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2013-10-03T04:25:00+02:00

Le jeudi de la guerre

Publié par Fille Ainée

Aujourd’hui, nous repartons de bon pied avec Nancy Elly Moore. Pour celles qui ne suivent pas ou plus, c’est ICI.

 

Produits marchands

 

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22 mai 1863

Le mercure dépasse les 53° (ndt : Fahrenheit) dès le lever du soleil. Nous avons tellement besoin de pluie. Des femmes rebelles condamnées, sous peu, à rejoindre les lignes fédérales ont été aperçues ; et deux d’entre elles se sont rendues au magasin de McGoodwin pour y acheter quelques robes avant de partir. Elles geignaient et pleuraient. L’une d’elles a déclaré, c’est notre tour aujourd’hui mais bientôt ce sera le votre. Le jeune McGoodwin a quitté le magasin lorsque ces femmes rebelles sont entrées et c’est son père, sécessionniste, qui les a servies. Il les a informées que la semaine prochaine aucun produit marchand ne pourra être envoyé à Franklin ou du côté de Louisville sans passer par un processus rigoureux, tel que l’obligation de soumettre la liste des produits qu’elles désirent acheter et de régler le coût d’un permis d’acheter ainsi que du cachet apposé. A la suite de cela, les produits achetés devront être examinés et le cachet apposé également réglé. Les achats pourront alors parvenir à leur destination. Il les a averties que de nombreux soldats de la guérilla se trouvaient à proximité et de nombreuses personnes étaient surprises qu’elles s’aventurent hors de chez elles avec un cheval aussi magnifique. Car, si les soldats venaient à croiser leur chemin, il est certain qu’ils s’empareraient du cheval. Elles se sont dépêchées de rentrer chez elles.

 

Maintenant, passons chez Hannah Walton Sanders. J’adore la façon dont elle parle de son mari en disant M. Sanders. C’est d’un chic !

 

Eglise

 

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27 janvier 1861

Temps magnifique mais le sol est toujours couvert de neige. Une journée parfaite, bien sûr, pour prêcher à l’église en brique. Tellement de neige que nous n’avons pas pu nous y rendre.

 

3 février 1861

Journée nuageuse et froide. Le niveau de la rivière a un peu baissé. Lynch et moi sommes allés à l’église en brique écouter le sermon de M. Catlett aux gens de couleur. Posey et Nannie se sont rendues à Galena écouter R.C. Graham prêcher le 50eme psaume et le 15eme verset.

 

17 février 1861

Journée très froide. Il a neigé un peu toute la journée. J’ai très mal à la tête. Mary Fulton et Lynch sont allés chez F. Kincannon. M. Sanders s’est rendu chez le juge. A.K. Fulton est rentré avec eux. M. Sheppard est venu après le dîner. M. Sanders prévoit de se rendre à Kentucky et Tennessee demain matin.

 

24 février 1861

Matinée magnifique mais froide et venteuse. Rich, Lizzie et les enfants de E. Crawford, Ben Fulton, Posey et moi sommes allés à Galena écouter M. R.C. Graham prêcher le 12eme chapitre de Luc, 40eme verset. Il y avait peu de monde. Rich et sa famille sont rentrés chez eux après le dîner. M. Hicks est parti le soir. Lizzy Jackson est restée pour le dîner.

 

3 juin 1861

Encore une bonne journée. M. Sanders et Brenton se sont rendus à Hillsville à la cour de justice. Posey et Nannie sont allées chez le juge. Et de là, à Springs. Senah et Stephen s’y sont également rendus. Ellen et moi sommes allées à l’église en brique écouter le sermon. M. Stewart, M. Miles et M. Triggs sont revenus avec nous pour le dîner. Mary Graham a rejoint l’église aujourd’hui.

 

Couture

 

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29 janvier 1861

Encore une journée magnifique mais beaucoup de neige au sol. Nanny et moi étions occupées à coudre des pantalons. Lynch et Lewis sont là.

 

23 février 1861

Très belle matinée mais les nuages sont arrivés et il a plu un peu vers 8 heures. E. Crawford et moi sommes allées aux mines avec John Raper. J’ai acheté environ cent yards de tissu M. Hicks livrera ce soir. A la maison. Rich et sa famille et Ben Fulton sont là.

 

15 avril 1861

Encore une journée nuageuse et froide. J’ai coupé un pantalon court pour M. Sanders. E.C. a mis une dinde dans l’enclos des poulets.

 

10 mai 1861

Chez Richard. Il pleuvait bien sûr, mais peu. Lizzie m’a aidé à faire quelques vêtements pour Adam. Cousine Caroline nous a aidées. Brenton et A.K. Fulton sont venus à la maison pour le souper. Ils nous ont dit que William Rapers a commencé à rejoindre les rangs des Grays (ndt : les gris. Les deux armées se définissaient par la couleur de leurs uniformes. Bleue et grise). Posey et Nannie également.

 

29 mai 1861

Matinée froide mais pas de gel. J’ai coupé quelques pantalons. M. Sanders est rentré de Wytheville.

