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2017-05-19T01:07:00+02:00

Capri, non ce n'est pas fini !

Publié par Fille Ainée

C'est la saison des shorts ! Si, si, je vous l'assure, chez nous c'est short et tongs toute l'année. À un point même où ça en devient très ennuyeux. 

Toujours plongée dans Couture pour l'été d'Annabel Benilan, j'ai voulu essayer le short Capri avec un reste de tissu de ma robe Malo ICI

Capri, non ce n'est pas fini !

Rien à dire et je commence à croire que ce petit bouquin va me suivre longtemps. Aucune difficulté au niveau du montage des poches, rien à dire au sujet de la taille qui tombe pile poil si ce n'est peut-être une entrejambe un peu juste si comme moi vous aimez les pantalons/shorts à taille haute. 

Capri, non ce n'est pas fini !

Je pense retourner souvent à Capri, c'est tout dit !

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2017-05-17T01:36:00+02:00

Le charme fou d'un voyage dans le temps

Publié par Fille Ainée

Imaginez que l’instant d’une visite, vous puissiez remonter dans le temps. Fermez les yeux, laissez-vous porter par les odeurs, les bruits. Laissez courir votre imagination. Mettez tous vos sens en éveil. Entrez dans la maison de Dennis Severs.

 

credit photo : Matt Brown - flickr

credit photo : Matt Brown - flickr

A la fin des années 70, un américain, Dennis Severs fait l’acquisition d’une maison dilapidée au cœur du quartier de Spitalfields, à Londres, et y emménage jusqu’à son décès en 1999. Son rêve d’artiste : y créer une capsule temporelle, un musée tridimensionnel, un tableau vivant dans une maison typique du Londres du 18eme siècle. Spitalfields est maintenant un quartier prisé de Londres mais au 18eme et 19eme siècle, c’est un quartier que l’on évite. Pauvreté, cholera, prostitution et crime y sont monnaie courante.

 

Au 18 Folgate street, Dennis Severs « installe » alors une famille de huguenots, tisseurs de soie, les Jervis, protestants français, ayant fui les dragonnades pour venir s’installer à Londres. Et le temps d’une visite, cette famille du 18e siècle nous fait remonter dans le temps.

 

On découvre, par petits groupes et dans le silence complet, l’intérieur de la maison. Il n’y a pas d’électricité, les 10 pièces reparties sur 5 étages de planchers craquants sont éclairées à la bougie. Gare à celui qui hausse la voix ou ose prendre des photos ! Dennis Severs allait même jusqu'à éjecter dans la rue quiconque manquait de respect et se permettait de rire. Le pauvre touriste asiatique de notre groupe qui n’a pu s’empêcher de dégainer son téléphone en a fait les frais.


Nous commençons la visite par le garde-manger. La pièce est sombre, tellement sombre que nous avons du mal à distinguer ce qui se trouve dans les coins. Il faut dire que la journée est maussade ce qui n’arrange rien à notre affaire !

credit photo : Roelof Bakker

credit photo : Roelof Bakker

Dans la cuisine, un feu crépite dans l’âtre. En entrant dans la pièce, on entend les pas de la cuisinière qui a prestement quitté les lieux. Il y a de la farine sur la table, une tourte inachevée… visiblement, notre arrivée a interrompu la préparation du repas. Profitant de son absence, nous faisons le tour de la pièce. Ici, pas de limite à notre curiosité, pas de corde pour nous empêcher de jeter furtivement un coup d’œil dans les placards laissés entrouverts. Au-dessus de nos têtes, nous entendons des pas. Serait-ce Monsieur Jervis ? L’éclairage à la bougie et ce feu dans la cheminée donne une ambiance irréelle à la scène. On se prend au jeu.

 

source inconnue

source inconnue

A l’étage, dans la salle à manger, la famille a quitté précipitamment les lieux en entendant notre arrivée. Des chaises renversées, des restes de diner, des verres à moitié vides. Serions-nous devenus des intrus ?

 

Source inconnue

Source inconnue

La famille se serait-elle, un instant, refugiée dans l’élégant salon de Madame Jervis, nous devançant ainsi d’une pièce à l’autre ?

Source inconnue

Source inconnue

Lorsque nous arrivons à l’étage supérieur, il subsiste un parfum de clou de girofle, d’orange. Nous sommes dans la chambre à coucher de Madame Jervis. Le lit est défait, les vêtements épars. Elle aussi se fait discrète.

 

Au dernier étage, nous sommes plongés dans une toute autre atmosphère. Sur les murs de l’escalier humide poussent des champignons, le linge pend et le plafond s’effondre. Dans la chambre, l’ombre de Charles Dickens plane.


