Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 09:05

Voilà quelques années, nous avons eu l’idée fantastique d’installer Internet dans notre ruine Provençale. D’une parce que les Nains n’auraient jamais supporté d’être coupés du monde civilisé pendant 6 semaines et de deux, c’était plus facile pour passer mes commandes chez Celui que l’on Redoute (et pour travailler aussi accessoirement). Et c’est à partir de ce jour que ma vie a changé. J’ai rencontré Orange et Glandu : Glorange !

 

Orange, dans ma vie, c’est un peu comme un p’tit merdeux dans une cour d’école qui vous observe et dès que vous avez le dos tourné, vous fait une crasse. Ce morveux, et maintenant j’en suis convaincue, tombe en panne dès qu’il sent que vous en avez besoin. Il ne se passe pas 2 jours sans que nous soyons obligés de redémarrer cette s@l.p.rie de Livebox. Avant c’était la panique totale dès que le petit voyant se mettait à clignoter rouge. Maintenant, nous prenons ça avec beaucoup de philosophie.

 

Nos relations conflictuelles avec Orange font que même si nous ne nous servons de l’Internet que 6 semaines dans l’année, nous n’osons sous aucun prétexte interrompre notre abonnement et payons un prix exorbitant l’immense plaisir de voir clignoter le petit voyant vert en arrivant dans nos pénates l’été. Car sachez qu’une année maudite, nous avions osé lui faire des infidélités et il nous a pris 3 semaines pour revenir dans le giron orangien. Une expérience qui rend terriblement humble.

 

Par contre, je ne peux achever cet article sans vous parler de Glandu. Car après une ultime visite la semaine dernière à l’agence Orange du coin, je crois que ma vie a pris une dimension tout autre.

 

Je me permets de donner un petit nom d’oiseau somme toute assez tendre à cet homme qui tous les jours vient travailler pour rembourser le prêt de sa cuisine équipée et qui courageusement accueille des gens qui ont bloqué leurs claviers car le chat s’est couché dessus, ou se lamentent qu’ils n’ont plus ni Internet, ni téléphone, ni télévision (un crime !) depuis deux semaines car Orange les a trahi. Et Glandu, j’en suis témoin, n’en perd pas pour autant le sourire. D’ailleurs je doute qu’un jour il ait eu le sourire. Car voyez-vous, toute joie de vivre semble l’avoir déserté. Glandu est accablé par le poids des soucis des autres.

 

Mais commençons par le commencement. J’arrive devant l’agence Orange un jeudi matin, jour de marché. Grave erreur ma fille. Tout le monde a profité du marché pour aller débloquer son téléphone portable. Sauf que moi, je fais sagement la queue derrière 4 personnes et un immense doberman pour rendre ma Livebox (LB pour plus de facilité). Evidemment, je fais tache car je ne l’ai même pas sortie de son carton d’expédition qui fait 3 fois la taille normale. Et comme je traîne déjà mon chariot de courses, ce sont mes Nains qui ont fait tout le marché avec moi en portant à deux cette énorme boîte ! « Non, Maman », me disent-ils, « ce n’est pas encombrant », en fauchant le stand d’olives au passage. Le marché tout entier est content de me voir enfin chez Orange.

 

Glandu est au comptoir avec sa collègue. Il observe ma boîte d’un œil dubitatif. Visiblement, il pense déjà qu’à l’intérieur de moi-même je suis complètement blonde de trimbaler un truc pareil. Enfin, vient mon tour (après 20 mn d’attente je me sens terriblement langoureuse !) et Glandu ouvre d’un geste assuré ma boîte en me lançant d’un ton narquois « Madame, c’est votre bon de retour, pourquoi n’avez-vous pas posté votre LB ? ». Glandu fait la moue. Il a marqué un point, uppercut, je crache le sang ! Ben dis-donc Glandu, pourquoi irais-je un jour de marché faire la queue à la Poste (pas folle la guêpe, c’est pire que dans ton agence) qui se trouve une rue plus loin pour te poster ma LB alors que je suis là, moi devant toi ? Glandu KO !

 

Glandu scanne mon code-barres. Il manie le laser comme un pro puis s’avachit sur son siège à roulettes. Et tous les deux, on attend. Glandu, avare de ses mots, ne me dit rien et me laisse sans voix, dans le grand questionnement du « mais j’attends quoi ? ». Et là, je comprends, Glandu, vautré, attend que son imprimante lui crache un bout de papier qu’il me demande de signer sans me laisser le temps d’en lire le contenu. Freine tes chevaux Glandu, on ne me la fait pas celle-là. Il piaffe, s’impatiente, me presse de signer en m’expliquant comme si j’avais 5 ans que je viens de lui rendre ma LB. Ben ça je sais, puisque c’est moi qui l’ai apportée !

