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Éclaircie

Publié le par Fille Ainée

Éclaircie

En 1843, Ivar, dernier habitant d’une petite île perdue au large de l’Écosse, mène une existence solitaire. Un jour, il découvre sur la plage un homme inconscient, tombé d’une falaise : John Ferguson, un pasteur sans argent.

Ivar recueille l’homme chez lui et prend soin de lui. Mais il ignore que John n’est pas arrivé sur l’île par hasard. Celui-ci a été envoyé pour faire partir Ivar de ses terres, afin que l’île puisse être transformée en pâturage pour des moutons. Cette mission s’inscrit dans le contexte historique des Highland Clearances, durant lesquelles des populations rurales écossaises furent expulsées de leurs terres.

Le problème est que les deux hommes ne parlent pas la même langue. Malgré cette impossibilité de communiquer, un lien se crée progressivement entre eux. Pendant ce temps, sur le continent, Mary, l'épouse de John, s'inquiète de ne recevoir aucune nouvelle de son mari et finit par entreprendre un voyage pour le retrouver.

Le roman raconte donc la rencontre de trois destins : celui d’Ivar, menacé de perdre son île ; celui de John, confronté à un terrible dilemme entre sa mission et ce qu’il découvre sur place ; et celui de Mary, déterminée à retrouver son mari.

Derrière cette histoire très simple en apparence, Carys Davies parle de solitude, d’exil, de pouvoir, de pauvreté, mais aussi de solidarité et de ce qui peut rapprocher des êtres que tout semble séparer avec beaucoup de pudeur.

Une lecture à découvrir pour celles et ceux qui aiment les histoires humaines, sensibles et porteuses d’espoir.

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Prenez-moi pour une conne

Publié le par Fille Ainée

Prenez-moi pour une conne

Et si, derrière une femme que l’on croit naïve et fragile, se cachait en réalité une redoutable stratège ?

Avec Prenez-moi pour une conne, Guillaume Clicquot nous entraîne dans une histoire de couple, de trahison et de revanche, avec ce qu’il faut d’humour et de suspense pour rendre la lecture particulièrement addictive. Le titre donne immédiatement le ton : ici, il est question de ne surtout pas sous-estimer celle qui se trouve en face de soi.

Au cœur du roman, il y a une femme confrontée à une situation particulièrement douloureuse : elle découvre la trahison de son mari. Une découverte qui bouleverse évidemment sa vie, mais qui va surtout provoquer chez elle un changement inattendu. Plutôt que de simplement subir, elle va observer, réfléchir et préparer sa riposte.

Et c’est justement ce qui fait tout le sel du roman. Guillaume Clicquot joue avec les apparences et avec les attentes du lecteur. On croit comprendre où l’histoire va nous mener, avant de découvrir que les choses sont finalement beaucoup plus complexes.

Le titre, Prenez-moi pour une conne, prend alors tout son sens. Parce que parfois, laisser les autres vous croire plus naïf qu’on ne l’est peut être une arme redoutable.

L’un des plaisirs de cette lecture vient de l’évolution du personnage principal. La trahison aurait pu donner lieu à une simple histoire de vengeance conjugale. Mais le roman va plus loin en s'intéressant à la manière dont une personne peut reprendre le contrôle d'une situation dans laquelle elle semblait pourtant avoir perdu toutes ses cartes.

L’héroïne observe les comportements autour d’elle et comprend progressivement qu’elle peut elle aussi jouer avec les apparences.

Le lecteur se retrouve alors dans une position assez amusante : il sait qu’un plan est en train de se mettre en place, mais il ne sait pas toujours jusqu’où celui-ci va aller.

Malgré son point de départ plutôt sérieux, Prenez-moi pour une conne n’est pas un roman uniquement sombre.

Guillaume Clicquot apporte une vraie dose d’humour à son récit. Les situations parfois absurdes, les réactions des personnages et le décalage entre ce que certains pensent maîtriser et ce qui leur échappe donnent au roman un rythme très agréable.

