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2013-04-15T04:51:00+02:00

Aérons Tricotine !

Publié par Fille Ainée

Après 2 ans d’intenses négociations, elle a enfin osé ! Tricotine a pris l’avion pour venir passer 15 jours avec nous. Il faut dire que son périple n’a pas été aussi facile que celui que nous entreprenons chaque été pour rejoindre nos pénates vacanciennes puisque Tricotine, partant de sa Provence Natale, est d’abord passée par Lyon, puis Amsterdam avant de poser le pied à Kuala Lumpur. Je l’ai donc récupérée à l’aéroport légèrement déshydratée, le cheveu en bataille et les yeux dans les poches. En moins de deux minutes, elle avait tombé la veste, puis le gilet et c’est tout juste si le T-shirt n’y passait pas aussi. Gros choc thermique pour Tricotine puisqu’elle est passée de 5 à 35 degrés !

 

Pour la remettre de ses émotions et de la fatigue du voyage, je l’ai abandonnée au bord de ma piscine. Tricotine n’a eu qu’un seul mot pour décrire son nouveau calvaire : l’enfer des Seychelles ! Effectivement, se baigner dans une eau à 31 degrés n’est pas humain et c’est donc pour nous faire pardonner que Monsieur 3xrien et moi-même avons décidé de sortir Tricotine de ce supplice.

 

Nous sommes allés explorer Putrajaya, la nouvelle capitale administrative de la Malaisie. A 20 km au sud de Kuala Lumpur, Putrajaya est à la fois une ville et un territoire fédéral. La plupart de ses habitants sont des fonctionnaires et cette ville « intelligente », terminée en 2010, est entièrement gérée par informatique. Une sorte de Silicon Valley de l’Asie. Près de 40% de son territoire sont dévolus aux espaces verts. On y trouve parcs et jardins mais également un énorme lac artificiel de 650 hectares alimenté par deux rivières qui ont été détournées à cet effet. On n’a pas lésiné sur les moyens !

 

Le temps nous manquait pour aller voir la reconstitution de la ville de Colmar, du Pont Alexandre-III de Paris et du château du Haut-Koenigsbourg, mais nous n’avons pas manqué la visite de la mosquée Putra.

 

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Comme Tricotine n’avait pas encore assez chaud, nous avons pensé qu’une petite robe bleue, tout coton, capuche comprise, la comblerait.

 

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En effet, quand la sueur vous dégouline le long des jambes, on se sent tout de suite beaucoup plus réceptif à la culture locale !

 

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Nous marchions comme il se doit tous en file indienne derrière Monsieur 3xrien, et cette humilité nous a permis l’accès à la salle des prières dans laquelle un guide hyper sympathique s’est fait un plaisir de nous expliquer l’architecture de la mosquée.

 

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Cette magnifique mosquée dont les ¾ semblent flotter sur le lac Putrajaya est construite principalement en granit rose. Son minaret mesure 116 mètres de hauteur (ne sachant pas de quelle couleur le peindre, les entrepreneurs ont laissé l'ordinateur choisir). Cette mosquée toute neuve (elle a été terminée en 1999) peut accueillir environ 10 000 personnes à l'intérieur de ses murs et 5 000 personnes dans son parc.

 

Nous sommes ensuite allés nous promener aux alentours,

 

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Un des palais du Sultan de Selangor

 

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Le bureau du Premier Ministre

 

puis dans le parc et fidèle à la tradition Moutienne, c’est avec un sac rempli de graines et de feuilles de toutes formes que je suis rentrée à la maison. Maintenant il suffit de planter et d’attendre.

 

Quant à Tricotine, nous l’avons passée sous la douche, mise au lit et aujourd'hui, on la laisse en cuisine. Faudrait quand même pas qu’elle se croie en vacances !

 

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2013-04-08T08:49:00+02:00

J’aime pas le camping, mais qu’est-ce que c’était chouette !

Publié par Fille Ainée

C’est vrai que le camping des Flots Bleus en plein mois de juillet, ce n’est pas du tout mon truc. Mais le p’tit camping néo-zélandais qui ne paye pas de mine, en bordure d’un lac, là j’adopte !

