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l'atelier de fille ainee

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Publié le par Fille Ainée

Il me tient toujours à cœur de donner une seconde vie aux objets délaissés, à ceux qui ont déjà bien vécu et qui, sans un petit coup de pouce, seraient sans doute promis à la poubelle. J’aime les regarder autrement, leur imaginer un nouveau destin et, parfois, leur offrir une nouvelle vie là où personne ne les attendait.

C’est exactement ce qui s’est passé lorsque Monsieur 3xrien s’est lancé dans un grand ménage de printemps du grenier. Tout fier de lui, il est passé devant moi avec ces deux chaises, manifestement prêt à s’en débarrasser.

Mais c’était sans compter sur mon œil averti ! Mon regard s’est posé sur elles et l’Homme s’est arrêté net. Il me connaît bien, l’Homme… Il a immédiatement compris que ces deux chaises venaient de gagner un sursis et qu’elles n’étaient certainement pas près de finir à la déchetterie !

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Ce qui m’a immédiatement attirée sur la première chaise, c’était sa forme. Il ne lui fallait finalement pas grand-chose pour retrouver une nouvelle vie. J’ai simplement retiré l’assise et, comme par hasard, cette vieille bassine qui traînait dans la cour s’est révélée parfaite. Comme quoi, il suffit parfois de regarder les choses autrement !

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Quant à la deuxième, c’est encore sa jolie silhouette qui m’a séduite. Ses formes, son allure…

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Elle avait quelque chose qui ne demandait qu’à être mis en valeur.

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Elle a donc tout naturellement trouvé sa place juste à côté de sa copine, comme si elles avaient toujours été destinées à rester ensemble.

Et comme j'étais partie sur mon élan, un petit tour au garage et...

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

ceci devint cela ! 

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
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Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Publié le par Fille Ainée

Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Je vous avais proposé, fin juillet, une petite aventure à souvenirs couturesques ICI. Fidèle à ma promesse, dès mon retour de Londres, je me suis mise au travail.

Comme annoncé, je suis partie d’une boîte - mais un cadre aurait tout aussi bien pu faire l’affaire - puis j’ai glané, dans mon Atelier, des petits objets pour la plupart hérités de mes grand-mères.

Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Boutons anciens, bobines de fil, ciseaux, broderies, petits trésors de mercerie… Autant de souvenirs que j’ai réunis peu à peu, avec l’envie de composer un petit univers consacré à la couture et aux travaux d’aiguille.

Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Il fallait ensuite trouver leur place, jouer avec les formes, les matières et les couleurs, superposer les objets et surtout leur laisser raconter leur histoire.

J’ai aimé cette étape où l’on tâtonne, déplace, recommence, jusqu’à ce que chaque élément semble avoir trouvé naturellement sa place.

Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Au centre, une broderie ponctuée de boutons de nacre. Autour d’elle sont venus se poser bobines de fil, aiguilles, petits boutons esseulés, initiales brodées, ciseaux et autres objets de mercerie…

Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Tous ces petits riens qui, pour moi, ne sont justement pas des riens mais ont tous une histoire à raconter. Une façon de faire revivre les gestes d’autrefois et, surtout, de garder un peu près de soi ces souvenirs transmis par nos grand-mères.

Si ce n'était qu'une histoire de boutons !

Et comme j’ai entraîné Moutie dans cette petite aventure ludique, je suis d’autant plus heureuse - et, je l’avoue, un peu fière ! - de vous montrer sa version. Parce que comme vous le voyez, elle s’est elle aussi joliment prise au jeu. Et vous Mesdames ?

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Une femme à hommes ?

Publié le par Fille Ainée

Une femme à hommes ?

Serais-je une tombeuse d'hommes ? L'expression me semble bien présomptueuse. On dit bien un homme à femmes mais la langue française, si généreuse avec les uns, se montre bien avare d'équivalents pour les autres.

Et puis les hommes dont je parle sont tombés depuis longtemps déjà.

Ils me regardent depuis leurs cartons jaunis, leurs costumes impeccables, leurs uniformes boutonnés jusqu'au col, leurs moustaches soigneusement cirées comme autant de déclarations d'élégance.

Une femme à hommes ?

