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Articles avec #au fil des pages catégorie

2017-03-13T09:26:45+01:00

Le couple d'à côté

Publié par Fille Ainée
Le couple d'à côté

Cauchemar ou manipulation ?

 

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, seulement ces derniers de veulent pas de Cora, leur bébé de six mois et la baby-sitter leur fait faux bond. Que faire ? Le choix est vite fait. Anne et Marco décident de ne pas renoncer à leur soirée. Cora dort à poings fermés et ils ne sont qu’à quelques mètres. Que peut-il arriver ? Toutes les demi-heures, l’un ou l’autre va vérifier que tout va bien. Pourtant quand à une heure déjà avancée, le couple regagne son domicile, c’est un berceau vide qui les attend.

Désespérés mais aussi dépassés, les jeunes parents attirent les soupçons de la police : Anne en dépression depuis son accouchement, Marco au bord de la ruine, les victimes ont soudain des allures de coupables. Dans cette sombre histoire, chacun semble dissimuler derrière une image lisse et parfaite de terribles secrets. L’heure de la révélation a sonné…

« Le couple d’à côté » est un magnifique thriller, un roman à suspense que j’ai eu du mal à ne pas dévorer d’un seul coup.

L’intrigue peut sembler assez banale et la première partie du roman est assez classique - on suit le déroulement de l’enquête avec un inspecteur de police - mais c’est à partir de la moitié que tout s’accélère et là, on tourne les pages sans pouvoir s’arrêter. Une lecture addictive que je recommande vivement. 

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2017-03-06T07:32:10+01:00

L'improbabilité de l'amour

Publié par Fille Ainée

Non, ce n'est pas moi qui ai inventé un truc pareil mais c'est un livre d'Hannah Rothschild !

L'improbabilité de l'amour

 Le jour où Annie McDee, jeune cuisinière sans le sou, débarque dans la boutique crasseuse d'un antiquaire, à la recherche d'un cadeau pour son petit-ami, elle ne se doute pas que, d'une, son petit-ami va la plaquer, et que de deux,  la toile poussiéreuse qu'elle vient d'acquérir scellera à jamais son destin. 


Car ce qu'Annie transporte dans un sac en plastique n'est pas une vague croute. C'est un chef-d'œuvre mythique du XVIIIe siècle, une toile réalisée par le maître français Antoine Watteau ; un tableau intitulé L'Improbabilité de l'amour
 

Interpellée par la beauté du tableau, Annie s'interroge : que tient-elle réellement entre ses mains ? Aidée de Jesse, un jeune guide passionné, et d'une spécialiste de Watteau, la modeste cuisinière au cœur tendre entreprend de découvrir la secrète et terrible histoire de cette toile. Et se retrouve catapultée dans les arcanes du monde de l'art... 
 

C’est parce que je venais tout juste de regarder “ La Femme au tableau ” qui traite du sujet épineux de la restitution des tableaux après la seconde guerre mondiale que j’ai été tentée par ce roman.

 

Intelligent, documenté, peut-être un peu trop long vers le milieu, mais très riche en informations et en intrigues de toutes sortes, ce roman est loin d’être ennuyeux. On en apprend beaucoup sur le monde de l’art et ses coulisses, ainsi que sur la vie de l’artiste.

 

J’ai particulièrement aimé les chapitres au cours desquels le tableau lui-même s'adresse au lecteur pour lui confier son histoire, ses émotions, ses peurs, ses réflexions sur l'art et la beauté.

 

Je vous recommande donc chaudement cette lecture et le film d’ailleurs même si ce dernier n’a aucun lien avec le livre ! Passionnés de l’art, n’hésitez pas.

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2017-01-20T08:11:07+01:00

Miniaturiste

Publié par Fille Ainée
Miniaturiste

Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre, à Amsterdam, son mari Johannes Brandt. Elle ne l’a rencontré qu’une seule fois et c’est la sœur de ce dernier, restée célibataire, qui a organisé cette union. Homme d’âge mûr, Johannes est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Mais le soir de son arrivée à Amsterdam, Johannes néglige sa jeune épouse.