 

Pour défroisser son amour-propre, Glandu me fait remarquer que j’habite une maison secondaire. J’en reste pétrie d’admiration devant sa perspicacité sans borne. Et immédiatement, de me demander où se trouve ma résidence principale. Et là, j’ai un grand élan de pitié à l’égard de Glandu que doit peut-être encore se demander où se trouve le département de la Malaisie en France ! A moins que Glandu ne demande à ses collègues banquiers. Glandu, la Malaisie c’est en Birmanie !

 

Par Fille Ainée - Publié dans : Vie quotidienne
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Lundi 18 août 2014 1 18 /08 /Août /2014 06:55

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé.

 

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Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ?

 

La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

 

Ce récit capture toute la complexité des non-dits, les doutes et les impasses de la vie conjugale, l’atmosphère tendue où la culpabilité des parents et leur rancoeur réciproque s'entremêlent. Lentement, les doutes s'infiltrent dans l'esprit de l'un, puis de l'autre. Harry poursuit en secret ses recherches désespérées tandis que Robin s'efforce de reconstruire leur vie. C'est un affrontement étonnant, qui réserve des surprises ! Et les derniers chapitres n’auront pas fini de vous surprendre.

 

Karen Perry, elle, ne remercie pas ses chiens à la fin du livre. Et je pense qu’elle n’en avait nullement besoin (petit clin d’œil à M. Bourcy !). Un livre très bien écrit, une intrigue bien ficelée, des surprises à presque tous les chapitres… Un changement bienvenu après une précédente lecture très décevante.

 


Par Fille Ainée - Publié dans : Au fil des pages
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Samedi 16 août 2014 6 16 /08 /Août /2014 05:26

Ce qui vient malheureusement de nous être prouvé. Pour financer nos divers projets d’aménagement de ruine, Monsieur 3xrien s’est adressé à plusieurs organismes financiers afin d’obtenir un prêt. C’était ça ou dénicher un sponsor comme pour le Tour de France ! Nous étions pourtant prêts à porter des maillots à logo et à nous faire tatouer mais l’option bancaire s’est naturellement proposée à nous. Par contre, ce que nous ne savions pas c’est que nous vivons dans un pays du tiers monde qui rebute les banques. Tiens c’est nouveau ! Nous pensions plutôt que la Malaisie était un pays en plein développement mais les banques françaises s’en méfient. Monsieur 3xrien a beau avoir un statut d’expatrié qui aurait pu attirer les sangsues du monde financier et bien non ! Il a le tort de travailler pour une entreprise locale qui aligne pourtant les projets pour les 30 prochaines années !

 

Je l’ai appris un peu par surprise cet été, Kuala Lumpur étant la capitale de la Birmanie (aaahhhhh), personne n’ignore que la situation politique est plus que tourmentée et qu’il convient de prendre des précautions. J’ai eu envie d’emmener l’imbécile qui m’a sorti ça à la bibliothèque et de lui plonger le nez dans un atlas mais j’ai préféré laisser ce monstre d’érudition baigner dans son ignorance. Le choc de la découverte aurait pu avoir de graves conséquences.

 

Il est intéressant, par contre, de noter que le taux de croissance annuel de la Malaisie est de 6,2% alors que la France se traîne avec un petit 0,3%. Quant au taux d’inflation de 0,5% qui entraine des petits taux d’intérêt d’épargne à 1%, c’est vrai qu’il donne l’impression de ne rien perdre mais aussi de gagner petit. En Birmanie pardon Malaisie, le taux d’inflation est de 3,3%, un très bon indicateur de croissance économique. Mais c’est certain qu’avec un taux de chômage qui s’élève à 10% en France, il est difficile de faire avancer l’économie. En Malaisie, seulement 2,9% de la population cherche du travail. Il n’y a pas de sot métier ! Pour conclure, la France est importatrice nette et la Malaisie exportatrice nette.

 

Nous nous sommes donc résignés aux multiples refus et avons décidé de faire appel à la main d’œuvre locale sous-payée. Moutie, je vais, pour le coup, t’acheter une brouette un peu plus grande  !

 

 

Par Fille Ainée - Publié dans : Vie quotidienne
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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 09:34

Il y a maintenant un peu plus de 10 ans que Monsieur 3xrien et moi avons acheté, sur un coup de cœur et sans beaucoup réfléchir, une ruine. Enfin, non, pas une ruine mais comme nous l’avait décrit l’agent immobilier (vocabulaire strictement « agence immobilière » pour vous faire croire que vous avez acheté la perle rare), une ancienne maison pleine de charme et de caractère mais qui néanmoins s’écroule au fur et à mesure que nous investissons perdons nos économies à la rénover et à l’agrandir.