 

30 mai 1861

Très belle journée. Nannie et moi sommes allées chez Richard avec huit pantalons pour demander à Lizzie de nous aider. Cousine Caroline et Posey sont venues avec nous. Posey s’est rendue chez le juge.

 

31 mai 1861

Très belle journée. Toujours chez Richard. J’ai mangé des fraises et du poulet frit pour le dîner. J’ai terminé les pantalons puis me suis rendue chez M. _ pour passer la soirée. Je suis rentrée chez Richard pour le souper puis à la maison.

 

Et pour finir, je vous laisse avec Belle.

 

Activités de parloir

 

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7 avril 1864

Je me sens sans intérêt et stupide ce matin. Nous avions passé une bonne journée, bien que les Yankees soient toujours dans les environs. Tate et Nannie qui se rendaient chez les Pickets ce matin ont du faire demi tour car les lignes sont fermées. Capitaine Barber & M. Kirk ne peuvent pas récupérer leurs affaires. Je n’ai pas eu le cœur de les voir déçus alors j’ai emprunté le 2nd Mo au vieux M. McMahon (ndt : The Second Regiment of Missouri Infantry United States Volunteers, un régiment d’infanterie regroupant des volontaires et familièrement appelé “Second Missouri” (2d Mo.)). M. Kirk a repris ses bottes et le Capitaine Barber, son uniforme. Je lui rapporterai davantage à travers les lignes avant qu’il ne le fasse lui-même. J’ai battu deux fois le Capitaine Farrell aux échecs ce soir, Père nous a laissé veiller aussi tard que nous le désirions et nous avons passé une soirée très agréable. Nannie & c étaient très occupées à coudre toute la journée. Nannie et moi avons fait deux chemises pour un homme du Kentucky qui est si loin de chez loin et qui n’a personne pour s’occuper de lui. Je lui ai également envoyé un pantalon – Joanna, Helen & Tate en ont fait deux pour Eddie – Oh ! je donnerai tout si j’en avais la possibilité pour leur procurer tout ce dont ils ont besoin. Ma pauvre Beulah est endormie à mes pieds et demain je dois, à nouveau, la rendre. Heureusement Père ne va pas la tuer. Toute ma petite famille est endormie.

 

Je vous laisse avec ces blocs et je ferme boutique car le terrain est occupé ! A jeudi prochain.

 

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2013-10-01T04:14:00+02:00

L’impudence !

Publié par Fille Ainée

Je n’y crois pas ! Je cite « J'avance à pas de fourmis aussi sur mon mois de février.... mais petit à petit il est presque fini ! Je me dis que si je ne le touche pas régulièrement je vais finir par l'oublier complètement dans la panière à ouvrage vu que toi tu ne me motives pas !! »

 

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Ah ben voilà, maintenant c’est de ma faute si elle ne progresse pas. Faudrait que je sois là toujours, derrière elle, à l’encourager. Ben, je vais te faire passer, Sœur Jumelle, l’envie d’être motivée.

 

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Voici mon mois de février. Tu croyais me doubler, hein ! 

 

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Je te demande, que dis-je, je te somme, de présenter mars dans 3 semaines. Et ne t'avises pas de publier ton article dans mon dos. N'oublie pas que j'ai 6 heures de plus que toi. Ca compte !

 

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On va voir si tu y reviens, impudente !

 


 

 

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2013-09-30T04:03:00+02:00

Liens de coeur ou de sang ?

Publié par Fille Ainée

Il y a des livres qu’on finit en une nuit mais qu’on aimerait voir continuer. Des livres dans lesquels on oublie tout, même l’heure du dîner. Des livres qui vous attrapent et ne vous lâchent plus. Des livres comme « Une vie entre deux océans » de M.L. Stedman.

 

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Fin de la Première Guerre mondiale. Après 4 ans passés sur le front, dans les tranchées, Tom Sherbourne, rentre en Australie.  Autour de lui, on compte ceux qui ne rentreront pas ou ceux qui sont rentrés mais ne seront plus jamais les mêmes. Pour échapper à sa culpabilité d’être revenu sain et sauf, sans une égratignure alors que d’autres sont tombés autour de lui, Tom recherche la solitude et devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée.

 

À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
 Jusqu’à ce jour d’avril où un bateau vient s'échouer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…


 

Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que la traduction française de ce livre sortira bientôt en octobre. Commandez sans plus attendre !

 

 

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2013-09-27T04:32:00+02:00

Promenade caoutchouteuse

Publié par Fille Ainée

J’ai enfin repris mes petites marches dans la jungle et ce matin, j’ai un peu de mal à me lever de ma chaise. C’est qu’elle n’était pas douce cette petite côte, surtout en pleine chaleur ! Mais bon, ca va passer. Par contre, j’aimerais partager avec vous une de mes découvertes locales : le latex où plutôt l'hévéa. 

