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et si on allait se promener

Immersion royale

Publié le par Fille Ainée

Immersion royale

Avant de quitter les côtes britanniques, il convenait de faire une dernière halte dans l’un des palais les plus emblématiques du Royaume-Uni : Kensington Palace. À l’origine simple manoir du XVIIe siècle, il fut transformé en résidence royale sous le règne du roi Guillaume III et de la reine Marie II.

Au fil des siècles, le palais a accueilli de nombreux membres de la famille royale britannique, notamment la reine Victoria, qui y est née en 1819. Aujourd’hui encore, certaines parties du palais servent de résidence officielle, tandis qu’une autre est ouverte au public.

Et c’est justement après un agréable pique-nique dans les jardins de Kensington que nous avons décidé de partir à la découverte des célèbres appartements d’État, de leurs salles richement décorées et des collections historiques qui racontent plusieurs siècles de monarchie britannique.

Notre visite a commencé par les appartements du roi, avec l’impressionnant King’s Staircase.

Immersion royale

Cet escalier monumental a été conçu pour rappeler immédiatement aux visiteurs qu’ils n’entraient pas simplement dans un bâtiment… mais dans un lieu pensé pour impressionner.

Réalisé au début du XVIIIe siècle par l’architecte William Kent sous le règne de George I, l’escalier est entièrement recouvert de fresques et de portraits. Chaque détail participe à cette mise en scène du pouvoir royal.

Immersion royale

À l’époque, gravir ces marches devait probablement ressembler à un mélange entre une entrée sur tapis rouge et une séance d’évaluation implicite : chaque pas rappelant discrètement au visiteur qu’il n’était pas vraiment là pour se sentir trop à l’aise.

La salle du trône de Kensington Palace fait partie des appartements d’État utilisés autrefois pour les cérémonies officielles et les réceptions de cour.

Immersion royale
Immersion royale

Dorures, plafonds richement décorés, mobilier imposant : tout y est conçu pour refléter le prestige de la monarchie britannique et l’importance du protocole royal au XVIIIe siècle.

Immersion royale

Lors de notre visite, certaines pièces accueillaient également des créations contemporaines et des vêtements en papier exposés dans un cadre historique. Ce contraste entre patrimoine royal et art moderne fonctionne étonnamment bien, mettant en valeur à la fois la fragilité des œuvres et la solennité des lieux.

Immersion royale
Immersion royale
Immersion royale
Immersion royale

La chambre de la reine fait partie des appartements historiques occupés par plusieurs souverains britanniques, notamment la jeune reine Victoria durant son enfance.

Immersion royale

Cette pièce permet de mieux comprendre l’organisation des espaces privés royaux aux XVIIIe et XIXe siècles : lit à baldaquin, tissus précieux, mobilier raffiné… Tout est pensé pour conjuguer confort personnel et représentation officielle.

Immersion royale

La pièce la plus célèbre du palais reste toutefois celle où est née Victoria, le 24 mai 1819. L’espace est présenté avec sobriété, à travers du mobilier d’époque et des éléments décoratifs recréant l’atmosphère des appartements royaux de l’époque.

Immersion royale

La reine Victoria a réussi un exploit rare : donner son nom à toute une époque — l’ère victorienne — sans avoir besoin de réseaux sociaux, de branding ou même de Wi-Fi. Une stratégie remarquable. Mais elle a surtout marqué l’histoire par la durée impressionnante de son règne : 63 ans passés sur le trône, soit largement assez pour voir naître, grandir et se plaindre plusieurs générations entières.

Les vêtements de Victoria conservés au palais permettent également d’observer l’évolution de la mode victorienne et le rôle symbolique de l’habillement dans la monarchie britannique. Les tissus, les coupes et les ornements témoignent autant du statut royal que des tendances artistiques et industrielles du XIXe siècle.

Immersion royale

À l’extérieur du palais, le Sunken Garden est sans doute l’un des espaces les plus paisibles des jardins de Kensington.

Immersion royale

Aménagé au début du XXe siècle sur une ancienne zone d’eau et de serres, ce jardin paysager se distingue par ses parterres floraux soigneusement entretenus et sa symétrie élégante.

Depuis 2021, il accueille également une statue de la princesse Diana réalisée par le sculpteur Ian Rank-Broadley. L’œuvre représente Diana entourée de trois enfants, symbole de son engagement humanitaire et de son attachement à la jeunesse.

Kensington Palace reste profondément lié à l’histoire personnelle de Diana. Après son mariage avec le prince Charles, elle y a vécu pendant de nombreuses années dans les appartements du palais donnant sur Kensington Gardens.

C’est également ici qu’elle a élevé les princes William et Harry, dans un environnement mêlant vie royale et relative intimité au cœur de Londres.

Aujourd’hui encore, le palais conserve une forte dimension émotionnelle pour de nombreux visiteurs, tant il reste associé à l’image et au souvenir de la princesse Diana.

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Quand la Mode devient Art

Publié le par Fille Ainée

Quand la Mode devient Art

L’exposition Schiaparelli: Fashion Becomes Art (quand la mode devient art) est l’un des grands événements mode de l’année à Victoria & Albert museum, à Londres. C’est la première grande rétrospective britannique consacrée à Elsa Schiaparelli, figure majeure de la mode surréaliste du XXe siècle.

L’exposition retrace l’histoire de la maison depuis les années 1920 jusqu’aux créations spectaculaires de l’actuel directeur artistique Daniel Roseberry. On y découvre plus de 200 à 400 pièces selon les sections : robes haute couture, bijoux, accessoires, parfums, dessins d’archives, œuvres d’art et collaborations avec des artistes comme Salvador Dalí, Jean Cocteau ou Pablo Picasso.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art

Parmi les pièces iconiques exposées figurent la célèbre “Lobster Dress” portée par Wallis Simpson en 1937, inspirée par Salvator Dali.

Quand la Mode devient Art

Ce qui rend l’exposition particulièrement fascinante, c’est la manière dont elle montre que Schiaparelli ne faisait pas seulement de la mode : elle transformait les vêtements en œuvres d’art et en provocations visuelles. Son univers mélange humour, illusion, extravagance et références surréalistes. On retrouve par exemple son fameux rose “Shocking Pink”, ses broderies trompe-l’œil et ses silhouettes sculpturales qui ont influencé des générations de créateurs.

N'ayant pas souhaité vous inonder de photos et rédiger un article qui tire en longueur, je vous laisse cliquer sur les diaporamas, pour suivre la visite à votre rythme.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée

Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée

Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main

Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main

Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...

