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Articles avec #tranches de vie catégorie

2020-09-17T22:09:00+02:00

T'as d'beaux yeux, tu sais !

Publié par Fille Ainée

Attention Nadine, ferme les yeux ! Cet article va te donner des cauchemars. Voilà, je t’aurais prévenue !


Qu’est-ce que l’on trouve parfois dans mon jardin et plus particulièrement sur mon combava ? Une chenille avec de gros yeux !

T'as d'beaux yeux, tu sais !

Mais attention, ne vous y fiez pas, ces yeux sont faux. Ils sont destinés à tromper l’adversaire.

T'as d'beaux yeux, tu sais !

Cela faisait plusieurs jours que j’avais remarqué de drôles de chenilles qui mangeaient les jeunes pousses de mon arbuste. Mais j’étais loin de me douter que ces chenilles noirâtres deviendraient de si « jolies » (la beauté est très subjective je le rappelle !) chenilles.

Après quelques recherches, je découvre que cette chenille verte va devenir un joli petit papillon, le voilier échiquier. Que la nature est belle, n'est-ce pas Nadine ?

@Sunny Chir

@Sunny Chir

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2020-06-22T07:40:44+02:00

Où est passé Sammy ?

Publié par Fille Ainée

Derrière notre maison, se trouve un terrain abandonné. Il y a quelques années, le propriétaire de ce terrain a tenté d’y construire une maison mais comme il y pousse un ÉNORME arbre qui appartient au voisin, l’élévation des murs s’est vite révélée problématique. Comme le voisin refusait de couper son arbre et que le reste du voisinage s’est associé pour s’opposer à sa destruction, le propriétaire du terrain a fait démolir sa construction avortée et, depuis, laisse pousser l’herbe folle. C’est devenu une vraie jungle !

 

C’est pour cette raison que nous voyons régulièrement débarquer quelques bébêtes sauvages comme notamment Momo le varan ICI ou encore quelques singes qui se font un plaisir de se servir sur mes arbres fruitiers.

 

Samedi soir, nous sortons pour diner et au retour je me précipite aux toilettes (petite vessie = petite contenance). J’ouvre la porte et je pousse un cri. À mes pieds, s’agite Colin le cafard que j’ai dérangé dans ses occupations. Je déteste ce genre de bestioles. Ça court tellement vite qu’il faut avoir des nerfs d’acier.

 

Monsieur 3xrien et le Nain, attirés par mon cri, viennent constater les dégâts. Je referme rapidement la porte, me jette vers la cuisine, attrape la bombe tue-cafard et je reviens vers les lieux du crime. Notez qu’à ce moment là, Monsieur 3xrien est légèrement verdâtre. Il est pire que moi dans le domaine des petites créatures sauvages. Il est incapable de faire face à un escargot, alors un cafard, pensez donc !

 

Mais, et c'est tout à fait à son honneur, il reste quand même à côté au moment où j’ouvre à nouveau la porte, asperge la bestiole et contemple, satisfaite, l'objet de mon crime agoniser.

 

Sauf que… en regardant Colin se débattre avec les affres de la mort, je remarque pire encore. Au bas de ma porte d’Atelier qui jouxte les toilettes, semble avoir été abandonné sur le sol, un bout de cordelette. Sauf que… la cordelette se met à bouger et tente de se faufiler – avec succès – sous ma porte. Il faut se rendre à l’évidence, un serpent est entré chez moi.

 

Monsieur 3xrien entrouvre la porte de l’Atelier, recule avec effroi et prend la fuite… Colin, mort sous sa chaussette ! Le pauvre Colin n’a pas eu le temps de terminer son acte de décès. Il a rendu l’âme, écrasé par le poids de l’Homme. Et quand on sait combien ce dernier a pu se goinfrer pendant le confinement, ce n’est pas une mort glorieuse.

 

Que faire ? Sammy snake n’est pas une grosse affaire, j’ai même l’impression que c’est un bébé. On dirait un gros lombric. Mais un bébé quoi ? Et surtout, où est sa maman ? Comment a t-il pu arriver jusqu’à mon Atelier ?

 

L’Homme m’accuse immédiatement de négligence et d’avoir laissé la porte de la cuisine grande ouverte sur la jungle contiguë. C’est ça, lâche toi sur les autres, enfonce-moi !

 

Comme Sammy n’a pas l’air ultra féroce, j’envoie l’Homme me chercher un récipient en plastique et une baguette chinoise. C’est comme ça qu’on attrape les scorpions chez nous en France, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas avec Sammy.