Cette dimension humoristique permet également d’éviter que l’histoire ne devienne trop lourde. La trahison, la colère et la vengeance sont bien présentes, mais elles sont racontées avec suffisamment de légèreté pour que la lecture reste divertissante.

Sous ses allures de roman de gare, ce livre ne paye pas de mine et c’est uniquement parce qu’il m’a été recommandé lors d’un club de lecture que je me suis dit "pourquoi pas". Et bien, ne vous y trompez pas !! Je l’ai dévoré d’une traite dimanche après midi (du coup, je n'ai rien fichu de la journée) et je me suis beaucoup amusée !

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Le Vieil Incendie

Publié le par Fille Ainée

Le Vieil Incendie

Avec Le Vieil Incendie, publié en 2023, Elisa Shua Dusapin signe un roman bref et profondément sensible consacré aux liens familiaux, aux blessures du passé et à la difficulté de renouer avec ceux que l’on a aimés.

L’histoire commence avec le retour d’Agathe dans le Périgord, après quinze années passées loin de sa famille. Scénariste installée à New York, elle retrouve sa sœur cadette, Véra, qui ne parle plus depuis l’enfance. Les deux sœurs doivent passer neuf jours ensemble pour vider la maison familiale avant sa destruction.

Ce qui pourrait sembler être une simple tâche matérielle devient rapidement une plongée dans les souvenirs. Chaque objet, chaque pièce de la maison fait ressurgir une part de leur enfance et de leur histoire familiale. Entre Agathe et Véra, les mots sont rares, parfois impossibles. Pourtant, le silence, les gestes et les regards deviennent eux-mêmes une forme de langage.

Le titre du roman fait également écho à un ancien incendie qui a ravagé un pigeonnier voisin. Les pierres de la maison familiale doivent servir à sa restauration. Cette histoire d’incendie, jamais totalement éclaircie, entre en résonance avec les blessures que les deux sœurs portent en elles. Le passé n’est donc jamais vraiment éteint : il continue de produire ses effets dans le présent.

Ce qui frappe dans l’écriture d’Elisa Shua Dusapin, c’est sa sobriété. L’autrice évite les grandes explications et les effets dramatiques. Elle avance par petites touches, laissant au lecteur le soin de percevoir les tensions, les regrets et les élans d’affection. La campagne du Périgord, avec son atmosphère automnale, ses paysages et ses silences, devient presque un personnage à part entière.

Au-delà de l’histoire de deux sœurs, Le Vieil Incendie parle ainsi de la mémoire et de la possibilité du pardon. C’est un roman sur ce qui sépare les êtres, mais aussi sur ce qui peut encore les rapprocher. Une lecture délicate et intime, qui montre que les relations les plus fragiles peuvent parfois se reconstruire sans grandes déclarations, simplement à travers une présence retrouvée.

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Le Livre de Joan

Publié le par Fille Ainée

Le Livre de Joan

Et si, au XIVᵉ siècle, une femme avait osé défier l'ordre établi pour conquérir sa liberté ? C'est le pari audacieux de Paul Thurin avec Le Livre de Joan, un roman historique aussi érudit que romanesque, inspiré d'un fait réel : l'incroyable évasion de Joan de Leeds, une jeune religieuse anglaise qui simula sa propre mort pour échapper à la vie monastique.

Nous sommes en Angleterre, en 1318. Cloîtrée depuis son enfance dans une abbaye bénédictine, Joan ne connaît du monde que les murs du couvent et les textes sacrés. Mais son désir de vivre est plus fort que les règles imposées. Avec une intelligence remarquable, elle orchestre une fuite aussi ingénieuse que risquée. Commence alors une aventure qui la mènera jusqu'à Londres, où elle découvrira tout ce que son existence lui avait jusque-là refusé : la liberté, le savoir, les rencontres… et le goût de choisir sa propre vie.