 

En guise de cadeau de mariage, il lui offre une maison de poupée, représentant leur propre intérieur. Ne sachant que faire pour occuper ses longues journées solitaires, la jeune fille entreprend de décorer cette maison de poupée grâce aux talents d’un miniaturiste. Une atmosphère étrange, frôlant le surnaturel se développe alors au fur et à mesure que les fascinantes créations de l’artisan font tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettent au jour de dangereux secrets.

 

L’auteure s’est inspirée d'une maison de poupée d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam pour nous livrer un premier roman restituant avec précision l’ambiance de la ville à la fin du XVIIe siècle. Intransigeance religieuse, rigueur morale, on étouffe dans cette atmosphère oppressante. Chuchotis, portes closes, personnages mystérieux, hypocrisie sont les maîtres mots de ce roman historique fort bien documenté.

 

Il est rare que j’achète le dernier livre en vogue, celui dont tout le monde parle. Je me méfie, en général, des best sellers mais j’ai été attirée tout d’abord par cette fiction historique qui nous transporte et nous fait découvrir les us et coutumes du XVIIème siècle au cœur des Pays-Bas. On se croirait littéralement transporté dans un tableau de Vermeer. De ce côté-là, le pari est totalement réussi. Par contre, le côté fantastique, surnaturel, qui, au final, n’apporte absolument rien au développement de l’action (à la limite cette maison de poupée, qui pourtant était le point de départ du roman, pourrait bien disparaître sans pour autant changer quoique ce soit !), la lenteur désespérante avec laquelle débute l’action (le premier rebondissement n’intervient qu’au bout de 200 pages), la révélation de secrets plus ou moins glauques ne m’ont véritablement pas conquise.

 

Par contre, si vous êtes intéressé(e) par l’Amsterdam austère du XVIIème siècle, vous allez vous régaler. 4 ans de recherches ont abouti à un roman fort bien documenté.

 

J'avoue que je suis restée sur ma faim car au final, qui est ce miniaturiste dont le roman porte le nom ? Le personnage reste flou, Nella passe son temps à lui courir après sans jamais réussir à l’attraper. On pourrait penser que Jessie Burton, en nous laissant le bec dans l’eau, prépare « Miniaturiste, le retour » histoire de relancer l’action et surtout la vente de son livre ! Bof !

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2016-08-29T08:24:51+02:00

Revisitons nos classiques

Publié par Fille Ainée

Monsieur 3xrien et deux jeunes Nains cabriolants sont rentrés au bercail pour la rentrée scolaire, nous laissant, Grand Nain et moi, profiter d’une superbe fin d’été en Provence. De leur départ sont venus tranquillité et silence (un peu pesant parfois) et avec mon Nain nous occupons nos journées à faire de grandes balades, siester et lire.

A côté du grand lavoir, il y a toujours une caisse de livres voyageurs et c’est avec un plaisir non dissimulé que, presque tous les jours, je fouille et farfouille pour redécouvrir les écrivains de ma jeunesse.

J’ai commencé mon été avec Paul Vialard, que je ne connaissais pas. Un roman très rapide à lire qui aurait bien pu très vite tourner fleur bleue si ce n’était une écriture magnifique. Une histoire simple, sincère.

Revisitons nos classiques

Flore et Lucien n’ont pas beaucoup d’argent mais ils s’aiment comme on s’aime depuis l’enfance, simplement, sans se poser de questions. La vie du bord de mer dans ce monde ouvrier a ses limites : de la place du village aux bords des falaises, en passant par la mine. C’est un petit village de France où la vie s’écoule paisiblement entre gens simples, habitués à peu mais profitant du bonheur ordinaire des gens qui savent savourer les petites choses, dans un monde rude.

Mais cette existence paisible va être bouleversée quand un inconnu arrive, un gars droit, franc, honnête.

La Maison sous la mer est un roman très daté mais qui respire le charme et l’authenticité. Je me serais cru, le temps d’une lecture, sur cette côte du Cotentin.