Et de nombreux parfums...

L’exposition établit aussi un dialogue très réussi entre les créations historiques d’Elsa Schiaparelli et les silhouettes ultra-théâtrales de Daniel Roseberry, connues aujourd’hui sur les tapis rouges portées par des célébrités comme Ariana Grande ou Kylie Jenner. Cela montre à quel point l’esthétique Schiaparelli reste contemporaine et influente.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art

L’expérience est très immersive : les salles jouent sur le spectaculaire, les contrastes, les matières et la mise en scène presque théâtrale. Même sans être passionné de mode, on ressort impressionné par la créativité et l’audace des pièces exposées.

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Déambulation urbaine

Publié le par Fille Ainée

Ces derniers temps, je n'ai pu m’empêcher de me perdre dans les rues de Londres tellement il faisait beau. Je pars souvent d’un lieu emblématique — souvent sans même y entrer, tant les tarifs semblent exiger que je vende un de mes poumons — puis je m’abandonne à la ville, le nez au vent, sans itinéraire précis.

Aujourd’hui, notre promenade commence au pied de Cathédrale Saint-Paul, un des monuments les plus emblématiques de Londres. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle par l’architecte Christopher Wren après le Grand incendie de Londres, qui avait détruit l’ancienne église médiévale.

Déambulation urbaine

Son immense dôme, inspiré de la basilique Saint-Pierre de Rome, domine le paysage londonien et constitue l’un de ses repères visuels les plus reconnaissables.

Déambulation urbaine

Au fil des siècles, la cathédrale a accueilli de nombreux événements majeurs, notamment des funérailles nationales et des cérémonies royales.

Déambulation urbaine

Son petit truc en plus ? La “Whispering Gallery” : on chuchote d’un côté, et quelqu’un à l’autre bout entend.

Pas sûre que cela soit vraiment approprié pour une sieste mais bon, chacun ses choix...

Pas sûre que cela soit vraiment approprié pour une sieste mais bon, chacun ses choix...

De là, par curiosité, j’ai traversé la Tamise en empruntant le Millennium Bridge, cette passerelle moderne qui relie la cathédrale à la rive sud. Elle mène presque tout droit vers la Tate Modern, ancienne centrale électrique reconvertie en musée d’art contemporain.

Déambulation urbaine

Depuis le Millennium Bridge, la vue se déploie avec une clarté remarquable : d’un côté, la silhouette élancée du The Shard s’élève au-dessus de la ville et de l’autre, le Shakespeare's Globe.

Déambulation urbaine

 

Le Shard est le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni, culminant à 310 mètres. Inauguré en 2012, il a été conçu par un architecte italien, qui s’est inspiré de la forme d’un éclat de verre pour dessiner cette tour élancée.

Déambulation urbaine

Le Globe est une reconstitution moderne du théâtre élisabéthain associé à William Shakespeare. Le bâtiment original, construit en 1599, était le lieu où furent jouées de nombreuses pièces du dramaturge avant d’être détruit puis reconstruit, et finalement disparu au XVIIe siècle.

La version actuelle, inaugurée en 1997, a été édifiée à proximité de l’emplacement d’origine, en respectant autant que possible les techniques et matériaux de l’époque. Sa structure circulaire en bois et son toit de chaume recréent l’atmosphère des théâtres de la Renaissance anglaise.

Revenons ensuite sur la rive nord de la Tamise. Depuis le Millennium Bridge, il suffit de quelques pas pour s’éloigner de l’agitation et retrouver un autre rythme.Très vite, les grandes artères cèdent la place à un enchevêtrement de ruelles. On s’y laisse happer presque malgré soi : chaque détour réserve une surprise, chaque façade porte les traces d’un autre temps. On avance sans véritable but, guidé par la curiosité et c’est ainsi que j’ai découvert le Guildhall, un des bâtiments historiques les plus importants de la City de Londres.

Déambulation urbaine

Depuis le Moyen Âge, il constitue le siège administratif de la City of London Corporation, l’institution qui gouverne le cœur historique de la capitale.

Construit au XVe siècle, il est particulièrement connu pour sa grande salle, un vaste espace gothique utilisé pour des cérémonies officielles, des banquets et des événements publics. Bien que le bâtiment ait été endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été restauré en respectant son style d’origine.

Non loin de là, Monument, une colonne commémorative érigée pour rappeler le Grand incendie de Londres, qui ravagea une grande partie de la ville en 1666. Situé non loin de l’endroit où le feu s’est déclaré, il marque symboliquement le point de départ de la catastrophe.

Déambulation urbaine

Il s’élève à environ 62 mètres de hauteur — une distance qui correspond à celle séparant le monument du lieu exact de l’incendie. À l’intérieur, un étroit escalier en colimaçon de plus de 300 marches permet d’accéder à une plateforme d’observation.

Et enfin, un petit oasis dans le vacarme de la ville, le Dunstan Garden, plus précisément le jardin de l’ancienne église de St Dunstan in the East Church Garden. Un lieu singulier au cœur de la City de Londres.

Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine

L’église d’origine, construite au Moyen Âge, a été gravement endommagée lors du Blitz de Londres. Plutôt que d’être reconstruite, ses ruines ont été transformées en jardin public.

Aujourd’hui, les murs gothiques encore debout sont envahis par la végétation : lierre, arbres et plantes s’entrelacent avec la pierre ancienne, créant un contraste marquant entre architecture et nature. L’espace est calme, presque caché au milieu des immeubles modernes, et offre un lieu de pause inattendu dans une ville dense et animée.

Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine

C’est un endroit apprécié pour son atmosphère particulière, à la fois historique et paisible, qui donne l’impression d’un fragment de Londres suspendu dans le temps.

C’est ici que s’est achevée ma promenade urbaine mais rassurez-vous, il y en aura beaucoup d’autres !

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Printemps Londonien

Publié le par Fille Ainée

Printemps Londonien

Aujourd’hui, je vous emmène en balade aux Royal Botanic Gardens de Kew, plus connus sous le nom de Kew Gardens.

Printemps Londonien

Ces jardins comptent parmi les plus célèbres au monde. À la fois immense parc paysager et centre de recherche scientifique de renommée internationale, ils jouent un rôle essentiel dans la protection des espèces menacées, la compréhension des écosystèmes et la conservation des semences. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ils sont un véritable trésor naturel.

