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Articles avec #et si on allait se promener catégorie

2017-05-17T01:36:00+02:00

Le charme fou d'un voyage dans le temps

Publié par Fille Ainée

Imaginez que l’instant d’une visite, vous puissiez remonter dans le temps. Fermez les yeux, laissez-vous porter par les odeurs, les bruits. Laissez courir votre imagination. Mettez tous vos sens en éveil. Entrez dans la maison de Dennis Severs.

 

credit photo : Matt Brown - flickr

credit photo : Matt Brown - flickr

A la fin des années 70, un américain, Dennis Severs fait l’acquisition d’une maison dilapidée au cœur du quartier de Spitalfields, à Londres, et y emménage jusqu’à son décès en 1999. Son rêve d’artiste : y créer une capsule temporelle, un musée tridimensionnel, un tableau vivant dans une maison typique du Londres du 18eme siècle. Spitalfields est maintenant un quartier prisé de Londres mais au 18eme et 19eme siècle, c’est un quartier que l’on évite. Pauvreté, cholera, prostitution et crime y sont monnaie courante.

 

Au 18 Folgate street, Dennis Severs « installe » alors une famille de huguenots, tisseurs de soie, les Jervis, protestants français, ayant fui les dragonnades pour venir s’installer à Londres. Et le temps d’une visite, cette famille du 18e siècle nous fait remonter dans le temps.

 

On découvre, par petits groupes et dans le silence complet, l’intérieur de la maison. Il n’y a pas d’électricité, les 10 pièces reparties sur 5 étages de planchers craquants sont éclairées à la bougie. Gare à celui qui hausse la voix ou ose prendre des photos ! Dennis Severs allait même jusqu'à éjecter dans la rue quiconque manquait de respect et se permettait de rire. Le pauvre touriste asiatique de notre groupe qui n’a pu s’empêcher de dégainer son téléphone en a fait les frais.


Nous commençons la visite par le garde-manger. La pièce est sombre, tellement sombre que nous avons du mal à distinguer ce qui se trouve dans les coins. Il faut dire que la journée est maussade ce qui n’arrange rien à notre affaire !

credit photo : Roelof Bakker

credit photo : Roelof Bakker

Dans la cuisine, un feu crépite dans l’âtre. En entrant dans la pièce, on entend les pas de la cuisinière qui a prestement quitté les lieux. Il y a de la farine sur la table, une tourte inachevée… visiblement, notre arrivée a interrompu la préparation du repas. Profitant de son absence, nous faisons le tour de la pièce. Ici, pas de limite à notre curiosité, pas de corde pour nous empêcher de jeter furtivement un coup d’œil dans les placards laissés entrouverts. Au-dessus de nos têtes, nous entendons des pas. Serait-ce Monsieur Jervis ? L’éclairage à la bougie et ce feu dans la cheminée donne une ambiance irréelle à la scène. On se prend au jeu.

 

source inconnue

source inconnue

A l’étage, dans la salle à manger, la famille a quitté précipitamment les lieux en entendant notre arrivée. Des chaises renversées, des restes de diner, des verres à moitié vides. Serions-nous devenus des intrus ?

 

Source inconnue

Source inconnue

La famille se serait-elle, un instant, refugiée dans l’élégant salon de Madame Jervis, nous devançant ainsi d’une pièce à l’autre ?

Source inconnue

Source inconnue

Lorsque nous arrivons à l’étage supérieur, il subsiste un parfum de clou de girofle, d’orange. Nous sommes dans la chambre à coucher de Madame Jervis. Le lit est défait, les vêtements épars. Elle aussi se fait discrète.

 

Au dernier étage, nous sommes plongés dans une toute autre atmosphère. Sur les murs de l’escalier humide poussent des champignons, le linge pend et le plafond s’effondre. Dans la chambre, l’ombre de Charles Dickens plane.


 

Source inconnue

Source inconnue

Nous sommes visiblement passés au siècle suivant. Les Jervis, en difficulté financière, se sont résolus à louer les pièces du grenier à une famille d’ouvriers pour arrondir leurs fins de mois. Ca sent le rance, le moisi, l’urine. Devant la fenêtre, un chat noir ! Grand Nain et moi sommes ravis de ce détail qui rend la mise en scène si réelle. Ce n’est que lorsque le félin bouge l’oreille que nous réalisons, stupéfaites, qu’il s’agit d’un véritable chat noir et apprenons plus tard qu’il s’agit du chat de Dennis Severs que le musée a conservé après la mort de son maître pour le plus grand plaisir des visiteurs. Cela semble ridicule mais cet animal a été pour nous la cerise sur le gâteau. Le détail vivant qui a donné toute sa réalité à cette magnifique mise en scène.