 

Source inconnue

Source inconnue

Nous sommes visiblement passés au siècle suivant. Les Jervis, en difficulté financière, se sont résolus à louer les pièces du grenier à une famille d’ouvriers pour arrondir leurs fins de mois. Ca sent le rance, le moisi, l’urine. Devant la fenêtre, un chat noir ! Grand Nain et moi sommes ravis de ce détail qui rend la mise en scène si réelle. Ce n’est que lorsque le félin bouge l’oreille que nous réalisons, stupéfaites, qu’il s’agit d’un véritable chat noir et apprenons plus tard qu’il s’agit du chat de Dennis Severs que le musée a conservé après la mort de son maître pour le plus grand plaisir des visiteurs. Cela semble ridicule mais cet animal a été pour nous la cerise sur le gâteau. Le détail vivant qui a donné toute sa réalité à cette magnifique mise en scène.

Source inconnue

Source inconnue

Nous finissons la visite absolument charmées par ces lieux, convaincues que peut-être une fois les visites terminées, les Jervis reprennent possession de leur maison !

 

N’ayant pas pu prendre de photo, celles qui sont publiées dans cet article ont été « empruntées » sur le Net. Pour ceux/celles qui désirent en voir plus, cliquez ICI. Je vous recommande vivement ce détour insolite. Grand Nain et moi avons adoré !

 

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2017-05-15T02:51:00+02:00

Ça pique au Japon !

Publié par Fille Ainée

Aperçu sur mon site de perdition, sitôt vu, sitôt cousu, mais incapable de vous dire qui est à la source !

Ça pique au Japon !

Il en faut peu pour m'occuper, surtout lorsqu'il n'y a plus de mur à peindre ni de sol à poser !

Ça pique au Japon !

Un petit bol japonais pour boire le thé (vide évidemment !), quelques bouts de tissu, des épingles, et voilà ! 

Ça pique au Japon !

Celui-là viendra se poser dans mon tout nouvel Atelier !

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2017-05-13T02:36:00+02:00

T'ite fleur...

Publié par Fille Ainée
T'ite fleur...

... qui pousse dans le jardin botanique de Singapour. Son nom me reviendra un jour, c'est sûr !

 

Pour aller compter fleurette chez les Bottes rouges, cliquez ICI.

EDITO : Cette fleur est la fleur du Boulet de Canon, un arbre à feuillage persistant de la même famille que le noyer d'Amazonie.

 

 

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2017-05-12T10:48:17+02:00

En route pour Djakarta

Publié par Fille Ainée

Et si on allait faire un tour sans bouger de chez soi ? C'est ce que propose Annabel Benilan dans un petit livre de couture avec des modèles aux noms plus exotiques les uns que les autres. Et moi, je suis tombée dans le panneau !

 

En route pour Djakarta

Repéré lors d'une virée shopping en France, ce petit livre couture s'est glissé dans ma valise au retour. Et j'ai bien l'embarras du choix. Alors ne sachant ou partir, j'ai commencé par la première page, la robe Djakarta et on verra bien où ça me mènera !

En route pour Djakarta

Deux pages explicatives claires pour une après-midi couture dans la bonne humeur. Quant à la taille, cette fois-ci, j'ai suivi mon instinct et coupé une taille 38 pour un 38 ! Parce qu'attention, aucun barême de taille dans ce livre. D'après la lecture de plusieurs blogs, il semblerait que ce soit un oubli de la part de l'éditeur. Comme d'ailleurs dans un autre ouvrage d'Annabel - Couture Vintage - où là c'est carrément une pièce de patron qui manque. Estimons-nous donc heureuse, mais au prix de 18,90 euros, on s'attend quand même à un peu plus de rigueur au niveau de la relecture ! Quant aux marges de couture, comprises, pas comprises, c'est le grand mystère mais il semblerait qu'elles le soient. C'est dommage que ce ne soit pas précisé. 

 

En route pour Djakarta

Rien à dire au sujet du patron lui-même, sa réalisation est très facile surtout si vous avez déjà fait de la couture. Par contre j'ai apporté une modification au niveau de la jupe que je trouvais trop étroite, surtout pour une robe portefeuille. J'ai donc rajouté un autre panneau de même dimension pour obtenir plus de fronces à la taille sans pour autant avoir un effet baleine. 

En route pour Djakarta

Je lui trouve un petit côté vintage à cette robe ! Vous ne trouvez pas ? En tout cas, elle m'a donné envie de continuer alors la prochaine fois, partirai-je à Casablanca, Palerme, Capri, Essaouira ou Bombay ? Le monde est à mes pieds !