 

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Même les araignées dans les toilettes qui vous regardent avec des yeux globuleux, la bave aux babines, les douches à courant d’air dans lesquelles s’exercent les mouches au Kung Fu et le café lyophilisé sur un réchaud à gaz n’ont pas réussi à gâcher mon plaisir !

 

Comme pour une cérémonie des Oscars, je tiens à remercier mon chauffeur, Monsieur 3xrien, pour avoir manœuvré avec dextérité, sur les petites routes de Nouvelle Zélande, un énorme camping-car de 7 m de long et pour l’avoir rendu avec les 4 roues, Cheergirl, notre GPS, pour avoir patiemment toléré nos caprices routiers, Grand Nain pour nous avoir diverti toutes les nuits avec des monologues inintelligibles, Petit et Moyen Nains pour ne pas s’être entretués en essayant de savoir qui avait piqué la couette de l’autre pendant la nuit, et enfin surtout la Nouvelle Zélande pour :

 

Ses paysages magnifiques et sa nature sauvage,

 

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Ses champs de laine sur pattes et congrégations bovines,

 

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Ses arbres géants. Les Kauris sont les arbres les plus impressionants de Nouvelle Zélande. Cet arbreTane Mahuta, qui s'apparente au séquoia, ne tenait pas dans l'objectif de mon appareil photo. J'ai du le filmer. On l'appelle Dieu de la Forêt. Il fait une hauteur de 17m et son tronc a un diamètre de 13m. Quant à son âge, il laisse rêveur : ce géant a plus de 1 000 ans ! Ces arbres ont une croissance très lente : il leur faut 800 ans pour atteindre leur taille maximale ! Pour les découvrir : la forêt Waipoua au nord- ouest d'Auckland. 

 

 

Ses plages de sable fin,

 

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Ses villages historiques,

 

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La petite ville de Russell, première ville portuaire fondée par les Européens.

C'était la première capitale de la Nouvelle Zélande.

 

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Ses vers luisants dans les grottes Waitomo et Ruakuri qui sont si beaux dans l'obscurité,

 

Ses studios de cinéma à Hobbiton qui ont tellement enchanté Grand Nain, fan du Seigneur des Anneaux, qu’il en est resté sans voix,

 

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Ses volcans,

 

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Le mont Tarawera qui le 10 juin 1886 entra en éruption et enseveli les villages voisins.

 

Ses mares de boue de plus de 100 degrés et ses geysers à Rotorua dans la Baie of Plenty. L’odeur d’oeuf pourri qui règne sur la ville pourrait faire fuir un sconse ! Par contre, si vous avez du mal à digérer votre déjeuner, personne n’y verra que du feu ! A condition d’être discret, bien entendu ! L’odeur de souffre est infecte mais qu’importe, le spectacle en vaut la chandelle. Ou alors, armez-vous d’une pince à linge ! L'eau bouillonne, s'agite, explose. Il vaut mieux ne pas y mettre la main. 

 

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Ses chutes d'eau impressionantes,

 

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Whangarei Falls (26m)

 

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Huka Falls

 

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300 000 litres d'eau à la minute ! Une couleur bleu glacier.

 

Ses barrages et ses canards si intelligents,

 

 

 

 

Je vous assure qu'ils savent compter ! Dès que retentit la 4eme alarme - celle qui annonce l'ouverture immédiate des portes du barrage d'Aratiatia - c'est sauve qui peut !

 

 

 

 Assez d'eau pour remplir 5 piscines olympiques en 1 minute !


Ses locaux si accueillants et si inquiets de préserver la beauté de leurs paysages.

 

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On lave les semelles de ses chaussures en rentrant et en sortant de la forêt pour éviter de transmettre des maladies.

 

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"Les spores de champignons menacent les Kauris. Veuillez nettoyer vos chaussures avant d'entrer dans une autre forêt"

 

Nous aurions bien aimé rester mais il faut bien renflouer les caisses pour nos prochaines vacances. Par contre, la prochaine fois, si on pouvait prendre AirCalin ce serait quand même beaucoup plus sympa que Malaysia Airlines. Parce que 11 h de vol avec des hôtesses pas heureuses de vivre, c'est pas le pied !

 

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2013-03-25T05:04:00+01:00

Bravo !