Puis ensuite, j’ai trouvé Bernard Clavel, un auteur dont je ne me lasserais jamais. Je croyais avoir presque tout lu de lui mais voilà que je découvre « Qui m’emporte ». Comment ai-je pu ne pas l’avoir lu ? Ou est-ce que l’on, par un curieux hasard, m’aurait gardé le meilleur pour la fin ?

Revisitons nos classiques

Léandre Brassac vit avec sa femme Marie dans un vieux manoir dont il a hérité.

Quittant parfois sa ferme et sa femme, il fait une virée à Lyon, la grande ville où il prend du bon temps, goûtant largement aux vins fins et aux belles filles. Dans ce milieu interlope, lui dont on dit volontiers qu'il est misanthrope et qu'il a un sale caractère, il aime se mettre en avant, jouer les grands seigneurs, c'est pour lui une respiration, un entracte dont il a besoin pour repartir d'un bon pied. Il revient souvent avec de ces chiens perdus sans collier dont il peuple sa ferme.

Mais cette fois-ci, c'est une fille qu'il ramène chez lui, une fille dont il ne sait au juste d'où elle sort après une nuit blanche de beuverie, une prostituée sans repère. Et elle aussi, comme les chiens, s'installe dans la demeure avec Brassac et sa femme. Une certaine complicité va naître entre ces trois êtres si différents.

Et j’ai gardé le plus beau pour la fin : « Le voyage du père ». Une gourmandise pour les yeux. Ce n’est plus un roman, c’est de la poésie !

Revisitons nos classiques

Dans un petit village du Jura, Noël approche. Chez les Quantins, on se prépare à la fête. Marie-Louise, leur fille, coiffeuse à Lyon, revient pour l'occasion. Mais ce matin le facteur frappe à la porte, apporte des nouvelles : Marie-Louise ne viendra pas.

La mère, Isabelle, se met en rogne et invective son mari, qui sous la pression de sa femme, se sent obligé d'aller à Lyon pour tenter de trouver une explication. Vingt ans qu'il n'y ait pas allé !

Mais à l'adresse indiquée, sa fille n'habite plus. On lui en donne une autre, mais elle n'est pas là. La concierge ajoute même que Marie-Louise ne rentre jamais avant le milieu de la nuit. Mais quel est ce métier de coiffeuse qui se termine si tard ?

Un roman où Bernard Clavel donne la part belle au monde rural : dur mais sain. Contrairement à la ville où pour lui tout est méprisable et malsain, où tout va trop vite, où les gens se croisent sans se regarder, sans se parler. Nous suivons les allées et retours de Quantin, aussi bien dans la ville à chercher sa fille que dans son esprit à remettre en doute son métier de coiffeuse.

Ce roman, c’est de la poésie pure ! Une description d’émotions où nous sommes sans arrêt balancés entre espoir et désespoir. Où est Marie-Louise ? Son père va t-il la retrouver ? « Le voyage du père », c’est en fait, l’ancêtre du thriller psychologique moderne. Il joue avec nos nerfs !

Dis Nadine, si après ça tu oses encore me parler de Bussi, je te dénonce au syndicat du mauvais goût pour lectures malsaines !

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2016-08-13T09:04:28+02:00

Petits bonheurs

Publié par Fille Ainée

Quel thème de la semaine ! Il y en a tellement, dans la vie, des petits plaisirs simples. Lequel choisir ?

Petits bonheurs

Imaginez une journée ensoleillée, une chaise longue à l’ombre vous tend les bras. Quel bonheur de passer quelques heures à s’évader avec un bon livre ! On oublie tout, le temps de quelques lignes.

Et qui d’autre que Philippe Delerm pour résumer les petits plaisirs de la vie. Je vous recommande vivement « La première gorgée de bière ». On s’y retrouve, on s’y sent terriblement bien. Il ne manque plus que la chaise longue ! A moins qu'il ne s'agisse d'un fauteuil confortable au coin de la cheminée, une journée lugubre d'hiver.