 

Armée de mon récipient et de ma baguette, je tente de freiner Sammy dans son avancée vers mes étagères où, s’il venait à s’y glisser, serait perdu à jamais.

 

Le fourbe change d’avis, fait demi tour et va se refugier dans le cadre de la porte. Je tente vainement de l’en déloger mais il disparaît inexorablement dans les fissures du mur. C’est fichu !

 

Nous sommes allés nous coucher bredouilles, laissant la porte de l’Atelier ouverte au cas où un des félins inutiles de cette famille serait disposé à se mettre en chasse.

 

Le lendemain matin, lorsque je me suis levée, j’ai trouvé toutes les lumières allumées dans le couloir. Monsieur 3xrien s’était réveillé avant moi et prudemment regardait où il mettait les pieds. Notez également que nous marchons toujours pieds nus sous les Tropiques. Je pense que l’expérience traumatique avec Colin lui avait laissé des séquelles et qu’il n’avait pas envie de recommencer avec Sammy.

 

Depuis, plus aucune trace de Sammy. Nous l’avons cherché, avons tapoté toutes les plinthes, avons frappé dans nos mains, avons tapé des pieds… rien. Silence complet. J’espère simplement qu’il ne s’est pas refugié dans une de mes caisses de tissu et qu’un jour, je le retrouverais lové dans ma soie chinoise. Plusieurs fois sa taille !!!

 

Gros plan sur Sammy

Gros plan sur Sammy

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2020-06-07T23:56:00+02:00

L’été, c’est chez nous !

Publié par Fille Ainée

Qui a envie de partir en vacances ? Qui veut tout lâcher et s’évader ? Qui a envie de soleil, de cigales et de se noyer dans le rosé ?

 

Nous aimerions bien rentrer chez nous, cet été, mais malheureusement, on peut point ! Nous sommes coincés comme un doigt dans une porte. « N’y pensez même pas », a annonce l’ambassade. « Très mauvaise idée de vouloir retourner à ses sources cet été ! ». Alors même si nous sommes légèrement déconfinés mais surtout déconfits, il faut s’en faire une raison et se dire qu’il y a pire que de passer l’été sous le soleil des Tropiques. Je demanderai à Monsieur 3xrien de me faire la cigale !

 

Par contre, si vous, vous avez envie de vous changer les idées, vous cherchez une petite location de vacances sympa, tenue par des proprios très propres sur eux et surtout désirez découvrir une région magnifique, les 3xrien se feront un plaisir de vous accueillir. Oui, ça on peut le faire !

 

Notre projet de location de vacances, dont je vous avais parlé il y a quelques temps, s’est finalement concrétisé et grâce à une main d’œuvre ultra locale et hyper efficace (Moutie et Monsieur Moutie ont donné d’eux-mêmes et plus encore), nous avons réussi, à distance, à terminer nos aménagements.

 

La maison est pleine de charme et si ses murs pouvaient parler, ils vous en raconteraient des vertes et des pas mûres. Que d’histoires rocambolesques ! Pensez-vous, elle est debout depuis 1579.


 

L’été, c’est chez nous !

Vous pouvez soit venir en famille – nous pouvons accueillir jusqu'à 8 personnes -  soit en couple. Même pas besoin de venir en amoureux, il y a suffisamment de lits pour tout le monde. Donc du coup, si l’Homme vous agace parce qu’il ronfle trop, vous pouvez toujours aller trouver le repos ailleurs. Et même dormir à la belle étoile sur la terrasse ! Vous vous retrouverez le matin pour le petit déjeuner l’air aussi épanoui qu’une rose en bouton ;-) ! Prête pour de nouvelles aventures dans la garrigue.


 

 

L’été, c’est chez nous !

La maison est tout confort ; nous avons tout prévu !

L’été, c’est chez nous !
L’été, c’est chez nous !
L’été, c’est chez nous !
L’été, c’est chez nous !

Quant à l’accueil, il est hors pair. Notre main d’œuvre locale s’est également portée volontaire pour accueillir nos invités pendant notre absence. Et ils s’en réjouissent.

 

Si vous désirez partir quelques jours en juillet, en août ou encore au mois de septembre, cliquez LA pour réserver et en voir davantage. Et en attendant de pouvoir vous rencontrer « pour de vrai », nous serons ravis de vous accueillir chez nous. Allez, lâchez-vous !

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2020-05-07T23:10:00+02:00

Quelle Saga !

