et si on allait se promener
Oh les beaux militaires !
Le week-end dernier était un long week-end car nous célébrions l’anniversaire du Prophète Mohammed. Je ne connais pas cet homme, mais j’ai trouvé sympa qu’il nous donne 4 jours de congés pour l’occasion. Nous sommes donc allés nous promener jusqu’à Port Dickson, une destination balnéaire populaire chez les locaux. Mouais ! Ca ne vaut pas nos belles plages de France mais c’était quand même fort sympathique et puis surtout, Monsieur 3xrien a pu y faire voler son cerf-volant, juste avant que l’orage ne nous tombe dessus !
Vous remarquerez que le cerf-volant coccinelle qui nous avait jusqu'à là accompagné est passé à la poubelle. Manquait de poils sur la poitrine selon Monsieur 3xrien !
Située à environ 60km de Kuala Lumpur, cette petite ville était, jadis, plus connue pour sa fabrication de charbon de bois - les mines de charbon étaient en plein essor dans les années 1820 et attiraient les mineurs chinois - puis comme petit port développé par les Britons (encore eux !) comme point d’entrée de la Malaisie. Aujourd’hui, à Port Dickson, on trouve une foultitude d’hôtels, on peut faire de nombreux sports nautiques et surtout, c’est là que sont basés de beaux militaires comme les Black Beret (Bérets Noirs) !
En bahasa, Port Dickson s’appelle « Tanjung » qui signifie « cap » et c’est au Cap Rachado que l’on peut aller voir un phare construit au 16eme siècle par les portugais puis reconstruit en 1863.

Perché sur une colline, il guidait les navires vers le détroit de Malacca. Le phare est toujours opérationnel et garantit une vue spectaculaire de plus de 38 km sur la mer.

Le cap est également le point d’escale de plus de 300 000 oiseaux migrateurs, de septembre à mars.
Du cap, on peut également faire une petite escapade dans la jungle. La végétation tropicale y est dense,

Notez la taille de la « petite » feuille par rapport à la main de Petit Nain
Voilà un arbre qui est sûr de ne pas être ennuyé !
les bruits intrigants et certaines rencontres inattendues.

Les acrobaties de Moutie
Elle en voulait de la nature, du vert, du tropical, de l’inattendu. Alors, direction FRIM, le Forest Research Institute of Malaysia. FRIM c’est le Nirvana de tous les amoureux de nature.
Ce centre de recherches pour la régénération de la forêt permet de découvrir une partie de la diversité de la flore de Malaisie. Et comme les 3xrien ne font jamais les choses à moitié, nous avons emprunté le Canopy Walkway pour nous rapprocher de la cime des arbres.
On se promène à plus de 30 mètres de haut pour admirer des fougères toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Bon, c’est là où l’enthousiasme moutien en a pris un coup, on n'entendait plus personne, et c’est avec les jambes tremblantes que Moutie a parcouru les 150m, suspendue au milieu de rien.
Une fois revenue à terre, moi j’ai admiré les petits champignons,
Envie d’être en automne ?
Moutie plein les yeux
Elle voulait du vert, de la nature, de l’authentique. Nous l’avons emmenée dans la jungle urbaine de Singapour, elle n’a pas aimé. Alors, même sous la pluie, un avant-goût de la forêt tropicale.
Elle l’a prise sous tous les angles. Pas une liane n’y a réchappé.
Par contre, les sandalettes rouges n’ont pas tenu le coup. Et oui, les trottoirs de l’Hexagone ne préparent pas aux terrains boueux et glissants des sous-bois tropicaux !
Gorille dans la brume
Je n’en ai aperçu qu’un, hier après-midi, et il ressemblait fort à Moutie !
Il faut dire que les paysages des plantations de thé de Cameron Highlands sont magnifiques, surtout lorsqu’ils sont plongés dans la brume. Il est donc impossible de résister à l’envie de les prendre en photo.
Pour cette grande expédition familiale, nous nous sommes dirigés vers le nord. Première étape : un petit hôtel de style Tudor, "The Lakehouse", au charme suranné, dans lequel nous avons déjeuné dans une salle à manger privée.
Le temps d’un repas, nous nous sommes pris pour les propriétaires du manoir. Nous serions bien restés un peu plus longtemps à jouer aux échecs devant la grande cheminée du salon que l’on allume tous les soirs pour chasser l’humidité des journées pluvieuses.
Il pleut presque tous les jours à Cameron Highlands, ce qui explique la végétation
et les immenses plantations de thé.
Je laisse le soin à Moutie de vous raconter sa journée. Vous constaterez qu’elle recrute à présent ; Petit Nain la suit partout.
Ca doit être contagieux !
Les mauvaises herbes de la jungle...
Une fois par semaine, je pars me promener avec une amie dans la jungle voisine. La première fois, j’avais oublié mon appareil photo. Le désastre ! Cette semaine, j’étais équipée.
Cette plante est une « mauvaise herbe » qui s’enroule autour des lignes de téléphone.
Celles-ci poussent sur le bord des chemins !
Tu sais ou tu sau –rien ?
Aujourd’hui, je vous emmène à Malacca - ville qui a donné le nom au détroit qui sépare la Malaisie de l'Indonésie et qu'empruntent tous les bateaux navigant entre l'Europe et la Chine. Cet ancien comptoir portugais, sur lequel les Hollandais ont ensuite mis la main, a fini sous régime britannique. Il faut dire que les enjeux étaient énormes et le commerce d’épices très lucratif.
Malacca est une oasis culturelle, riche d'un passé colonial. De son histoire tumultueuse subsistent de nombreux styles architecturaux et une culture particulière. Les petites rues font penser à Macau,