Printemps Londonien

Créés au XVIIIe siècle, les jardins s’étendent sur plus de 120 hectares et abritent l’une des collections botaniques les plus riches et diversifiées au monde. On y découvre plus de 50 000 espèces de plantes vivantes, des serres emblématiques et de nombreux jardins thématiques.

Printemps Londonien
Printemps Londonien

Notre visite coïncide avec la saison des tulipes : partout, de vastes massifs colorés s’intègrent harmonieusement dans le paysage. De véritables tapis de fleurs transforment les jardins en une explosion de couleurs, offrant un spectacle aussi spectaculaire que poétique.

Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien

Nichée au cœur de ce décor, se trouve Kew Palace, un petit palais royal plein de charme. Contrairement aux grandes résidences londoniennes, il propose une expérience plus intime et authentique. Souvent surnommé le « plus petit palais royal de Grande-Bretagne », il séduit par son architecture simple en briques rouges, sans ostentation — une sobriété qui fait tout son caractère.

Printemps Londonien

Le palais est étroitement lié au roi George III et à la reine Charlotte. C’est ici que la famille royale venait se retirer loin de la vie de cour, et que fut soigné le roi lors de ses périodes de troubles mentaux. Cette histoire confère au lieu une atmosphère à la fois paisible et profondément humaine.

La pagode chinoise des Royal Botanic Gardens est l’un des monuments les plus emblématiques du site, et sans doute l’un des plus surprenants. Construite en 1762, elle s’élève sur dix étages et atteint près de 50 mètres de hauteur, dominant majestueusement les jardins environnants.

Printemps Londonien

Parmi les installations les plus originales des jardins, The Hive offre une expérience à la fois immersive et fascinante.

Printemps Londonien

Cette structure spectaculaire, inspirée d’une ruche, plonge les visiteurs au cœur du monde des abeilles. Grâce à un jeu de lumières, de sons et de vibrations reliés à une véritable colonie installée à proximité, l’installation semble littéralement prendre vie. En se promenant à l’intérieur, on découvre un univers sensoriel unique, à la fois poétique et éducatif, qui rappelle le rôle essentiel des abeilles dans la biodiversité et la fragilité de leur écosystème.

Impossible de tout découvrir en une seule visite et c'est pour cela que nous y retournerons. En attendant notre prochaine visite, place aux orchidées,

Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien
Printemps Londonien

et aux plantes exotiques.

Aloès en spirale

Aloès en spirale

Rose du Venezuela

Rose du Venezuela

Bignone de Mysore

Bignone de Mysore

Pince de homard (Héliconia)

Pince de homard (Héliconia)

Gingembre rouge

Gingembre rouge

Broméliacée étoile écarlate

Broméliacée étoile écarlate

La plus impressionnante reste sans doute le Amorphophallus titanum, aussi appelé Titan arum. Cette fleur gigantesque, originaire des forêts tropicales de l’ouest de Sumatra, est extrêmement rare à l’état sauvage. Elle peut atteindre des hauteurs spectaculaires, jusqu’à 7 mètres. Celle que nous avons observée s’élevait déjà à 2,60 mètres.

Printemps Londonien
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Londres autrement

Publié le par Fille Ainée

J’ai profité d’une grève du métro londonien et d’un rare rayon de soleil (oui, cela arrive — mais rassurez-vous, il n’a pas duré très longtemps) pour partir me promener le long du Regent’s Canal. Ce canal est sans doute l’un des coins les plus pittoresques de Londres.

Long d’environ 13,5 km et achevé en 1820, il relie Little Venice, à l’ouest, à Limehouse Basin, à l’est. Conçu à l’origine pour le transport de marchandises, il est aujourd’hui essentiellement dédié aux loisirs. Son chemin de halage est idéal pour la marche ou le vélo (en gardant quand même une certaine distance du bord !).

Londres autrement

La partie est du canal conserve une atmosphère plus industrielle et brute, tandis que la partie ouest est plus paisible et verdoyante.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

J’ai commencé ma promenade à la sortie de l’Islington Tunnel, l’un des passages les plus singuliers du canal.

Londres autrement

Long d’environ 960 mètres, ce tunnel traverse le quartier d’Islington, où Monsieur 3xrien a élu domicile. Contrairement au reste du canal, il ne dispose pas de chemin de halage intérieur : piétons et cyclistes doivent sortir et contourner par les rues. À l’époque, les bateliers faisaient avancer leurs péniches en marchant sur le toit de leur embarcation ou en s’agrippant aux parois — une technique appelée “legging”.

Aujourd’hui, seuls les bateaux peuvent y circuler, ce qui confère à ce passage une atmosphère à la fois discrète et mystérieuse, véritable trace du passé industriel du canal. Les marques visibles en surface, au-dessus du tunnel, permettent d’en matérialiser le tracé dans la ville : comme celui-ci passe sous des zones très urbanisées, ces repères aident encore aujourd’hui les ingénieurs et les services urbains à le localiser.

Londres autrement
Londres autrement

Au fil de ma promenade, j’ai découvert Word on the Water, une librairie indépendante installée sur une péniche. Amarrée sur le Regent’s Canal, elle fait partie de ces lieux londoniens qui semblent presque improbables jusqu’à ce qu’on les découvre. L’intérieur est minuscule mais chaleureux avec des étagères du sol au plafond.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

Mon premier arrêt sur le chemin de halage a été Coal Drops Yard, un lieu emblématique de la renaissance de King’s Cross et un exemple réussi de reconversion industrielle. Au XIXe siècle, le site était composé de deux longs bâtiments servant à décharger le charbon arrivé par train. Le charbon (coal) tombait à travers des trappes (drops) — d’où le nom de “coal drops” — directement dans des charrettes situées en contrebas.

Londres autrement
Londres autrement

Entièrement réhabilité, le site est aujourd’hui un espace moderne regroupant boutiques design, restaurants et lieux de vie.

J’ai ensuite fait un petit détour par St Pancras Gardens, un espace vert discret mais chargé d’histoire, niché entre les gares de St Pancras International (où arrive l’Eurostar) et King’s Cross. Ce jardin entoure St Pancras Old Church, l’un des plus anciens sites chrétiens de Londres.

Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement
Londres autrement

Longtemps utilisé comme cimetière, le lieu conserve encore de nombreuses pierres tombales anciennes. L’élément le plus intrigant reste l’amoncellement de tombes disposées en cercle autour de l’ancien emplacement du Hardy Tree.

