Non, que des fruits, une petite brique de lait et une barre de céréales faite maison pour avoir la pêche toute la journée ! J'ai privilégié des couleurs vives et amusantes pour donner envie aux enfants de bien le remplir ce sac. L'intérieur est en tissu enduit pour permettre d'éponger les plops en cas d'accident. Si vous aussi vous voulez glisser dans le cartable de vos Nains un sac à snack comme celui-ci, c'est ICI pour accéder au tutorial. 

 

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2014-09-17T04:50:00+02:00

« Dis, tu prends combien ? »

Publié par Fille Ainée

La question redoutée ! Qui, depuis que je prépare mon marché de Noel, s’ajoute à celle du « à ton avis, combien tu vas vendre ça ? ».

 

Et là, je dois vous avouer que je suis vraiment dans le grand vide. La plupart des gens n’ont aucune idée du prix des matériaux requis pour réaliser un ouvrage fait main et s’étonnent toujours. Il n’y a pas que le tissu. Il faut également compter le fil, la machine à coudre, le molleton, le temps… Et pourtant, certaines personnes s’attendent à payer le prix d’une couverture molletonnée de supermarché un patch entièrement fait à la main. Et quand on sait que certains magasins vendent ces produits pour une bouchée de pain… A quoi se référer dans ce cas ?  Des sites comme Etsy ? Mais qu’est-ce qui me dit que la personne qui y vend un quilt a pris la peine d’acheter du tissu de bonne qualité pour réaliser son ouvrage ? Et y a mis tout son amour ? Peu nombreux sont ceux/celles qui comprennent réellement la valeur du temps et des compétences requises pour produire un ouvrage maison et qui sont prêts/prêtes à y mettre le prix.

 

C’est donc dans l’optique de mon marché de Noël que j’ai commencé à vraiment réfléchir à mes prix.

 

Commençons d’abord par considérer le coût des matériaux. Le prix du tissue varie grandement en fonction de sa provenance. Si je me fournis en tissu à China Town, je trouve du « faux liberty » de très bonne qualité et qui fait beaucoup d’effet pour le tiers du prix du « vrai liberty ». Si je vais chercher mes cotons à la petite boutique du coin, celle-ci me fait payer 15 euros un tissu que je trouve à 10 euros 20 km plus loin.  Il est donc évidemment qu’il va me falloir explorer afin de me fournir au plus bas prix.

 

Au métrage de tissu, il convient de rajouter le prix du fil, du molleton, du tissu de dos, des aiguilles, de la lame de mon cutter, des épingles à sandwich, du fil à quilter et enfin de mon biais. Rajoutez à tout ça le prix de mon équipement.

 

Donc pour faire un quilt de taille normale, j’ai besoin d’environ 3,90 mètres de tissu à 15 euros, de 3,90 mètres de tissu à 10 euros pour le dos et de molleton, plus aiguilles et autres babioles. J’ai calculé grossièrement qu’une dépense de 116 euros est nécessaire pour se lancer.

 

Vient ensuite la question épineuse du coût de mon temps.

 

“La vente de quilts est mon business” – Dans ce cas, je dois décider d’un salaire minimum. Mais j’effectue un travail qualifié et le salaire minimum est bien trop bas pour la tâche accomplie. Il a fallu que j’apprenne à me servir d’une machine à coudre spécialisée, que je me fournisse en matériel adapté, que je coupe et assemble mes tissus et que je quilte mon ouvrage. J’ai même du suivre des cours pour arriver à mon niveau de compétence actuel. Donc pourquoi devrais-je me faire payer le minimum ? 

 

Un quilt de taille décente prend entre 20 et 30 heures pour être réalisé en fonction de la complexité des blocs. Disons donc que j’ai passé 25 heures à coudre le quilt de Madame MachinTruc qui rechigne à me payer. Le salaire minimum par heure en France en 2014 est de 8,86 euros (tellement plus simple que 9 euros, vous ne trouvez pas ?). Donc 25 x 8,86 = 221, 5 euros. Somme que je dois rajouter à mon coût de matériel. Ca commence à chiffrer !