 

Il m’est souvent arrivé de me promener et de rencontrer des arbres desquels pendent des sacs en plastique contenant une substance blanche laiteuse à l’odeur fort désagréable (ben oui, il a fallu que je mette le nez dedans !). Mais cekoidonc ? Ben du latex, pardi !

 

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La Malaisie arrive en troisième place mondiale au niveau de la production du caoutchouc naturel. Attention, c’est du sérieux ! Et je suis étonnée même de ne pas avoir rencontré davantage de ces arbres au cours de mes promenades. Il faut savoir, cependant, que la récolte du latex est protégée car de nombreux « contrebandiers » se servent. On comprend donc pourquoi ils se cachent (les arbres et les contrebandiers bien entendu) !

 

Le caoutchouc est un matériau qui peut être obtenu par la transformation du latex sécrété par certains végétaux comme l’hévéa. Il provient en fait de la coagulation du latex. Sa collecte se fait par incision de l'écorce des troncs de manière à ce que le latex, issu des canaux laticifères, s'écoule dans des godets placés juste au-dessous.

 

Mais d’où viennent donc tous ces arbres ?

 

En 1876, un petit explorateur Briton malin, Sir Henry Wickham, vole au Brésil 70 000 graines d’Hévéa qu’il envoie ensuite au jardin botanique de Kew à Londres. En fait, ce n’est, à l’époque, pas du vol puisqu’aucune loi n’empêche de se servir, mais Riri veut se faire mousser auprès des filles.

 

Il récolte donc l'équivalent d'une tonne de graines. Seulement ce n’est pas lui qui se penche et se casse le dos pour les ramasser mais des Indiens recrutés dans la jungle qui les transportent à dos d'homme puis les emballent dans des feuilles de bananier séchées, elles-mêmes stockées dans des paniers en rotin afin de berner les douanes brésiliennes.

 

Ces graines voyagent par bateau jusqu’aux côtes de l’Angleterre puis en train de nuit spécialement affrété par le directeur du jardin botanique du Kew Garden, qui en prend livraison à Londres à 3 heures du matin. C'est louche tout ça ! Les graines sont immédiatement replantées dans les serres tropicales vidées de leurs collections, en toute hâte par les ouvriers du jardin. Malheureusement, seulement 4 % d'entre elles germent. Que de gâchis ! Ben oui, le climat londonien n’a vraiment rien à voir avec le climat tropical de la forêt amazonienne, même sous serre ! Moi, j’aurais pu lui dire au Riri !

 

Au mois d'août suivant, les premiers hévéas prennent la route pour Ceylan et vers des protectorats anglais en Asie. Onze jeunes plants arrivent au Jardin Botanique de Singapour où, en 1877, Henry Nicholas Ridley, le directeur du jardin botanique de Singapour, met au point une méthode de croissance rapide afin d'assurer la reproduction des arbres. Le coup du Riri, surnommé par les barons du caoutchouc brésilien «le bourreau de l'Amazonas», entraîne alors une vaste concurrence mondiale.

 

En 1882, les hévéas sont plantés en bord de routes à Bornéo pour faire de l’ombre. Les locaux n’en voient pas vraiment le potentiel. Et ce n’est qu’en 1896 que naît la première plantation. Et là, c’est la mine d’or pour les européens (la plupart des Britons) qui regardent travailler les locaux en récoltant le fruit de leur labeur !

 

Bon, et la récolte du latex, alors, comment ça marche ? Eh ben, c’est très simple.

 

Vous prenez une graine d'hévéa, vous la plantez et dès que le tronc de l’arbre atteint un diamètre de 45 cm (en général au bout de 5 ans), vous vous jetez dessus. A environ 1m30 du sol, vous faites une incision à 30°, du haut à gauche vers le bas à droite, dans l’écorce de l’arbre. Attention, celle-ci ne doit pas être trop profonde. Il s’agit de ne retirer que 2 mm d’écorce. En dessous, vous enfoncez une « gouttière » qui canalise le latex dans un bol ou un sac en plastique.

 

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Ces incisions (« tapping » en briton) se font tôt le matin ou tard dans la soirée lorsque la pression à l’intérieur des vaisseaux est la plus élevée.

 

Les 2 premières années, vous pouvez inciser une fois tous les 3 jours puis les années suivantes, tous les 2 jours. Lorsque la coulée de latex stoppe, incisez plus haut ou de l’autre côté du tronc. L’arbre « pleure » en général 5 ans jusqu'à ce que son écorce repousse sur les incisions. Il peut être ainsi exploité 20 à 25 ans.

 

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Lorsque le bol/sac est plein, on vient récolter le latex que l’on pèse et que l’on emmène à l’usine de traitement. Attention, il ne s’agit pas de traîner en chemin car le latex durcit.

 

Lorsque l’arbre a enfin fini de « pleurer » son latex, il sert à fabriquer des meubles très légers qui ne craignent pas les moisissures. Pas de champignon sur la table du salon !

