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Les Saules

Publié le par Fille Ainée

Les Saules

Avec Les Saules, Mathilde Beaussault signe un premier roman puissant et sensible, ancré dans un village rural breton où la tranquillité est brisée par une tragédie : le corps de Marie, une adolescente de 17 ans, est découvert au bord d’une rivière, dissimulé sous les branches des saules pleureurs. Elle a été étranglée, et sa mort choque toute la communauté villageoise.

Alors que les gendarmes commencent l’enquête, Marguerite, une petite fille solitaire et presque muette, devient un personnage central. Mal aimée et ignorée par ses parents, maltraitée à l’école, elle a vu quelque chose cette nuit-là. Elle détient peut-être la vérité !

Au fil de l’histoire, le lecteur pénètre dans la vie du village : les ragots, les rivalités familiales, les rancunes anciennes et les silences pesants qui rendent l’enquête complexe. Et à travers Marguerite, l’autrice explore la violence sociale, l’exclusion et le poids du regard des autres.

L’intrigue ne se limite pas à une simple résolution de meurtre ; elle devient une peinture sociale d’une communauté rurale, faite de tensions, de non-dits et de fractures sociales, où chacun porte ses propres blessures et secrets. La découverte du corps bouleverse l’équilibre fragile de la communauté. Tandis que l’enquête progresse, les silences, les rancœurs et les secrets enfouis refont surface.

Plus qu’un simple polar, Les Saules est une chronique humaine et sombre, qui interroge la culpabilité collective et la difficulté de faire entendre les voix les plus fragiles. Une très belle lecture pour clore l’année !

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La Bonne Mère

Publié le par Fille Ainée

La Bonne Mère

Quelle peut bien être la définition d’une bonne mère ?


Une sorte de super-héros capable de retrouver une chaussette orpheline, de transformer un plat de nouilles en festin digne d’un restaurant 5 étoiles, de supporter les caprices et les colères d’un ado en pleine crise existentielle tout en gardant le sourire ?

Ou simplement une femme qui prend soin de ses enfants, les guide, les protège et les aime inconditionnellement, tout en essayant de leur transmettre des valeurs et de les préparer à la vie ?

Et au fond, y a-t-il vraiment une “bonne” et une “mauvaise” mère ? Ou juste des mères, avec leurs forces, leurs failles et leur amour, parfois maladroit mais toujours sincère ?

Le roman suit Clara, une jeune femme originaire de Marseille qui vit maintenant à Paris. Lorsqu’elle retourne dans sa ville natale pour présenter son compagnon - “une grande tige avec un oeil qui dit vaguement merde à l’autre” - à sa mère (une cagole haute en couleur - solaire, impulsive et souvent jugée vulgaire), une tension immédiate naît entre les deux mondes qu’ils représentent.

Entre Marseille et Paris, entre les caractères, les habitudes et les jugements, mère et fille se heurtent, se cherchent et se fuient, sans jamais complètement perdre de vue l’amour qui les unit. À travers leurs interactions, le livre explore avec humour, ironie et émotion les difficultés d’être une bonne mère quand l’enfant s’éloigne, et celles d’être une bonne fille quand on porte parfois de la honte ou de l’incompréhension envers celle qui nous a tout donné.

Ce roman est une histoire contemporaine sur les liens familiaux, la transmission, les désirs d’émancipation et la manière dont on hérite - ou rompt - avec ce que nous ont légué nos parents.

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L'Inconnue du Portrait

Publié le par Fille Ainée

L'Inconnue du Portrait

Le tableau Portrait d’une dame de Gustav Klimt, peint à Vienne en 1910, traverse un destin aussi mystérieux que romanesque. Il ne montre pas seulement une femme, il la rappelle à la vie. Sous la caresse du pinceau de Klimt, l’inconnue semblait encore respirer.

L'Inconnue du Portrait

Après avoir été acheté en 1916 par un collectionneur anonyme, il est retouché par Klimt en 1917, puis disparaît en 1997.