Source inconnue

Source inconnue

Nous finissons la visite absolument charmées par ces lieux, convaincues que peut-être une fois les visites terminées, les Jervis reprennent possession de leur maison !

 

N’ayant pas pu prendre de photo, celles qui sont publiées dans cet article ont été « empruntées » sur le Net. Pour ceux/celles qui désirent en voir plus, cliquez ICI. Je vous recommande vivement ce détour insolite. Grand Nain et moi avons adoré !

 

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2017-01-09T06:16:08+01:00

Revenir du paradis

Publié par Fille Ainée

Je vous avais laissé l’année dernière avec une devinette et j’ai le plaisir d’annoncer que c’est Trotti qui avait trouvé notre destination mystère la première. Nous sommes bien partis pour l’Île Maurice.

 

De son escale mauricienne en 1896, Mark Twain déclare « l’île Maurice fut créée d’abord, et ensuite, le paradis fut copié sur l’île Maurice ». Je confirme !

 

Île Maurice, connue pour ses magnifiques plages de sable blanc et ses eaux turquoise figurait depuis longtemps sur notre liste de destinations à explorer avant d’aller nourrir les pissenlits. Bien que considérée comme paradis fiscal, je peux vous assurer qu’il faut des poches profondes pour pouvoir profiter à fond de tout ce que tout l'île a à offrir. Mais c'est un voyage que l'on n'oubliera pas de si peu !

 

Nous avions choisi un hôtel sur la côte ouest, à Flic en Flac, pour faire de la plongée mais pas seulement. 

 

 

 

Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis

Comme les 3xrien ne sont pas du genre à lézarder trop longtemps sur la plage, nous avons loué une voiture pour explorer les petits coins sympas de l’île. Notre première destination a été le Château Labourdonnais.

 

 

Revenir du paradis

Ce n’est pas un château au sens propre du terme mais plutôt une grande maison qui rappelle les plantations dans le sud américain.

Revenir du paradis

Cette maison familiale, restaurée récemment, accueille les visiteurs. Je vous invite à la découvrir ICI.

La tentation est grande de s'asseoir sur cette varangue pour prendre le thé au frais

La tentation est grande de s'asseoir sur cette varangue pour prendre le thé au frais

Nous sommes ensuite allés visiter le Jardin de Pamplemousses. C’est le premier jardin botanique tropical créé au monde par Pierre Poivre. Un jardin sillonné d'avenues et d'allées qui portent les noms de grands naturalistes.

 

Parmi les plantes ornementales ou cultivées pour leur valeur économique on trouve le flamboyant

 

Revenir du paradis

des frangipanier, banyan, bauhinia, et des palmiers à perte de vue.

 

 

 

 

Revenir du paradis

Mais aussi des plantes aquatiques comme le bassin des nénuphars

Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis

Pour notre deuxième journée découverte, Monsieur 3xrien nous a traîné(e)s emmené(e)s dans le parc national du Black River Gorges. Il faisait chaud, très chaud et le trail que nous avions choisi grimpait fort !

Revenir du paradis
Revenir du paradis

Mais quelle vue !!

Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis

Au retour, deux petites bouteilles de Champagne nous attendaient dans nos chambres d'hôtel. Je n'en ai laissé aucune goutte !

Impossible de quitter l’Île Momo sans jeter un coup d’œil au Morne Brabant, cette montagne classée patrimoine mondial UNESCO que nous apercevions de la plage de l’hôtel. Ce site était un sanctuaire pour les esclaves et représente à présent un lieu de mémoire de la période coloniale de l’île.

Revenir du paradis

Je vous laisse admirer le paysage le long de la côte. 

Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis
Revenir du paradis

Cependant, mon plaisir favori de la journée a bien été la plongée en apnée pour aller voir les poissons de la barrière de corail. La plage de Flic en Flac est l’une des plus longues plages de la côte ouest mauricienne. C’est un paradis sous l’eau pour les plongeurs. Par contre, je vous recommande de mettre des chaussures de mer pour éviter tout risque de piqûre d’oursins ou de coraux.