Publié par Fille Ainée

Vous êtes douées, nous partons bien pour la Nouvelle Zélande, explorer le nord de l’île. 10 jours de nature sans le Hurleur (va pas m’manquer celui-là !), en famille. Ca va faire du bien !

 

Mais avant de partir, je passe quelques jours à Hong Kong, faire une petite visite à Grande Copine.

 

Je ne voyage pas seule car non seulement les Nains m’accompagnent, mais j’ai également glissé dans ma valise un achat transformé de Grande Copine. Dans un grand élan créatif et surtout fortement influencée par MOA, Grande Copine avait, un jour d’été, acheté un kit Tilda pour faire un ange. Elle pensait apprendre avec moi mais emportées dans nos vies quotidiennes, nous n’avions pas eu le temps de le réaliser avant mon départ. Et puis, à Noël, elle me l’a offert en me demandant de lui donner la vie. C’est fait ! Voici l’Ange jardinier.

 

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Petite remarque pour toutes celles qui sont tentées par les kits Tilda : Ils ne sont pas pour les débutantes ! Déjà, si vous ne parlez ni le suédois, ni l’anglais, ni le danois, ni l’allemand ou le moldave (clin d’œil à Cranemou), et bien vous n’avez plus qu’à suivre les images comme les mômes et posséder un grand sens de l’imagination !

 

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Regardez un peu ces tongs !

 

J’ai donc eu une grande pensée tendre pour Grande Copine qui aurait sans doute perdu quelques cheveux si elle s’était lancée seule. Mais elle m’a fait un bien beau cadeau. Par contre, je tiens à lui offrir le produit fini car cet ange, c’est le symbole d’une très belle histoire entre elle et moi. Et ça fait 15 ans que ça dure !

 


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2013-03-22T05:49:00+01:00

On s’casse !

Publié par Fille Ainée

A notre tour d’être en vacances la semaine prochaine et cette fois-ci c’est 10 jours sans internet, sans téléphone, sans rien ! Juste 5 billets d’avion, un camping-car, 5 sacs à dos et un itinéraire détaillé qu’on ne suivra peut-être pas mais qu’importe.

 

Pour vous faire jouer (mais y’a rien à gagner), nous partons dans une île fumante, comprise dans un triangle. Ce pays du long nuage blanc est parsemé de lacs aux eaux de jade, de superbes plages de sable blanc et noir, de collines à perte de vue, de forêts, mais également de montagnes volcaniques et de glaciers. Dans ce pays au climat chaud, aux antipodes de la France, là où les vignes abondent, nous commencerons notre périple par la ville des voiliers.

 

Alors, ils vont où les 3xrien ?

 

 

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2013-03-21T05:47:00+01:00

Toutes au Yucca !

Publié par Fille Ainée

Aaaaaaahhhh, Flo vient de me rappeler à l’ordre en m’informant que j’ai oublié de vous traduire un symbole au milieu du rang 15 du Setup chart. Mea culpa, Mea culpa. Il s’agit du sk2p, plus connu sous le nom de slip 1 stitch, knit 2 together and pass slip stitch over. En résumé, ce se passe comme ça :

 

 

Il s’agit en fait d’une diminution double qui consiste à glisser une maille, tricoter ensemble à l’endroit les deux mailles suivantes puis à faire passer par-dessus ces deux mailles tricotées ensemble la maille glissée. Facile !

 

Passons à présent à la deuxième étape de ce projet : le Yucca. Le diagramme est tout petit, tout simple mais c’est celui qui va vous occuper un bon moment pendant que je serai en vacances. Si vous avez des questions à son sujet, posez-les moi avant mercredi !

 

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Modèle et diagrammes © 2009 Elizabeth Freeman

 

Le Yucca reprend les symboles déjà vu dans le Setup chart. Petit rappel :

 

Le rond est un yo (jeté), \ un ssk (voir vidéo ICI), / un k2tog (2 mailles tricotées ensemble à l’endroit) et enfin, au rang 7, le sk2p que nous venons juste de voir.

 

Le principe du Yucca chart est de tricoter les 3 mailles de bordure comme précédemment, puis d'entamer le 1er rang, de répéter l’encadré rouge jusqu’à ce que vous arriviez à quelques mailles de la maille centrale, de finir le rang, de tricoter la maille centrale, de recommencer de l’autre côté le Yucca chart, de finir le rang et enfin de tricoter les 3 mailles de bordure. N’oubliez pas d’ignorer les cases de couleur et de les tricoter comme des cases normales.