Un enlèvement sans rançon, sans revendication, sans explication, avant de réapparaître de manière inattendue en 2019 dans le jardin d’un musée italien.

L’identité de la jeune femme représentée demeure inconnue et nourrit toutes les suppositions. Qui était-elle ? Une muse, une héritière, une amante délaissée ? Une femme assez belle pour qu’un peintre la retouche encore, assez troublante pour qu’un voleur la dérobe, assez énigmatique pour que l’histoire la cherche un siècle durant.

Camille de Peretti s’empare de cette énigme et imagine la vie de cette femme, ainsi que celle de ses descendants, en faisant voyager le lecteur des salons viennois du début du XX siècle au Texas des années 1980, en passant par le Manhattan de la Grande Dépression et l’Italie contemporaine.

Ce roman séduit par sa capacité à mêler fiction et réalité et son art de faire voyager le lecteur à travers époques et continents. C’est une fresque accessible, sensible, au rythme maîtrisé, où l’art devient moteur de destin.

Si l’on peut reprocher au récit quelques facilités et un style parfois plus efficace que profond, l’ensemble reste porté par une énergie narrative constante. Plus proche du roman d’évasion que de la reconstitution historique, L’Inconnue du portrait s’impose comme une variation élégante sur l’identité, la mémoire et la persistance du secret.

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Tu nous appartiens

Publié le par Fille Ainée

Tu nous appartiens

Pete et Maddie Riley forment une famille ordinaire et soudée avec leur petit garçon, Theo. Mais un jour, leur quotidien vole en éclats lorsqu’un homme leur révèle que Theo n’est pas leur enfant biologique : il aurait été échangé à la naissance avec le bébé d’un autre couple.

Cette autre famille, plus fortunée mais instable, revendique immédiatement « son » enfant, déclenchant une enquête complexe. Très vite, ce qui semblait être une simple erreur médicale se transforme en affaire troublante, marquée par des zones d’ombre, des comportements suspects et des tensions grandissantes entre les parents.

À mesure que la vérité se dévoile, les deux couples doivent affronter mensonges, manipulations et choix déchirants.

Ce roman installe rapidement un climat d’incertitude et d’angoisse. L’idée d’un échange de bébés, déjà choquante, est traitée de manière progressive et inquiétante, ce qui rend la lecture addictive. De plus, le dilemme entre lien biologique et lien affectif touche profondément. On se met facilement à la place des parents et on ressent leurs peurs, leurs colères. Pete et Maddie, comme l’autre famille, ne sont pas simplement « bons » ou « mauvais ». Leurs réactions, leurs fragilités et leurs contradictions renforcent l’impact émotionnel.

Au cours de cette histoire, rien n’est jamais totalement clair : erreur médicale ? manipulation ? mensonge ? Le jeu d’indices et de faux-semblants maintient l’intérêt tout au long du récit.

Le roman amène à s’interroger sur ce qui fait réellement un parent : la génétique, l’amour, le sacrifice, la responsabilité ?

Les chapitres courts, les rebondissements et la montée progressive du suspense donnent envie d’enchaîner les pages et je me suis retenue de ne pas finir ce livre en une soirée.

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Le Silence des Repentis

Publié le par Fille Ainée

Le Silence des Repentis

Cooper vit isolé avec sa fille Finch, âgée de huit ans, dans une cabane perdue au nord des Appalaches. Coupée du monde moderne, Finch grandit entourée de livres et de nature, loin de toute influence extérieure. Cooper, lui, cache un lourd passé dont il ne parle à personne. Leur seul lien avec le monde extérieur est un voisin énigmatique, dont la présence à la fois bienveillante et ambigüe met Cooper mal à l’aise, ainsi que Jake, un ami fidèle qui vient chaque hiver leur apporter des provisions.

Mais cette année, Jake ne vient pas. Cet événement, apparemment anodin, vient rompre la routine et fait naître une inquiétude profonde. Peu à peu, le passé de Cooper se dévoile à travers des flash-backs : ce qu’il fuit, les fautes qu’il cherche à expier et les raisons de son choix de vie.