Publié par Fille Ainée

Nous avons été partiellement déconfinés lundi dernier. Imaginez le dilemme : ce n’est pas parce que nous avons le droit de faire un peu de sport en extérieur en s’évitant les uns les autres que ce petit virus purulent a pour autant cessé d’exister ! Je le soupçonne de se cacher aux coins des rues et de nous observer d’un air goguenard en se disant qu’il nous aura un jour bientôt tous !

 

En attendant, je suis sortie !! Oui, j’ai gouté l’air frais et humide sans masque. Parce qu’aller courir avec un masque par 34 degrés c’est faire preuve d’abnégation de soi.

 

J’ai rencontré quelques personnes qui se sont empressées de changer de trottoir en me voyant arriver. Ça donne vraiment l’impression d’avoir la peste.

 

Je ne suis pas allée bien loin mais je suis surtout allée voir mon Cardinalier. Les feuilles mais surtout les tiges et les racines de cet arbre sont utilisées pour faire des tisanes contre la toux. Les tiges, quand on les mâche, ont goût de réglisse. Ce n’est pas tant l’arbre en lui-même qui m’intéresse, ce sont surtout ses graines, les graines église.

 

Le Cardinalier est un arbre tropical de la famille des légumineuses. Ses graines (que l’on appelle Saga seeds en Briton) sont d’un rouge éclatant ! Cette couleur symbolise les pouvoirs ancestraux mais également le danger. Ici, elles servent à protéger les enfants du mauvais œil. Et vu combien j’en ai ramassé jusqu'à présent, je crois que nous sommes à l’abri pendant un certain temps.

 

Quelle Saga !

Ces graines corail sont les plus anciennes perles végétales du monde. Du fait de leur taille et poids remarquablement uniformes (environ 0,26g), elles étaient utilisées par les orfèvres asiatiques pour peser les métaux précieux.

 

La graine en elle-même est à l’intérieur d’une enveloppe, le tégument rouge, qui a pour but de la conserver le plus longtemps possible dans le sol pour qu’elle puisse germer lorsque les conditions environnementales sont les plus favorables. Toutes ces petites graines sont à l’intérieur d’une gousse comme celle-ci :

 

Quelle Saga !

Attention, ces graines ne sont pas à mettre entre les mains des enfants car elles sont extrêmement toxiques. Elles contiennent de l’abrine mais encore faudrait-il pouvoir les ouvrir. Pour s’en servir comme arme fatale, il faut qu’elles soient absorbées broyées et comme le tégument rouge est ultra difficile à percer, il faut vraiment en vouloir à quelqu’un.

 

Et je vous dis cela de source sûre car il y a quelques années, j’en avais laissé un bol sur notre table de salon et mais celles-ci disparaissaient régulièrement. Je me suis aperçue que c’était le félin qui se servait. On se serait cru à l’apéritif, dis donc ! Mais comme il les avalaient entières et qu’elles ressortaient entières, le félin a survécu. A quoi lui servaient-elles ?! Je crois que cet animal n’a pas toute sa tête.

Quelle Saga !

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2020-04-23T22:22:00+02:00

Dior, je t'adore

Publié par Fille Ainée

C’est en septembre 2017 que j’étais allée voir l’exposition Christian Dior, à Paris, au Musée des Arts Décoratifs. J’en avais alors pris plein les yeux !

 

Pour celles/ceux qui n’ont pas pu s’y rendre (ou qui, comme moi, veulent s'y replonger), ce musée met en ligne cette exposition illustrant 70 ans de Haute Couture.

 

Installez-vous confortablement, ouvrez grandes vos mirettes et regardez la vidéo ci-dessous.

 

Bon week-end !

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2020-04-01T03:24:47+02:00

Descendons au jardin

Publié par Fille Ainée

Lundi, Moutie vous invitait à voyager autour de son jardin et déclarait « pas moyen de vous emmener à l’autre bout du monde ». Mais Moutie tu dérailles, j’y suis moi ! Du coup, j’ai trouvé que c’était une très belle idée. Et sans intention aucune de lui faire de l’ombre (sinon ses salades ne pousseraient plus), je vous emmène dans le mien. Ce n’est, évidement, pas le même type de végétation. Dame Nature l’arrose abondamment presque tous les après-midis et nos températures tropicales favorisent la pousse !

 

Vous me suivez ?

 

Je vous montre d’abord ce dont je suis la plus fière : mon ananas !! Et si tout va bien, peut-être pourrais-je enfin le goûter celui-là. Le premier a poussé par hasard, ou du moins c’est le locataire précèdent qui avait dû le planter mais comme je vais rarement dans le fond du jardin (Nadine, y’a des bébêtes), je suis tombée dessus par hasard mais trop tard, il avait moisi sur pied. Du coup, après de longues recherches, je réalise que c’est trop facile de faire des boutures. Il suffit simplement de couper le haut du fruit, de le planter dans la terre, puis d’attendre, attendre, attendre et voilà… bébé ananas pointe son nez.