 

Il a eu une idée de génie le Riri, hein ! Et puis, il a du s’en mettre plein les poches. Et bien malheureusement non ! A la suite d’explorations malheureuses, il se trouve très souvent à la tête d’énormes dettes qui le contraignent à rentrer en Angleterre. Sa femme, lasse de la jungle amazonienne et de ne pouvoir prendre le High Tea avec ses copines le quitte et il ne la reverra jamais. Ce sont d’autres qui en ont profité !

 

Bon, pour finir sur une note un peu plus joyeuse, et pour les beaux yeux de Nadine : une bébette junglesque !

 

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Chouette, non ?

 

 

 

 

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2013-09-26T04:50:00+02:00

Production Yankee de la semaine

Publié par Fille Ainée

La guerre civile bat son plein dans mon Atelier et comme nous sommes jeudi, je viens au rapport.

 

Celles qui possèdent le livre « The Civil War Diary Quilt » remarqueront peut-être que je ne suis pas l’ordre du livre. Je pioche un peu par-ci par-là en fonction de l’humeur du jour et certains blocs ne m’inspirent absolument pas. Ceux-là, je pense que vous ne les verrez jamais. D’autres me posent des épines dans le pied mais je n’ai pas dit mon dernier mot et après un combat sanguin, je compte bien les mettre à terre.

 

Voici donc pour aujourd’hui 2 blocs tirés du journal de Rachel Young King Anderson, 43 ans. Comme Rachel refuse de prêter serment d’allégeance au gouvernement fédéral, elle se trouve assignée à résidence. Son mari étant trop âgé, il est chargé de ravitailler les troupes. Rachel a 3 enfants.

 

Les Frustrations de Rachel (bloc revu et corrigé)

 

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21 décembre 1862

Il a plu énormément depuis que Monsieur Anderson est parti et je pense qu’il ne peut revenir à cause des intempéries. Cela fait maintenant 11 jours qu’il est parti et je me sens si seule. Une autre bataille monumentale a eu lieu en Virginie ; les Confédérés en sont sortis vainqueurs. Des milliers d’hommes ont été tués. Que Dieu ait pitié de nous ! Dieu ait pitié. Il ne suffit pas que ta colère se déverse sur nous – Sauve nous ou nous allons tous périr. Quelques officiers de la milice de ce pays ont été arrêtés car ils sont accusés d’avoir brûlé des maisons ou tué des innocents. Monsieur Wadlow a fait revenir sa fille de Ceddar Co. pour habiter dans sa maison qui se situe plus près de chez nous. Ils sont arrivés vendredi 12. Elle a eu tellement de vicissitudes. Son mari est enrôlé dans l’armée du Sud et la milice a saisi presque tout ce qu’elle possédait…jusqu'à son dernier morceau de viande. Il lui fallait porter son bois à 1km jusqu’au moulin. Elle a 4 enfants en bas âge.

 

 

Bénédictions toutes particulières (bloc revu et corrigé)

 

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1er janvier 1863 

Une nouvelle année s’annonce lugubre, mais je tiens, malgré tout, à remercier le ciel car notre famille a été épargnée en ces temps orageux, passés, mais qui durent toujours depuis que la guerre a commencé en 1861. Des centaines de milliers de mères, épouses et sœurs ont perdu des fils, des maris et des frères, mais Dieu merci mon mari et mon fils sont toujours avec moi et j’espère que mes frères ont été épargnés. Alors que des milliers souffrent de la faim et n’ont pas de quoi se vêtir, je remercie Dieu tout puissant de m’accorder suffisamment à manger et de me donner de quoi m’habiller. Alors que des milliers souffrent de la maladie, je remercie Dieu tout puissant de notre bonne santé. Alors que des milliers ont été chassés de leurs maisons, que d’autres ont vu leurs habitations brûlées et cambriolées, nous possédons toujours un abri, de quoi manger et nous vêtir et nous te remercions Dieu de ta bonté car nous sommes conscients que Toi et Toi seul peut nous libérer des horreurs de la guerre et du pêché, et nous protéger. Que ta clémence nous accompagne jusqu'à la fin. Dieu ait pitié de notre peuple, apporte nous la paix cette année et réunit nos familles. Amen

 

 

Tiré du journal de Nancy Elly Moore, 2 blocs nouveaux. Nancy Elly Moore fait partie de la communauté des Shakers. Elle occupe une position assez élevée dans la hiérarchie et c'est elle qui est chargée de guider les familles dans la spiritualité. Une des coutumes de la communauté des Shakers est de tenir un journal et de rapporter tous les faits importants. Le journal de Nancy Ellie Moore est aujourd'hui un document historique sans prix. Ellie commence son journal à l’âge de 54 ans.