 

Je ne vous montre que mes préférés mais je vous assure que la liste est beaucoup plus longue. Ces photos ne sont pas les miennes car Grand Nain, pensant se rendre au Laos, avait laissé le GoPro à la maison (la faute à sa p'ove mère)

 

Le baliste Picasso clair à la bouche botoxée qui suit les plongeurs dans l’espoir qu’ils bougent un morceau de roche qui dévoilerait alors une proie potentielle

Le baliste Picasso clair à la bouche botoxée qui suit les plongeurs dans l’espoir qu’ils bougent un morceau de roche qui dévoilerait alors une proie potentielle

Le poisson coffre en compagnie de qui j’ai beaucoup nagé (presque comme si on s’était tenu la main)

Le poisson coffre en compagnie de qui j’ai beaucoup nagé (presque comme si on s’était tenu la main)

Le poisson papillon délavé

Le poisson papillon délavé

Le zancle cornu avec sa grande nageoire dorsale

Le zancle cornu avec sa grande nageoire dorsale

Et enfin, celui que l’on s’est contenté d’observer de loin et de ne surtout pas toucher, le ptérois avec ses épines venimeuses

Et enfin, celui que l’on s’est contenté d’observer de loin et de ne surtout pas toucher, le ptérois avec ses épines venimeuses

Mais Maurice, c'est pas que des poissons ! C'est aussi une multitude de petits oiseaux qux couleurs magnifiques ! (Ces photos là sont bien de moi !) 

Le bulbul orphée, considéré peste animale car il pille les cultures et les arbres fruitiers et que l’on appelle couramment le merle de Maurice

Le bulbul orphée, considéré peste animale car il pille les cultures et les arbres fruitiers et que l’on appelle couramment le merle de Maurice

Le cardinal de Madagascar ou foudi rouge dont le male ne revêt ses couleurs de fête que pendant la période de reproduction (la femelle ressemble à un petit moineau tout bête)

Le cardinal de Madagascar ou foudi rouge dont le male ne revêt ses couleurs de fête que pendant la période de reproduction (la femelle ressemble à un petit moineau tout bête)

Revenir du paradis
Le tisserin gendarme qui fait les poubelles

Le tisserin gendarme qui fait les poubelles

Pas facile de quitter cette île en fin de séjour. Air Mauritius nous avait même proposé de rester une nuit de plus à leurs frais car le vol du retour était bondé mais les Nains ont préféré ne pas manquer la rentrée. Monsieur 3xrien et moi étions positivement dégoûtés !

 

Je vous laisse savourer le coucher de soleil.

Revenir du paradis

J’espère que ce petit voyage vous aura réconciliés avec la vie (je sais qu’il fait froid en France). Quant à moi, je trouve le retour à la realité plus qu'injuste !

Revenir du paradis
Revenir du paradis

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2016-12-26T01:54:00+01:00

Mais d'oukcequelva avec sa robe ?

Publié par Fille Ainée

Cela faisait tellement longtemps que je ne vous avais pas saoulé avec montré une de mes créations ! Il faut dire qu'après l'ivresse de l'été dernier, je m'étais plutôt calmée... faute de cintre sans doute ! Et puis voilà que soudainement, le virus du patron papier me reprend. Il faut dire que j'ai une excuse toute trouvée : cette petite robe est déjà dans la valise.

Mais d'oukcequelva avec sa robe ?

Sa réalisation a été ultra rapide - même le dîner des Nains a été servi à l'heure cette fois-ci ! -, sa coupe hyper facile et confortable. Je n'ai pas pris beaucoup de risques. Ce qui la rend spéciale, c'est plutôt ce tissu coton japonais déniché à Chinatown. J'avais pensé, au départ m'en faire une jupe et puis Madame Burda est passée par-là !

Mais d'oukcequelva avec sa robe ?

Patron tiré d'un ancien numéro (6/2011) de Burda Style. Il ne m'a guère fallu qu'un 1,50 metres de tissu.

Mais d'oukcequelva avec sa robe ?

Maintenant, vous vous doutez bien qu'avec une petite robe pareille, nous n'allons pas passer les fêtes de fin d'année au Pôle Nord ! Ou alors, je prends de très gros risques. 

 

Non, nous partons pour.... une destination que les Nains pensent être le Laos. Mais comme nous sommes des parents indignes, nous avons "oublié" de dire à nos Nains que nous avions changé d'avis en cours de route. Comme nous ne dirons rien de rien avant d'arriver à l'aéroport, je vais, moi aussi, vous faire deviner notre destination mystère. Mais, chut, ne dites rien aux Nains !!

 

Nous partons sur un continent que nous n'avons jamais exploré. Donc si vous suivez nos aventures depuis un bout de temps, vous n'aurez pas de mal à en éliminer quelques uns. Une destination de vacances qui en a fait rêver plus d'un, y compris Mark Twain et Lewis Carroll quand il a écrit Alice au pays des merveilles. Une destination qui essuie parfois de très violents cyclones. Une destination dans laquelle il n'y a pas d'animaux sauvages à part peut-etre mes Nains quand ils l'atteindront. Une destination où les gens dansent en bougeant le corps entier mais sans que leurs pieds ne quittent jamais le sol. Et enfin, une destination ou un gros cousin du pigeon a mal fini. 