 

Descendons au jardin

Mon deuxième est parti dans le ventre d’un singe. Pas sympa ! Depuis, j’ai appris que pour défendre mon fruit, il fallait réunir les extrémités des feuilles avec un élastique pour empêcher les intrusions animalières et ainsi former une sorte de cage naturelle. Comme le singe a disparu, j’ai laissé sa liberté à mon ananas et je guette le moment propice.

Descendons au jardin

Mes arbres préférés : les frangipaniers. Si je pouvais, je les collectionnerais tous. Et ici, ils poussent comme des mauvaises herbes. Pour les replanter, il suffit de repérer la couleur de votre choix, de casser discrètement une branche (attention sans fleur, juste des feuilles) et vous la plantez directement dans le sol. Et votre bouture se débrouille comme une grande.

 

Ce rouge là vient de l’arbre des voisins. Celui qui dépasse du mur. J’ai quand même attendu la nuit tombée pour en prélever un échantillon.

Descendons au jardin

Ce rose là languissait autour d’une piscine à Penang. Nous étions en vacances avec les Nains et je leur ai dit « gardez l’œil au cas où ! ». Sur la pointe des pieds, j’ai approché l’objet de mon larcin, repéré la branche à ma portée (j’suis pas Tarzan quand même), et d’un geste net et précis, cassé le morceau convoité.

 

Descendons au jardin

Seulement au moment de me retourner, je constate que la camera de sécurité est pointée droit sur moi ! Les Nains ont pris la fuite, et moi, d’un air très naturel, je suis retournée sur ma chaise longue comme si de rien n’était, la branche sous le bras. Sympa les Nains !

Descendons au jardin

Cet irisé provient d’une balade derrière chez nous. Les arbres avaient été coupés et du coup, je n’ai eu qu’à me baisser pour récupérer ma bouture.

Descendons au jardin

Mais de toutes les fleurs de frangipanier, celles que je préfère, ce sont les blanches. Leur parfum vous font perdre la tête. Malheureusement, mon arbre (légitime celui-là !) n’est pas en fleur en ce moment.

Une plante qui s’apparente à celle du frangipanier, le Cambodia. Pour les experts : plumeria rubra. Je n’ai jamais compris si cette plante avait besoin d’eau ou pas, de soleil ou pas, mais du coup, même négligée, elle me donne de magnifiques fleurs comme celle-ci :

Descendons au jardin
Descendons au jardin

Nous avons plusieurs petits bassins avec des nénuphars. Je vais peut-être les rebaptiser des lupanars vu le nombre de grenouilles qui viennent y pondre leurs œufs. Il s’en passe des choses la nuit dans mon jardin !

Descendons au jardin

Ceci est une fleur de jasmin. Les blanches ne sentent rien malheureusement. Mais notre voisine, au bout de la rue, les cueille tous les matins pour les déposer au temple.  

Descendons au jardin

Je préfère la version en couleur qui sent divinement bon le matin avec la rosée.

Descendons au jardin

La fleur symbole de la Malaisie : la fleur d'hibiscus.

Descendons au jardin

Dans le langage des fleurs, l’hibiscus est la fleur de l’amour. Ses vertus médicinales sont nombreuses. Cependant, je ne suis pas certaine qu’elle puisse nous être d’un grand secours en ce moment !

Descendons au jardin

Une fleur qui pousse comme du chiendent : le gingembre. Les Japonais la font mariner et la dégustent avec le sushi.

Descendons au jardin

Je n'ai jamais essayé !

Descendons au jardin

Mes dernières fleurs du jardin sont des oiseaux de paradis. Là encore, je les regarde simplement pousser car elles ne demandent aucun entretien.

 

 

Descendons au jardin
Descendons au jardin

La nature est quand même bien faite non ?

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2020-03-30T04:16:07+02:00

Maintenant tous les maris peuvent faire les courses

Publié par Fille Ainée

Le temps est un peu maussade ce matin. Idéal pour rester à la maison et lire un bon bouquin… 😋 c’était une petite blagounette bien sûr.

 

Allez, nous entamons cette troisième semaine de confinement dans la joie et la bonne humeur et aujourd’hui, je vous ponds un petit article plein d’humour.

 

Depuis que le Senior Minister a annoncé il y a quelques jours que seul le chef de famille est autorisé à sortir faire les courses, on voit de plus en plus d’hommes dans les rayons des supermarchés.