Londres autrement

Cet arrangement remonte au XIXe siècle, lors de travaux ferroviaires. Un jeune Thomas Hardy, alors apprenti architecte avant de devenir écrivain, aurait supervisé le déplacement des sépultures. Le frêne qui s’y trouvait a poussé au milieu de ces pierres tombales, créant une scène presque irréelle. Malheureusement, l’arbre, devenu malade et instable, a depuis été abattu, laissant un espace aujourd’hui plus ouvert, où subsistent les pierres et les restes de l’arbre servent de bancs pour les promeneurs.

Londres autrement

Je suis ensuite revenue sur les berges du canal pour poursuivre ma marche vers les Gasholders de King’s Cross. Ces anciennes structures industrielles, autrefois utilisées pour stocker le gaz de ville destiné à l’éclairage et au chauffage, ont été construites à la fin du XIXe siècle.

Londres autrement

Elles fonctionnaient grâce à d’immenses réservoirs mobiles qui montaient et descendaient selon la quantité de gaz stockée. Désaffectées à la fin du XXe siècle, elles ont ensuite été démontées puis restaurées dans le cadre de la transformation du quartier. Certaines accueillent aujourd’hui des logements modernes, d’autres ont été intégrées à un parc public.

Un peu plus loin se trouve Grand Union Walk, un ensemble résidentiel expérimental des années 1980. Conçu comme un projet d’architecture contemporaine, il comprend une dizaine de logements organisés comme de petites maisons individuelles.

 

 

 

 

 

Londres autrement

Chaque habitation a été pensée pour maximiser la lumière naturelle malgré un site extrêmement difficile : une parcelle étroite prise entre des infrastructures urbaines. Considéré aujourd’hui comme un exemple marquant de l’architecture “high-tech” britannique, le projet est même en partie classé.

J’ai terminé ma promenade à Camden Market, l’un des marchés les plus célèbres de Londres. L’endroit est vivant, animé, mais malheureusement aussi très touristique, peut-être un peu trop à mon goût.

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Marie Antoinette, muse éternelle

Publié le par Fille Ainée

Marie Antoinette, muse éternelle

L’exposition Marie-Antoinette présentée au Victoria and Albert Museum propose une plongée immersive dans la vie, le style et l’héritage culturel de Marie-Antoinette, l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire française.

À travers des robes somptueuses, des bijoux, des portraits, des objets personnels et des créations de mode contemporaines inspirées de son image, l’exposition montre comment la reine est devenue bien plus qu’un personnage historique : une véritable icône de style et de culture populaire. Elle explore aussi les contrastes entre le luxe de la cour de Versailles et les tensions sociales qui ont mené à la Révolution française.

L’ensemble met en lumière l’influence durable de Marie-Antoinette sur la mode, le design, le cinéma et l’imaginaire collectif, tout en replaçant sa vie dans son contexte politique et personnel. Une exposition à la fois historique, esthétique et moderne, qui reinterprète la reine comme une figure complexe, fascinante et intemporelle.

Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Robe à la française

Robe à la française

Robe à la française portée à la polonaise

Robe à la française portée à la polonaise

Dans les années 1770, la nouvelle robe à la polonaise devient à la mode, avec ses jupes relevées en bouillonnés afin de créer une silhouette ample et volumineuse. Toujours à l’avant-garde de la mode, Marie-Antoinette adopta ce style plus informel.

Brunswick

Brunswick

Le Brunswick était un ensemble en deux pièces : une version courte de la robe à la française, dotée d’une capuche et de manches amovibles, portée avec un jupon assorti. Inspiré à l’origine des vêtements de voyage allemands, il devient une tenue informelle à la mode dans les années 1760. Marie-Antoinette et ses sœurs en portaient à Vienne.

Domino

Domino

Lorsqu’ils assistaient à des bals publics et à des mascarades, les courtisans français recouvraient leurs tenues d’un domino. Cette élégante cape ample en soie, dotée d’une capuche, se fermait sur le devant à l’aide de nœuds et se portait avec un masque en velours noir.

Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle

Ce style de robe à l’anglaise était plus informel que la mode à la française. Portée avec des paniers étroits, elle présentait un dos étroitement plissé qui créait une silhouette élégante et bien dessinée vue de l’arrière.

Marie Antoinette, muse éternelle

Marie-Antoinette reçut ce coffret à bijoux en cadeau de mariage lorsqu’elle arriva pour la première fois en France en 1770. Ce présent lança une mode parmi les courtisans pour de petits coffrets à bijoux décorés de plaques florales en porcelaine de Sèvres.

Elle conservait dans le compartiment supérieur, muni d’une serrure, les bijoux et objets précieux auxquels elle devait avoir un accès immédiat, tandis que le tiroir inférieur se déployait pour former une surface d’écriture recouverte de velours vert, pouvant servir de petit bureau.

Marie Antoinette, muse éternelle

Marie-Antoinette utilisait ce fauteuil dans son cabinet de toilette privé lors de ses derniers étés au Château de Saint-Cloud. Il illustre parfaitement son style tardif : des décors néoclassiques blancs et dorés, son amour pour les fleurs, sa teinte de violet préférée, et la mise en valeur de son monogramme doré «MA» dans un médaillon sculpté orné de roses et de myrte.

Marie Antoinette, muse éternelle
Pierrot

Pierrot

Nommé d’après son dos évoquant la queue d’un moineau, ce pierrot ressemble étroitement à celui que portait Marie-Antoinette. Au sommet de la mode dans les années 1780 et 1790, les pierrots étaient portés avec des jupons en mousseline ou en lin. Fidèle à la mode jusqu’au bout, Marie-Antoinette fit confectionner des pierrots en percale de coton et en Toile de Jouy dans des tons rose, blanc et bleu alors qu’elle était détenue à la prison du Temple.

Robe à l'anglaise

Robe à l'anglaise

Cette robe à l’anglaise florale est réalisée en perse — un type de coton imprimé de très grande qualité — provenant de la célèbre manufacture Oberkampf à Jouy. Marie-Antoinette possédait des robes similaires en coton perse et les utilisait également dans ses intérieurs privés. Sa préférence pour ce tissu moderne reflétait son goût pour des styles détendus et à la mode, en contraste avec les tenues formelles de la cour.