 

Ennemi acharné

 

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7 novembre 1863

Le thermomètre affiche 32°c. Cette journée du 7 est claire et magnifique. Aujourd’hui, Frère Patterson J. s’est rendu dans la ville de Franklin, Kentucky. Il y a vu les corps de deux soldats de la guérilla ; ils ont été tués par les soldats fédéraux des troupes du Colonel Johnson. Apprenant que des soldats de la guérilla se trouvaient à proximité de la ville, ils se sont mis à leur poursuite et les ont affrontés. Quatre des soldats fédéraux ont tirés, tuant deux hommes et un cheval. Un homme qui les connaissait a identifié un des corps comme étant celui de George Milligan qui était avant (avant le début de la guerre) un de nos proches voisins et un fervent ennemi des croyants. Nous avons été informés à plusieurs reprises, depuis son engagement au service des rebelles, de ses menaces de vengeance sur Shaker Town ; mais à part avoir aidé à brûler notre dépôt, il n’a jamais mis ses menaces à exécution, ce jusqu'à maintenant, où de ses propres actions, il se trouve empêché de nous porter tort. Nous le craignions autant que les autres rebelles ou l’ennemi. Mais nous disons Amen et ainsi soit-il. Un bon nombre des Sœurs sont occupées aujourd’hui à ramasser les haricots secs du jardin pour les stocker pour l’hiver.

 

Distribution du courrier

 

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5 janvier 1861

Journée magnifique. M. Sanders s'est rendu au dépôt. Mary PArkin, Matilda et moi, ici. M. Callett est venu ce soir. Pas de courrier depuis une semaine. Les canoës ont traversé.

 

8 janvier 1861

Matinée superbe. E. Crawford, Mary Parkin, Matilda Sanders, Lynch et moi sommes allés à Richmond dans le chariot tiré par des bœufs. Routes très mauvaises. La glace a failli disparaître ce matin mais il y a plein de neige. Reçu une lettre de Kitty. Premier courrier reçu depuis 10 jours.

 

16 janvier 1861

Très belle journée. Nous sommes rentrés à la maison. Kate Green, Mary Fulton, Benny et Drake nous ont accompagnés. Rich et sa famille sont arrivés à la suite d'A.K. Fulton ce soir. Le niveau de la rivière est élevé. Le courrier n’a pu arriver.

 

21 février 1861

Autre journée agréable, plutôt froide. Richard est venu ce matin espérant une lettre du Comté de Smythe, mais nous étions déçus. Nous avons beaucoup de lecture à rattraper. Nous voulons savoir comment se déroule la convention, mais rien. Cousin K. Walton est ici pour le dîner. Il a quitté les mines de cuivre.

 

25 avril 1861

Journée magnifique. Toujours au jardin. J’ai commencé à tricoter mon tapis. Richard est venu apporter le courrier. Il nous a donné des détails sur les débuts des Grays. Quel enthousiasme il a soulevé. M. Sanders a commencé à planter du maïs.

 

4 juin 1861

Il pleut ce matin. J’ai sorti les choux. Richard est venu apporter le courrier. Je n’ai rien reçu. M. Sanders et Brent sont venus à la maison ce soir.

 

 

Et enfin, dernier bloc tiré du journal d’Isabella Buchanan Edmondson. Isabelle, Belle pour les intimes, est en fait un espion des Confédérés. C’est elle qui fait passer les lettres et les documents à travers les lignes ennemies. Belle, la pauvre, n’a pas eu une vie facile. Elle a perdu sa mère, sa sœur et son père. Elle n’a pas eu de chance non plus en amour. Elle s’est fait jeter deux fois. Elle meurt à l’âge de 33 ans dans des circonstances suspectes alors qu’elle est fiancée pour la troisième fois à un officier Yankee.

 

Documents Yankee (bloc revu et corrigé)

 

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27 mars 1864

Journée tranquille, car nous étions dimanche – Laura m’a préparé un très bon petit-déjeuner que j’ai pris avec plaisir dans ma chambre. Helen & Nannie sont rentrées à la maison avec Anna Nelson, toutes à cheval, les filles ne sont pas restées très longtemps. J’ai passé la matinée à lire ma Bible, à terminer les Actes (des Apotres) – je me suis longuement promenée après le dîner, accompagnée de Beulah – cela lui a beaucoup plu, surtout la crique. Tate & Helen sont partis à cheval sur la route de Plank ce soir, ils n’ont rien appris de nouveau – Monsieur Harbut est venu ce soir, et m’a apporté un paquet de lettres de la part du Capitaine Henderson que je dois poster à Memphis ainsi qu’une note pour moi du Capitaine, accompagnée d’un journal de Dixie, que je remettrai à Monsieur Eyrich. J’ai envoyé au Capitaine H. un paquet de documents Yankee par retour de la poste. Forrest a capturé Union City hier, faisant 800 prisonniers. Que Dieu fasse que ses tentatives pour recapturer notre territoire perdu soient couronnées de succès. Les Yanks ne se sont pas encore lancés à sa poursuite, oh ! ciel protégez mon frère – Toute la maison est endormie, je me sens si seule, oh ! si seule. Je suis restée au parloir jusqu'à 10 heures, Père nous a demandé d’aller nous coucher – Il est parti avec Monsieur Herbut, Monsieur Pugh & Jim.