 

Notez qu’aucune définition précise à ce terme de « chef » n’a été donnée ce qui fait que dans certaines familles, ça peut créer une certaine confusion et peut-être aussi entraîner de sérieuses remises en question.

 

Je pense donc que cette soudaine abondance de mâles dans les rayons est indéniablement une volonté de réaffirmer leur virilité pour certains ou de renforcer leur position dans le cocon familial pour d’autres. A moins que ce ne soit juste une stratégie minable pour échapper à l'enfer impitoyable du milieu carcéral familial ? 

 

Depuis le début de cette nouvelle tendance, les courses tournent souvent à une gigantesque chasse au trésor pour le plus grand plaisir des spectatrices comme moi.

 

L’Homme en mission "courses" en souvent vu errant comme une âme en peine, accroché à son téléphone, au bout duquel une Chargée des Affaires Domestiques tente en vain de le guider à distance. « Tu préfères quelle marque ? », « les algues japonaises, tu es sûre que tu les veux vertes ? (note à ce mari perdu : une algue est TOUJOURS verte). Ah, tu veux dire grillées » (Monsieur dur d’oreille avait confondu « green » avec « grilled »).

 

Et tandis que je me bidonne seule dans ma distance de sécurité, je remarque également que le mari perdu est très souvent accompagné d’un employé du magasin, à moins que ce ne soit le mari qui le suive à la trace telle une âme perdue.

 

Le regard paniqué, la sueur au front, le chef de famille est au bord de la dépression et reconsidère sérieusement ce titre qu’il s’est lui-même accordé, il n’y a même pas quelques heures, en franchissant d’un pas décidé le seuil de sa porte. Car là, face aux 42 variétés de choux et 20 marques de beurre, il regrette !

 

Je ne dois pas être la seule à avoir remarqué ce comportement et heureusement, le supermarché Tesco vient de publier un guide de courses pour maris dépressifs perdus. Extra ! Quelle belle initiative qui devrait en sauver plus d’un ! Mais du coup, moi, je vais moins rire.

 

Maintenant tous les maris peuvent faire les courses
Maintenant tous les maris peuvent faire les courses
Maintenant tous les maris peuvent faire les courses
Maintenant tous les maris peuvent faire les courses
Maintenant tous les maris peuvent faire les courses

Allez les filles, c’est qui le Chef réellement ?

 

Je vous souhaite une très bonne semaine et on tient le coup !

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2020-03-28T07:07:39+01:00

Tout est dans le regard

Publié par Fille Ainée

Ce matin, expédition remplissage de frigo en duo. Rassurez-vous, nous avons gardé nos distances, nous nous sommes déplacés à deux voitures (pas très sympa pour la planète mais plus sage pour passer le barrage de police) et nous nous sommes répartis la tâche pour aller plus vite.

 

D’abord, faire la queue en gardant ses distances. Je ne suis jamais allée aussi loin pour entrer dans un supermarché et je n’ai jamais attendu aussi longtemps. 45 minutes pour avoir le privilège de pousser mon chariot. Monsieur 3xrien faisait la queue devant moi en prétendant ne pas me connaître. L’impudent ! Le gouvernement malaisien préfère en effet que ce soit le chef de famille qui aille faire les courses. Et je crois que l’Homme prend son rôle un peu trop au sérieux. Sauf qu’au moment de remplir le chariot, on n’aurait pas été dans la mouise !

 

Ensuite, juste avant de rentrer, on se désinfecte les mains et on passe des gants en plastique. Je peux maintenant vous parler d’un sujet fascinant : la sudation des doigts! Si j’avais été prévenue, j’aurais pu m’étaler un masque avant d’enfiler ses engins de torture mais hélas… Ce n’est que partie remise.

 

Petite anecdote à ce sujet, essayez un peu d’ouvrir vos sachets en plastique pour acheter vos fruits et légumes ! En temps normal, j’essaye de ne pas les utiliser mais pour certains produits, ils sont nécessaires. Et bien vous en passez un temps ! Donc ceux qui portent des gants en latex ouvrent les sachets de ceux qui suent des doigts. Parce que plastique contre plastique, qu’est ce que ca glisse et vous allez passer un moment à trouver l’ouverture. Il y a certainement un débouché là-dedans !

 

L’Homme est ensuite partie à toute vitesse remplir son chariot d’eau, de bière et de vin. Je peux vous dire qu’on va pouvoir tenir un siège. Je ne vais peut-être pas écrire très droit ces prochains jours par contre, s'il n'y avait eu que lui, on aurait crevé de faim !