Robe en chemise appartenant à Madame Oberkampf de Jouy-en-Josas

Robe en chemise appartenant à Madame Oberkampf de Jouy-en-Josas

Ceci est l’une des seulement deux robes‑chemises en mousseline datant de l’époque de Marie-Antoinette qui subsistent, un style que la reine contribua à populariser. Dans ses mémoires, Madame Campan décrivait la reine et ses amies à l’été 1778 vêtues de «robes en mousseline, de grands chapeaux de paille et de voiles en mousseline, un costume universellement adopté par les femmes à cette époque».

Marie Antoinette, muse éternelle

16 octobre 1793, 4h30 du matin – Juste avant l’aube, le matin de son exécution, Marie-Antoinette s’assit et écrivit une dernière note sur une page blanche de son livre de prières. Cette inscription émouvante révèle son état d’esprit troublé :

«Mon Dieu, ayez pitié de moi ! Mes yeux n’ont plus de larmes à verser pour vous, mes pauvres enfants ; adieu, adieu !»

Marie Antoinette, muse éternelle

Relique extraordinaire, ce médaillon était un souvenir sentimental offert par la reine à sa première femme de chambre, Madame Campan. Les mèches blond clair du dauphin, Louis Charles, sont disposées au centre, rassemblées avec de micro-perles sous le mot « L'amitié». Elles sont entourées par les cheveux blonds foncés et tressés de sa mère, Marie-Antoinette.

Marie Antoinette, muse éternelle

Cette lame de guillotine utilisée pendant la Révolution est réputée être celle qui décapita Marie-Antoinette.

Marie Antoinette, muse éternelle

Lorsqu’elle arriva à la prison du Temple en août 1792, Marie-Antoinette ne possédait que les vêtements qu’elle portait. Quelques nouveaux habits lui furent autorisés pendant sa détention. Cette chemise est typique du sous-vêtement simple en lin porté par toutes les femmes françaises, symbolisant cruellement les conditions réduites de la reine. Rare témoignage de son emprisonnement au Temple, cet objet intimement chargé évoque à la fois sa présence corporelle et son absence.

Robe de soirée ayant appartenu à l'impératrice Eugénie - 1855

Robe de soirée ayant appartenu à l'impératrice Eugénie - 1855

La robe de soirée en soie chinée de l’impératrice Eugénie rappelle les robes réalisées dans le même tissu qui figuraient dans la garde-robe de Marie-Antoinette.

Costume de chasse porté par Lady Isobel Stanley en 1897

Costume de chasse porté par Lady Isobel Stanley en 1897

La cour de Marie-Antoinette était l’un des cinq thèmes historiques du Bal de Devonshire House en 1897. Les Victoriens n’étaient pas toujours fidèles à l’histoire dans leurs costumes, et le costume de chasse en velours de Lady Isobel Stanley s’inspirait d’un tableau de 1737, quelques décennies avant l’époque de Marie-Antoinette, mais l’intention restait la même. La célèbre Maison Worth créa cet ensemble ainsi que de nombreux autres portés lors du Bal de Devonshire.

Robe de style - Jeanne Lanvin, 1922-23

Robe de style - Jeanne Lanvin, 1922-23

Les couturiers Art déco se sont directement inspirés des modes de la cour de Marie-Antoinette. Lanvin inventa le nom 'robe de style' pour son interprétation des paniers du XVIII siècle et créa une version aérienne et légère de la célèbre robe‑chemise de Marie-Antoinette. Contrairement à la robe informelle de la reine, celle-ci est réalisée en organza de soie et était destinée à être portée en soirée.

Robe de style - Sœurs Boué, 1923

Robe de style - Sœurs Boué, 1923

Les Soeurs Boué étaient célèbres pour leurs 'robes lingerie' — des robes de soirée inspirées du XVIII siècle, réalisées dans des tissus modernes et vaporeux. 

Marie Antoinette, muse éternelle
Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette
Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette
Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette

Chaussures créées par Manolo Blahnik dans le style Marie-Antoinette

Marie Antoinette, muse éternelle
Robe de soirée - John Galliano pour Christian Dior, 2006

Robe de soirée - John Galliano pour Christian Dior, 2006

La collection Haute Couture 2006 de Dior s'est inspirée de la Révolution française, avec des mannequins portant des foulards rouge sang couvrant des visages fortement maquillés. Cette robe à corset déconstruite présente une effigie pixelisée de Marie-Antoinette à l’âge de 17 ans.

Robe "Angie" - John Galliano pour Christian Dior, 2000

Robe "Angie" - John Galliano pour Christian Dior, 2000

Ceci est l’une des robes les plus emblématiques jamais inspirées par Marie-Antoinette. Basée sur une robe à la polonaise du XVIII siècle, la partie droite de la jupe montre la reine en tenue de cour, tandis que la gauche représente une tricoteuse révolutionnaire alors qu’elle tricote près de la guillotine. Des moutons brodés font référence au troupeau de la reine au Petit Trianon. La pièce maîtresse est une réplique en bijoux fantaisie du collier de l’infâme Affaire du Collier de Diamants de 1784‑1785.

Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior, 2023

Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior, 2023

Christian Dior Couture a créé deux robes pour l’actrice Emilia Schüle dans son rôle de Marie-Antoinette. Les couturières et artisans de Dior ont utilisé des techniques traditionnelles de couture à la main.

Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Marie Antoinette, muse éternelle
Robe de cour - Gilbert Adrian, 1938

Robe de cour - Gilbert Adrian, 1938

Sharon Long, 2023

Sharon Long, 2023

Robe "Petit Trianon" - Karl Lagerfeld pour Chanel, 2006

Robe "Petit Trianon" - Karl Lagerfeld pour Chanel, 2006

Robe de mariée "Marie-Antoinette" - Vivienne Westwood, 2025

Robe de mariée "Marie-Antoinette" - Vivienne Westwood, 2025

Robe à la française portée avec un jean - Jeremy Scott pour Moschino, 2020

Robe à la française portée avec un jean - Jeremy Scott pour Moschino, 2020

Robe Toile de Jouy - Jeremy Scott pour Moschino, 2020 et Robe à la polonaise - Franco Moschino pour Moschino, 1990

Robe Toile de Jouy - Jeremy Scott pour Moschino, 2020 et Robe à la polonaise - Franco Moschino pour Moschino, 1990

Robe fleurie - Alessandro Michele pour Valentino, 2025

Robe fleurie - Alessandro Michele pour Valentino, 2025

Marie Antoinette, muse éternelle

Les robes-gâteau spectaculaires et ironiques de Jeremy Scott ont été le point culminant de sa collection Automne/Hiver 2020‑21. Réalisées en silicone, évoquant le glaçage et des génoises aux tons pastel appétissants, elles mêlent modernité fantasque et culture pop à l’esthétique des robes de la fin du XVIII siècle. Les mannequins défilaient avec des silhouettes exagérées surmontées de coiffures pastel monumentales, un hommage décadent au monde d’excès et de fantaisie de Marie-Antoinette.

