Vendredi 19 septembre 2014 5 19 /09 /Sep /2014 05:53

Lorsque mes Nains rentrent de l’école, je les vois régulièrement passer la tête dans le placard à biscuits et là je tremble ! Cela fait plusieurs années que je tente d’expliquer à Monsieur 3xrien qui s’étonne régulièrement de nos factures de courses que 3 Nains en pleine croissance, ca mange ! Et comme je ne veux pas qu’ils mangent n’importe quoi je fais de mon mieux pour leur proposer des options beaucoup plus saines que le BN de mon enfance. Et pourtant, une grosse tranche de brioche avec du beurre, c’est bon, non ?

Lorsque nous écumons les supermarchés britons, je suis horrifiée de constater qu’au rayon des salades toutes prêtes, celles-ci sont toutes – sauf une – proposées avec un accompagnement à la mayonnaise. Ca baigne dans le gras, ça vous donne des calories rien qu’en tripotant l’emballage. Le taux d’obésité en Grande-Bretagne a maintenant dépassé celui des Etats-Unis. Et ils trouvent ça choquing que la France ait interdit le ketchup dans les cantines mais ça ne les gêne pas de taxer les obèses.

Remarquez, d’un autre côté, ça vous donne, à vous et vos complexes, l’impression d’être sylphide. Mais quand même ! Au pays de la malbouffe, on a du mal à trouver de véritables solutions pour lutter contre le surpoids.

En France, nous n'en sommes qu'aux prémices en matière de lutte contre l'obésité infantile. Apprendre à un enfant à bien manger, c’est lui assurer une meilleure santé à l’âge adulte. Mais parce que les enfants ont désormais accès à une alimentation industrielle (trop sucrée, trop salée), trop riche et donc peu adaptée, ça peut vite déraper.

Vous allez peut-être trouver cela ironique, mais chez les 3xrien, nous avons adopté justement les habitudes de repas des Britons. Nous dînons à 18h30 pour qu’ensuite mes Nains ne se couchent pas le ventre plein mais bénéficient des 3 heures réglementaires pour bien digérer. Ca évite de se coucher tout bouffi ! Et puis surtout, pas de boisson gazeuse. Pour éviter qu’ils en boivent, c’est simple, je n’en achète pas ! Le Cola Craca est réservé aux occasions spéciales et du coup, il en devient le Champagne du Nain.

Une bonne alimentation chez les enfants, c’est la responsabilité des parents. Nous sommes les gardiens du futur de nos rejetons. A tous les repas, notre mission est de leur sauver la vie. Ca ne veut pas dire cuisiner moulée dans une combinette bleue et rouge avec un énorme logo sur la poitrine, mais donner l’exemple. Manger des fruits et des légumes n’est pas sorcier mais quand papa et maman n’en mangent jamais ou les rechignent à table, ça ne donne évidemment pas envie d’essayer. Je dis donc, éduquons les parents avant de blâmer les enfants. Et puis surtout donnons du goût à ces soi-disant « menus enfant ». Rien de plus rédhibitoire qu’un pauvre steak haché tout sec servi avec des frites qui baignent dans la graisse.

Pour donner envie à un enfant de bien manger, il faut également l’impliquer dans la préparation des repas. Presque tous les soirs, Petit Nain m’assiste à la cuisine. Pour l’occasion, nous avons acheté THE tablier de chef indispensable quand on éclabousse les murs de sauce tomate. Petit Nain adore couper l’ail et les piments, déchirer la salade et la laver, étaler la pâte à tarte. Certes, il y a des jours où l’on repeint la cuisine mais que le Nain est fier de son travail. L’autre soir, il m’a même mis la table sans que j’aie eu besoin de rameuter les troupes (qui d’ailleurs deviennent mystérieusement sourdes dans ces moments là. Me demande pourquoi ;-).

Dans ma production de Noël, j’ai donc inclus un sac à snack pour l’école.

 

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Mais attention, pas pour n’importe quel snack. Pas de boisson gazeuse, pas de biscuit au chocolat, pas de chips graisseuses. Non, que des fruits, une petite brique de lait et une barre de céréales faite maison pour avoir la pêche toute la journée ! J'ai privilégié des couleurs vives et amusantes pour donner envie aux enfants de bien le remplir ce sac. L'intérieur est en tissu enduit pour permettre d'éponger les plops en cas d'accident. Si vous aussi vous voulez glisser dans le cartable de vos Nains un sac à snack comme celui-ci, c'est ICI pour accéder au tutorial. 