 

Pour celles qui se sont lancées dans le fichu de Vamp, vous devez tricoter les rangs 1 à 8 du Yucca chart 4 fois et pour celles qui tricotent le châle de Carmen 12 fois. Et ne faites pas comme moi, ne vous lancez pas emporter par le vent de Scarlett pour finir avec une gratounette de famille nombreuse !

 

Lorsque vous aurez terminé, vous obtiendrez 131 mailles pour le fichu de Vamp et 293 mailles pour le châle de Carmen sur vos aiguilles. C’est là où vous vous apercevrez combien il est judicieux de tricoter avec des aiguilles ultra longues ou des aiguilles circulaires. Au choix !!

 

Flo, je compte sur toi, si j’ai oublié quoi que ce soit, sors le fouet !

 

 

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2013-03-18T05:02:00+01:00

Je brode comme à Rio !

Publié par Fille Ainée

Toujours dans le chapitre du "je m'exerce pour mon concours de broderie", j'aborde aujourd'hui la technique de la broderie brésilienne.

 

Le principe en est simple. Pas de fil métallique pour armature mais tout simplement une profusion de points de broderie traditionnelle en relief comme le point de poste, le point de feston ou encore le point de nœud.

 

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A l’origine, cette technique n’était réalisée qu’en blanc mais les Américains s’en sont mêlés et ont introduit des fils de couleur. Il est préférable de travailler avec un fil de rayonne qui donne du corps au point et surtout brille à la lumière mais personnellement, n’en ayant pas dans mon stock et pressée d’expérimenter (Moutie me reconnaitra bien là), je me suis contentée d’utiliser du fil à broder DMC tout simple. Pour certains points, 1 fil suffisait, pour d’autres – comme le point de poste – 2 conviennent très bien.

 

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Et pour compléter mon tableau, j’ai brodé un papillon au point lancé pour le corps et au point de pâquerette pour les ailes. Le modèle est ICI.

 

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Comme je ne connaissais pas du tout la broderie brésilienne, j’ai suivi les explications trouvées sur le blog de Rosalie Wakefield ICI. En cas de doute, écoutons les experts ! Et puis si vous aussi, vous avez envie d’essayer, vous pouvez consulter ICI, les explications gratuites de certaines petites fleurettes. Un délice ! Je n'ai pu résister à cette petite fleur de chèvrefeuille !

 

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2013-03-15T05:28:00+01:00

Tu me parles rose ?

Publié par Fille Ainée

A votre avis, si Monsieur 3xrien arrive en courant à un rendez-vous et m’offre un bouquet de millepertuis ? Des œillets à Belle-Maman et qu’elle fait la grimace ? Ou encore une orchidée à une amie enceinte et qu’elle fonce acheter de la layette bleue ?

Le symbolisme des fleurs se retrouve dans leur couleur et leur variété.  Chaque choix doit être judicieux pour ne pas heurter les sensibilités. Un ton mal assorti, une espèce mal choisie, et c’est le quiproquo assuré !


Il faut savoir que plus une couleur est pâle, plus le sentiment se veut léger et discret. A contrario, les tons plus sombres sont souvent empreints de tristesse. Enfin, les couleurs vives décuplent la force de l’émotion.

 

Les fleurs ne s’offrent généralement qu’à une jeune fille(choisissez de préférence des variétés très pâles), à une femme ou à un monsieur très âgé. Lorsqu’elles sont coupées, elles s’offrent par nombre impair. Il est tout à fait acceptable d’offrir des fleurs de son jardin et de les apporter à son hôte, sauf si celui-ci vit à la campagne. Enfin, il suffit de glisser une rose rouge dans un bouquet pour déclarer son amour.

 

Les roses s’offrent en nombre pair (sauf si votre bouquet en contient moins de dix) : 12 pour remercier, 24 pour être galant et 36 pour déclarer sa flamme ! Azalées pour la passion, roses rouges pour l'amour, chèvrefeuille pour l'attachement... Vous n’avez que l’embarras du choix. Encore faut-il parler "fleurs".