Inspirés/ées ?

 

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2016-07-29T12:24:27+02:00

Du sable, du sable et encore du sable

Publié par Fille Ainée

C’est presque tout ce que l’on voit en arrivant à Dubaï, puis deux ou trois palmiers qui se battent en duel et enfin des gratte-ciels à perte de vue au milieu de tout ce sable. On ne peut pas dire que cet émirat ait du charme mais il est certainement intriguant.

Pour notre première journée, nous avons d’abord fait un tour au 124ème étage du Burj Khalifa, la plus grande tour du monde (pour le moment !). Sa hauteur totale est de 828 mètres mais nous nous sommes arrêtés à 452 mètres pour admirer la vue et c’était déjà bien assez haut à mon goût.

Du sable, du sable et encore du sable
Du sable, du sable et encore du sable
Du sable, du sable et encore du sable
Du sable, du sable et encore du sable

De tout là-haut, on peut admirer le Dubai Mall, le plus grand des centres commerciaux aux Emirats arabes unis (et troisième au monde) avec 800 000 m2 de surface commerciale pour 1 200 boutiques. Un bâtiment énorme qui vu, du ciel, fait penser à un truc de science fiction. Le Dubai Mall abrite le Dubai Aquarium & Underwater Zoo, l'un des aquariums les plus grands au monde, où nagent des requins, des raies et, au total, 85 espèces marines différentes, une patinoire olympique et des chutes d'eau !

Du sable, du sable et encore du sable

Comme notre journée avait été bien remplie, nous ne nous sommes pas fait prier pour aller nous coucher ce soir là !

Du sable, du sable et encore du sable

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2016-07-20T01:19:02+02:00

Des fourmis dans les jambes

Publié par Fille Ainée

Cette année, migration plus tardive des 3xrien vers leurs pénates d'été. En l'absence d'un Home Sweet Home, nous préférons voyager et après Myanmar nous partons vers une autre destination mystère.

Vu que la dernière fois, certaines se sont permises de tricher consulter l’Internet, je ne vous donnerai que 2 indices pour vous faire deviner où nous allons passer quelques jours. Faites travailler vos méninges ! Et plus les réponses seront farfelues, plus vous monterez dans mon estime !

Indice 1 : la loi est tellement sévère que le taux de criminalité est à 0 %

Indice 2 : il n’y a aucune adresse. Le courrier est livré dans des boîtes postales

Je sens que les cerveaux vont fumer !!

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2016-07-15T02:20:52+02:00

Bagan

Publié par Fille Ainée

Bagan est un vaste site archéologique de près de 50 kilomètres carrés situé dans la plaine centrale de la Birmanie. Occupé par plusieurs villages souvent bâtis à proximité de groupes de temples, il se trouve dans une zone sismique et a subi de nombreux tremblements de terre ayant provoqué de graves dégâts, l’un des plus importants et destructeurs ayant eu lieu en juillet 1975.

Un inventaire des monuments du site a été dressé par la suite. Les monuments ont été mesurés, photographiés et leurs plans tracés. Il recense 2834 monuments, dont de nombreux en ruines.

Plusieurs monuments ont été restaurés après le tremblement de terre, mais dès les années quatre-vingt-dix, une vague de restaurations entreprises sous l’égide du gouvernement birman et d’investisseurs privés ont fait que ces interventions ont empêché l'inscription du site au patrimoine mondial de l’humanité. C’est en effet quelques fois du grand n’importe quoi : carrelage rose au sol qui aurait plus sa place dans une salle de bain kitch des années 70, quand il n’est pas vert émeraude, bref, c’est très disparate !

Cela n’empêche pas que la magie de Bagan opère dès l’arrivée. Nous connaissions déjà le site d’Angkor Wat mais là, c’est autre chose. Il y en a tant !! On ne sait pas où tourner de la tête et le meilleur moyen de les visiter presque tous, c’est à mobylette électrique ! Nous étions, Monsieur 3xrien et moi, légèrement appréhensifs, mais convaincus par le fait que faire tout le site à pied relevait du miracle, nous avons approché la question du deux-roues avec beaucoup de prudence. Cela n’a duré que deux minutes, le temps de nous familiariser avec notre monture.

Bagan

Sans casque, à guère plus de 25 km/h, nous avons sillonné les petits chemins de sable. J’aurais beaucoup plus ri si je n’avais pas avalé la moitié de la poussière de la route en ouvrant la bouche.

Bagan

Le procédé est simple, vous vous perdez dans les petits chemins jusqu'à ce que vous tombiez sur un temple/une pagode inexplorée, vous laissez votre monture à la porte avec vos chaussures (vous les retrouvez toujours à la sortie) et vous vous lancez à la découverte de toutes les représentations de Buddha cachées à l’intérieur.