 

Chaque été, on se croirait sur un chantier et Monsieur 3xrien se régale à passer ses journées entre son établi et le frigo de la cuisine d’été dans lequel il stocke les bières qui l’abreuvent pendant ses longues heures de bricolage. Il a d’ailleurs tracé un sillon dans la pelouse entre les deux pièces. Quant à moi, je perds mes cheveux à la vue des taches d’humidité qui apparaissent chaque année, des fuites dans le toit pendant les averses, de la peinture qui s’écaille et des toiles d’araignée qui naissent plus vite que je ne manie le balai. Ca ne s’arrêtera donc jamais ?

 

Là, je ne vous parle que des petits travaux et des légers inconvénients de cette charmante propriété de caractère parce qu’il y a aussi les GROS travaux de l’été, autrement appelés, par les 3xrien, « les chantiers de jeunesse ». Il s’agit en général de travaux longtemps envisagés mais toujours remis à un jour meilleur pour boucher un moment d’inactivité prolongée inadmissible chez nous. Le concept de l’ennui n’existant pas chez les 3xrien, c’est donc l’occasion rêvée de partager un moment convivial tout en se cassant le dos à creuser, bêcher, charger des gravats divers et variés dans le camion de DD, notre jardinier toujours aussi dévoué. Lui aussi, un jour, nous lâchera par overdose de chantiers de jeunesse ! Dans ces moments là, nous embauchons de la main d’œuvre locale que nous sous-payons naturellement. Et j’entends par là, Moutie et son acolyte !

 

Nos chantiers de jeunesse commencent en général à l’aube (10h30 pour Moutie car l’aube se lève tard) et finissent toujours par un apéritif bien mérité. Mais que de fous rires ! Car il ne s’agit pas de prendre la tâche trop au sérieux sous peine d’en devenir des maçons fous ! Cette année, notre chantier se nommait « hangar avachi » et il s’agissait d’évacuer bois, métal et agglos pour faire place à ce qui va bientôt devenir – avec beaucoup d’imagination – une superbe piscine dans laquelle personne ne se baignera car l’eau sera trop froide !

 

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Sans vouloir dénigrer mes ouvriers au risque de les décourager, voici Moutie remplissant la brouette des Nains. Un « A » pour effort et participation ! Heureusement que d’autres remplissaient de vraies brouettes d’homme musclé sinon ma piscine ne sera pas prête de voir le jour.

 

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Si vous désirez vous inscrire pour le prochain chantier, n'hésitez pas à me contacter. Nous recrutons.

 

Par Fille Ainée - Publié dans : Vie quotidienne
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Samedi 9 août 2014 6 09 /08 /Août /2014 10:12

En juin 1916, la guerre bat son plein. Célestin Louise, inspecteur de police, aurait pu rester à l'arrière mais il choisit le combat et se retrouve en première ligne à Verdun. Grièvement blessé, il est évacué dans une vieille demeure reconvertie en hôpital de campagne. Le château d'Amberville est un endroit plein de mystères, étrangement calme et irréel après l'horreur des combats. Mais une malédiction semble s'abattre sur Amberville. Un premier soldat est retrouvé mort dans une mare, un autre est égorgé dans son lit. Le tueur est insaisissable et la liste ne demande qu'à s'allonger. Célestin mène l’enquête ! Et nous, qu’est-ce qu’on baille !!

 

amberville.jpg

 

Jusqu’au 3eme chapitre, ca peut aller bien que de nombreux clichés donnent à penser que M. Bourcy, en élève assidu, a recopié les devoirs de son voisin de pupitre. Un fond historique très documenté et une visite à Verdun lui ont sans doute permis d’en savoir plus sur les conditions de vie dans les tranchées et les états d’âme des soldats qui y croupissaient. La découverte, sous les bombes, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec sa barbarie, ses silences improbables, ses rigolades pour tromper la mort. Mais ensuite, on s’enlise littéralement dans une intrigue tirée par les cheveux, un dénouement bâclé, une fin digne d’un livre Harlequin sans substance. Il semblerait, d’après les critiques, que la série d'enquêtes du soldat Célestin Louise avait fort bien débuté avec "La Cote 512". Je crois qu’il aurait du s’arrêter là. Ce 3eme volume est vraiment navrant !

 

Le personnage principal est sans envergure et l'intrigue policière réduite au minimum. Le meurtrier pour un lecteur attentif et perspicace est vite démasqué. Agatha Christie doit s’en retourner dans sa tombe ! T’inquiète Agatha, celui-là ne te fera pas ombrage. 

 

Maintenant reste à comprendre pourquoi il a obtenu le prix du polar au Salon du Livre de Poche de St Maur 2010. Visiblement, quelqu’un avait bu trop de champagne ce jour-là !

 

En dernière page, Thierry Bourcy remercie Anne pour son écoute et Sabine pour sa confiance et ses encouragements. Je pense sincèrement que ces deux personnes sont en fait ses chiens qui en échange de croquettes et de caresses ont passé des heures à l’écouter se relire. Et je me demande si ca n’est pas finalement un cas de cruauté envers les animaux !

 


Par Fille Ainée - Publié dans : Au fil des pages
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