 

Par Fille Ainée - Publié dans : L'Atelier de Fille Aînée - Communauté : La communauté des brodeuses
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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 05:50

La question redoutée ! Qui, depuis que je prépare mon marché de Noel, s’ajoute à celle du « à ton avis, combien tu vas vendre ça ? ».

 

Et là, je dois vous avouer que je suis vraiment dans le grand vide. La plupart des gens n’ont aucune idée du prix des matériaux requis pour réaliser un ouvrage fait main et s’étonnent toujours. Il n’y a pas que le tissu. Il faut également compter le fil, la machine à coudre, le molleton, le temps… Et pourtant, certaines personnes s’attendent à payer le prix d’une couverture molletonnée de supermarché un patch entièrement fait à la main. Et quand on sait que certains magasins vendent ces produits pour une bouchée de pain… A quoi se référer dans ce cas ?  Des sites comme Etsy ? Mais qu’est-ce qui me dit que la personne qui y vend un quilt a pris la peine d’acheter du tissu de bonne qualité pour réaliser son ouvrage ? Et y a mis tout son amour ? Peu nombreux sont ceux/celles qui comprennent réellement la valeur du temps et des compétences requises pour produire un ouvrage maison et qui sont prêts/prêtes à y mettre le prix.

 

C’est donc dans l’optique de mon marché de Noël que j’ai commencé à vraiment réfléchir à mes prix.

 

Commençons d’abord par considérer le coût des matériaux. Le prix du tissue varie grandement en fonction de sa provenance. Si je me fournis en tissu à China Town, je trouve du « faux liberty » de très bonne qualité et qui fait beaucoup d’effet pour le tiers du prix du « vrai liberty ». Si je vais chercher mes cotons à la petite boutique du coin, celle-ci me fait payer 15 euros un tissu que je trouve à 10 euros 20 km plus loin.  Il est donc évidemment qu’il va me falloir explorer afin de me fournir au plus bas prix.

 

Au métrage de tissu, il convient de rajouter le prix du fil, du molleton, du tissu de dos, des aiguilles, de la lame de mon cutter, des épingles à sandwich, du fil à quilter et enfin de mon biais. Rajoutez à tout ça le prix de mon équipement.

 

Donc pour faire un quilt de taille normale, j’ai besoin d’environ 3,90 mètres de tissu à 15 euros, de 3,90 mètres de tissu à 10 euros pour le dos et de molleton, plus aiguilles et autres babioles. J’ai calculé grossièrement qu’une dépense de 116 euros est nécessaire pour se lancer.

 

Vient ensuite la question épineuse du coût de mon temps.

 

“La vente de quilts est mon business” – Dans ce cas, je dois décider d’un salaire minimum. Mais j’effectue un travail qualifié et le salaire minimum est bien trop bas pour la tâche accomplie. Il a fallu que j’apprenne à me servir d’une machine à coudre spécialisée, que je me fournisse en matériel adapté, que je coupe et assemble mes tissus et que je quilte mon ouvrage. J’ai même du suivre des cours pour arriver à mon niveau de compétence actuel. Donc pourquoi devrais-je me faire payer le minimum ? 

 

Un quilt de taille décente prend entre 20 et 30 heures pour être réalisé en fonction de la complexité des blocs. Disons donc que j’ai passé 25 heures à coudre le quilt de Madame MachinTruc qui rechigne à me payer. Le salaire minimum par heure en France en 2014 est de 8,86 euros (tellement plus simple que 9 euros, vous ne trouvez pas ?). Donc 25 x 8,86 = 221, 5 euros. Somme que je dois rajouter à mon coût de matériel. Ca commence à chiffrer !

 

« Je vends des quilts pour mon plaisir et je n’ai pas besoin d’argent. Le coût de mon temps importe peu et je ne veux que rembourser le coût des matériaux. » Et c’est là que ça devient une très mauvaise idée. Certes, je vendrais plus de cette façon mais que vont dire celles qui vendent des produits de qualité et à qui je fais sérieusement concurrence ? N’est-ce pas montrer le mauvais exemple et mettre dans la tête de mes clientes qu’il n’y a aucune raison pour qu’un quilt coûte plus de 100 euros ? Et comment vais-je faire pour couvrir le coût de l’électricité, de mon espace de travail et de vente ? Pourquoi dans ce cas ne pas plutôt faire des quilts pour des organismes caritatifs ?