Paul Thurin réussit un bel équilibre entre la rigueur historique et le souffle du roman d'aventures. Son écriture est fluide, vivante et souvent teintée d'un humour discret qui rend les personnages profondément attachants. Joan n'est pas seulement une fugitive : elle devient une héroïne moderne, curieuse, courageuse et déterminée, dans laquelle il est facile de se reconnaître malgré les sept siècles qui nous séparent d'elle.

L'un des grands atouts du roman réside dans sa capacité à recréer l'Angleterre médiévale sans jamais alourdir le récit. Les rues de Londres, les tavernes, les marchés, les monastères et les intrigues religieuses composent un décor foisonnant qui immerge totalement le lecteur.

Au-delà de l'aventure, Le Livre de Joan est une réflexion sur la liberté, l'émancipation féminine et le pouvoir de décider de son propre destin. Joan ne cherche pas à devenir une héroïne ; elle veut simplement vivre. C'est sans doute ce qui rend son histoire si universelle.

À travers ce roman, Paul Thurin redonne vie à une figure historique presque oubliée et lui offre une voix vibrante. On referme le livre avec le sentiment d'avoir accompagné une femme exceptionnelle, dont le courage résonne encore aujourd'hui.

J'ai beaucoup beaucoup aimé !

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L'invité(e) de Trop

Publié le par Fille Ainée

L'invité(e) de Trop

Dans L’Invité(e) de trop, Lucy Foley nous plonge dans une atmosphère de huis clos aussi élégante qu’inquiétante.

L’histoire se déroule lors d’un mariage luxueux sur une île isolée au large des côtes irlandaises. Alors que les invités célèbrent l’union d’un couple privilégié, les apparences commencent peu à peu à se fissurer : derrière les sourires, les tenues de soirée et les souvenirs partagés se cachent des rancœurs, des secrets et des blessures anciennes.

La fête bascule lorsqu’un événement tragique vient bouleverser la soirée. Pris au piège sur cette île - pendant une tempête - quand personne ne peut vraiment fuir, les invités deviennent tour à tour suspects et enquêteurs. Chacun semble avoir quelque chose à cacher, et les tensions montent à mesure que le passé refait surface.

À travers une narration alternant les points de vue des différents personnages, Lucy Foley construit un thriller psychologique captivant, où le suspense repose autant sur l’identité du coupable que sur les relations complexes entre les protagonistes. Avec son ambiance sombre, ses personnages ambigus et son sens du rebondissement, L’Invité(e) de trop explore les secrets que l’on tente de dissimuler derrière une façade de perfection.

Dévoré d'une traite dans le train ! 

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Une pension en Italie

Publié le par Fille Ainée

Une pension en Italie

Dans la Toscane des années 1960, sous un soleil écrasant, une famille française voit son destin basculer en quelques jours. Le récit débute lors d’un séjour estival dans une pension toscane. Paul, professeur d’italien marié et père de deux filles, semble mener une existence parfaitement ordinaire. Pourtant, un événement inattendu bouleverse l’équilibre familial et impose un silence immédiat. Pendant des décennies, ce secret façonnera les relations entre les membres de la famille.

Des années plus tard, le narrateur — héritier de cette histoire — cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé cet été-là. Cette enquête intime devient alors une réflexion plus large sur la mémoire familiale et les non-dits transmis de génération en génération.

Avec Une pension en Italie, Philippe Besson signe un roman élégant et mélancolique sur les secrets de famille et le poids des conventions sociales.

L’un des grands thèmes du livre est l’impossibilité, dans les années 1960, de vivre librement son identité. Comment les normes sociales peuvent conduire à l’effacement de soi. Le personnage de Paul incarne cette génération contrainte au mensonge et au sacrifice personnel.

Le roman analyse avec beaucoup de justesse la manière dont les silences façonnent les familles. Le secret n’est jamais seulement individuel : il devient un héritage transmis aux générations suivantes. Les personnages grandissent dans une vérité incomplète, avec des absences et des zones d’ombre qui influencent toute leur existence.

La plume de Philippe Besson reste minimaliste, précise et retenue. Il préfère les silences aux grandes démonstrations, les regards aux scènes spectaculaires. Cette sobriété donne au texte une émotion particulière.