 

 

 

 

 

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2013-09-20T07:36:00+02:00

Poupoupidou

Publié par Fille Ainée

Robe de blonde platine pour Petit Nain qui demain est invité à un anniversaire « tapis rouge ». Mon Nain avait, au début, choisi de représenter une actrice totalement inconnue aux plus de 10 ans, alors avec ses collègues, nous avons décidé de lui donner un peu plus de glamour pour cette occasion.

 

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Robe faite maison avec 4 mètres de satin à 3 francs 6 sous. La jupe est coupée en rond et le corsage est un rectangle de tissu. Et je me suis fendue d’une fermeture éclair pour éviter que le Nain ne reste prisonnier dans sa robe tout le week-end ! Ca aurait pu attirer les mouches !

 

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Si cette robe de blonde platine vous intéresse et que vous voulez des explications, envoyez-moi une bafouille mais j’insiste pour que vous me la chantiez à la Marilyn !

 


 


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2013-09-19T04:20:00+02:00

Le truc qui nous démangeait

Publié par Fille Ainée

Cela faisait déjà quelques mois que ma Sœur Jumelle et moi regardions du côté du Farmer’s Wife, ce quilt composé de 100 et quelques blocs.

 

Et vas-y que je te surfe le Net à la recherche d’inspiration, de gammes de couleur, de conseils avisés ! C’était inévitable ! Et puis rappelez-vous que j’avais déjà commencé une autre version l’année dernière, celle du Civil War Diary Quilt. Je n’étais pas allée bien loin mais j’avais conservé ma maigre production pour des jours meilleurs. Et bien les voici arrivés ces jours meilleurs !

 

C’est donc en tandem que ma Sœur Jumelle et moi vous proposons de nous suivre. Je reste sur ma version Civil War ayant déjà acheté à prix fort la bible qui va me permettre de réaliser et de finir en temps record cette merveille de la culture amerloque tandis que ma Sœur Jumelle se lance, elle, dans la version campagnarde du Farmer's Wife.

 

Le Net foisonne de conseils et d’exemples de ce qui a déjà été fait et ne sera plus à refaire mais j’ai trouvé, pour aider celles qui débutent, un blog ICI qui vous tient la main pour les débuts du Farmer's Wife. Je tiens à vous assurer que l’achat des gabarits en plastique hors de prix n’est nullement obligatoire et que le carton découpé fait tout aussi bien l’affaire. Mais si vous ne savez pas quoi faire de vos sous… Et puis, il y a aussi le blog d’Un Atelier à la Montagne, qui lui, non seulement présente le Farmer’s Wife mais également le Civil War.

 

Mon objectif est de faire 3 à 4 blocs par semaine et de vous les présenter en traduisant les pages du journal qui accompagnent chaque bloc. Chose que j’avais déjà commencé à faire pour mes premiers blocs. Premiers blocs d’ailleurs, que je n’ai pas gardés. Vous allez me prendre pour une folle mais en les regardant de plus près, j’y ai vu des défauts, des coutures qui ne s’alignaient pas, des pointes coupées. Il a donc fallu que je recommence. Et surtout depuis que j’ai découvert le tuto Moda qui permet de faire des coutures de pro, je n’ai aucune excuse.

 

On m’a toujours dit que toutes les coutures d’un patch devaient être repassées dans le même sens. Et bien que neni. En alternant le sens de repassage des coutures, celles-ci s’emboîtent et ca glisse tout seul sous le pied de biche. Plus de gros pâtés, de coutures décalées. Un miracle ! Le tuto est en briton mais les photos sont très claires.

 

Forte de cette nouvelle expérience, me voici donc à nouveau lancée dans cette aventure. Je ne vous dis pas que je ferai les 120 et quelques blocs proposés mais une bonne soixantaine me suffira pour faire un bel ouvrage.  Commençons donc par quelques blocs tirés du journal de Cora Owens Hume.

 

Lorsque Cora commence à écrire son journal en janvier 1863, elle a 14 ans. C’est une enfant studieuse qui prend ses études très au sérieux.

 

Infortune (bloc revu et corrigé)

 

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15 avril 1863

M. George Moss lui a écrit que sa maison a entièrement brûlé, avec tout ce qu’il possédait - même ses documents les plus importants – rien n’a pu être sauvé. Cet endroit était magnifique et la maison possédait 16 pièces et deux grandes salles de réception. Pa dit que sa ferme est l’une des plus belles du Kentucky. On pense que c’est un nègre ou des Yankees qui y ont mis le feu car selon rumeur, ils en voulaient au Capitaine Moss. Je pense que ce malheur l’a frappé car il faisait du commerce d'esclaves. Sa propriété n’était pas assurée. Elle ne l’est que depuis peu. J’ai vu imprimé dans le Louisville Democrat du 3 avril une liste des Confédérés qui sont morts récemment à l’hôpital de la ville et le Lieutenant était sur cette liste, mais ils ______hommes mais pas son régiment, mais je pense qu’il s’agit de M. Tom Moss car je me souviens que Myra a dit que c’est peu de temps après la « Bataille de Murfreesboro » qu’il a été amené à Louisville. Pa a essayé d’entrer dans « l’hôpital » pour voir si certains de nos amis étaient là, mais à ce moment là, tous ceux qui désiraient entrer devaient prêter serment. Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer en lisant cela. De penser qu’un des rebelles de Columbus est mort si près de nous et de l’ignorer. Tout le monde l’ignorait. Le Lieutenant Moss est décédé à l’hôpital de Louisville City.

