Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 05:34

Petite histoire vraie pour vous donner un peu d’élan avant de reprendre le chemin de l’école.

 

Comme je vous l’ai déjà si bien dit, notre ruine provençale se décrépit et la toiture prend l’eau. J’adore le son de la pluie sur les velux dans notre chambre mais le ploc ploc des gouttes qui passent entre la cheminée et le plafond me dérange beaucoup plus. J’ai donc demandé à un couvreur de venir me faire un devis. Un homme bien brave qui a eu le mérite d’arriver à l’heure un soir de mois d’août. Un homme rare quoi !

 

Ne voyant pas le devis arriver, je me suis permise, avant de prendre l'avion, de rappeler ce Couvreur Rare.

 

Couvreur Rare : « ah ben, j’avais beaucoup de travail donc je vais vous l’envoyer par courrier la semaine prochaine »


Moi : « mais Couvreur Rare, je ne suis plus chez moi la semaine prochaine alors ton courrier jamais je ne vais le recevoir »


Couvreur Rare : « ah ben, je vais vous l’envoyer en Malaisie »


Moi : « mais Couvreur Rare, ton devis va mettre 3 semaines avant de m’arriver, si jamais il m’arrive. Ne serait-il pas plus rapide de l’envoyer par email ? »


Couvreur rare : « ah ben d’accord mais si je l’envoie par email, ça va mettre combien de temps alors avant que vous le receviez ? »

 

Première fois qu’un homme me laisse sans voix !

 

 

Par Fille Ainée - Publié dans : Vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 05:29

Vous ne vous souviendrez pas de M. Heming. C’est lui qui vous a déniché la maison de rêve, vous a suggéré un plan de financement, a négocié un prix avec le vendeur et vous a appelé pour vous annoncer la bonne nouvelle. Par contre, après toutes ces années, il a toujours la clé de votre maison.

 

William Heming a toujours été fasciné par la vie des gens autour de lui. Certains l’appellent un harceleur mais ce n’est pas ainsi qu’il se décrit. Il aime simplement savoir ce qui se passe dans la vie des gens... sans que ceux-ci le sachent. Il se prend aussi un peu pour le « Zorro » local. Gare à celui qui ne ramasse pas la crotte de son chien. Il pourrait bien le retrouver sur le tapis blanc du salon ! Ou encore celui qui casse un rétroviseur et part sans laisser de trace… du moins c’est ce qu’il croit !

 

A-pleasure-copie-1.jpg

 

Une histoire absurde mais tellement amusante ! Un livre original, intriguant et son humour noir en fait un livre difficile à ne pas lire d’une traite.

 

Et une fois terminé, on se demande si M. Heming n’a pas fait une petite visite impromptue pendant notre absence. Peut-être s’est-il même permis de petit-déjeuner dans la cuisine en notre absence ?

 

Ce livre n’est malheureusement pas disponible en français mais pour ceux/celles qui lisent dans la langue de Shakespeare, je le recommande vivement. J’ai adoré cet humour tout à fait britannique même si quelques fois l’histoire de M. Heming prend des allures fantasmagoriques. But who cares !

 


Par Fille Ainée - Publié dans : Au fil des pages
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 05:49

 

Les chaises longues sont rangées, les valises presque bouclées, ca sent la fin de l’été !

 

Alors pour emporter avec nous un peu de soleil de Provence et en cherchant bien sur TonTube, un son sonore de cigales qui ne la ferment jamais, je vous prolonge l’été jusqu’en décembre !

 

Atelier-2-2914.jpg

 

Atelier-2-2913.jpg

 

La broderie est de Luli ICI, la lavande de mon jardin et le passepoil du marché. Quant aux cigales, vous n’êtes pas obligés de les écouter jusqu’au bout.

 

 


Par Fille Ainée - Publié dans : L'Atelier de Fille Aînée - Communauté : La communauté des brodeuses
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 09:05

Voilà quelques années, nous avons eu l’idée fantastique d’installer Internet dans notre ruine Provençale. D’une parce que les Nains n’auraient jamais supporté d’être coupés du monde civilisé pendant 6 semaines et de deux, c’était plus facile pour passer mes commandes chez Celui que l’on Redoute (et pour travailler aussi accessoirement). Et c’est à partir de ce jour que ma vie a changé. J’ai rencontré Orange et Glandu : Glorange !

 

Orange, dans ma vie, c’est un peu comme un p’tit merdeux dans une cour d’école qui vous observe et dès que vous avez le dos tourné, vous fait une crasse. Ce morveux, et maintenant j’en suis convaincue, tombe en panne dès qu’il sent que vous en avez besoin. Il ne se passe pas 2 jours sans que nous soyons obligés de redémarrer cette s@l.p.rie de Livebox. Avant c’était la panique totale dès que le petit voyant se mettait à clignoter rouge. Maintenant, nous prenons ça avec beaucoup de philosophie.

 

Nos relations conflictuelles avec Orange font que même si nous ne nous servons de l’Internet que 6 semaines dans l’année, nous n’osons sous aucun prétexte interrompre notre abonnement et payons un prix exorbitant l’immense plaisir de voir clignoter le petit voyant vert en arrivant dans nos pénates l’été. Car sachez qu’une année maudite, nous avions osé lui faire des infidélités et il nous a pris 3 semaines pour revenir dans le giron orangien. Une expérience qui rend terriblement humble.