Ce livre court, mais profondément marquant, m'a laissé une impression durable bien après la dernière page.

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La colline

Publié le par Fille Ainée

La colline

Dans La Colline, Mathilde Beaussault livre un roman noir et profondément humain, entre drame social, enquête et récit d’apprentissage.

L’histoire débute dans une cité de Rennes, où un nouveau-né est retrouvé vivant dans un container à ordures. Quelques étages plus haut, Monroe, 17 ans, agonise après avoir accouché seule, enfermée par sa mère dans une chambre insalubre.

Alors que policiers, pompiers et soignants tentent de comprendre ce qui s’est passé, Monroe replonge dans ses souvenirs. Quelques mois auparavant, enceinte et perdue, elle avait trouvé refuge « sur la colline », chez sa grand-mère Madeleine, une femme solitaire aux dons de guérisseuse. Dans cette campagne rude et silencieuse, loin de la violence familiale et de la misère urbaine, la jeune fille découvre enfin une forme de paix et de tendresse.

Le roman alterne ainsi entre deux temporalités : l’urgence dramatique des heures qui suivent la découverte du bébé et les souvenirs de Monroe auprès de sa grand-mère. Cette construction permet à l’autrice de donner voix à de nombreux personnages — policiers, voisins, soignants ou membres de la famille — et d’explorer les thèmes de la transmission, des violences faites aux femmes, de la maternité et du poids des héritages familiaux.

Avec une écriture à la fois brute et poétique, Mathilde Beaussault décrit des vies cabossées sans jamais sombrer dans le misérabilisme. Malgré la noirceur du récit, La Colline laisse une place à la lumière, notamment à travers le lien bouleversant entre Monroe et Madeleine. Le roman interroge la possibilité de briser les cycles de violence et de reconstruire une humanité au cœur du chaos.

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Toutes ses Fautes

Publié le par Fille Ainée

Toutes ses Fautes

Un thriller psychologique haletant où une simple erreur mène à une disparition inquiétante et transforme une situation banale en véritable cauchemar.

Marissa Irvine se rend chez un camarade de classe pour récupérer son fils Milo, 4 ans, chez qui il est allé jouer. Mais sur place, tout dérape : la personne qui lui ouvre affirme ne pas connaître l’enfant. Très vite, l’angoisse monte — Milo a disparu.

Ce point de départ, d’une simplicité désarmante, installe immédiatement une tension oppressante. Comment un enfant peut-il disparaître alors que tout semblait sous contrôle ?

Le roman alterne les points de vue, dévoilant peu à peu les failles et les secrets des différents personnages. Chacun détient une part de vérité, mais aussi une part d’ombre. Cette construction narrative renforce le suspense et pousse le lecteur à douter de tout. Andrea Mara excelle à distiller les informations au compte-gouttes, maintenant une tension constante jusqu’aux dernières pages.

Ce thriller psychologique est une lecture addictive, difficile à lâcher une fois commencée et si le temps n'avait pas été au beau fixe - m'incitant à sortir - je l'aurais lu d'une traite. L’autrice parvient à créer une atmosphère anxiogène à partir d’une situation réaliste, ce qui rend l’histoire d’autant plus troublante et rappelle à quel point un simple malentendu peut avoir des conséquences irréversibles. Les personnages sont crédibles, imparfaits, et parfois dérangeants. Chaque révélation redistribue les cartes, maintenant un suspense efficace jusqu’au dénouement.

 

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Comme si de rien n'était

Publié le par Fille Ainée

Comme si de rien n'était

Dans Comme si de rien n’était, Barbara Abel nous plonge dans un thriller psychologique où l’équilibre d’une vie parfaite bascule en un instant.

Adèle Moreau semble tout maîtriser : une vie de famille stable, un mari aimant et un enfant, Lucas. Son quotidien est parfaitement organisé, presque millimétré. Mais cette apparente harmonie vole en éclats le jour où elle rencontre Hugues Lionel, le nouveau professeur de musique de son fils.