 

Vous vous imaginez bien que toute cette gymnastique ne s’est pas déroulée sans masque. Comme il est, de nos jours, impossible d’en trouver dans les pharmacies, j’ai décidé de coudre les nôtres. Cela a eu l’avantage de m’occuper un moment et de m’amuser.

 

Le patron que j’ai utilisé est celui qui circule en ce moment sur le Net et que vous trouverez ICI gratuitement bien entendu. Attention, je le trouve un peu grand et je vous conseille simplement de ne pas rajouter le centimètre de couture préconisé. Et puis si vous portez des lunettes, c’est encore pire car elles vont s’embuer.

 

 

 

Tout est dans le regard

Comme je n’avais pas de molleton très fin, il a fallu faire avec les moyens du bord. Nos masques sont donc épais et rien, je dis rien, ne les traverse. Celui de Monsieur 3xrien a été entièrement dessiné par ses soins. Je me suis contentée de le broder à la machine et d’assembler les différentes pièces. Le mien est plus sage sauf que je ressemble à Kermit La Grenouille avec les oreilles décollées. 

Tout est dans le regard

Il ne nous reste plus qu’à apprendre à sourire avec les yeux.

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2020-03-17T23:14:00+01:00

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

Publié par Fille Ainée

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à se précipiter sur le papier Q ? Ce Covid serait-il une épidémie de diarrhée aigüe ? Engendrerait-il la peur de manquer ?

 

Déjà la semaine dernière, en allant faire les courses, j’avais trouvé ça très suspect cette pénurie. Chez les 3xrien, on aime le confort sur la tinette. Cet ultra moelleux 3 épaisseurs, cette douceur qui vous caresse les petites choses quand vous finissez votre excursion au petit coin. Et bien voilà que mon 3 épaisseurs avait disparu pour être remplacé par une marque hyper coûteuse qui, pour arriver sur nos rayons, avait sûrement dû faire un aller-retour sur la lune vu le prix exorbitant auquel il était vendu. Et puis, à côté, il y avait cet ersatz de papier, ce truc dont personne ne voulait vu la tronche qu’il tirait dans son emballage. Un faux 3 plis qui dès qu’on le déroule perd toutes ses feuilles et vous laisse une impression de moiteur suspecte sur les doigts après l’essuyage.

 

Je sens donc qu’il est temps d’aborder le sujet épineux de l’hygiène des petits coins vu la conjoncture du moment. En plus, ça déridera peut-être les plus anxieux/ses.

 

Admettez tout de même que tout ce papier toilette n’est pas très écologique. Surtout chez ceux qui éprouvent le besoin d’empiler les feuillets ou encore d’en faire une petite boule qui, au final, bouche les évacuations et créent davantage de problèmes mais fait le régal des plombiers.

 

Après quelques recherches sur le Net pour savoir combien de rouleaux sont consommés par an, je tombe sur une étude qui m’indique qu’un français utilise en moyenne 100 rouleaux ! Oh pétard !! On peut espérer qu’il s’agit d’un français en bonne santé et pas un aux boyaux fragiles. Chaque jour, l’équivalent de 27 000 arbres serait utilisé pour fabriquer du papier hygiénique ou ménager. Ca donne à réfléchir. 

 

Cependant, il est intéressant de constater que près de la moitié de la planète n’utilise pas de papier toilette, c’est une habitude de pays riche. Et bien nous y voilà ! Elle est là la solution pour éviter de se battre dans les rayons pour le dernier rouleau de papier Q. En 2003, les Nains et moi avions traversé la période difficile du SRAS à Hong Kong. Mais la question du papier tinette ne s'était jamais posée. Par contre, on ressemblait tous au vengeur masqué !

 

Sous nos Tropiques, toutes les salles de bain sont équipées de douchette pour se rincer. Cela m’a beaucoup fait rire au début. Surtout le jour où, dans un hôtel, j’ai appuyé sur un bouton pour savoir à quoi il servait, et, comme je n’étais pas assise à ce moment là, c’est le devant de ma robe qui a reçu le jet d’eau ! J’ai mis un moment à sécher ! Je pense qu’il convient de s’entraîner.

 

Pour illustrer mon propos, j’ai pris un de nos sièges royaux en photo.

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

Vous voyez ce petit tuyau sur le côté ? C’est l’arme fatale. La réponse idéale au Covid-19 et sa pénurie de papier tinette. Par contre, si je dois m’y mettre, il va peut-etre falloir que j'apprenne à viser juste !