 

Belle-Maman, superstitieuse, pense que les œillets portent malheur. Et les orchidées, en fonction de la direction dans laquelle elles s’ouvrent prédisent soit disant le sexe d’un enfant à naitre. Quant à Monsieur 3xrien, comme il est toujours en retard, même avec des fleurs, il n’arrivera jamais à se faire pardonner ni à m’adoucir ! Lui, même à son enterrement, il arrivera en courant !

 

C’est donc sur les conseils de Lisbei que je me suis lancée dans la lecture du Langage secret des fleurs de Vanessa Diffenbaugh. Je dois vous avouer que le premier chapitre ne m’a guère enthousiasmée. L’histoire de cette jeune fille ballottée depuis toujours de familles d'accueil en foyers, écorchée vive et qui a accumulé tellement de colère qu’elle en devient incapable de se laisser aimer, m’a légèrement agacée. Et puis, on se laisse porter par cette colère que l’on cherche à comprendre. Qu’est-ce qui fait qu’une jeune fille orpheline puisse tant en vouloir au monde entier ?

 

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A dix-huit ans, Victoria se retrouve à la rue de son plein gré et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d'aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Car voilà, incapable d'exprimer ses sentiments à travers les mots, Victoria a appris le langage secret des fleurs alors qu’elle vivait avec Elizabeth, la seule personne qui a voulu lui offrir une famille mais qu’elle a rejetée. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu'à s'ouvrir au monde. 

 

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce livre. Peut-être pas à la folie mais suffisamment pour donner des petits yeux fatigués le lendemain matin. 

 


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2013-03-13T07:57:00+01:00

Gratounette de Vamp ou à la Carmen ?

Publié par Fille Ainée

Nous y voilà. L'heure est arrivée de nous lancer dans le tricot à la Briton puisque plusieurs d'entre vous sont intéressées.

 

Passons donc rapidement sur le blabla du début des explications. Pour vous résumer l’action, Madame Freeman vous explique le cheminement de la pensée qui l’a amenée à utiliser trois points différents tout au long du châle. Si vous êtes une experte en désert Mohave, vous serez dans votre élément, moi, comme d’hab, je saute les étapes et je fonce dans l’action.

 

Ce châle peut être réalisé en trois tailles. Comme je vous l’avais déjà expliqué la semaine dernière, le mien se situe dans la catégorie « famille assise au coin du feu pendant les longues soirées d’hiver ». Je n’irai pas jusqu'à vous pousser à faire le votre aussi grand mais pourquoi pas. Madame Freeman vous donne donc le choix entre une « shoulderette » (on apprend le briton aujourd’hui, mon article va donc se transformer en un charabia briton-francais) en deux dimensions et un « shawl ».

 

La shoulderette, c’est le fichu que vous vous balancez sur les épaules quand vous sortez traire les vaches. Le truc tout petit qui ne tombe pas dans le lait mais qui vous protège quand même des courants d’air et des toiles d’araignées. Vous pouvez voir un bel exemple de shoulderette sur la tête des Vamps.

 

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C’est histoire de dire, "regardez je l’ai tricoté mais je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout". Une sorte de déclaration de feignasserie sans en avoir l’air.

 

Vous aurez donc compris que la shoulderette ne se situe pas bien haut dans mon estime mais si pour des raisons de quantité de laine, vous n’avez pas les moyens de faire autrement, j’accepte de tourner les yeux. Le shawl par contre, c’est le truc noble dans lequel on s’enroule comme Carmen qui fait les yeux doux à Diego/Pedro/Antonio. Le sexy de la maille dentelle !

 

Bref, si vous vous lancez dans un fichu de Vamp, alors il vous faut 457 m de laine et vous obtiendrez une gratounette d’environ 70 cm (milieu) et de 162 cm de largeur. Si vous voulez encore plus petit (ou que vous êtes particulièrement juste au niveau laine), environ 400 m de laine suffit pour obtenir un fichu de 58 cm de long sur 120 cm de large. Par contre, pour les plus courageuses qui veulent faire des yeux de Carmen, investissez dans 1 000 m.