La nature, à la fois refuge et prison, symbolise leur existence retirée : elle protège, mais enferme. Finch, de plus en plus curieuse du monde extérieur, commence à remettre en question les règles imposées par son père. Le roman interroge alors sur la légitimité du sacrifice parental : jusqu’où peut-on aller pour protéger un enfant ?

À la fois tendre et bouleversant, Le silence des repentis explore avec justesse les liens entre un père et sa fille, la culpabilité, la rédemption et le poids du passé. Une lecture pleine d’émotion !

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Ta Promesse

Publié le par Fille Ainée

Ta Promesse

Claire Lancel, écrivaine reconnue, rencontre Gilles Fabian, un metteur en scène charismatique, lors d’un réveillon. Très vite, une passion intense les unit. Gilles lui demande alors une chose étonnante : lui promettre de ne jamais écrire sur lui. Claire accepte, sans mesurer encore la portée de cet engagement.

Peu à peu, leur relation, qui semblait idyllique, prend un tour plus inquiétant. Derrière le charme et l’assurance de Gilles se cachent des signes de manipulation et d’emprise : colères imprévisibles, reproches insidieux, exigences qui grignotent la liberté de Claire. Elle modifie sa vie pour lui, renonce à certaines habitudes et se laisse enfermer dans une relation où l’amour et le contrôle se confondent.

J’ai trouvé que certains passages de ce roman étaient un peu trop axés sur la relation physique entre les deux personnages, surtout au début de leur histoire. Mais en fait, ces passages intimes servent surtout à mettre en évidence la passion et la fusion qui rapprochent Claire et Gilles. Illusion d’un amour parfait au départ, séduction qui devient au fur et à mesure outil d’emprise et contraste entre l’intensité physique et la violence psychologique qui s’installe ensuite.

Ce roman, haletant comme un thriller, explore les mécanismes subtils de l’aliénation amoureuse, la difficulté à distinguer passion et domination, le narcissisme contemporain, la manipulation, le pouvoir de la parole et de l’écriture. Mais il pose aussi la question : comment prouver l’invisible — la pression, le contrôle psychologique — devant la justice ?

Je vous en laisse “juge”.

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Un Simple Dîner

Publié le par Fille Ainée

Un Simple Dîner

Claudia est une jeune kinésithérapeute très timide qui vit avec Étienne, un avocat ambitieux et sûr de lui. En plein mois d’août, par une soirée de canicule à Paris, ils invitent à dîner un couple d’amis : Johar, une femme brillante et déterminée, et son mari Rémi. Claudia a préparé le repas avec soin, mais elle se sent mal à l’aise, effacée à côté de son compagnon. Très vite, l’ambiance autour de la table devient tendue. Derrière les politesses, on sent des secrets, des déséquilibres, des frustrations et des rapports de force qui transforment ce repas en un huis clos lourd et étouffant.

À travers ce dîner en apparence banal, l’autrice parle tout d’abord de la place des femmes, de la difficulté à s’affirmer et des rôles imposés dans le couple. Claudia, enfermée dans sa timidité et la domination de son mari, cherche à exister. Johar, plus affirmée, représente une autre voie d’émancipation. Ensuite des rapports de pouvoir : Étienne, macho et arriviste, incarne l’homme incapable de supporter la réussite des femmes. Et enfin des non-dits : regards, gestes, silences rythment le récit et créent une atmosphère pesante. Le roman, qui se lit vite (je l’ai dévoré d’une traite dans le train au retour de Paris), fait ressentir une atmosphère pesante.

J’ai aimé la manière dont Cécile Tlili crée une telle ambiance à partir d’une situation toute simple et parvient à transformer un dîner banal en une scène tendue et pleine de suspense. Ce roman m’a donné envie de suivre l’évolution de cette nouvelle plume.

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Le Libraire de Kaboul

Publié le par Fille Ainée

Le Libraire de Kaboul

 

Le Libraire de Kaboul est un récit de la journaliste norvégienne Åsne Seierstad, publié en 2002.