les rives du fleuve à Singapour
et les bâtiments qui servaient à l’administration du commerce maritime sont d’influence hollandaise. Le tout servi avec une petite sauce exotique.

Mais le clou de la visite a été pour nous le restaurant en bord de fleuve dans lequel nous avons déjeuné. Non seulement les plats étaient délicieux mais le spectacle inhabituel. Car figurez-vous qu’à nos pieds se baignaient des varans énormes. Cet « petite bête » peut atteindre 3 mètres de long et peser jusqu'à 60 kgs. Les varans sont semi aquatiques et carnivores.
Lorsqu’ils nagent, c’est sans les bras, car c'est avec leur queue qu’ils se dirigent.
Et regardez-moi cette langue. On dirait celle d’un serpent !
Un p'tit plongeon, ca vous tente ?
Mon fils, un jour tu seras trapéziste
Pas beaucoup de choix de carrières quand on appartient à la famille Gruss. On devient soit acrobate, jongleur, trapéziste ou écuyer, mais pas autre chose. « Dis Papa, je peux être banquier ? Tais-toi mon fils et va marcher sur un fil ! »
Hier, nous avons passé la journée à Piolenc, dans les quartiers d’été du cirque Gruss.
Au programme : dressage des chevaux, spectacle sous le chapiteau, pique-nique sur la pelouse, et
Petit Nain qui s'est essayé au trapèze,
puis au fil,
et Moyen Nain au rola bola.
Nous avons assisté au spectacle des clowns où franchement j'ai ri de bon cœur. Puis pour clore cette belle journée, la douche de l’éléphante.
Nous en avons conclu que pour faire partie de la troupe des Gruss, il faut être athlétique, musclé, ressembler au Prince Charmant, n’avoir aucune honte à assumer sa masculinité en collant moule-bouboule et savoir sourire dans l’espace !
La seule chose qui m'a perturbé ce sont les animaux savants. Ces chevaux, cet éléphant et ces chiens en cage qui répondent au fouet pour le plus grand « plaisir » des spectateurs. Alexis Gruss, lui même, a passé un bon moment à nous expliquer que les animaux qui paraissent dans ses spectacles effectuent des tours qui leur sont naturels mais que trouvez-vous de naturel à un éléphant qui se tient sur la tête. A moins bien sur, que dans la nature sauvage, il ait loupé la marche et ne se soit cassé la figure !
Bon c’était quand même une super journée que je recommande vivement même si le velours des sièges est un peu élimé, le musée poussiéreux et les acrobaties un peu pâles comparées à celle du Cirque de Moscou ou du Cirque du Soleil, mais franchement on s’en fout ; l’important c’est qu’on a passé une super journée. Merci Tricotine de nous avoir accompagnés, moi et les Nains. La prochaine fois, tu jongles ?
Viens voir mon p’tit tas d’cailloux !
Nouvelle petite promenade hier. Nous avons entassé les Nains dans mon char à filles, direction Gordes.
Arrêt en route à Venasque pour admirer un des plus beaux villages de France.
Puis Gordes pour pause déjeuner. Tous les parkings sont payants ; ça sent le jmenfouplenlapoche à plein nez. Comme nous en avions assez des restaurants à l’escroque, nous avons soigneusement fait trois tours de place pour finalement nous poser dans la cour d’un petit établissement où nous avons, ma foi, fort bien mangé.
Pour faire passer le tout, petit tour de ville. Attention, chaussez-vous bien car les pierres sont glissantes et la pente est raide. Pour freiner la chute des touristes imprudents, certains habitants ont planté d’énormes cactus dans les fourrés. Aie, aie, aie !
L’objectif de la journée étant le village des Bories, nous avons ensuite pris les petits sentiers qui sillonnent la garrigue pour nous arrêter sur notre tas de cailloux ! Ces petites maisons de campagne, aménagées de façon très rudimentaire et construites sans mortier, uniquement à partir d’un savant empilage de pierres non jointées, servaient d’habitation. Quand on pense que certains y vivaient encore dans les années 70, moi je dis non merci. Impossible de trouver une prise de courant pour brancher ma MAC, dormir à côté des cochons, très peu pour moi et je le mets où mon beurre en plein été pour le conserver ?
Passage obligé à l’Abbaye de Sénanque sur le chemin du retour. Les lavandes ont été coupées, mais la vue est toujours aussi magnifique.