Ainsi s’achève cette exposition Marie-Antoinette, reine du style et de l’excès et j’espère que vous avez, tout comme moi, apprécié cette visite.

Et avouons-le, qui n’a jamais rêvé d’avoir un jupon qui défie la gravité et des moutons brodés sur sa robe?

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Plongée dans l'élégance victorienne

Publié le par Fille Ainée

La Maison Sambourne, située au 18 Stafford Terrace à Kensington dans l’ouest de Londres, est une maison victorienne tardive remarquablement bien conservée. Elle fut construite dans les années 1870 et devint en 1874–1875 la résidence de Edward Linley Sambourne, un illustrateur et dessinateur célèbre du magazine Punch, et de sa famille.

Au fil des décennies, la maison a été décorée selon les goûts de Sambourne et de son épouse Marion, dans le style de l’Aesthetic Movement (mouvement esthétique) alors très à la mode. Les pièces intérieures conservent une grande majorité de leurs meubles, papiers peints (notamment des créations de William Morris), vitraux, céramiques et objets d’art originaux. Cela en fait aujourd’hui une sorte de capsule temporelle de la vie domestique de la haute bourgeoisie victorienne.

Plongée dans l'élégance victorienne

En franchissant le seuil de Sambourne House, le hall d’entrée plonge immédiatement le visiteur dans l’atmosphère raffinée de la fin de l’époque victorienne. L’espace est richement décoré, avec des murs recouverts de papiers peints aux motifs floraux profonds, typiques du goût esthétique du XIX siècle. Des carreaux de sol décoratifs forment des compositions géométriques élégantes, tandis que des boiseries sombres encadrent portes et passages, apportant chaleur et solennité.

Des miroirs, des cadres dorés et de petits objets d’art sont disposés avec soin, transformant ce simple lieu de passage en véritable introduction artistique à la maison. La lumière, filtrée par des vitraux colorés, crée une ambiance feutrée et presque théâtrale, où chaque détail semble pensé pour impressionner les visiteurs dès leur arrivée. Le hall d’entrée donne ainsi le ton : celui d’un intérieur où l’art, le confort et le sens du décor se mêlent intimement à la vie quotidienne.

Plongée dans l'élégance victorienne
Plongée dans l'élégance victorienne

Le petit salon est une pièce lumineuse et élégante, pensée comme un espace de détente et de réception informelle. Il se distingue par ses papiers peints aux motifs délicats, ses tissus raffinés et son mobilier finement travaillé, typiques du goût esthétique de la fin de l’époque victorienne.

La lumière naturelle y joue un rôle central, mettant en valeur les couleurs, les céramiques décoratives et les œuvres d’art disposées sur les murs et les étagères. Plus intime que les grandes pièces de réception, le petit salon offrait un cadre confortable pour lire, recevoir des proches ou prendre le thé, incarnant parfaitement l’équilibre entre beauté décorative et usage quotidien. 

Le petit salon fut initialement utilisé comme studio par Edward Linley Sambourne, avant de devenir le domaine de son épouse, Marion. C’est dans cette pièce qu’elle dirigeait les affaires de la maison, recevait ses invités et écrivait son courrier.

La décoration reflète pleinement ses goûts personnels. Le petit salon a conservé son décor d’origine, notamment son remarquable papier peint signé William Morris, emblématique de l’esthétique victorienne et du mouvement Arts and Crafts.

Plongée dans l'élégance victorienne
Plongée dans l'élégance victorienne
Plongée dans l'élégance victorienne

Le salon était au cœur de la vie familiale. Il occupe tout le premier étage de la maison, ce qui en faisait un espace vaste et impressionnant. Par sa décoration soignée et raffinée, il constituait la pièce la plus élégante et la plus formelle de la demeure, destinée à recevoir les invités importants et à mettre en valeur le statut social et le goût artistique de la famille. 

La chambre principale
La chambre principale
La chambre principale

La chambre principale

Plongée dans l'élégance victorienne

Les Sambourne correspondaient au modèle typique d’une famille de la classe moyenne de cette époque, employant quatre domestiques féminines. Cette pièce était utilisée par la femme de chambre et probablement aussi par la domestique, qui dormaient côte à côte dans ce petit lit étroit.

La cuisinière, quant à elle, pouvait dormir dans l’arrière-cuisine au sous-sol lorsqu’elle devait travailler tard le soir. Le papier peint a été ajouté plus tard, dans les années 1960, lorsque la pièce a été transformée en chambre d’amis. À l’époque des Sambourne, les murs étaient simplement peints, sans décoration particulière.

Plongée dans l'élégance victorienne

À l’origine, cette pièce était la chambre des enfants. Après 1898, elle devint le studio dans lequel dessinait Linley.

Après la mort de Sambourne en 1910, la maison resta dans la famille, qui la préserva jusqu’à ce que, dans les années 1980, elle soit acquise pour être transformée en musée. Aujourd’hui, elle appartient à la municipalité royale de Kensington et Chelsea et est ouverte au public comme musée-maison offrant une vision rare et authentique du quotidien à la fin du XIX siècle.

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Parenthèse hors du temps

Publié le par Fille Ainée

Parenthèse hors du temps

Mon séjour à Londres commence par un lieu pour le moins insolite, que je vous invite à explorer avec moi. Poussons la grille du cimetière de Highgate, l’un des sites les plus fascinants et emblématiques de la capitale, à la fois lieu historique, jardin romantique et décor presque gothique, loin de la cohue et du bruit de la ville.

Tombe du Baron Gould de Brookwood

Tombe du Baron Gould de Brookwood

Ouvert en 1839, Highgate fait partie des “Magnificent Seven”, sept grands cimetières créés pour désengorger Londres au XIXe siècle. À l’époque victorienne, ces espaces étaient pensés comme de véritables parcs paysagers, propices au recueillement et à la promenade. On ne se formalisait d’ailleurs guère à l’idée de marcher sur d’autres tombes pour accéder à une sépulture.

Avec le temps, une partie du site fut laissée à l’abandon, permettant à la nature de reprendre ses droits.