Dès leur première rencontre, un malaise s’installe. Hugues affirme reconnaître Adèle… mais sous un autre nom : Marie. Troublée, elle nie catégoriquement. Pourtant, le doute s’insinue peu à peu, et ce qui semblait être une simple confusion devient le point de départ d’un engrenage incontrôlable.

Au fil du récit, les certitudes s’effondrent, les secrets remontent à la surface et les liens entre les personnages se complexifient. Entre mensonges, manipulation et souvenirs enfouis, la vie bien ordonnée d’Adèle se transforme en véritable cauchemar.

À travers cette intrigue tendue, Barbara Abel explore avec finesse les thèmes de l’identité, du passé qui ressurgit et de la frontière fragile entre vérité et illusion. Le roman interroge aussi une question centrale : jusqu’où peut-on aller pour protéger ceux qu’on aime, sans perdre le contrôle de sa propre vie ?

J’ai découvert Barbara Abel avec ce roman, et quelle entrée en matière ! On plonge dès les premières pages dans un univers très réaliste, peuplé de personnages ordinaires… du moins en apparence. Car très vite, l’autrice s’amuse à lever le voile sur leurs secrets, révélant peu à peu leurs failles et faisant tomber les masques avec une efficacité redoutable.

J’ai particulièrement aimé cette montée en tension progressive : tout se met en place lentement, presque insidieusement, jusqu’à créer un vrai malaise. Le prologue, notamment, annonce un drame domestique intrigant et donne immédiatement envie de comprendre ce qui a bien pu se passer.

Mais voilà… si le début est prometteur et l’ambiance parfaitement maîtrisée, la fin m’a laissée sur ma faim. Je l’ai trouvée un peu précipitée, presque bâclée, comme si tout s’accélérait d’un coup en quelques pages. C’est d’autant plus frustrant que le roman prend le temps d’installer son intrigue avec soin.

Malgré cette petite déception, j’ai vraiment accroché à la plume de l’autrice, et cette lecture m’a clairement donné envie de découvrir d’autres romans de sa part.

 

 

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Une maison en Italie

Publié le par Fille Ainée

Une maison en Italie

Avant de vous laisser pour poursuivre mes aventures sous le fog londonien, je vous invite à savourer un délicieux moment de littérature. Un livre qui m’a laissée rêveuse et m’a donné une furieuse envie de troquer mes bottes de pluie contre une salade de tomates au basilic.

 

Dans Sous le soleil de Toscane, Frances Mayes raconte son coup de foudre pour l’Italie et plus particulièrement pour la Toscane, où elle achète presque sur un coup de tête une vieille maison abandonnée, Bramasole. À travers ce récit autobiographique, l’autrice mêle journal de voyage, souvenirs personnels et réflexions sur l’art de vivre à l’italienne.

Le livre suit la transformation progressive de la maison, rythmée par les travaux, les rencontres avec les artisans locaux et les imprévus du quotidien. Mais au-delà de la rénovation matérielle, c’est surtout une reconstruction intérieure que Frances Mayes partage avec le lecteur : celle d’une femme qui, après une rupture, retrouve un nouvel équilibre grâce à la beauté des paysages, à la gastronomie, à la culture et à la lenteur de la vie toscane.

Écrit dans une langue poétique et sensorielle, Sous le soleil de Toscane est une ode à la simplicité, à l’ancrage et au plaisir de savourer l’instant présent. Le livre invite à ralentir, à s’ouvrir à l’inconnu et à repenser sa manière d’habiter le monde, tout en célébrant la richesse humaine et culturelle de l’Italie.

J’avais adoré l’adaptation cinématographique de Sous le soleil de Toscane sans me douter qu’elle était inspirée d’une histoire vraie. Cette histoire avait trouvé un écho particulier en moi, car nous venions tout juste d’acheter une maison en Provence — une maison qui, elle aussi, s’est révélée pleine de surprises, de défis et de découvertes inattendues. Mais au final, c'était, également, une très belle histoire et des tas de souvenirs !

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