 

En ce qui concerne les aiguilles, la laine que j’ai utilisée (Fine Kid d’Anny Blatt) se tricote avec du 3,5. J’ai opté pour du 5 pour donner un effet très ajouré à mon shawl.

 

Maintenant, passons à la question des perles. Pas moins de 850 pour les fichus de Vamp et 2 250 pour le shawl. C’est là où j’ai tiré un trait. Pas eu envie de me prendre la tête et surtout pas voulu alourdir l’ouvrage final. Je vais donc vous guider en oubliant les perles. Pour celles que ça gêne, on s’en reparlera à la récré, sous le préau.

 

La gauge? Ben, si vous voulez mon avis, comme vous tricotez une shoulderette ou un shawl, l’échantillon n’a pas vraiment beaucoup d’importance. Depuis quand un shawl est-il étriqué sous les bras, surtout si vous lui tirez dessus au blocage ? Allez, là aussi on passe vite. Je vous l’avais dit, le tricot à la Fille Ainée, en Briton, c’est tout bon !

 

Bon, lançons-nous enfin dans le feu de l’action. Nous allons tout d’abord commencer par le Setup chart. C’est à dire le diagramme de mise en place du motif. Montons les mailles.

 

Quand vous commencez un shawl, vous le commencez en général par le milieu et il est important que ce début soit homogène avec la bordure. On entreprend donc un cast-on (montage) des mailles au crochet. Il s’agit de faire une chaînette sur l’aiguille avec un reste de fil dont vous vous débarrasserez plus tard. Comme une vidéo est toujours beaucoup plus facile à comprendre que 10 lignes de texte, voyez avec Guy comment monter vos mailles.

 

 

 

 

 

Vous pouvez également suivre les conseils donnés chez De Rerum Natura ICI.

 

Remarque avant de commencer : la première maille de chaque rang est toujours glissée sur l’aiguille comme pour être tricotée à l’envers. Passez ensuite le fil derrière la maille pour tricoter la maille suivante à l’endroit. Et conseil d’amie, tricotez ces mailles de façon lâche pour qu’elles puissent être bloquées plus facilement.

 

Commencez donc par monter, selon la méthode du montage provisoire, 2 mailles pour les shoulderettes ou (3) pour le shawl. Tricotez 17 rangs au point mousse en faisant toujours glisser la première du rang. A la fin du 17eme rang, tournez votre ouvrage à 90 degrés, dans le sens des aiguilles du montre, en faisant le poirier, et récupérez sur le côté 7 mailles. Détricotez la laine provisoire utilisée pour monter les mailles et récupérez les 2 (3) mailles que vous aviez montées. Tricotez les 11 (13) mailles ainsi obtenues.

 

Au rang suivant, Sl1, k1(2), c’est à dire, faites glisser la première maille du rang puis tricotez à l’endroit 1 maille (2 mailles). Ces premières mailles constituent votre bordure. Ensuite, suivez les instructions du Setup chart.

 

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Modèle et diagrammes © 2009 Elizabeth Freeman

 

Les petits ronds sont des Yo, c’est-à-dire des yarn over ou encore tout simplement des jetés. Les cases blanches sont, elles, des mailles tricotées à l’endroit sur l’endroit, ou à l ‘envers sur l’envers de l’ouvrage. Quant aux /, ce sont des k2tog – des knit two together – ou encore deux mailles tricotées ensembles à l’endroit. Et pour finir, \ le sskslip, slip, knit – est tricoté ainsi :

 

 

Comme nous n’utilisons pas de perle, ignorez les cases de couleur et tricotez-les comme des cases blanches.

 

A la fin de ce premier rang, glissez un slm (marqueur), K1 through the back loop (K1 tbl) c’est-à-dire, prenez la maille par l’arrière et tricotez-la normalement (voir vidéo).

 


Cette maille est votre maille centrale. Puis slm, à nouveau le premier rang du Setup chart, K2 (3). Vous obtenez 19 (21) mailles à la fin de ce rang.

 

Pour vous motiver, voici la réalisation de Dodoh qui non seulement en a tricoté deux mais a eu le courage d'y mettre des perles. 

 

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Je vous laisse finir les 15 autres rangs qui forment le Setup chart et on se retrouve la semaine prochaine pour attaquer le Yucca chart.