Petits bonheurs

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2016-08-05T06:46:20+02:00

Quand Arthur Pepper mène l'enquête

Publié par Fille Ainée
Quand Arthur Pepper mène l'enquête

Arthur Pepper, 69 ans, mène une vie très simple. Levé tous les matins à exactement 7h30, Il s’habille ensuite du même pantalon gris et d’un pull moutarde, boit son thé à heure précise, arrose sa fougère, Frederica, et sort dans le jardin pour faire du jardinage. C’est ainsi qu’il mène sa vie depuis que Miriam, son épouse, est décédée.

Mais le jour du premier anniversaire de la mort de Miriam quelque chose change. Alors qu’il trie ses vêtements afin de les donner à un organisme caritatif, Arthur trouve, caché dans une des bottes de son épouse, un bracelet à breloques qu’il ne lui a jamais vu porter. Le bijou est trop précieux pour appartenir à Miriam. Et pourtant !

L’épopée qui s’ensuit alors va mener Arthur de Londres à paris puis en Inde pour découvrir la vérité au sujet de ce bracelet et de la vie secrète que menait Miriam avant qu’il ne la rencontre.

Tendre et surprenant, ce livre m’a beaucoup touché. L’histoire d’un homme très attachant qui redécouvre sa femme après son décès : mais qui était-elle vraiment ? Une histoire pleine d’émotions qui traite de la peine et de la guérison et comment retrouver le courage, la générosité et la compassion, même quand tout semble perdu.

Sa parution en français est prévue pour fin septembre. Jetez-vous dessus dès que vous le pouvez ! Pour tous ceux et toutes celles qui ont adoré Vieux, râleur et suicidaire et La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry ! A lire sans modération.

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2016-07-05T05:19:42+02:00

Dans la fièvre du départ

Publié par Fille Ainée

Avant de prendre l'avion pour aller explorer Myanmar, je vous laisse avec une lecture.

Dans la fièvre du départ

Immigrée irlandaise courageuse et obstinée, arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s'intéresser à son cas, mais la cuisinière refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu'elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse, décident de l'envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté...

Malheureusement, l'histoire ne retiendra de Mary Mallon que son surnom "Mary Typhoïde" et de nos jours, en briton, l'expression Typhoid Mary désigne quelqu'un qui, consciemment ou non, répand quelque chose d'indésirable.

Mary Mallon n’était, à l’époque, pas le seul porteur sain de la fièvre typhoïde, mais elle a été le premier cas identifié comme tel aux Etats-Unis, au début du XXe siècle. Près de 400 personnes véhiculaient la maladie sans en présenter eux-mêmes les symptômes mais aucun n’a été confiné à l'isolement comme Mary. Et c’est ce qui fait de son cas, un cas unique.

Surnommée "la femme la plus dangereuse d'Amérique", sa notoriété a été renforcé par son déni de transmettre la maladie. En effet, Mary Mallon a toujours nié l'existence d'un lien entre son métier de cuisinière et les maladies chez ses employeurs.

Récit à la frontière entre fiction et biographie, ce roman historique est fort bien documenté et l'on apprend énormément sur la vie quotidienne à cette époque et sur l'histoire de la médecine. On se retrouve plongé dans le New-York du début du XXe siècle, avec la puanteur de la ville, la saleté des trottoirs jonchés d'ordures, la fumée des usines, les marchands ambulants à chaque coin de rue, les immeubles sans aération pour accueillir des milliers de migrants.

J’ai personnellement beaucoup aimé ce livre et je vous le recommande.

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2016-06-24T01:38:22+02:00

Un avion sans elle

Publié par Fille Ainée

Grosse déception pour ce roman dont l’intrigue semblait être, d’un premier abord, très prometteuse. Tous les ingrédients y sont : un crash aérien, des victimes à foison, un bébé rescapé, deux familles rivales le revendiquant – l’une riche, l’autre pauvre, un combat juridique qui traîne en longueur pour décider qui en aura la garde (alors que dès la première page, on n’a qu’une envie, c’est de crier « et les tests ADN, c’est fait pour les chiens ? » mais dans ce cas, ce bouquin n’aurait jamais eu lieu). Mais finalement, il n’y a, dans ce roman, que le titre qui accroche bien !