Parenthèse hors du temps

Aujourd’hui, ce mélange unique de pierres envahies de lierre, d’arbres centenaires et d’allées mystérieuses donne au lieu une atmosphère hors du temps. Les racines soulèvent les dalles, des fougères poussent dans les fissures, et certaines tombes penchent doucement, comme fatiguées par les années, frôlant leurs voisines comme pour venir s’y reposer.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

Le cimetière est divisé en deux parties : l’East Cemetery, plus ouvert et accessible, et le West Cemetery, plus ancien et spectaculaire.

Dans la partie est, les allées sont larges, lumineuses, et la végétation moins envahissante. On y découvre notamment la tombe massive de Karl Marx, toujours fleurie et très visitée,

Parenthèse hors du temps

mais aussi celle d’Anna Mahler, sculptrice du XXe siècle et fille du compositeur Gustav Mahler,

Parenthèse hors du temps

ou encore de George Adams, écrivain britannique de science-fiction au ton humoristique, créateur du Guide du voyageur galactique.

Parenthèse hors du temps

Ce qui m’a toutefois le plus marquée dans cette partie du cimetière, ce sont ces petites tombes pleines d’humour, discrètes et touchantes, témoignant d’une dernière volonté de conserver une note légère en souvenir d’une vie passée et de résumer tout un parcours en une formule simple.

Visiblement d'avides lecteurs
Visiblement d'avides lecteurs

Visiblement d'avides lecteurs

Parenthèse hors du temps
"Manger du chocolat et raconter des histoires"

"Manger du chocolat et raconter des histoires"

Accompagnée de sa tasse de thé et d'une part de gâteau

Accompagnée de sa tasse de thé et d'une part de gâteau

"Philosophe, enseignant, physicien, roumain & nudiste"

"Philosophe, enseignant, physicien, roumain & nudiste"

"Comptable juste et équilibré"

"Comptable juste et équilibré"

DEAD (mort) et c'est le moins que l'on puisse dire

DEAD (mort) et c'est le moins que l'on puisse dire

La partie ouest de Highgate est la plus ancienne et sans doute la plus impressionnante. On y entre comme dans un autre monde. Les allées étroites serpentent sous de grands arbres, et les monuments, typiquement victoriens, sont conçus pour en imposer : colonnes, anges de pierre, portes monumentales. Le style est solennel, presque théâtral, car les Victoriens voulaient rendre la mort grandiose.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Thomas Sayer, champion de boxe à mains nues britannique était une véritable célébrité. Son enterrement fut un évènement spectaculaire

Thomas Sayer, champion de boxe à mains nues britannique était une véritable célébrité. Son enterrement fut un évènement spectaculaire

L’Avenue des Egyptian Tombs donne l’impression de traverser un couloir sacré, sombre et silencieux, bordé de mausolées semblables à des portes closes vers l’au-delà.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

En débouchant de cette allée, on découvre le Circle of Lebanon : un immense cèdre trône au centre, entouré de tombeaux disposés en arc de cercle et creusés dans la colline, créant une atmosphère presque mystique. Tout autour, colonnes, frontons et sépultures scellées depuis plus d’un siècle semblent figés dans le temps.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

Le silence y est plus profond qu’ailleurs, seulement troublé par le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles. Ce n’est pas un simple cimetière, mais un jardin oublié, digne d’un roman gothique, où chaque pierre raconte une histoire. Je m’y suis promenée seule et, malgré le temps maussade qui aurait pu rendre l’endroit lugubre, je m’y suis sentie étonnamment paisible.

Parenthèse hors du temps
Parenthèse hors du temps

Seule la légende urbaine du vampire de Highgate aurait pu troubler cette atmosphère sereine, mais le mélange unique de nature sauvage et d’architecture funéraire victorienne confère au lieu un mystère fascinant que l’on ne voudrait manquer pour rien au monde. Classé réserve naturelle urbaine, le cimetière abrite une faune discrète : j’y ai même croisé deux petits renards et entendu de nombreux oiseaux.

Et lorsqu’on en ressort, Londres paraît soudain plus bruyante, plus rapide — comme si l’on revenait d’un autre siècle.

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Retomber en enfance

Publié le par Fille Ainée

Retomber en enfance

Cette semaine, nous en avons pris plein les yeux, surtout Monsieur 3xrien qui ne connaissait pas et errait dans les rues, les yeux écarquillés, la bouche en cœur tel un gamin dans un magasin de jouets.

 

Colmar et ses marchés de Noël figuraient sur ma liste des choses à voir, et nous avons donc profité de quelques jours de quiétude professionnelle pour découvrir cette ville. Et nous n’avons pas été déçus. C’était tout simplement magnifique. Cela brillait de milles feux, clignotait de partout, c'était encore plus beaux que les vitrines de Noël des Galeries Farfouillettes, à Paris. 

 

Nous nous sommes laissés porter par le flot de touristes dans les petites rues (oui, nous n’étions malheureusement pas les seuls à avoir eu la même idée), tels des saumons remontant le courant, accompagnés des effluves de vin chaud et de cannelle. Mais rassurez-vous, cela n’a en rien gâché notre séjour. Je vous laisse maintenant découvrir tout ça en 📸✨

Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance

Nous en avons également profité pour aller voir Riquewhir, un des plus beaux villages de France et nous nous sommes perdus dans les petites rues, loin de la foule. 

Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance

Et comme il semblerait que je souffre d’une addiction sévère aux couronnes de Noël (que j'assume totalement)...

Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance
Retomber en enfance

Pour la petite anecdote, la ville de Colmar dépense en moyenne plus de 800 000 € par an pour les décorations, illuminations, sapins, jeux de lumière et autres éclats de fête et ce sont les recettes de stationnement qui aident à financer tout cela. Nous nous sommes contentés de venir en train ; pas de bol !

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La Mode est une Fête !

Publié le par Fille Ainée

Il y a quelques mois, je vous avais emmené voir l’exposition Worth au Petit Palais, à Paris. Aujourd’hui, je vous emmène, toujours à Paris, au Musée des Arts Décoratifs, qui consacre - jusqu’au 11 janvier 2026 - une grande exposition à Paul Poiret (1879-1944), figure incontournable de la haute couture parisienne du début du XX siècle.

Reconnu pour avoir libéré le corps féminin en supprimant le corset et en introduisant des silhouettes plus fluides, Poiret marque une rupture décisive dans l’histoire du vêtement féminin.