L’auteure, correspondante de guerre, s’est installée quelques mois dans la famille d’un libraire afghan, après la chute du régime taliban en 2001. Son livre raconte la vie quotidienne de cette famille à Kaboul, en mêlant description de la société afghane et portraits intimes.

On y voit le combat du libraire pour sauver et vendre des livres, dans un pays où la lecture a été censurée, les tensions familiales, notamment la place des femmes, soumises à de fortes contraintes sociales et religieuses et la complexité des relations entre tradition, religion, modernité et liberté individuelle.

Ce n’est pas un roman mais un récit journalistique écrit comme une fresque narrative. L’auteure adopte un style immersif, presque romanesque, pour raconter des histoires vraies glanées au sein de la famille.

Ce livre a été un succès international - traduit en de nombreuses langues - mais il a également suscité beaucoup de débats : le libraire réel a accusé l’auteure d’avoir trahi sa confiance, déformé sa vie privée et mis sa famille en danger en révélant des aspects intimes.

Ce livre controversé est, cependant, un témoignage précieux sur l’Afghanistan d’après les Talibans. Et je l'ai trouvé très intéressant.

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Où vont les larmes quand elle sèchent

Publié le par Fille Ainée

Où vont les larmes quand elle sèchent

Jean, 36 ans, est médecin généraliste dans le Sud-Ouest français. Il soigne à vélo, sa salle d’attente déborde, et il a supprimé son numéro de téléphone sur ses ordonnances. Chaque jour, il écoute les confidences des patients et lit parfois leur souffrance « directement sur le corps ». Pourtant, depuis la nuit où il lui a manqué six minutes pour sauver une vie, il ne parvient plus à pleurer : ses larmes sont restées coincées dans sa gorge. 

 

 

Un récit profondément humain, porté par une écriture à la fois tendre et percutante. L’auteur parvient avec brio à mêler humour et émotion, tout en abordant des sujets graves — violences faites aux femmes, maltraitance infantile, défaillances du système de soins — avec pudeur et justesse. Les anecdotes, sensibles et souvent drôles, rendent la lecture à la fois bouleversante et lumineuse.

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Le Dieu des petits Riens

Publié le par Fille Ainée

Le Dieu des petits Riens

L’histoire se déroule dans le Kerala, au sud de l’Inde, et alterne entre les années 1969 et 1993. Elle suit Rahel et Estha, jumeaux indo-chrétiens issus d’une famille aisée mais dysfonctionnelle. Enfants sensibles et très proches, ils grandissent dans une maison où pèsent les silences, les non-dits et les tensions sociales.

Le drame central du roman tourne autour de la mort accidentelle de leur cousine, venue rendre visite avec sa mère. Cet événement déclenche une série de réactions en chaîne qui détruisent la famille.

Le Dieu des Petits Riens est une œuvre d’une richesse émotionnelle, poétique et politique. Ce récit profondément intime explore les blessures de l’enfance, les tabous sociaux et l’inéluctabilité du destin.

La structure narrative est non linéaire, entrelacée de souvenirs, de silences et de non-dits. Ce choix peut parfois dérouter le lecteur, mais il reflète parfaitement la fragmentation de la mémoire et la douleur omniprésente dans la vie des personnages.

À travers le regard des enfants, l’auteure met en lumière l’hypocrisie des adultes, les injustices de la société de castes, et la cruauté institutionnalisée. Ce contraste entre la naïveté de l’enfance et la brutalité du monde adulte donne au roman une puissance bouleversante.

Ce roman n’est pas seulement une tragédie familiale mais il est aussi une critique acerbe de la société indienne postcoloniale : les carcans de la caste, les conflits religieux, le patriarcat, et la répression politique y sont subtilement dénoncés.

Le titre prend tout son sens au fil du récit : ce sont les "petits riens” de la vie quotidienne qui révèlent le plus sur les personnages et sur la réalité qu’ils habitent.

Le Dieu des Petits Riens est un roman exigeant, mais d’une beauté rare. Il bouleverse, dérange, émerveille.

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