 

Nos déjeuners entre copines sont, de ce fait, très animés, c’est le moins qu’on puisse dire. Le sujet de conversation étant, bien entendu, la « toilet étiquette ». La question existentielle restant bien évidemment le « comment conclure cette opération douchette ? ». Faut-il s’essuyer pour éviter de goutter ou attendre patiemment de sécher naturellement ?

 

Il semblerait que les avis soient partagés. A quoi cela peut-il servir si en plus de consommer de l’eau, on consomme ce papier que l’on veut éviter à tout prix ? Et si, pour remplacer le feuillet, on se servait d’une lingette en tissu ? Mais dans ce cas, est-elle réutilisable (oui Mesdames, la question a été abordée !!) et dans ce cas combien de fois (cette pensée m’horrifie mais elle a eu le mérite de nous faire glousser de rire et dans un contexte comme celui-ci, une bonne bouffée de rire ne fait de mal à personne) ou doit-on la limiter à un usage unique et surtout ne pas la partager.

 

Au final, c’est une question de confort personnel. Mais peut-être également de souplesse !

 

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

En attendant, ça va être chaud la semaine prochaine vu l’état des rayons. Cette frugalité va sans doute nous conduire au rationnement ou à un boot camp intensif pour apprendre à viser juste.

 

 

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

Allez les filles, on se tient les coudes, croisez les jambes et surtout évitez de manger trop épicé !

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2020-02-12T04:52:00+01:00

Il s’en bat les coui…

Publié par Fille Ainée

Cet article est un exutoire à ma colère, ma frustration et je suis certaine qu’à la fin, j’aurais trouvé mon Nirvana.

 

La raison pour laquelle je suis toujours dans ma Provence Natale est que nous faisons encore et toujours des travaux. Comme il est maintenant devenu une évidence que si nous ne sommes pas sur place, les artisans ne se déplacent pas ou viennent sur le chantier au dernier moment et bâclent la chose, il est essentiel que je sois là pour mettre la pression.

 

Nos maçons avaient déjà réalisé de gros travaux de rénovation il y a deux ans et nous étions enchantés du résultat final. Cette première expérience s’était très bien déroulée. Les travaux avaient été effectués dans les temps et nous n’avions pas eu à nous plaindre. Cette année, ça ressemble à la Foire de Paris !

 

La familiarité avec laquelle ils se comportent maintenant à mon égard indique qu’ils se sentent chez eux, en terrain conquis. Et le fait que je sois seule à la maison les pousse à faire preuve d’un grand manque de manières que j’ai du mal à tolérer. On dirait de grands gamins mal élevés.

 

Comme je suis souvent absente, je leur ai confié les clés. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il faille en faire usage comme si la maison leur appartenait.

 

Le chef de ce chantier, que nous appellerons Maçon A pour plus de facilité, est incapable de frapper. Du moins à une porte. Et encore moins si je suis à l’intérieur de la pièce et que de surcroit, il me voit à travers la vitre. Cela doit lui sembler d’une évidence évidente que j’ai des yeux derrière la tête et que je dois sentir sa présence alors qu’il est sur le point d’entrer.

 

La première fois, j’ai bien failli sortir de mon corps lorsque d’une main lourde, il a poussé la porte. Et lorsque d’un air horrifié, mon regard s’est posé sur ses chaussures de sureté pleines de boue qu’il traînait dans mon Atelier tout propre, il est parti d’un grand fou rire. Maçon A, tu viens, sans t’en rendre compte, de signer ton arrêt de mort !

 

Je m’étais bien jurée, cette année, de rester discrète et de les laisser travailler. Parce que, figurez-vous - Moutie m’ayant très bien élevée - j’avais pris l’habitude la première année, d’aller les saluer à leur arrivée et de leur proposer un café. Et un matin, cette politesse m’a valu une douche froide. J’ai surpris Maçon B en train de se moquer de moi en montant ses moellons. On se serait cru à la maternelle !

 

Forte de cette expérience déplaisante, je m’efforce donc, cette année, de me trouver des activités à l’écart du chantier. Sauf que… ce n’est pas toujours évident ! Comme ce matin où, sortant de la douche dans mon plus simple appareil, j’ouvre la porte de mon dressing pour me trouver presque nez à nez avec Maçon A. La moutarde m’est montée au nez et je suis alors partie à la charge, en peignoir cette fois-ci, les cheveux mouillés. L’homme a eu l’air très bête et, depuis, entre dans la maison en beuglant pour manifester sa présence.