Je ne connais d'eux qu'une date, un nom de photographe, parfois une ville inscrite au dos d'une photographie. Quelques mots pour toute une vie.

Une femme à hommes ?

Que sont-ils devenus après ce clic qui les a figés pour toujours ?

Ont-ils traversé des guerres, des deuils, des joies ordinaires, des dimanches tranquilles et des saisons qui sont passée sans bruit ?

Une femme à hommes ?

C'est un vice, je l'avoue volontiers.

Je recueille même des photographies de mariage de familles qui ne sont pas les miennes. J'adopte ces souvenirs orphelins. J'aime imaginer la vie qui s'est déployée après l'image, tout ce qui échappe au cadre.

Et j'ai une tendresse particulière pour ces hommes - certains en uniforme - qui arborent un nœud papillon irréprochable et cette gravité tranquille des portraits d'autrefois.

Qui étaient-ils ? Un Anglais, un Australien, un Français, c’est tout ce que je sais d’eux. Des inconnus, désormais.

Je ne peux plus leur rendre leur histoire ni leur nom tout entier (sauf si vous arrivez à déchiffrer celui-ci), mais je peux au moins leur offrir un regard, une place sur un mur, un peu de lumière.

Une femme à hommes ?

Pour leur permettre, pour quelque temps encore, d’exister un peu, je leur ai offert un décor. Je me suis servie d’une toile sur laquelle j'ai collé, à la colle blanche diluée — cette même colle qui laisse en séchant un léger éclat, presque un vernis — une partition de Schubert.

Il n'avait probablement pas imaginé qu'un jour sa musique servirait d'écrin à une petite armée de moustaches, de nœuds papillon et de jeunes enfants en habits dénudés, mais j'aime à penser qu'il ne m'en voudrait pas. C'est, à ma manière, une façon de lui rendre hommage à lui aussi.

 

Une femme à hommes ?

Je n'ai toutefois pas eu le cœur de condamner définitivement mes pensionnaires de papier. Je n'ai pas collé les photographies directement sur la partition ; leurs versos portent parfois les dernières traces de leur existence : une date, un nom de photographe, une ville, quelques mots écrits d'une main disparue depuis longtemps.

Une femme à hommes ?
Une femme à hommes ?

Alors j'ai opté pour une simple pastille autocollante pour ne rien abîmer. Ainsi, si un jour je décide de leur offrir une autre destinée — ou si, par un improbable concours de circonstances, je parviens à retrouver leurs familles ou leurs descendants — je pourrai démonter mon assemblage, libérer mes playboys de leur galerie improvisée et les laisser reprendre le fil de leur histoire.

Une femme à hommes ?
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Quand ma cervelle n'imprime plus du tout

Publié le par Fille Ainée

Cette chaleur écrasante m’a contrainte à troquer les activités de plein air, comme le jardinage, contre la quête du coin le plus frais de la maison pour y passer mes journées. Et ce refuge n’est autre que l’atelier de Monsieur 3xrien qui, avec une grande générosité, m’a laissé envahir son espace. Promis, j’ai tout rangé après.

Comme cela faisait presque quatre ans que je regardais mon meuble d’imprimeur d’un drôle d’œil, je me suis dit qu’il constituait l’excuse parfaite pour justifier ma présence dans l’antre de l’Homme.

Lorsque j’ai acheté ce meuble, il est arrivé tel quel, à l’arrière d’une camionnette. Une imprimerie locale, en plein ménage de printemps, m’avait proposé de le racheter. Ce n’était peut-être pas l’affaire du siècle, mais il a rapidement trouvé sa place en accueillant toutes les petites bricoles qui traînaient un peu partout.

Je me suis ensuite lancée dans sa transformation sans vraiment réfléchir à ce que je voulais en faire. Puis, lorsque l’inspiration a commencé à me faire défaut, je l’ai abandonné, persuadée qu’un jour viendrait où la solution s’imposerait d’elle-même comme une évidence.

Je n’avais simplement pas prévu que mes goûts en matière de décoration évolueraient autant. Il y a quatre ans, ils penchaient davantage vers le shabby chic ; aujourd’hui, ils s’orientent plutôt vers un style plus contemporain mais qui, je trouve, a sa place dans notre intérieur.