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2013-03-07T05:25:00+01:00

Ma gratounette familiale

Publié par Fille Ainée

Je vous l’avais promis l’année dernière et une promesse est une promesse ; nous allons nous remettre au tricot. Enfin vous, parce que moi, j’ai déjà terminé. Un nouveau châle en dentelle qui m’a donné bien du fil à retordre. Pas à parce qu’il était plus difficile que les autres mais parce que, dans mon innocence, j’ai cru que mes 4 pelotes de Fine Kid allaient suffire. Oui, j’avais bien lu que le dernier motif allait requérir 45% de la quantité totale de laine mais je n’ai pas voulu y croire. Moutie, ne sera là point surprise ; j’ai toujours fait preuve d’un esprit d’indépendance, le « j’veux faire toute seule » a toujours été mon mot d’ordre.

 

J’ai donc terminé mon châle Aeolian qui, jusqu'à il y a quelques jours ressemblait plus à une gratounette, un truc sans forme sur mes genoux, qu’à un délicat ouvrage de dentelle.

 

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L’Aeolian, c’était ma résolution du premier janvier. Mon défi de l’année 2013, le genre d’ouvrage que je me contentais jusque là de regarder de loin en me disant « c’est trop compliqué pour toi ». Impossible ne figurant pas dans mon vocabulaire, j’ai procédé par étapes.

 

Etape 1 : imprimer les explications. Mine de rien, ca demande un effort. Une douzaine de pages, des diagrammes dans tous les sens, si on perd le fil, c’est fichu !

 

Etape 2 : lire les explications en faisant semblant de tout comprendre. Ca aussi, ça demande un effort.

 

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Etape 3 : compter. Compter le nombre de pelotes de laine que l’on a rapporté l’été dernier. Et c’est juste, très juste. Tant pis, on y va, on croise les doigts, et le reste aussi.

 

Etape 4 : Commencer par le diagramme 1. Et c’est parti…

 

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En fin de compte, trop facile cet Aeolian. Il suffit simplement de suivre les explications à la lettre, de lire consciencieusement les diagrammes, d’y aller pas à pas en évitant au début d’être distraite (au bout d’un moment, comme c’est répétitif, vous pouvez emporter votre ouvrage dans le train en allant au bureau) et tout s’emboîte. Par contre, je l’ai réalisé sans les perles – pas envie d’alourdir mon ouvrage avec plus de 1 000 perles – et sans les noppes qui consomment trop de laine. Et pourtant ! A 20 rangs de la fin, la cata a frappé mais Tricotine, mon héroïne s’est empressée d’aller me chercher une autre pelote de laine qu’elle a eu la gentillesse de poster. 6 semaines plus tard (j’ai bien cru que c’était le douanier qui allait le finir ce châle !), je finissais avec un sourire béat ma gratounette tant désirée.

 

Mon Aeolian est immense. J’ai fait le format familial. La raison en est simple. Comme je l’avais emmené avec moi en vacances et que sur ma chaise longue, on était bien lui et moi, on n’avait pas envie de se quitter, et dans cet élan affectif, j’ai fait 14 répétitions au lieu de 12 au niveau du diagramme Yucca

 

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Pour le bloquer, j’ai choisi un jour tranquille pendant lequel mes félins dormaient du sommeil du juste. Pas envie d’en retrouver un empêtré dans mes mailles et couvert d’épingles. J’ai étalé ma gratounette sur le tapis du salon et j’ai attendu qu’il sèche. Il a été traversé plusieurs fois par quelques bombes noires mais je dois m’estimer heureuse qu’on lui ait épargné le sort de mon Rhodion sur lequel Grand Nain avait renversé un verre d’Ambroisie.

 

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Maintenant la question cruciale de la journée est : qui veut me suivre ? Le but de l’exercice est d’apprendre à tricoter en briton. On va y aller doucement, sans se stresser, diagramme par diagramme. Si aucune de vous ne se signale, je remballe mes aiguilles et je passe à autre chose, sinon, je posterai chaque semaine, un petit guide du « je suis une pro du tricot briton ».

 

A vous !

 

PS: Pour celles qui veulent vraiment le tricoter mais que le briton répugne (ça je peux comprendre !), la traduction des explications en français existe... oui... mais...

 

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