 

Ces travaux ne devaient pas durer plus de deux semaines sauf que plus le temps passe et moins j’en vois le bout. Mais je pense en avoir trouvé la raison. Maçons A & B débarquent à midi le lundi, énervés car ils se sont trouvés coincés dans les embouteillages, m’appellent pour me dire qu’ils sont arrivés mais qu’ils vont aller prendre le temps de déjeuner au café du village. J’en reste perplexe ! Si ça avait été mon cas, je me serais contentée d’un sandwich à la va-vite. Et bien non, pause déjeuner oblige, les voilà qui débarquent à 14 heures pour repartir à 16 heures acheter des matériaux. À ce rythme là, je me félicite de ne pas les payer à la journée.

 

Nos maçons arrivent en général les mains vides et vont se servir dans l’atelier de Monsieur 3xrien. C’est ainsi que j’ai vu passer nos gaines électriques, ma tronçonneuse, notre escabeau qui depuis se cache sous une couche d’enduit qui va prendre des heures à nettoyer, un niveau, et j’en oublie… Ca rentre et ça sort et je vois passer avec horreur des outils tous neufs que Monsieur 3xrien n’a même pas encore utilisés. Le week-end dernier, j’ai mis un stop à ce trafic en verrouillant l’atelier et en perdant la clé. Du coup, ils sont passés chez le voisin, qui le pauvre, n’était pas prévenu.

 

Pour clore cet article en beauté, il faut absolument que je vous raconte cette fameuse après-midi, la semaine dernière. Maçons A & B prennent régulièrement leur déjeuner au café du coin qui, saisissant l’opportunité, s’est mis à offrir des menus ouvriers… malheureusement très arrosés ! Déjà que cela n’est pas très rassurant de constater que nos maçons tètent bien le cubi de rosé sur le chantier (mis au frais avec la bouteille de rouge dans un seau d’eau), il leur faut également descendre la bouteille pendant le repas. C’est en réalisant tout cela, que je me suis mise à douter de la qualité du travail exécuté les après-midis. Je ne suis maintenant plus trop certaine que mon plan de travail est vraiment plan ! Mais pour m’en assurer, encore faudrait-il que je retrouve mon niveau !

 

Pour en revenir donc à cette fameuse pause déjeuner, jeudi dernier, j’ai été très surprise d’entendre ce grand silence, qui d’habitude indique le départ des maçons, vers onze heures. La boum boum box qui diffusait, tous les jours, radio je ne sais pas quoi, s’était soudain tue. « Si tôt ? » fut ma première pensée ! Et là, je les observe, de loin, assis à notre table de jardin, en train de prendre l’apéritif. À midi, les rats maçons quittent le navire et je ne vois plus personne jusqu’à 15 heures. Mais dans quel état rentrent-ils ?!?

 

Maçon A, l’œil vitreux, m’annonce que, comme ils ne comptent pas revenir la semaine suivante, ils sont allés dire au revoir aux propriétaires du café et ont ouvert une bouteille. Plutôt deux si j’en crois la couleur violacée de son nez. Je ne dis rien. Ils prétendent, tous les deux s’agiter sur un reste de chantier, rangent leurs outils et, pour se faire pardonner, m’invitent à terminer, avec eux, le cubi alors qu’ils sont déjà complètement pochetronnés.

 

Quelques heures plus tard, non seulement ce cubi est vide mais ils ont entamé le mien. Oui, vous avez bien lu. Une fois la poche vide, voilà que Maçon A me demande si j’ai une bouteille au frais. J’en reste sans voix. Maintenant avec le recul, je trouve des tas de reparties cinglantes mais sur le coup, je n’ai rien trouvé à protester. C’est ainsi que j’ai laissé, entre leurs mains, mon propre cubi qu’ils ont alors entrepris de démolir.

 

Le plus gênant dans l’histoire est que, fortement imbibé, Macon B s’est alors mis à pleurer en me parlant de ses déboires conjugaux et que Maçon A n’a cessé de me répéter qu’il s’en tapait les coui…. J’aurais franchement préféré qu’il laisse cette partie de son anatomie tranquille et quitte les lieux.

 

Ce qu’ils ont fait au volant de leur camion. En reculant, j’ai cru qu’ils allaient emporter la piscine hors sol et j’ai croisé les doigts très fort pour qu’ils n’enlèvent pas, au passage, le portail tout neuf.

 

En partant, sûrs d'eux, ils m’ont dit « à l’année prochaine » mais, voyez-vous - si j'en avais eu une paire - j'aurais aimé leur répondre "franchement, je m’en bats les coui…. de vous revoir !"

 

 

 

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