En route pour Djakarta

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2017-05-10T02:56:00+02:00

Une petite Malo pour l'été

Publié par Fille Ainée

Finalement, ce n'est pas si mal un peu de décalage horaire ! J'ai, en effet, passé mes nuits de la semaine dernière à hanter les couloirs de la maison à défaut de compter les moutons. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fois-ci, j'ai eu plus de mal que d'habitude à reprendre mon rythme normal. Et du coup, j'ai fait des bêtises ! Pas moins de 3 patrons PDF commandés en une nuit, c'est dire !

C'est avec grand plaisir que j'ai découvert un charmant blog de couture. Celui de LouandJo ICI. Au hasard d'une balade sur mon site de perdition, évidemment ! Des petites robes charmantes, des hauts sympas, je me suis regalée des réalisations de cette bloggeuse. Et du coup, la tentation a été trop grande de la suivre dans quelques projets. 

J'ai commencé par jeter mon dévolu sur la robe Malo d'Anne Kerdilès LA. Une petite robe très jolie sur le modèle ! Ce patron existe en version pochette mais également PDF et ça, c'est trop chouette parce que ça permet de satisfaire une envie couture "tout de suite, maintenant, immédiatement" qui me ressemble bien. Surtout en plein milieu de la nuit !

Une petite Malo pour l'été

Comme j'accumule depuis pas mal de temps des coupons de tissu bon marché au gré de mes découvertes malaisiennes, je n'ai fait que plonger dans la caisse pour en sortir cette cotonnade.

Le patron demande un tissu qui se tient afin que les manches ne tombent pas. Comme j'ai réalisé mon passepoil maison à l'aide d'une petite cordelette en chanvre, c'est elle, en l'occurence, qui donne sa forme à mon mancheron même si le tissu est, somme toute, assez léger. 

Une petite Malo pour l'été

Au niveau du patron, une fois les 31 pages imprimées, il ne vous reste plus qu'à vous armer de patience et à découper soigneusement le long des lignes sans dépasser. Clairement numérotées, les pages sont faciles à assembler. 

Par contre, comme pour chaque nouveau projet, j'ai toujours un doute au niveau de la taille. Un grand 38, un petit 40 ? Je ne suis jamais sûre de moi. Je suis donc allée prendre conseil sur d'autres blogs et malheur m'en a pris car en fin de compte, je suis partie sur un 38 et à moins de filer à la gym tous les jours, il va falloir que j'assume mon arrière rebondi. C'est comme ça, Moutie m'a faite les hanches généreuses et l'assise confortable. Donc, au final, un 40 eut été parfaitement adéquat et j'en prends note pour les fois suivantes (parce qu'il y en aura !). Je n'ai donc pas mis de poche pour éviter que le tissu ne tire sur les hanches. 

Une petite Malo pour l'été

Remarque également au niveau de la longueur de cette robe. C'est un fait, je n'ai plus 20 ans et il est parfois plus sage de cacher ses genoux. Les 8 cm rajoutés en bas de ma t'ite robe n'ont pas été suffisants pour cacher mes bourrelets genouilleux paysans (Cadette et moi blamons également Moutie pour ce vice de fabrication !). Un bon 20 cm aurait été plus approprié surtout si comme moi, vous voulez la porter avec une ceinture. Mais tant pis, une fois n'est pas coutume, je montrerai mes atouts. Attention aux descentes de voiture !

Temps de réalisation : 2h30 et non les 1h30 indiqués sur le patron. Non, je ne suis pas lente, mais j'ai tout simplement remarqué qu'il n'y a pas d'entoilage préconisé au niveau des parementures et ça, j'ai pas aimé. Certes, ce patron est conçu pour les grandes débutantes mais quand même, j'ai voulu respecter les règles de base de la couture enseignées par Moutie qui est plus douée en couture qu'en genoux ! Et puis la fabrication maison du passepoil m'a aussi pris un peu de temps. Depuis que j'ai investi dans un pied MAC pour passepoil, je l'utilise à toutes les sauces. 

Bref, pour résumer cette robe Malo, je dis OUI mais ! N'hésitez pas à rallonger la robe, creuser l'encolure et entoiler les parementures. En fin de compte, une petite robe très sympa à porter et c'est ce que j'ai fait sitôt tombée de la machine. 

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2017-05-08T02:23:00+02:00

Fin d'une vie

Publié par Fille Ainée

S'il y a une chose que j'aime par-dessus tout en France, ce sont les bibliothèques itinérantes. Ces petites boîtes remplies de livres que l'on trouve au hasard d'une promenade dans les petites rues d'un village. Et croyez-moi, je me sers à volonté pour en remettre tout autant !