Robe d'intérieur taillée dans un velours de soie à grands motifs de roses, vers 1895, Maison Worth

Robe d'intérieur taillée dans un velours de soie à grands motifs de roses, vers 1895, Maison Worth

(Au centre) Costume de hussard du Premier Empire, vers 1900

(Au centre) Costume de hussard du Premier Empire, vers 1900

Robe de jour à transformation avec corsage, 1900-1905, Maison Doucet

Robe de jour à transformation avec corsage, 1900-1905, Maison Doucet

Recruté en 1901 par Gaston Worth pour concevoir une ligne plus jeune et plus simple, Poiret y apprend les codes du grand luxe tout en affirmant déjà sa volonté d’alléger la mode féminine. Son talent attire rapidement l’attention, mais son audace détonne : trop moderne pour les clientes de la maison Worth, il choisit bientôt de voler de ses propres ailes et fonde sa propre maison de couture en 1903.

Sa première collection, en 1907, marque une rupture historique : les corsets disparaissent, la taille devient haute, les coupes s’assouplissent et les tissus gagnent en fluidité. Il s’agit là d’un geste radical.

Manteau Nénuphar, 1911

Manteau Nénuphar, 1911

Manteau du soir, vers 1910

Manteau du soir, vers 1910

Manteau, vers 1911

Manteau, vers 1911

En redessinant la silhouette féminine, Poiret accompagne les transformations sociales de son époque. À l’heure où les femmes revendiquent davantage de libertés, il leur offre la liberté corporelle. La mode devient alors un vecteur d’émancipation.

Robe du soir, 1908

Robe du soir, 1908

Robe du soir Eugénie, 1907

Robe du soir Eugénie, 1907

Robe du soir, 1907

Robe du soir, 1907

Robe du jour "Gavarni", 1906

Robe du jour "Gavarni", 1906

Robe d'été "Fleurie", 1912 et Manteau du soir, 1919

Robe d'été "Fleurie", 1912 et Manteau du soir, 1919

La Mode est une Fête !

Mais Poiret ne se limite pas seulement aux vêtements. Visionnaire, il conçoit la mode comme un art total, où tout – du vêtement, à l’intérieur, au parfum et à la fête – participe à un même univers esthétique. En 1911, il fonde la première maison de parfum associée à un couturier, Les Parfums de Rosine, du nom de sa fille. Il crée également Martine, un atelier de décoration dirigé par sa femme Denise, qui traduit son goût pour la couleur, les motifs orientaux et l’art décoratif.

"Denise à la fête de la Mille et Deuxième Nuit" de George Lepape, gouache sur papier

"Denise à la fête de la Mille et Deuxième Nuit" de George Lepape, gouache sur papier

Poiret aime également éblouir et transformer la mode en spectacle. Ses somptueuses réceptions, dont la plus célèbre reste la fête de "La Mille et deuxième nuit" en 1911, marquent les esprits par leur faste et leur exubérance. Vêtements, décors et musique y forment un tout harmonieux, reflet de sa volonté de fusionner les arts.

Marqué par la Première guerre mondiale qui le mobilise en 1914, Poiret retrouve ensuite son souffle créatif dans les fêtes qu’il organise, les voyages qui nourrissent son imaginaire et les collaborations avec les artistes de son temps. Il habille également les comédiennes et danseuses les plus en vue de la Capitale.

Robe du soir "Tolède", 1921

Robe du soir "Tolède", 1921

Robe du soir "Spi", 1922

Robe du soir "Spi", 1922

Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, plonge le visiteur dans l’univers foisonnant du créateur : de ses débuts à l’apogée de sa maison de couture, puis à son lent déclin après la Première Guerre mondiale.

Robe Exotique, 1922

Robe Exotique, 1922

Costume de danse, 1921

Costume de danse, 1921

Tailleur jupe, 1920 et Manteau La Source, 1924

Tailleur jupe, 1920 et Manteau La Source, 1924

Robe, Maison Nicole Groult, vers 1921 et Robe "Abbesse", vers 1920

Robe, Maison Nicole Groult, vers 1921 et Robe "Abbesse", vers 1920

Robe "Malgré Moi", 1919

Robe "Malgré Moi", 1919

Tunique "Caro", 1907 (à droite)

Tunique "Caro", 1907 (à droite)

Tandis que la mode évolue vers une élégance plus sobre et rationnelle - incarnée par des créateurs comme Coco Chanel - son style somptueux paraît soudain dépassé. Poiret finira ruiné et oublié, mais son influence demeure immense.

Robe "Tarta", Agatha Ruiz de La Prada, 1994

Robe "Tarta", Agatha Ruiz de La Prada, 1994

Tailleur jupe, Comme des Garçons, 2013

Tailleur jupe, Comme des Garçons, 2013

Par son audace, son sens du spectacle et sa conception de la mode comme art de vivre, il a ouvert la voie à la modernité vestimentaire.

L’exposition qui réunit près de 550 œuvres – vêtements, croquis, photographies, papiers peints, objets d’art décoratif et flacons de parfum – dont beaucoup sont exposées pour la première fois, met en lumière son héritage, visible chez de nombreux créateurs contemporains qui, comme lui, cherchent à concilier liberté du corps, richesse des matières et vision artistique.

Ce que j’aime chez Poiret, c’est qu’il y avait quelque chose de contemporain dans la façon dont il concevait les vêtements sur le corps d’une femme”, Gracelee Lawrence.

Ensemble du soir, Yves St Laurent, 1976 et Manteau, Maitrepierre et sculpture portable, Gracelee Lawrence, 2024

Ensemble du soir, Yves St Laurent, 1976 et Manteau, Maitrepierre et sculpture portable, Gracelee Lawrence, 2024

Ensemble du soir manteau et robe, Christian Dior par John Galliano, 1998

Ensemble du soir manteau et robe, Christian Dior par John Galliano, 1998

Schiparelli

Schiparelli

John Galliano

John Galliano

En sortant de l’exposition, on a le sentiment d’avoir traversé un rêve chatoyant, peuplé de soieries, de parfums et de fêtes. Paul Poiret, l’artiste qui voulait libérer le corps et célébrer la vie, demeure une figure lumineuse, même dans sa chute.

Paul Poiret
Paul Poiret

Paul Poiret

Si vous avez envie de découvrir cette exposition mais ne pouvez pas vous déplacer, voici ICI un petit livret pour une visite à distance ou encore LA.

Je vous souhaite une belle découverte !

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