Bagan
Bagan
Bagan

Je vous avoue que le premier jour, on était toujours ravis de les découvrir ces grandes statues mais on s’est vite fatigué !!

(N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en plus grand.)

Bagan
Bagan
Bagan
Bagan
Bagan
Dhammayangyi

Dhammayangyi

Bagan
Bagan
Bagan
Bagan
Bagan
L'endroit idéal pour prendre des photos... même les yeux fermés !

L'endroit idéal pour prendre des photos... même les yeux fermés !

Bagan

Nous avons terminé notre court séjour de 2 jours par un coucher de soleil vu depuis la pagode Shwe San Dew, accompagnés de milliers de touristes. Et nous n’étions qu’en saison creuse ! Imaginez le carnage sur ces marches en pleine saison !!

Bagan
Bagan

Deux jours n'ont pas été suffisants pour tout voir mais ce n'est que partie remise. La prochaine fois, nous inclurons Mandalay dans notre itinéraire !

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2016-07-13T10:51:09+02:00

Birmanie, plein les yeux !

Publié par Fille Ainée

Par où dois-je commencer ? La culture, le pays, les gens, ou tout simplement tout vous déballer dans le désordre ? Difficile de résumer 4 jours de découvertes, de dépaysement complet et surtout de ravissement extrême. C’était trop bien comme disent les Nains !

Nous arrivons en matinée à l’aéroport « international » de Yangon. Je mets « international » entre guillemets car ce n’est pas vraiment ça. On sent qu’il y a un effort mais « peut certainement mieux faire ». Et pourtant l’aéroport ne date que de 2007. L’ancien aéroport, qui était l’un des aéroports les plus modernes de l’Asie du Sud-Est, sert à présent pour les vols internes. L’aéroport « international » a été construit pour y accueillir de plus grands avions et ainsi promouvoir le tourisme en Birmanie. Cependant, ce pays s’ouvre à peine et le tourisme de masse n’y est pas encouragé. Vous ne verrez donc pas des cars entiers de Chinois mal-maniérés, ni de Japonais qui cliquent plus vite que leur ombre. Et c’est tant mieux ! En plus, nous sommes en saison creuse car saison des pluies. Nous croisons donc très peu de touristes, la plupart des Américains ! Nos Nains attirent beaucoup les regards mais cette attention ne les gênent pas. On sent les Birmans curieux sans être intrusifs. Le gouvernement actuel n’encourage pas les échanges entre locaux et touristes mais impossible de freiner la curiosité d’un peuple resté si longtemps isolé.

Notre petit hôtel-boutique est situé au coin d’une grande artère. Les voitures sont nombreuses et les rues congestionnées. Il est également très difficile de traverser car les feux durent plus de 10 minutes ou ne fonctionnent simplement pas ! Si vous choisissez la marche, à vous de prendre votre destin en main. Et attention, les voitures ont le volant à droite et circulent également à droite. Pour avoir, pendant longtemps, conduit une petite britonne en France, je peux vous assurer que cela n’est pas évident ! Tout cela vient du fait que le gouvernement restreint régulièrement l’importation de voitures étrangères et que le marché noir est donc la principale source.

A proximité : la pagode Shwedagon, haut lieu saint bouddhiste. Sur une colline, on la voit de toute la ville. Nous y avons passé un bon moment, assis à l’ombre, à contempler l’ensemble et à regarder passer les pèlerins.

Entrée nord

Entrée nord

Flanquée de deux chinthes, créatures semblables au lion qui ont pour fonction de protéger la pagode.

Flanquée de deux chinthes, créatures semblables au lion qui ont pour fonction de protéger la pagode.

Désolé, je n'ai pas pu résister !

Désolé, je n'ai pas pu résister !

Le stûpa atteint une hauteur de 98 mètres. Sa base est faite de briques recouvertes de milliers de plaques d'or. Elle est entourée d'une forêt de 64 petits pagodons qui forment une petite enceinte avec 4 temples plus grands situés aux points cardinaux.

Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !

Sur la flèche se trouve une ombrelle où sont accrochées 1065 clochettes d'or et 420 clochettes d'argent, ainsi qu'une girouette ornée de pierres précieuses. Elle se termine par le seinbu, une petite sphère d'or incrustée de milliers de diamants dont une émeraude de 76 carats.

C’est magnifique mais je ne peux m’empêcher de penser à tous ces Birmans qui vivent dans la pauvreté (26% sous le seuil et combien d’autres à peine au-dessus ?) et que cette richesse semble narguer. Petite remarque : seuls les touristes payent un droit d’entrée !

