Les oubliés du dimanche
Justine, 21 ans, est aide-soignante dans une maison de retraite. Depuis la mort de ses parents, elle vit avec un grand-père taciturne et solitaire, une grand-mère peu affectueuse, et son cousin Jules qu’elle considère comme son frère.
Murés dans le silence, ses grands-parents refusent d'évoquer l’accident et le passé. Alors elle se tourne vers ceux qui se souviennent. Ces « petits vieux » dont elle aime par-dessus tout écouter les souvenirs.
Elle tisse ainsi des liens particulièrement tendres avec Hélène, sa résidente préférée, retranchée sur une plage imaginaire de laquelle elle dévoile, morceaux par morceaux, l’histoire de sa vie et d’un amour qui a survécu au malheur et à la trahison. Justine passe des heures à l’écouter et consigne son récit dans un cahier bleu.
Jusqu'au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce que sommes nous vraiment certains de tout connaître de ceux qui nous sont proches ?
J’ai lu ce roman presque d’une traite ! C’est un roman tendre, bouleversant, mais aussi très chaleureux. Au début de sa lecture, j’ai d’abord pensé avoir affaire à une histoire toute simple, un roman léger qu'on lit sur une plage. Et puis au fur et à mesure que se déroule l’histoire, on se doute qu’il y a plusieurs facettes derrière cette belle histoire d’amour.
L’auteur relate trois époques de front sans que jamais l’on ne se mélange les crayons et je dois avouer que je n’ai pas vu venir la fin. Et j’ai été agréablement surprise de ce regard plein de sensibilité et de poésie posé sur une fin de vie. L’auteur parle avec beaucoup de finesse de choses graves.
Les oubliés du dimanche est un beau livre sur la mémoire et la transmission, le lien intergénérationnel.
Si vous voulez lire les 13 premières pages pour vous faire une idée, cliquez ICI.