 

La majorité des quilteuses se servent d’une machine électronique. La mienne était un cadeau de Noël de Monsieur 3xrien mais j’en connais le prix puisque je travaillais dans la mercerie où il l’a achetée. Et elle n’est pas tombée de la botte du Père Nono ! Je dois donc prendre en compte le coût de dépréciation de l’équipement que j’utilise pour créer et vendre mes ouvrages : machine à coudre, fer à repasser, table à repasser, tapis pour découper le tissu, lame, règles…

 

Ajoutez à tout ceci le coût de l’électricité et de l’eau (pour laver mes tissus) et le prix monte, monte… La plupart des quilteuses ne déclarent pas ce qu’elles gagnent mais celles qui le font doivent évidemment incorporer les taxes.

 

Il ne me reste plus que l’option “je dois vendre mes ouvrages au prix du marché”.  Cela veut-il dire qu’un quilt qui m’a coûté plus de 110 euros en matériaux et plus de 25 heures à réaliser doit être vendu en-dessous de son prix réel sous prétexte que c’est comme ça et pas autrement ? Et bien, je crois que je préfère dans ce cas m’abstenir. Perdre de l’argent n’a aucun sens. Il est préférable de refuser de vendre un ouvrage en-dessous de son prix réel et de faire ainsi prendre conscience à sa clientèle de la qualité de son travail et de la fierté que l’on y a mis.

 

Forte de toutes ces recherches, j’ai donc décidé de vendre de toutes petites babioles à tout petit prix mais également des ouvrages plus chers qui m’ont demandé beaucoup plus de temps à réaliser. Et l’un de ces ouvrages est l’ange de Noël.

 

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Vous reconnaitrez le design Tilda. Oui je sais, je ne suis pas censée vendre ces anges sans autorisation mais d’autres se gênent peu. Je n’ai néanmoins pas l’intention d’en assumer la maternité, simplement la réalisation en très petite quantité puisque je n'en propose que trois modèles. Et je doute que quiconque vienne me chercher jusqu’ici.

 

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Par Fille Ainée - Publié dans : L'Atelier de Fille Aînée - Communauté : La communauté des brodeuses
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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 05:40

Depuis la semaine dernière, je suis à fond dans la confection de prototypes pour mon prochain marché de Noel (rien que le nom me fait trembler !). Malheureusement, je dois avouer que cette étape conceptionnelle intense et profondément réfléchie me donne des sueurs froides. Parce que voyez-vous, je suis incapable de me distancer de ce prototype et j’attends de lui la perfection. Perfection qui est souvent loin de se produire.

 

Trop petit, trop étroit, trop de travail, trop ceci, trop cela, j’en ai vu de toutes les couleurs. Pas facile d’accepter qu’il me faudra sans doute de nombreux essais avant d’arriver au Nirvana de la production. Il est donc impératif que je me distance de l’idée conceptuelle prototypienne et que je lâche du mou. Il faut que j’accepte mes erreurs.

 

Tout n’est pas raté rassurez-vous, sinon il y a longtemps que j’aurais tout jeté par la fenêtre. Voici donc 2 versions de pochettes pour tablette pommienne

 

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et quelques copies d’un porte-clés « hippy van »

 

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Par Fille Ainée - Publié dans : L'Atelier de Fille Aînée - Communauté : La communauté des brodeuses
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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 05:59

Balade au jardin botanique de Singapour...

 

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Par Fille Ainée - Publié dans : Vie quotidienne
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Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 05:24

Il va faire froid, je vous le dis. C’est pour cela que, par 38 degrés constants, Moyen Nain m’a réclamé un pull irlandais. Allez comprendre !

 

Seul impératif, le terminer avant les vacances de Noël pour pouvoir le porter en Irlande. C’est bon, j’assume !

 

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Voici donc terminé le dos de ce pull qui finalement se tricote fort rapidement. Les explications sont LA si ca vous tente.

 

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Par Fille Ainée - Publié dans : Une maille devant l'autre - Communauté : Je tricote, tu tricotes, ...
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