Même les moines se mettent à la technologie !

Même les moines se mettent à la technologie !

Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !
Relate la vie de Buddha Gautama

Relate la vie de Buddha Gautama

Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !

Nous finissons la visite assoiffés et les pieds bien poussiéreux car il faut retirer ses chaussures à l’entrée. Et là, nous avons tous eu une pensée tendre pour Monsieur Moutie !

Pour notre deuxième jour de visite à Yangon, nous avons décidé de descendre en ville.

Yangon est la ville qui a le plus grand nombre d’édifices coloniaux de toute l’Asie du Sud-Est. On sent une présence britonnique très forte au niveau de l’architecture. Malheureusement, la plupart de ces bâtiments sont dans un très mauvais état et depuis le coup d’Etat militaire du Général Ne Win en 1962, tout est resté à l’abandon. Il n’en reste pas moins de très beaux bâtiments coloniaux qui abritent à présent l’administration de la ville. La plupart d’entre eux (188 en 2001) figurent sur la Yangon City Heritage List qui a pour but de les préserver.

Yangon Division Court

Yangon Division Court

Myanmar Economic Bank

Myanmar Economic Bank

Internal Revenue Department (les impôts)

Internal Revenue Department (les impôts)

Custom House (les douanes)

Custom House (les douanes)

Birmanie, plein les yeux !
City Hall (la mairie)

City Hall (la mairie)

Certains bâtiments sont recouverts de mousse mais je trouve que cela leur donne un charme fou !

Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !

J’ai trouvé cette déclaration « Moving Myanmar Forward » (faire avancer Myanmar vers le futur), sur un bus de la ville, assez ironique.

Birmanie, plein les yeux !

Il circule avec le capot du moteur grand ouvert pour éviter que celui-ci ne surchauffe ! La Birmanie a encore beaucoup à apprendre. Mais on sent la marche du progrès comme le témoignent ces centaines de paraboles dans une petite rue de la ville !

Birmanie, plein les yeux !

Quant à cette antenne disgracieuse à côté de la pagode Sule, sans commentaire !

Birmanie, plein les yeux !

Nous avons terminé notre visite de la ville par un petit tour au marché ouvert (qui d’ailleurs ne l’était pas du tout et tant mieux car il pleuvait !). Je me suis soudain retrouvée à Hong Kong !

Entrée du marché ! Âmes sensibles s'abstenir.

Entrée du marché ! Âmes sensibles s'abstenir.

Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !
L'étal du boucher

L'étal du boucher

Si vous avez envie d'acheter de la cordelette

Si vous avez envie d'acheter de la cordelette

Les vendeurs dorment en général dans l'échoppe entre les heures de pointe

Les vendeurs dorment en général dans l'échoppe entre les heures de pointe

Birmanie, plein les yeux !
Par contre, ne demandez pas de sac plastique !

Par contre, ne demandez pas de sac plastique !

Une fois le marché exploré, nous avons eu envie de voir la gare ferroviaire. C’est quelque chose qui tient Monsieur 3xrien toujours très à cœur et nous commençons à avoir l’habitude. Faisons donc comme les locaux…

Birmanie, plein les yeux !

marchons le long de la voie ferrée !

Birmanie, plein les yeux !
La gare !

La gare !

Birmanie, plein les yeux !

D’ailleurs, pourquoi ne nous assiérions-nous pas ?

Birmanie, plein les yeux !

Rassure-toi Moutie, nous n’avons pas osé. Et même si les locaux traversent les voies, nous avons préféré prendre les passerelles.

Birmanie, plein les yeux !

Nous sommes restés un moment assis à attendre le train, car figurez-vous qu'il existe une ligne circulaire qui dessert différents quartiers de la ville et quoi de plus amusant que de prendre le train aux heures de pointe !! Cette ligne s'appelle "the tourist train" car tout le monde, à Yangon, sait que les touristes adorent s'entasser dans des wagons qui sentent le mal-lavé (une odeur d'ailleurs persistante qui vous accueille aussi dans les taxis), pour observer la vie quotidienne des habitants.

Ca commence déjà sur le quai de la gare...

Dame moine

Dame moine

Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !
Birmanie, plein les yeux !