 

Par contre, je ne peux achever cet article sans vous parler de Glandu. Car après une ultime visite la semaine dernière à l’agence Orange du coin, je crois que ma vie a pris une dimension tout autre.

 

Je me permets de donner un petit nom d’oiseau somme toute assez tendre à cet homme qui tous les jours vient travailler pour rembourser le prêt de sa cuisine équipée et qui courageusement accueille des gens qui ont bloqué leurs claviers car le chat s’est couché dessus, ou se lamentent qu’ils n’ont plus ni Internet, ni téléphone, ni télévision (un crime !) depuis deux semaines car Orange les a trahi. Et Glandu, j’en suis témoin, n’en perd pas pour autant le sourire. D’ailleurs je doute qu’un jour il ait eu le sourire. Car voyez-vous, toute joie de vivre semble l’avoir déserté. Glandu est accablé par le poids des soucis des autres.

 

Mais commençons par le commencement. J’arrive devant l’agence Orange un jeudi matin, jour de marché. Grave erreur ma fille. Tout le monde a profité du marché pour aller débloquer son téléphone portable. Sauf que moi, je fais sagement la queue derrière 4 personnes et un immense doberman pour rendre ma Livebox (LB pour plus de facilité). Evidemment, je fais tache car je ne l’ai même pas sortie de son carton d’expédition qui fait 3 fois la taille normale. Et comme je traîne déjà mon chariot de courses, ce sont mes Nains qui ont fait tout le marché avec moi en portant à deux cette énorme boîte ! « Non, Maman », me disent-ils, « ce n’est pas encombrant », en fauchant le stand d’olives au passage. Le marché tout entier est content de me voir enfin chez Orange.

 

Glandu est au comptoir avec sa collègue. Il observe ma boîte d’un œil dubitatif. Visiblement, il pense déjà qu’à l’intérieur de moi-même je suis complètement blonde de trimbaler un truc pareil. Enfin, vient mon tour (après 20 mn d’attente je me sens terriblement langoureuse !) et Glandu ouvre d’un geste assuré ma boîte en me lançant d’un ton narquois « Madame, c’est votre bon de retour, pourquoi n’avez-vous pas posté votre LB ? ». Glandu fait la moue. Il a marqué un point, uppercut, je crache le sang ! Ben dis-donc Glandu, pourquoi irais-je un jour de marché faire la queue à la Poste (pas folle la guêpe, c’est pire que dans ton agence) qui se trouve une rue plus loin pour te poster ma LB alors que je suis là, moi devant toi ? Glandu KO !

 

Glandu scanne mon code-barres. Il manie le laser comme un pro puis s’avachit sur son siège à roulettes. Et tous les deux, on attend. Glandu, avare de ses mots, ne me dit rien et me laisse sans voix, dans le grand questionnement du « mais j’attends quoi ? ». Et là, je comprends, Glandu, vautré, attend que son imprimante lui crache un bout de papier qu’il me demande de signer sans me laisser le temps d’en lire le contenu. Freine tes chevaux Glandu, on ne me la fait pas celle-là. Il piaffe, s’impatiente, me presse de signer en m’expliquant comme si j’avais 5 ans que je viens de lui rendre ma LB. Ben ça je sais, puisque c’est moi qui l’ai apportée !

 

Pour défroisser son amour-propre, Glandu me fait remarquer que j’habite une maison secondaire. J’en reste pétrie d’admiration devant sa perspicacité sans borne. Et immédiatement, de me demander où se trouve ma résidence principale. Et là, j’ai un grand élan de pitié à l’égard de Glandu que doit peut-être encore se demander où se trouve le département de la Malaisie en France ! A moins que Glandu ne demande à ses collègues banquiers. Glandu, la Malaisie c’est en Birmanie !

 

Par Fille Ainée - Publié dans : Vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Lundi 18 août 2014 1 18 /08 /Août /2014 06:55

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé.

 

mensonges.jpg

 

Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ?

 

La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

 

Ce récit capture toute la complexité des non-dits, les doutes et les impasses de la vie conjugale, l’atmosphère tendue où la culpabilité des parents et leur rancoeur réciproque s'entremêlent. Lentement, les doutes s'infiltrent dans l'esprit de l'un, puis de l'autre. Harry poursuit en secret ses recherches désespérées tandis que Robin s'efforce de reconstruire leur vie. C'est un affrontement étonnant, qui réserve des surprises ! Et les derniers chapitres n’auront pas fini de vous surprendre.

 

Karen Perry, elle, ne remercie pas ses chiens à la fin du livre. Et je pense qu’elle n’en avait nullement besoin (petit clin d’œil à M. Bourcy !). Un livre très bien écrit, une intrigue bien ficelée, des surprises à presque tous les chapitres… Un changement bienvenu après une précédente lecture très décevante.

 


Par Fille Ainée - Publié dans : Au fil des pages
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Contactez moi

Pour m'écrire, cliquez ICI

Chez vous, il est...



et chez moi...

Mes tutos top chrono patouille

Mes participations

étiquettejeparticip

 

Petite boutique de créateurs

logo

Mais qui est donc l'auteur ?

  • Fille Ainée
  • Le blog de Fille Ainée
  • Mon rêve : avoir 9 vies pour me permettre de réaliser tous les projets débutés sur un coup de tête, qui n’ont abouti à rien et que je cache maintenant dans un placard!
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés