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A la sueur de mon front... et du reste

Publié le par Fille Ainée

A la sueur de mon front... et du reste

J'avais mis un point d'honneur à le terminer, même si l'idée de transpirer abondamment sur mon ouvrage ne m'enthousiasmait qu'à moitié. Je peux désormais vous confirmer que si un jour cet ouvrage devait faire l'objet de prélèvements ADN, le mien arriverait très largement en tête des résultats !

A la sueur de mon front... et du reste

Mais l'essentiel est là : le bloc 9 est terminé… et l'ouvrage aussi ! 🎉

A la sueur de mon front... et du reste

Il ne me reste plus qu'à le mettre en sandwich et à le matelasser. En revanche, pour cette ultime étape, j'ai décidé de faire preuve d'une sagesse toute relative : rendez-vous en septembre, lorsque les températures auront cessé de transformer mon atelier en hammam.

A la sueur de mon front... et du reste

Publié dans Patchwork

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Faites que ça rentre !

Publié le par Fille Ainée

Ces jours derniers, je me suis rendue dans une grande enseigne qui se dit Mondialistique spécialisée dans la vente de tissus et de mercerie avec une mission simple. Enfin, en théorie. Il me fallait deux choses : le tissu pour le dos du patch de Petit Nain - A Day in Happy Land - et du molleton. Deux articles. Une liste courte. Une affaire de vingt minutes, ai-je naïvement pensé.

Petit Nain avait des exigences très précises : du bleu pâle ou du rose encore plus pâle. Malgré ces critères très pointus, j'ai décidé de faire confiance aux Dieux du Textile et c'est donc pleine d'optimisme que j'ai poussé la porte du magasin.

La quête du tissu lui-même s'est révélée étonnamment facile. Certes, il n'y avait pas beaucoup de choix, mais, fidèle à moi-même, j'ai réussi l'exploit de sélectionner le seul tissu de tout le rayon qui n'était pas soldé. C'est un talent. Certains ont l'oreille absolue ; moi, je repère instantanément l'article au prix fort.

Tout a basculé au rayon molleton.

Je m'adresse à la vendeuse – la même qui venait de couper mon métrage – et lui demande de me montrer les différentes options de molleton.

Elle me regarde, perplexe.

— Du molleton ou de la ouate ?

De la ouate ? Jamais entendu ce terme dans ce contexte. Toutes mes expériences en terme de matelassage s'étant déroulées exclusivement dans la langue de Shakespeare, je me demande soudain si je ne viens pas de commettre une faute de vocabulaire majeure.

Je précise donc :

— C'est pour matelasser un quilt.

Erreur fatale.

Ma prononciation britonnique la laisse totalement pantoise. J'aurais probablement dû dire « kilt ». Mais là, elle m'aurait peut-être montré des tissus écossais !

Je renonce donc au vocabulaire technique et tente une explication, sans pour autant lui raconter l’intégralité de ma vie.

La vendeuse m'emmène finalement devant ce qu'elle appelle de la ouate, et là, surprise : l'étiquette indique noir sur blanc " MOLLETON ".

J'aurais pu le lui faire remarquer, mais il faisait une chaleur abominable dans le magasin et elle venait de m'expliquer que la climatisation était en panne. Dans ces conditions, je n'ai pas osé. Quand on souffre ensemble dans des cas extrêmes, certaines vérités deviennent secondaires.

Nous étions donc là, toutes les deux, ruisselantes, dégoulinantes, transpirantes. La sueur me coulait dans le dos et, honnêtement, si nous avions été au rayon tissu éponge, j'aurais été fortement tentée de m'y rouler dedans..

Je sélectionne donc la " ouate " qui me paraît convenir — le choix se limitant à deux références, toutes les deux synthétiques et la réflexion n'a pas été interminable — lorsque je remarque soudain un détail capital : la largeur du rouleau n'est que de 150 cm.

C’est la cata.

Mon quilt mesure un peu plus de 150 cm. À moins qu'un rouleau de deux mètres de large ne soit secrètement dissimulé dans l'arrière-boutique, ça va coincer.

J'expose donc mon problème à la vendeuse qui me répond avec le plus grand sérieux :

— Il faut adapter la taille de votre ouvrage à celle de la ouate.

Ah.

Mais bien sûr.

Pourquoi n'y avais-je pas pensé ?

Je n’ai qu'à le rétrécir.

Après tout, ce n'est pas comme si ledit patch était quasiment terminé.

Je fais comment exactement ? Un patch en kit ? " Petit Nain : certains blocs sont livrés séparément à toi d’assembler les morceaux, notice fournie " !

Sentant poindre un léger malaise, et sachant pertinemment qu'une recherche internet de trois minutes me permettrait de trouver ce qu'il me faut, j'ai préféré me taire. Après tout, cette pauvre femme aurait probablement préféré être assise dans l'arrière-boutique, collée au ventilateur.

C'est alors qu'elle assène le coup de grâce :

— De toute façon, vous ne trouverez jamais de largeur plus grande. Ça n'existe pas.

Pardon ?

Cela fait plus de vingt ans que je réalise des quilts de grandes tailles et, jusqu'à présent, je n'ai jamais rencontré la moindre difficulté pour trouver de quoi les matelasser.

Serais-je dans une autre dimension ? Dites-moi que je suis dans un canular et que dans 2 secondes, elle va se mettre à rire en disant " je t'ai bien eu Fille Aînée ! ". Et bien non !

Que se passe-t-il dans cette grande enseigne Mondialistique ? Sommes-nous face à une pénurie nationale de molleton, comme lors de la grande disparition de la moutarde des supermarchés il y a quelques années ?

Je suis restée là, muette, éberluée, me demandant soudain quels étaient exactement les critères de recrutement dans cette chaîne de magasins. Manifestement, savoir coudre ne figure pas en tête de liste.

En conclusion, ne croyez pas tout ce qu’on vous dit. Une fois rentrée à la maison, il m’a suffit d’un clic pour trouver chaussure à mon quilt !

Publié dans Patchwork

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Porté disparu

Publié le par Fille Ainée

Porté disparu

Toute guillerette, je m'avance, sereine, vers la ligne d'arrivée. Je gambade, je sautille, je m'autofélicite et je me réjouis d'avoir enfin conclu cette belle aventure après avoir terminé le bloc 12 que voici. Plus que quelques coutures, un assemblage triomphal, et enfin Petit Nain aura bientôt son ouvrage tant attendu.

Sauf que… où est le bloc 9 ?

Porté disparu

Au moment où je termine le bloc 12, je me précipite pour réunir tous mes blocs, patiemment réalisés au cours des derniers mois. Je les étale fièrement sur la table.

Mais le bloc 9 a disparu.

Porté disparu

Volatilisé. Évaporé.

Je dois enfin me rendre à l’évidence, j’ai oublié de monter le bloc 9 !

Je ne suis donc pas encore au bout de l'aventure. Après tout, qui a dit qu'un projet devait se terminer simplement ?

A bientôt donc pour ce fameux bloc 9 qui manque à l'appel !

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Le bout du tunnel

Publié le par Fille Ainée

Le bout du tunnel

Il n’en reste plus qu’un, mais ce n’est pas pour autant que je suis tirée d’affaire.

Le bout du tunnel

Ces fichus petits carrés aux arrondis infernaux commencent à me sortir par les yeux, et j’attends avec impatience le moment où je pourrai enfin en voir la fin.

Le bout du tunnel
Le bout du tunnel

Courage, on s’accroche.

Publié dans Patchwork

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Mon cap psychologique

Publié le par Fille Ainée

Mon cap psychologique

L’ai-je réellement franchi ? Ou bien est-ce la chaleur écrasante, me poussant dans mes retranchements climatisés, qui m’a soudainement conduit à terminer ce bloc 10 d’un seul élan ?

Mon cap psychologique
Mon cap psychologique

Nul ne saurait le dire.
Mais une chose est certaine : il est terminé. (Avec un petit coup de pouce de la part de Moutie !)

Mon cap psychologique

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Poussez Madame, poussez !

Publié le par Fille Ainée

Poussez Madame, poussez !

L’accouchement a été difficile, il a fallu sortir les forceps… mais j’y suis arrivée : le bloc 8 est enfin né !

Poussez Madame, poussez !

Le retour de Londres m’a coupé net dans mon élan. J’avais embarqué mes blocs dans la valise en me disant que je pourrais broder dans le train.

Poussez Madame, poussez !

J’étais partie comme un boulet de canon, pleine d’énergie, et au retour, me voilà maintenant essoufflée, comme si j’avais monté quatre étages en courant.

Poussez Madame, poussez !
Poussez Madame, poussez !

Mais bon, l’essentiel est là : j’avance, même si le rythme a changé.

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Et de Sept !

Publié le par Fille Ainée

Et de Sept !

Ces derniers jours, je me suis sérieusement remise au travail afin de progresser dans la réalisation du quilt de Petit Nain, qui lui aussi a quitté le nid familial pour embrasser sa toute nouvelle vie de jeune professionnelle… en Angleterre, décidément, mais c’est sans surprise.

Fleurettes en point de rose (ou point d'araignée)

Fleurettes en point de rose (ou point d'araignée)

C’est le cœur un peu serré que j’ai laissé mon Nain derrière moi, tandis que Monsieur 3xrien s’employait à me vanter les innombrables avantages de la vie sans enfant à charge. Argumentaire intéressant, certes, mais difficile de lutter contre la fierté (et l’émotion) maternelle : mon Nain vole de ses propres ailes, et ça, ça n’a pas de prix.

Et de Sept !

Cela dit, le pragmatisme n’est jamais bien loin. Petit Nain m’a gentiment fait remarquer que son nouveau canapé serait beaucoup plus lumineux avec un joli plaid pour les soirées télé. J’ai immédiatement saisi l’allusion et je me suis empressée de terminer le 7 bloc.

Plus que cinq blocs avant de pouvoir poser mon aiguille…

Et de Sept !

provisoirement, bien sûr.

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Touchée et ravie

Publié le par Fille Ainée

Touchée et ravie

Eh bien dis donc, Muriel ! Moi “Blogueuse exceptionnelle” ? Tu m’as bluffée, tu m’en as bouché un coin et je te remercie ! Je ne me doutais de rien, jusqu’à ce que je remarque la soudaine envolée du nombre de mes fidèles lectrices. Je me suis un moment demandée si ce n’était pas plutôt un coup sournois de Monsieur 3xrien, glissant quelques dessous de table pour égayer mon moral un peu morose (il faut dire que notre retour aux sources après plus de trente ans d’expatriation n’est pas toujours de tout repos) ou bien une action divine ?

Comme tu le mentionnes dans ton article, la tenue d’un blog, de nos jours, est une espèce en voie de disparition. Il est tellement plus simple de poster une photo avec deux lignes de texte pour récolter un maximum de followers, qu’on finit par se demander pourquoi on s’obstine. Sauf que je suis bien trop pipelette pour me taire, et mon imagination surdimensionnée (qui, franchement, m’épuise parfois !) m’empêche de lâcher l’affaire.

J’aime raconter, faire voyager, faire rire — mais aussi semer un peu de rêve dans ce grand monde de brutes.

Notre expatriation tropicale, puis la perte d’accès à mon blog (sous prétexte qu’il servait de porte d’entrée aux scammers), m’ont laissé un petit goût d’amertume. J’en ai longtemps voulu à OB. Je dois avouer que cette rupture dans la communication et les échanges — anodine au début — a fini par changer ma façon de créer et surtout de partager.

Du coup, le fait de vous retrouver ainsi, après tant de mois d’absence, m’a donné un nouvel essor. Et si Muriel me tend la perche (merci !!!) pour rejoindre la chaîne des « Outstanding Blogger 2025 », puis-je seulement prétendre hésiter ?

Bon mais au final, c'est quoi le "Outstanding Blogger Award" ? Et bien c'est une sorte de chaîne amicale entre blogueurs passionnés. Il ne s’agit pas d’un concours officiel, mais plutôt d’une reconnaissance entre pairs, une manière conviviale de mettre en lumière des créateurs de contenu inspirants, drôles, touchants ou simplement authentiques.

 

Le principe est simple :

  1. Un blogueur nominé reçoit l’award d’un autre blogueur.

  2. Il répond à quelques questions pour permettre à ses lecteurs de mieux le connaître.

  3. Il nomine à son tour d’autres blogueurs qu’il souhaite faire découvrir.

C’est somme toute un bel échange d’énergie positive, qui crée du lien, favorise la découverte de nouveaux univers et célèbre la persévérance de celles et ceux qui continuent à écrire, à partager, à rêver.

Donc sans plus attendre, voici la liste des questions :

As-tu connu des succès notables en matière de quilting/couture que tu aimerais partager avec nous ?

Ah, le quilting ! Une passion qui m’est venue tardivement, mais qui m’a apporté — et m’apporte encore — beaucoup de satisfaction. Et même si, aujourd’hui, je me tourne davantage vers l’appliqué, certaines de mes réalisations m’auront plus particulièrement marquée.

Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler de « succès », non, mais une belle rencontre oui ! CE quilt de Yoko Saito, réalisé en tandem avec celle que j’appelais affectueusement Ma Jumelle en est la preuve.

Touchée et ravie

Ouvrage qui s’affiche, à présent, fièrement dans mon Atelier. Il nous aura fallu plus d’un an pour le terminer. Chaque fois que mon regard se pose sur lui, je repense à cette belle complicité et à nos échanges par blogs interposés. Nat nous a malheureusement quittés, après un long combat contre le crabe. Mais à travers ce quilt, une part d’elle continue de vivre.

As-tu été influencée par des membres de ta famille pour te lancer et as-tu transmis cette passion à la génération suivante ?

Je pense que celles qui me suivent depuis un moment doivent bien se douter que, s’il y en a une qui m’a vraiment influencée dans cette voie, c’est Moutie, ma Maman ! C’est avec elle que j’ai pris mes premiers cours de couture, de patch et d’appliqué. Et qui m'a poussée à publier mon blog.

​​​​​Je l’ai souvent entraînée dans des ouvrages communs qui, je l’avoue, ont parfois eu le don de la faire pester 😄 mais pas QUE — mais c'est aussi une belle façon de partager des moments agréables, même à distance. Rien ne vaut la qualité et la complicité d’un ouvrage fait ensemble !

Quant à la relève, inutile de rêver : le virus du fil et de l’aiguille s’est arrêté à moi ! Mes Nains ne montrent pas la moindre once d’intérêt pour la couture et se contentent de tolérer avec grâce mes cadeaux faits main au moment des fêtes

Quelle méthode d'apprentissage te correspond le mieux ?

Je suis une grande fan des tutos sur TonTube ! Je trouve qu’il est souvent bien plus simple de suivre une vidéo que de tenter de déchiffrer des explications écrites en chinois, dont le seul but est de nous faire trébucher. Je ne possède que deux livres de techniques de couture que j’ai dû ouvrir une ou deux fois dans ma vie, pas plus ! 😅 

Par contre, je dois bien reconnaître que mon premier (et dernier) parement de poignet aurait sans doute eu une sale touche si j’avais dû me débrouiller toute seule. Donc merci ma Bible !

 

 

Touchée et ravie

Plutôt lêve-tôt ou couche-tard ?

Alors là, il n’y a pas photo ! Passé 21 h 30, je suis une vraie loque, et vous me trouverez immanquablement au fond de mon lit avec un bon bouquin. Mais dès 7 heures, je suis debout à écouter les oiseaux chanter.

Il arrive parfois que Monsieur 3xrien me propose de me servir un café au lit, le matin, pendant que je parcours les nouvelles du jour (ou mon Site de Perdition) — le luxe absolu !

 

De quel quilt es-tu la plus fière et pourquoi ?

Alors là, en voilà une question difficile, parce que je les aime tous ! Comme je l’ai déjà mentionné dans ma première réponse, mon Yoko occupe une place très spéciale dans mon cœur. Et pour tout vous dire, j’en ai réalisé tellement que je peine parfois à me souvenir de tout ce que j’ai déjà cousu.

J’ai donc décidé de ne pas en citer un en particulier, mais plutôt de vous avouer que ma préférence va aux ouvrages d’Anni Downs, de Hatched and Patched. J’aime ces quilts au style country, poétiques et délicieusement naïfs, empreints de douceur et de nostalgie. J’en compte déjà cinq à mon actif et ce n’est certainement pas terminé !

Touchée et ravie

Je crois vous avoir tout dit… ou presque ! 😉

Il est maintenant temps pour moi de vous faire découvrir d’autres talents.

Un blog que je suis depuis des années est celui de Roxane. Je suis en admiration devant son talent créatif, ses quilts mystère (et j’en ai d’ailleurs réalisé quelques-uns !), son imagination débordante et son enthousiasme communicatif. Une vraie source d’inspiration pour toutes les passionnées d’aiguilles et de tissus !

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À petits points, grandes ambitions

Publié le par Fille Ainée

À petits points, grandes ambitions

L’accouchement fut long, mais ce sixième bloc en valait vraiment la peine !

Une fois lancée, je l’ai réalisé d’un seul jet comme une inspiration divine (ou une urgence créative) !

À petits points, grandes ambitions

Ainsi s’achève la première moitié de mon ouvrage — en espérant que la seconde me demandera un peu moins de temps.

À petits points, grandes ambitions

À condition, bien sûr, que je ne me laisse pas distraire par les innombrables idées qui germent dans ma tête en perpétuelle ébullition.

Publié dans Patchwork

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Tout processus créatif passe par le fond

Publié le par Fille Ainée

Tout processus créatif passe par le fond

En m'activant à essayer de retrouver mes ouvrages de points de croix inachevés, je me suis retrouvée nez à nez avec un patch coloré que j'avais du commencer il y a plus de 10 ans. La question existentielle que je me suis immédiatement posée a été "pourquoi cet ouvrage figure t-il parmi mes UFOs ? Pour quelle raison obscure n'a t-il jamais été terminé”.

 

Il dormait sagement, coincé entre les pages d’un livre, accompagné des tissus soigneusement rangés pour sa réalisation. Piquée par la curiosité et un brin téméraire, j’ai tout étalé devant moi, examiné la bête et, après quelques minutes d’observation intense, le verdict est tombé… implacable, irrévocable !

 

Je ne sais pas si c’est pareil pour tout le monde, mais chez moi, la réalisation d’un ouvrage suit toujours un véritable rituel en plusieurs étapes. D’abord, il y a la quête du projet : une phase cruciale qui peut s’étirer sur plusieurs jours. Je cogite, je farfouille, je navigue sans fin… et bien sûr, je me perds volontiers dans les méandres de mon Site de Perdition. Jusqu’à ce que, soudain, l’étincelle créative jaillisse et m’embarque dans une nouvelle aventure.

Tout processus créatif passe par le fond

Vient ensuite la grande ruée sur les matériaux. En principe, je tente d’abord de piocher dans mes stocks déjà bien garnis. Mais, il faut bien l’avouer, il m’arrive parfois d’invoquer le manque cruel d’un certain coloris comme prétexte (qui ne dupe personne) pour m’offrir une petite virée dans les boutiques spécialisées. Résultat, je me laisse parfois aller à quelques « indispensables » supplémentaires qui viennent s’ajouter au stock déjà existant.

 

La troisième étape est un pur délice : la lancée. Si, par malheur bonheur elle me prend dès le matin, inutile d’espérer me voir émerger avant un bon moment. Le temps se dilue, les heures disparaissent, et il n’est pas rare que j’oublie purement et simplement de déjeuner. Quant au monde extérieur… disons qu’il peut bien tourner sans moi. C’est d’ailleurs pour cette raison que Monsieur 3xrien a très vite appris à se débrouiller seul et qu’il se garde bien d’émettre le moindre commentaire.

Tout processus créatif passe par le fond

Cependant, un grand mystère reste entier : que se passe-t-il entre l’étape de la lancée et le moment où l’ouvrage bascule dans la triste catégorie des UFOs ? À quel instant précis mon enthousiasme flamboyant se met-il à faiblir ? Petit à petit, ce qui ressemblait à une grande aventure pleine de promesses se transforme en une routine monotone… puis, insensiblement, glisse vers l’oubli, relégué au fond d’un tiroir. Est-ce la longueur du projet qui finit par user ma motivation ? L’absence de vision claire de ce qu’il deviendra une fois terminé ? Ou bien tout simplement la tentation irrésistible d’un nouveau projet venu lui voler la vedette ?

 

En ce qui concerne mon fameux patch coloré, la raison de son abandon était d’une évidence affligeante : j’avais tout simplement manqué de tissu. Navrant, n’est-ce pas ? Plutôt que de chercher une solution et de résoudre ce petit souci d’approvisionnement, j’ai préféré sournoisement reléguer mon ouvrage au fond d'une boîte, en me disant sans doute que le futur MOI se chargerait de réparer cet échec.

Tout processus créatif passe par le fond

Et que celle qui n’a jamais agi ainsi me lance la première pierre (pas trop fort quand même !). J’avoue que j’ai bien failli, une fois de plus, refermer le couvercle de ma boîte sur ce pauvre patch et passer mon chemin. Mais, dans un dernier sursaut impulsif, j’ai décidé de lui accorder une ultime chance.

Le souci ? Ce patch était censé être carré. Alors, à défaut de pouvoir lui rajouter les deux bandes manquantes pour lui donner sa forme, j’ai choisi la solution radicale : j’en ai retiré une.

Il était bien entendu hors de question de prétexter un manque de tissu pour le dos, et j’ai donc puisé dans mes réserves. J’aurais peut-être préféré un fond plus coloré, rappelant les bleus et oranges du top, mais c’est ainsi.

Tout processus créatif passe par le fond

Pour le quilting, j’ai travaillé la partie centrale avec l’aide de mon walking foot, que je commence à bien maîtriser, et j’ai terminé les bordures à la main. Quant au biais de finition, il traînait déjà dans mon atelier, attendant patiemment son heure de gloire.

Le modèle de cet ouvrage provient de cette publication. Du coup, en le feuilletant après coup, je me suis, de nouveau, sentie inspirée. Cela ne finira donc jamais ?!?

Tout processus créatif passe par le fond

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