Ce que j’ai trouvé de magnifique, est le fait que comme rien n’est indiqué en anglais (ou si peu), vous pouvez demander votre chemin à n’importe qui. Nous achetons nos billets de train auprès d’un monsieur qui nous promet de venir nous chercher sur le quai de la gare pour nous indiquer le bon train. Pas de guichet, juste une table en bout de quai. 30 minutes plus tard, il apparaît, comme promis, pour nous diriger vers le train circulaire indiqué au quai 7 qui est subitement devenu le quai 6. Et là, c’est sauve qui peut !! Aucune place assise, et de ce fait, nous nous installons tout simplement sur une des marches du train. Peu importe car celui-ci circule portes ouvertes (à très faible vitesse) et comme ça, on n’est pas gêné par la climature !! Du jamais vu à la SNCF. A chaque station, des passagers montent et descendent, quelques fois à même les voies. On se pousse, on fait de la place, on échange des sourires, on se fait des amis… Tellement plus convivial que le TGV ! Nous descendons 5 stations plus tard car il y a vraiment trop de monde pour nous retrouver en plein marché de rue où il faut zigzaguer entre les crachats rouges de jus de bétel (feuille aux propriétés psychostimulantes et tonifiantes qui ronge les dents et donne la bouche rouge) que les locaux chiquent en abondance. Un des meilleurs souvenirs des Nains (le marché pas les crachats !). Moi, c'est ce petit garçon à qui j’ai donné une de mes lingettes et qui s’est amusé avec comme si je lui avais donné un jouet.

Birmanie, plein les yeux !

Ainsi s’achève cette dernière journée à Yangon. Nous avons plusieurs fois, au cours de ces deux jours, comparé Yangon à Phnom Pen, deux villes au lourd passé politique. Nous en avons tiré la conclusion que Yangon a encore quelques années de retard mais qu’inévitablement, son ouverture sur le monde extérieur va changer son authenticité. C’est à la fois dommage et souhaitable.

Vendredi, je vous emmène à Bagan pour la deuxième partie de notre périple. Vous avez juste le temps de refaire une petite valise.

Inutile de vous dire que si vous prévoyez un voyage en Birmanie, n'hésitez pas à me demander nos bonnes adresses.

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2016-06-28T05:45:44+02:00

Devinette, que c’est chouette !

Publié par Fille Ainée

Bravo les Filles d’avoir joué le jeu et honte aux tricheuses ! Oui, les 3xrien s’envoleront bien au Myanmar la semaine prochaine. Remarquez que je n’ai pas dit la Birmanie – et c’est donc la raison pour laquelle je déclare MicheleD la grande gagnante - car c’est en 1989 que son nom a changé. Ce changement reste cependant un sujet controversé. De nombreux pays, groupes politiques et ethniques continuent à l’appeler Birmanie car ils ne reconnaissent pas la légitimité du nouveau gouvernement militaire et son autorité.

Nous n’y allons pas pour faire de la politique mais pour découvrir un pays riche en culture et qui s’ouvre depuis peu au tourisme. Comme dans tous ces pays, il faut se dépêcher car l’attrait du dollar va très vite le transformer et c'est dommage. Nous avons prévu deux jours à Yangon puis deux jours à Bagan pour y admirer les temples. Monsieur 3xrien est un peu déçu car les vols en montgolfière pour survoler les temples n’ont pas lieu en saison creuse. Mais rien ne nous empêchera d’y refaire un saut. Je vous promets donc des photos à la pelle pour vous faire découvrir ce magnifique pays.

En attendant le départ, je vous invite à regarder avec moi le film de Luc Besson « The Lady ». Je suis certaine que Moutie s’en souvient fort bien et mon paquet de mouchoirs aussi ! D'ailleurs, il est passé où ?

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2016-06-27T02:22:50+02:00

Et on va où ?

Publié par Fille Ainée

Il est temps de vous faire jouer. Dans quelques jours, nous profitons des festivités de la fin du Ramadhan pour aller faire un tour. Et comme je suis d’humeur taquine, je vais essayer de vous faire deviner où les 3xrien vont aller trainer leurs guêtres. Pas de triche, on évite de se jeter sur l’Internet et on fait marcher ses petites cellules grises.

Le nom de notre destination mystère se traduit par « pays merveilleux créé par des esprits-habitants mythiques ». Déjà, ça vous met sérieux dans l’ambiance ! C’est une ancienne colonie britannique (évidemment, ils étaient partout ceux-là !) qui a des frontières avec 5 pays.

Dans ce pays, on ne coupe ses cheveux ni le lundi, ni le vendredi, ni le jour de son anniversaire. Et plus vous êtes voluptueux/voluptueuse, plus vous êtes en bonne santé. Un concept qui devrait en réconcilier plus d’un avec son tour de taille ! Et encore plus amusant, votre prénom peut changer au fur et à mesure des années : j’ai peut-être été « Fille Aînée fruit vert », puis « Fille Aînée pomme mûre » et je terminerai peut-être comme « Fille Aînée vieille peau ratatinée » !

C’est dans cette nouvelle république parlementaire (mouais si on veut) que les singes éternuent quand il pleut.