Découverte le mois dernier, ce livre très court de Lao She. 

Fin d'une vie

Un livre sans prétention, bourré d'humour.

Un vieux chinois sur le point de mourir de faim (OK, c'est pas drôle) raconte sa vie. Une femme qu'il a pourtant choisie avec soin et qui le quitte, deux enfants abandonnés par leur mère, un changement de carrière qui n'aboutit à rien...

C'est avec grande philosophie que cet homme fait le résumé de sa vie sur fond de fin d'empire et de soulèvements à Pékin. Le récit fort émouvant et plein de sagesse d'un vieil homme dans un monde en bouleversement. J'ai adoré !

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2017-05-04T01:11:00+02:00

Un peu de couleurs dans ce monde de brutes

Publié par Fille Ainée

C'est avec un ouvrage à demi terminé que je suis partie le mois dernier. Et dans l'avion, je peux vous dire que j'ai eu du succès auprès du personnel de bord. Mais une fois arrivée à destination, il a fallu mettre les bouchées doubles pour finir mon Aran avant que ne commencent les travaux de peinture qui m'ont tenue fort occupée.

 

Un peu de couleurs dans ce monde de brutes

Modèle gratuit proposé par Yarnspirations pour les laines Patons. Ultra sympa à tricoter avec des aiguilles du 5,5 et une laine que j'avais déjà utilisée pour me faire ma cape de chauve souris ICI. Cape que je n'ai d'ailleurs pas mise car je l'avais laissée chez Moutie en passant. 

Un peu de couleurs dans ce monde de brutes

Je ne résiste pas à la tentation de vous montrer mon nouveau jardin et ma collection d'iris. C'est trop beau le printemps en France !

Un peu de couleurs dans ce monde de brutes

Le modèle est ICI.

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2017-05-02T07:41:57+02:00

Les aventures de Cruchotte

Publié par Fille Ainée

Me voici revenue depuis peu dans le monde virtuel. Il m’a fallu plus d'un mois pour être de nouveau connectée. Il paraît que c’est tout à fait normal. Pas raison de s’inquiéter. Sauf que, si comme moi, vous venez d’un pays du Tiers Monde qui en 2 jours top chrono vous remet une ligne internet en service après un déménagement, et qui en plus s’excuse de ne pas pouvoir venir plus tôt, on se demande qui des deux est tiers mondien !?!

 

Il y a eu de grands moments de solitude, des moments où je me suis demandée si je n’étais pas un peu Cruchotte ! Comme celui par exemple où le grand Dieu de la télécommunication, l’Agrume de service, m’assure que je peux parfaitement suivre l’évolution de ma commande de raccordement internet en ligne. Mais l’Agrume, comment je fais ? J’ai PAAAAAAS internet ! Et qui plus est, m’assure qu’on me préviendra de la mise en service de ma ligne… par internet. Là, je baisse les bras. L’Agrume a été touché par une épidémie de grand déraisonnement.

 

Mentionnons aussi ce magasin de meubles tout confort qui s’évertue à m’appeler sur mon portable alors que j’ai répété maintes et maintes fois que le signal ne passait pas à travers mes murs !! Et qui de ce fait m’oblige à courir dehors pour prendre un appel alors que le Mistral souffle à décorner les bœufs. Et qui va me la rembourser ma mise en plis ? Tout ça parce que le système ( !) n’a pas enregistré la date de livraison de ma commande et que maintenant je m’énerve comme un vampire devant une gousse d’ail. Il a bon dos le système ! Ne serait-ce pas plutôt la manchote qui a pris le rendez-vous qui aurait besoin d’un rappel à l’ordre ? Ne travaillerait-elle pas chez l’Agrume à mi-temps par hasard ?

 

On respire à fond. Bien à fond. On creuse profond, à l’intérieur de son moi-même, on va chercher loin pour retrouver des bribes de soi comme on était avant. Avant internet, avant les systèmes informatiques ! L’essentiel, rester zen, saine, Cruchotte, ma fille, reste forte. Les adversités de la vie ne te touchent pas, elles te glissent dessus comme du beurre sur une limande pas fraîche. Cruchotte, tu es mon héros !

 

Heureusement de très gentils voisins, témoins de mon désarroi quotidien, ont eu un geste généreux. C’est ainsi que régulièrement, je me suis plantée devant leur porte-fenêtre de salle à manger pour me raccorder au monde extérieur. On ne peut pas dire que j’ai manqué grand chose mais au moins je ne raterai plus rien si des fois le monde changeait radicalement sans me prévenir.