Un avion sans elle

C’est moyen, même plus que moyen, et à moins d’être coincée sur une plage des Tropiques à 100 kms du libraire le plus proche, n'y pensez même pas ! Je préfère encore me faire bouffer par les méduses ! Aucun style, c’est long. Si vous voulez vous épargner 500 pages d’agacements, rendez-vous page 540 où vous découvrirez, enfin, cette incroyable révélation évoquée page 22 à la Une d’un grand quotidien ! Vous éviterez ainsi des personnages sans substance qui m’ont tapés sur le nerfs dès les premières pages. On patauge dans les clichés, le romantico fleur bleue, c’est un gâchis infâme. Sans oublier de mentionner les évocations lubriques totalement inutiles d’un auteur à l’esprit mal tourné.

Je ne connaissais pas Michel Bussi mais après cette hécatombe, je suis allée me renseigner. Pas déçue ! Encore un de ces écrivains alimentaires qui crachent un roman par an. Et quand on sait qu’il est placé troisième au classement des auteurs qui vendent le plus d’ouvrages, après Musso et Levy, là on a tout compris !

J’ai HORREUR des écrivains marketing, ceux qui s’adressent à des lecteurs avides qui engloutissent plusieurs romans par semaine sans discrimination et réclament un réapprovisionnement permanent. De l’intrigue certes mais aucun style. On est à l’usine. A l’auteur de tenir le rythme sous peine de perdre son audimat, sa place dans le classement des auteurs industriels. Je ne doute pas que ce genre de livres se vend très bien mais je préfère nettement qualité à quantité. A vous de juger, je vous aurais prévenus !

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2016-03-30T01:05:45+02:00

Au lit avec le Major

Publié par Fille Ainée
Au lit avec le Major

Monsieur 3xrien nous a rapporté de Britonnie une grippe carabinée et il a, du coup, décimé les 4/5eme de la tribu en moins de 2 jours. Il a beau m'assurer que cela n'a rien à voir avec le non rendu de la bague de Jeanne D'Arc, mais là, j'en doute ! Seul Moyen Nain que nous avions isolé dans sa chambre en a réchappé. Et ca faisait longtemps que je n’avais pas été confinée à mon lit. Sauf que bien sûr, il a quand même fallu assurer l’intendance et pendant que le reste des 3xrien crachait ses poumons, c’est Bibi qui faisait des sorties supermarché les yeux à peine ouverts pour assurer la survie de l’espèce !

Nous savons toutes (et remarquez bien l’emploi du féminin !) que lorsque l’Homme est malade, le monde s’arrête ! Ça geint, gémit, se plaint… l’Homme agonise. Mais qu’en sais-tu p’ove femme, l’Homme a mal ! Il souffre ! Il est encore moins capable de ramasser les chaussettes sales qui lui ont échappées des pieds la veille au soir ! Et n’espérez surtout, surtout pas, un geste vers le lave-vaisselle pour y placer les dizaines de verres sales accumulés sur sa table de chevet. L’Homme est malade bon sang ! Un peu de compréhension ! L’Homme est surtout de très mauvaise humeur, bougon et perd, dans ces moments là, tout sens de l’humour. La moindre petite réflexion sur le fait qu’il a été impossible de fermer l’œil de la nuit car l’Homme n'a cessé de tousser ou de ronfler et c’est le pugilat absolu. Du sang sur les murs !

Au bout de quelques jours, j’ai quand même eu gain de cause et j’ai viré l’Homme qui toussait dans la chambre d’ami pour pouvoir dormir. Mais il était déjà trop tard. Les miasmes m’avaient atteinte. Et quand ils ont vu dans quel état de fatigue j’étais, ils ont du bien rigoler. Portes ouvertes les gars ! Celle-là, elle ne résistera pas. Je me suis donc retrouvée terrassée. Mais par contre, j’ai profité de ma position horizontale pour lire. Et c’est ainsi que j’ai passé plusieurs heures avec le Major. Un homme charmant, qui passe son temps à boire du thé.