 

Visite en ville

 

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23 mai 1863

 Comme Ann ne se sentait pas assez bien pour faire quoique ce soit, j’ai nettoyé les deux chambres ce matin et je suis descendue aux chariots avec Sallie car elle partait en ville dans l’un d’eux. M. Hardin qui était là m’a dit que si j’allais chez Mme Brannons, il irait chercher son journal du matin pour que je le rapporte à Pa. Donc j’y suis allée. M. Brannon et M. McMycle nous ont accompagnés jusque chez Mme Thatchers. Je suis rentrée à la maison prête à repartir en ville ce que j’ai fait à 3 heures. M. Brannon m’a donné un beau bouquet aujourd’hui. J’ai rendu visite à Margaret Gray mais elle était chez Mme Kennedy. Puis je suis allée chez Mme Smith au coin de la 5eme rue et Green mais elle était partie danser avec Blanche Smith, donc j’ai fait mes courses et je suis allée chercher Sallie. Je suis rentrée à cheval et en arrivant à la maison, j’ai croisé Mary Brannon et M. Cannon. Ils veulent que je les accompagne au canal ce soir mais je n’en ai pas envie. Ils m’ont suivi jusque chez Mme Kennedy, chez qui nous sommes restés quelques instants mais ne sommes pas descendus de cheval. M. Gray était là ainsi qu’une autre fille mais il ne nous la pas présentée. Mollie Gray se trouvait là également et je pense qu’elle s’est moquée de nous en permanence car elle a commencé à rire dès que nous sommes arrivés et essayait de convaincre les autres filles d’en faire autant. Cela m’est complément égal car elle n’a aucune raison de rire de moi.

 

Baptême (bloc revu et corrigé)

 

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24 mai 1863

 Emma est partie vers 9 heures. J’ai étudié mes leçons d’école et de catéchisme jusqu'à l’heure du dîner, après quoi je suis allée au catéchisme avec Emma qui est venue me chercher. Nos leçons étaient extrêmement intéressantes aujourd’hui. Actes 2nd Chapitre, verset 1-13. Après le catéchisme, je suis allée chez Madame Thatchers pour le baptême auquel assistaient Madame Wells, Monsieur Bridgeford et plusieurs dames. Monsieur Lilly, Helen Thompson et Madame Penegrass étaient les parrains. Emma ne voulait pas être baptisée, mais elle s’y est pliée de bonne grâce. Elle a été baptisée Mary Emma, Ada-Ada Cannon, Lucy-Lucy Cutter d’après une belle de New York, une connaissance de Madame Thatchers et de Monsieur Eddie-E. Edward Meredith. La cérémonie qui était charmante, s’est déroulée au coucher du soleil, sous la direction de Monsieur Wells. Oh comme j’aurais tant aimé être assez bonne pour devenir un membre de l’église et pouvoir être baptisée par Monsieur Wells, comme je l’ai été lorsque j’étais bébé.  Je suis résolue, à partir de maintenant, à essayer d’être parfaite aux yeux de Dieu et des hommes. J’aurai 15 ans en juin prochain et 15 ans c’est déjà une longue vie. Mary Brannon dit qu’elle ne veut pas encore renoncer aux plaisirs du monde, mais je ne considère pas la religion sous cet angle. Il n’est pas question pour moi de rejoindre l’église même si on me donnait une raison suffisante de la faire et il est préférable de ne pas trop en parler.

 

Premier prix

 

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18 septembre 1863

Ce matin, Ma est allée chercher Mme Crutcher pour lui demander de l’accompagner à la foire. Elles sont parties et ont fait une halte sur le champ de foire. Mme Crutcher est venue à la maison pour le dîner mais a laissé Miss Lucy Baber et les enfants à la foire. Il a fait très froid toute la journée. Je suis allée à l’école puis je suis allée à la foire. Miss Lucy, Nellie et C. sont rentrées à la maison avec moi. Elles sont restées jusqu’au lendemain et aujourd’hui nous sommes toutes reparties à la foire pour y passer la journée. (J’essaye de voir combien de fois je peux utiliser « tout » dans mes phrases) Vendredi soir, nous avons vu de magnifiques chevaux de la race Morgan. Un certain monsieur Buckner et sa nièce Miss Bettie ont dîné avec nous aujourd’hui. Ils vivent à Louisville et sont venus avec M. Crutcher qui nous les a présentés. Miss Bettie doit avoir 13 ou 14 ans. Elle ressemble beaucoup à Miss Lizzie Hutchinson ou plutôt à Mme Quigley. M. Crutcher et sa famille sont partis ce soir en ville, en chariot. Il y avait un prix de fourrures d’une valeur de $50 offert par Prather & Smith pour récompenser les 5 meilleures livres de beurre et c’est Mme Cris Cary qui l’a remporté. Le beurre était très bon mais les fourrures n’étaient pas belles bien qu’elles représentent un beau prix pour 5 livres de beurre. La journée n’était pas plaisante aujourd’hui à cause du vent et du froid.