 

« Je vends des quilts pour mon plaisir et je n’ai pas besoin d’argent. Le coût de mon temps importe peu et je ne veux que rembourser le coût des matériaux. » Et c’est là que ça devient une très mauvaise idée. Certes, je vendrais plus de cette façon mais que vont dire celles qui vendent des produits de qualité et à qui je fais sérieusement concurrence ? N’est-ce pas montrer le mauvais exemple et mettre dans la tête de mes clientes qu’il n’y a aucune raison pour qu’un quilt coûte plus de 100 euros ? Et comment vais-je faire pour couvrir le coût de l’électricité, de mon espace de travail et de vente ? Pourquoi dans ce cas ne pas plutôt faire des quilts pour des organismes caritatifs ?

 

La majorité des quilteuses se servent d’une machine électronique. La mienne était un cadeau de Noël de Monsieur 3xrien mais j’en connais le prix puisque je travaillais dans la mercerie où il l’a achetée. Et elle n’est pas tombée de la botte du Père Nono ! Je dois donc prendre en compte le coût de dépréciation de l’équipement que j’utilise pour créer et vendre mes ouvrages : machine à coudre, fer à repasser, table à repasser, tapis pour découper le tissu, lame, règles…

 

Ajoutez à tout ceci le coût de l’électricité et de l’eau (pour laver mes tissus) et le prix monte, monte… La plupart des quilteuses ne déclarent pas ce qu’elles gagnent mais celles qui le font doivent évidemment incorporer les taxes.

 

Il ne me reste plus que l’option “je dois vendre mes ouvrages au prix du marché”.  Cela veut-il dire qu’un quilt qui m’a coûté plus de 110 euros en matériaux et plus de 25 heures à réaliser doit être vendu en-dessous de son prix réel sous prétexte que c’est comme ça et pas autrement ? Et bien, je crois que je préfère dans ce cas m’abstenir. Perdre de l’argent n’a aucun sens. Il est préférable de refuser de vendre un ouvrage en-dessous de son prix réel et de faire ainsi prendre conscience à sa clientèle de la qualité de son travail et de la fierté que l’on y a mis.

 

Forte de toutes ces recherches, j’ai donc décidé de vendre de toutes petites babioles à tout petit prix mais également des ouvrages plus chers qui m’ont demandé beaucoup plus de temps à réaliser. Et l’un de ces ouvrages est l’ange de Noël.

 

Atelier-2 3046

 

Vous reconnaitrez le design Tilda. Oui je sais, je ne suis pas censée vendre ces anges sans autorisation mais d’autres se gênent peu. Je n’ai néanmoins pas l’intention d’en assumer la maternité, simplement la réalisation en très petite quantité puisque je n'en propose que trois modèles. Et je doute que quiconque vienne me chercher jusqu’ici.

 

Atelier-2 3045

 


 

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2014-09-15T04:40:00+02:00

Le détachement prototypien

Publié par Fille Ainée

Depuis la semaine dernière, je suis à fond dans la confection de prototypes pour mon prochain marché de Noel (rien que le nom me fait trembler !). Malheureusement, je dois avouer que cette étape conceptionnelle intense et profondément réfléchie me donne des sueurs froides. Parce que voyez-vous, je suis incapable de me distancer de ce prototype et j’attends de lui la perfection. Perfection qui est souvent loin de se produire.

 

Trop petit, trop étroit, trop de travail, trop ceci, trop cela, j’en ai vu de toutes les couleurs. Pas facile d’accepter qu’il me faudra sans doute de nombreux essais avant d’arriver au Nirvana de la production. Il est donc impératif que je me distance de l’idée conceptuelle prototypienne et que je lâche du mou. Il faut que j’accepte mes erreurs.

 

Tout n’est pas raté rassurez-vous, sinon il y a longtemps que j’aurais tout jeté par la fenêtre. Voici donc 2 versions de pochettes pour tablette pommienne

 

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et quelques copies d’un porte-clés « hippy van »

 

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