Retraité de l'armée britannique et veuf depuis six ans, le major Pettigrew vit à Edgecombe St Mary, au cœur de la campagne anglaise. C'est un homme d'honneur, doté d'un sens aigu des convenances mais aussi d'un humour fin et cinglant. Bien qu'il joue au golf, jardine et chasse volontiers, il préfère maintenir une distance polie vis-à-vis du reste du monde, amis et voisins compris.

Lorsqu'un coup de fil lui apprend la mort de son frère Bertie, le major Pettigrew éprouve cruellement sa solitude d'homme vieillissant. Seule la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son cœur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, petite commerçante d'origine pakistanaise, et lui, major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique.

Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d'autant plus nombreux que leurs familles s'en mêlent…

Un livre plein d’humour britannique, de charme, un délicieux roman qui vous donnerait presque envie d’être malade plus longtemps !

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2016-01-28T23:25:55+01:00

Erreur de communication

Publié par Fille Ainée
Erreur de communication

Vous souvenez-vous qu’il y a quelques jours je vous ai proposé un défi lecture ? Et dans ce défi figurait l’option « lire un livre en une journée ».

Et bien ça y’est, c’est fait. J’ai profité d’un week-end de trois jours, de l’absence de Monsieur 3xrien parti taper dans une baballe sur une magnifique pelouse avec des petits trous où se prélassent les singes qui se font un plaisir de ramasser tout ce qui se perd, d’une journée magnifique et d’un parasol pour lire d’une traite « Tout ce qu’on ne s’est jamais dit ».

Maintenant bien sûr, je n’ai plus rien à me mettre sous la dent (mais ça ne va pas durer) et voilà où réside le problème crucial de ce genre de défi. Un livre qu’on a du mal à fermer, du coup on le lit plus vite que son ombre et ensuite on se retrouve le bec dans l’eau à errer comme une âme en peine et plus d'excuse pour ne pas faire le dîner.

Ceci n’empêche que ce bouquin m’a pris à la gorge. Si on m’avait demandé mon avis, je crois que j’aurais rajouté en sous-titre « comment foutre en l’air la vie de son gamin en transposant ses ambitions ratées ». Je m’y suis en partie reconnue surtout quand Moyen Nain a insisté, l’année dernière, pour faire de la psychologie à l’école et que j’ai inventé des excuses bidons pour l’en dissuader. Tout ça parce que Monsieur Moutie m'avait lavé le cerveau. Incroyable !

Toute ma scolarité, il n’a cessé de me répéter que pour réussir dans la vie il fallait que je fasse des maths. Seulement voilà, moi les maths c’était pas trop mon truc (du moment que je maîtrise les pourcentages pour calculer le prix d’une robe au moment des soldes) et j’avais plutôt envie de sciences humaines. Comble, voilà que je fais la même chose avec mon Nain. A croire que je n’ai rien saisi de la substantifique moelle de ma jeunesse ! Bref, à force de regards noirs et de portes claquées, mon Nain a fini par gagner et j’en suis bien aise. D’ici qu’il me psychanalyse dans quelques années. Et surtout pas sous hypnose, le Nain !

Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l'ignore encore... Élève modèle, ses parents ont placé en elle tous leurs espoirs. Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu'elle n'a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d'université d'origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu'il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus. Mais le corps de Lydia gît au fond d'un lac. Accident, meurtre ou suicide ?

Lorsque l'adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu'au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Difficulté de communication au sein de la famille, malaise adolescent, ambitions parentales ratées, tout y passe. Un premier roman pour Celeste Ng et on se demande si ça ne sent pas le vécu tout ça. Du moins en partie. En fin de compte, un livre qui rappelle peut-être ses propres dilemmes en tant que parent et qui fait réfléchir. J’ai demandé à mes Nains de le lire et nous tiendrons une séance pour en discuter. Je risque d’en prendre plein mon sac.

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