 

De cette expérience de vie, j’en tire une grande leçon. L’important, au bout du compte, est de lâcher prise. De se dire que ce n’est pas grave parce que 10 ans plus tôt, on s’était plutôt bien débrouillée, lors du premier déménagement, sans toute cette technologie. Il faut voir ce mois passé comme un long séjour chez les IA (Internet Anonymes). Une sorte de cure de désintoxication au cours de laquelle on n’avait pas toutes les cartes en main et il a fallu s’en remettre à des facteurs extérieurs. Faire confiance ! L’Agrume, je m’en remets à toi. Et du coup, quand, enfin, on lâche tout, on se sent serein. Et quand on découvre par hasard que l’Agrume vous a enfin raccordé, c’est sans empressement que l’on découvre cette petite box magique.

 

Par contre, de ce mois passé, une mention toute particulière revient à la catégorie des livreurs. Qu’ils soient du Suédois, du magasin tout confort ou encore des maisons de partout. Le livreur est une espèce qui n’a cessé de me surprendre.

 

Les premiers à faire les malins ont été ceux du Suédois. Ayant abandonné notre dernier canapé qui commençait à avoir les genoux qui lâchaient, nous avons investi dans un beau modèle avec méridienne. Moi c’était tout mon rêve cette méridienne. Une envie de me vautrer devant la cheminée, mais comme une Lady. J’avoue que la livraison dudit canapé m’a décontenancée.

 

D’abord, on vous donne un créneau horaire : entre 7h et 19h. C'est vaste !!! Je me suis donc levée tôt ce jour-là. Les livreurs ont débarqué quelques heures plus tard avec 2 énormes cartons pesant chacun plus de 40 kilos. Et dans mon monde à moi, celui du Tiers Monde mentionné ci-dessus, les livreurs, non seulement ouvrent les cartons mais installent le meuble en question et repartent ensuite avec les emballages.

 

Imaginez-vous donc l’air éberlué des livreurs quand, moi, Cruchotte, leur indique où placer mon canapé Suédois. Là, juste devant ma grande cheminée. « Mais Madame, nous ne faisons que livrer ! » Ah ? Mais comment veux-tu, livreur Suédois que moi, Cruchotte, avec tous mes petits bras assemble cette méridienne ? Tu m’as bien regardé ? Et tous ces cartons, qui va les remporter ? Je n’ai pas gagné la guerre mais j’ai quand même remporté une bataille car les livreurs ont accepté non seulement de déballer mais également de remporter les cartons. Cruchotte n’est donc pas si bête ! Un bel acte de pitié de la part de ces hommes forts.

 

Une fois partis, j’ai fait le tour de la bête et comme le Suédois pense à tout, c’est seule et en moins d’une heure que j’ai pu me vautrer. Ca n’a pas été le cas pour tout !!

 

Ensuite, il y a eu le livreur des maisons de partout. Celui qui s’est énervé comme un pou sur son portable et qui m’a laissé moult messages pour me dire que s’il ne trouvait pas la maison, il repartait. De toutes façons, je m’en fichais parce que j’avais bien dit que le signal ne passait pas et ce n’est qu’après son passage, une fois sortie dans la cour que j’ai reçu 4 appels manqués et 3 messages haineux. Il faut, cependant, remarquer que l’Homme a fait preuve de détermination car il a fini par trouver notre humble chaumière. Ou serait-ce la crainte de se faire taper sur les doigts ? Mais je n’oublierai pas le « Mais Madame si vous ne me rappelez pas dans les 5 minutes, je repars ! ».

 

Pour finir, une petite mention pour le Directeur du magasin tout confort qui pour rattraper les performances désastreuses de son système informatique (Cruchotte n’est pas dupe) est devenu mon meilleur ami. J’aime quand on me dit « Madame, c’est moi le Directeur du magasin tout confort qui vous fait l’honneur de vous appeler, c’est MOI qui vais réorganiser pour VOUS l’emploi du temps de mes livreurs et satisfaire votre commande ». Un peu, oui !! C’est de ta faute, tu assumes.

 

Bref, une fois reconnectée au monde réel – c’est à dire 2 jours avant notre départ – j’ai éprouvé un certain besoin de relativiser. Au cas où, n’est-ce pas. Au cas où lorsque nous allons revenir cet été et que l’internet ne marche plus, je ne grimpe pas aux murs en retroussant les babines. C’est promis, Cruchotte tiendra le coup !

 

Ne m'en voulez donc pas si ces 6 dernières semaines je n'ai répondu à aucun de vos commentaires. Merci ! Merci !

 

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