 

John Morgan (bloc revu et corrigé)

 

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28 Novembre 1863

Le temps a été lugubre toute la journée. Vers 11h, Ma a pensé qu’il faisait trop froid pour qu’il pleuve mais comme il était indispensable que nous nous rendions en ville, nous sommes sorties. Mais les routes étaient boueuses et c’était désagréable. Il a plu très fort pendant environ 2 heures, puis la pluie s’est arrêtée mais le temps est devenu alors glacial. Nous avons fait le peu de courses qu’il nous a été permis de faire puis nous nous sommes rendues chez Madame Crutcher. A 2h ½, il a complètement cessé de pleuvoir. Hourrah, hourrah, hourrah ! J’ai envie de me rendre dans un endroit où je peux crier à pleins poumons. Je pense que j’irai dans la cave et qu’aucun Yankee ne pourra m’entendre. Oui, hourrah, hourrah, hourrah pour John Morgan et six de ses hommes qui se sont échappés de prison. Ils ont creusé le sol d’une manière ou d’une autre. Il semble que mes prières aient été exaucées, du moins je l’espère, mais oh, combien ont dû prier pour réclamer sa libération, sinon la mienne ? Et pourtant, je souhaite sincèrement qu’il puisse atteindre ses amis en toute sécurité. Il est écrit dans les journaux que Notre Armée a été sévèrement battue et chassée du « Lookout Mountain » mais je ne le crois pas et à présent les nouvelles tenues secrètes filtrent et annoncent que Bragg est en train de se retourner contre l’ennemi et de les battre à plates coutures.

 

Lettre d’amour

 

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23 juin 1864

Ma est tombée malade hier et son état s’est dégradé aujourd’hui. Je suis tellement inquiète à son sujet. Docteur Chenoweth est passé la voir. Sidney est venue me voir ce soir. Alors qu’elle était là, Pa est arrivé avec une lettre de Louisville. Comme je n’ai pas reconnu l’écriture (celle d’un gentleman) je l’ai donnée à Pa pour qu’il la lise d’abord. Lorsque j’ai découvert que c’était une lettre anonyme, j’ai demandé à Pa de la lire à voix haute, ce qu’il a fait à notre grand amusement. C’était une belle lettre au niveau du texte et de la calligraphie mais c’est tout à fait ridicule de recevoir une lettre d’amour, et quelle absurderie de la part de l’auteur. Je ne peux imaginer, non ! Je n’ai pas la moindre idée de qui l’a écrite. Il m’est demandé d’envoyer ma réponse à B.A.C. Louisville, Kentucky. Je n’en ferai rien bien sûr.

 


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2013-09-16T05:10:00+02:00

Saga, y’a plus que toi !

Publié par Fille Ainée

J’ai décidé de donner un grand coup de collier pour terminer ma Saga Familiale avant de me lancer dans un prochain projet en tandem avec ma Sœur Jumelle. Il ne me reste plus que quelques blocs qui ne devraient pas me prendre trop de temps si seulement je m’y mets avec assiduité.

 

Voici donc tout d’abord, L’établi de l’Homme :

 

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Monsieur 3xrien aime beaucoup bricoler lorsque nous sommes dans notre Provence Natale. Et la maison s’y prête bien puisque, comme la Tour Eiffel, dès que vous avez fini d’en réparer un côté, c’est celui d’en face qui s’écroule !

 

Lorsque nous avons fait l’acquisition, il y a 10 ans, Monsieur 3xrien faisait de nombreux voyages chez Monsieur Bricolo à tel point que le manager a fini par lui offrir une bouteille de Champagne pour le remercier de sa fidélité. C’est donc dans ce magasin pour hommes forts, musclés et qui sentent la bête en plein effort que Monsieur 3xrien passe la plupart de ses vacances d’été et pratique son français. Une fois son butin rapporté à la maison, il se cache dans son antre et je l’entends siffloter. Monsieur 3xrien a le bricolage joyeux !

 

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La pêche à l’anguille de Papi Salade :

 

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Lorsque nous étions petites, Cadette et moi passions nos vacances chez Papi et Mamie Salade, à la Faute sur Mer. C’est monté sur Zezette, que Papi Salade pédalait pour aller à la pêche aux anguilles. Je vous avoue que ces bestioles glissantes ne me tentaient guère. Nous préférions de loin la pêche aux couteaux, sur la plage, armées de nos salières, ou encore aux crevettes, dans les mares d’eau laissées par la mer.

 

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Le soir, Papi nous emmenait à la ville voisine, manger des supettes chaudes sur la foire locale. De bien beaux souvenirs d’enfance…

 

 

 


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