Et enfin, c’est là vous vous trouverez le livre le plus gros du monde, avec 1460 pages, toutes en marbre. Chaque page présente environ 100 lignes de texte et mesure 1,50m de haut, 1m de large et a une épaisseur de 12,7cm. A emmener en vacances, sur la plage donc, si vous avez peur de vous ennuyer. A condition de pouvoir le glisser dans vos bagages !

Voilà, je reviendrai dans quelques jours vous en dire plus mais en attendant, vous jouez le jeu ?!

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2016-01-07T00:06:52+01:00

Ipoh, c'était trop beau !

Publié par Fille Ainée

Le week-end dernier, Monsieur 3xrien a trouvé bon de m’aérer un peu. Cela faisait longtemps que nous n’étions partis à l’aventure et j’avais terriblement envie de visiter Ipoh, la capitale de l’état de Perak.

Ipoh se trouve à 175 km au nord de Kuala Lumpur, c’est-à-dire à peu près 2 heures en voiture et c’est la 3eme plus grande ville de Malaisie. Vantée comme l’endroit idéal pour y passer une retraite heureuse et paisible – il s’y passe peu de choses – la ville surprend par sa quiétude et son manque de gratte-ciel. Ipoh offre peu de distractions mais si vous êtes passionné d’histoire coloniale, d’architecture et de petits plats locaux, Ipoh est une destination de choix.

La ville doit son nom à l'arbre vénéneux qui poussait jadis à profusion dans la région et dont se servait les aborigènes pour empoisonner leurs fléchettes. Heureusement, de nos jours, les touristes ne risquent plus rien ! Célèbre pour ses mines d’étain, ses grottes calcaires et sa cuisine locale de rue, Ipoh est souvent surnommée « Bougainvillea City » (la ville des bougainvillées).

Ipoh a beaucoup changé depuis les années 1845 quand elle connaît alors un essor fabuleux suite à la découverte de gisements d’étain. C’est une ville champignon qui ne s’est jamais remise de son déclin minier en 1970. Mais c’est justement ce déclin économique de la ville qui a contribué à préserver les nombreuses constructions de l’époque coloniale que l’on peut encore admirer. Certains quartiers de la ville ont d’ailleurs servi de décor au tournage du film Indochine et notamment la gare ferroviaire.

Ipoh, c'était trop beau !

La Railway Station, construite en 1915, est le bâtiment emblématique de la ville. Elle me rappelle singulièrement l’ancienne gare de Kuala Lumpur et c’est normal, car l’architecte est le même. Celle d'Ipoh est de style "Raj" (mauresque et victorien mélangés). Les locaux la surnomment affectueusement "Taj Mahal".

Ipoh, c'était trop beau !

En face de la gare, le Palais de Justice.

Notre exploration de la vieille ville nous a conduit dans les petites rues de la « Ville Nouvelle » où l’on peut admirer de magnifiques bâtiments d’influence coloniale. En 1892, un énorme incendie détruit la partie est du centre ville. La ville a du être reconstruite et c’est ce qui donne alors la « Ville Nouvelle » avec ses petites échoppes.

Ipoh, c'était trop beau !

Certaines façades sont en très mauvais état mais d’autres ont été rénovées avec goût et derrière elles se cachent à présent des cafés branchés et de charmants petits hôtels.

Ipoh, c'était trop beau !
Ipoh, c'était trop beau !
Ipoh, c'était trop beau !

La Hong Kong and Shanghai Banking Corporation. Ce bâtiment datant de 1931 est un des meilleurs exemples de l’architecture victorienne/néo renaissance typique des banques britanniques de l’époque.

Ipoh, c’est aussi le Street Art que l’on retrouve également à Georgetown, Penang.

Ipoh, c'était trop beau !
Ipoh, c'était trop beau !

Nous avons terminé notre visite par la villa Han Chin Pet Soo, un musée dédié à l’histoire de l’exploitation minière. C’était à l’origine, en 1893, un club privé pour les dirigeants des mines d’étain. C’est également un musée retraçant l’histoire des Hakkas, ces chinois qui fuyant les guerres, sont venus s’installer dans le sud de l’Asie. Très présents dans l’armée et l’administration, plus éduqués en moyenne, les Hakkas ont eu une influence significative sur l’histoire chinoise à laquelle ils ont donné de nombreux dirigeants politiques et révolutionnaires.

Ipoh, c'était trop beau !
Ipoh, c'était trop beau !

Nous sommes rentrés fort tard de notre expédition mais comblés et je crois que mon meilleur souvenir est ce petit monsieur édenté venu me jouer une petite mélodie au moment du repas. La joie de vivre incarnée et son sourire me suivra partout !

Ipoh, c'était trop beau !

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