Et enfin, petit détour dans le village du Barroux, perché sur son piton calcaire, où se déroulait la fête médiévale. Nous n’en avons vu que la fin et c’est dommage mais c’est noté dans nos carnets pour l’année prochaine. Danse des chevaliers (que certains avaient oublié), art médiéval, costumes d’époque et concert rock médiéval que nous avons beaucoup apprécié !
Retour légèrement mouvementé et la jeune donzelle surexcitée qui a bien failli se retrouver à 10 mètres plus bas sous le pont, encastrée dans sa poubelle, en voulant doubler l’imbécile en Saab décapotable qui roulait au pas et a trouvé intelligent de se déporter sur la gauche devant moi pour l’empêcher de passer peut remercier son ange gardien. Cascade impressionnante sur le parapet du pont dont elle se serait bien passé ! Je le répète encore et encore : il vaut mieux arriver 15 minutes plus tard chez Mémé Ginette, en vie, et manger sa soupe froide plutôt que de se retrouver dans le lit de la rivière à ressembler à une sardine à la tomate. Mémé Ginette n’a pas d’ouvre-boîte !
Tous dans le Panier !
Petite balade familiale pour aller voir ailleurs si nous y étions. Et nous nous sommes trouvés à Marseille. Cela faisait longtemps que j’avais envie d’aller visiter, parce que de Marseille, je ne connaissais que l’aéroport.
C’est fait. Nous en avons retiré du très bon, du moyen et du c’est pas la peine d’y revenir.
Nous avons commencé par une visite à pied de la vieille ville et du port (malheureusement en travaux) qui nous a rappelé, avec nostalgie, notre « ancienne vie » de marins dans notre île chaude et humide.
Nous avons suivi l’itinéraire « au fil de l’histoire », dans le Panier de Marseille, un quartier aux petites ruelles étroites, avons admiré les vieilles façades,
la cathédrale La Major, « cathédrale en pyjama », du fait de la couleur de ses murs.
Nous avons ensuite pris une navette pour sortir du port et nous rendre au château d’If.
La couleur de la mer n’avait rien à voir avec celle de notre île chaude et humide sur laquelle flottent souvent les boites en polystyrène ou les ordures.
Le château en lui-même n’a rien d’extraordinaire et mes Nains ne connaissant pas le Comte de Monte-Cristo ni son auteur n’ont fait qu’apprécier la vue et jouer à se faire peur dans les cachots.
Au retour, nous avons marché jusqu'à Notre-Dame de la Garde (mais quel est l’imbécile qui a eu l’idée de la construire si haut ?). Nous avons commencé à compter les marches et puis les Nains se sont lassés. 149 mètres d’altitude, ça donne soif ! Cette basilique est magnifique, la vue d’en haut est superbe et l’intérieur rutile sous l’or mais pourquoi tant de touristes ? Trop de monde, trop chaud, trop de bruit. Nous reviendrons hors saison.
Redescente par les petites rues et là, il a fallu que je m’arrête à toutes les portes, non point pour tirer les sonnettes mais pour les prendre en photo. Je n’en ai jamais vu de si belles ! On dirait que les portes de Marseille sont restées figées dans le temps.
Et puis quand les Nains ont commencé à grogner et qu’il a fallu les nourrir, nous nous sommes mis à la recherche DU restaurant qui allait clore cette magnifique journée. Il était 18h tout juste. Et bien ça n’a pas été une mince affaire !
On aurait pu penser qu’à Marseille, 2eme ville de France, en pleine saison touristique, la plupart des restaurants font service non stop. Détrompez-vous ! Entre celui qui ne veut servir que des plats froids, celui qui vous dit qu’il n’y a plus de place alors que la terrasse est vide, celui qui vous annonce que le menu à 17 euros n’est plus disponible mais qui pourtant l’affiche, nous avons eu le choix. Alors, nous avons fini sur le vieux port, avec 1kg de moules au roquefort chacun (bonjour les dégâts), à rire des mésaventures d’un groupe de chinois qui se rinçaient les mains dans les homards, crachaient les coquillages sur la nappe et buvaient leur bouillabaisse à même l’assiette. On se serait cru dans notre île chaude et humide !
L’année prochaine, on se baigne dans les calanques et on va pêcher notre langouste !