Voici à quoi il ressemblait après quelques efforts de ma part et le travail de Monsieur 3xrien, juste avant son départ pour Londres.

Quand ma cervelle n'imprime plus du tout

Plusieurs tiroirs manquaient sur le côté droit du meuble et, pour masquer ce trou béant, j'avais demandé à l'Homme de fabriquer une porte. Il en a également profité pour créer celle du bas.

Quand ma cervelle n'imprime plus du tout

J'ai ensuite consciencieusement démonté et nettoyé toutes les poignées. Puis, armée de mon pot de peinture et d'une bonne dose d'enthousiasme, je me suis lancée sans retenue dans la rénovation.

Quand ma cervelle n'imprime plus du tout

J’ai certes bien transpiré pour remonter tous les tiroirs et les ferrures, mais aujourd’hui je regarde ce meuble d’un œil nouveau.

Il manque peut-être encore quelque chose au niveau de la porte, mais comme la chaleur m’a un peu frit le cervelet, je vais attendre patiemment que les idées viennent d’elles-mêmes. En espérant ne pas avoir à patienter quatre ans de plus…

Quand ma cervelle n'imprime plus du tout

La suite du programme : customiser le râtelier situé au-dessus, qui, lui, remonte à bien plus loin encore que le meuble.

Quand ma cervelle n'imprime plus du tout
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Immortalisés pour l’éternité

Publié le par Fille Ainée

Quand les journées se transforment en fournaise, que ma tondeuse a encore rendu l’âme (me donnant l’excuse parfaite pour contempler l’herbe pousser en toute sérénité), et que la seule pièce de la maison encore fraîche — miraculeusement épargnée par les mouches, toutes réunies sur le papier collant de la cuisine dans un véritable concert rock’n’roll — est mon Atelier où se réfugier, il ne reste finalement qu’une option : ressortir les photos de famille !

Immortalisés pour l’éternité

Qui n’a jamais rêvé, ne serait-ce qu’un instant, de finir accroché aux murs d’un grand musée ? D’être immortalisé par le pinceau d’un maître, avec un regard mystérieux et une pose étudiée ?

Il ne manquait que le sujet du dernier cadre - le félin pardi !

Il ne manquait que le sujet du dernier cadre - le félin pardi !

D’imaginer des foules défiler devant son portrait, des guides passionnés raconter son histoire, et des visiteurs hocher la tête d’un air inspiré en prétendant comprendre toute la profondeur de l’œuvre ?

Immortalisés pour l’éternité

On se prend alors à rêver : devenir l’objet de commentaires savants, susciter débats et interprétations, entendre un enfant demander : « Mais qui donc est cette personne ? » Après tout, entre la gloire éternelle et un selfie oublié dans un téléphone, le choix est vite fait !

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Sous haute surveillance

Publié le par Fille Ainée

Sous haute surveillance

Pendant mon séjour à Londres, j’ai pris un plaisir coupable à transformer l’appartement de Monsieur 3xrien en petite jungle urbaine, avec de jolies plantes vertes soigneusement choisies.

Difficile de résister après une après-midi passée à Columbia Road, où, chaque dimanche, un marché aux fleurs envahit la rue devant de charmantes petites boutiques. Il aurait été criminel de ne pas céder.

Sous haute surveillance

Mais à sa plus grande horreur, l’Homme a très vite senti monter en lui une pression quasi vitale : ici, aucune place pour l’improvisation botanique. Pas question de laisser mourir quoi que ce soit en mon absence. Depuis mon retour en France, il m’envoie donc des rapports détaillés sur l’état de santé de mes protégées végétales.

Sous haute surveillance

J’ai fini par éprouver une légère compassion pour son état de stress avancé, et j’ai donc résolu de lui épargner de nouvelles crises d’angoisse végétale. Je lui ai confectionné une petite nature pas si morte que ça, en tissu, soigneusement arrangée, qui, elle, ne demandera aucun soin digne de ce nom — si ce n’est un éventuel dépoussiérage de temps en temps.

Sous haute surveillance

Autant dire que même là, je ne retiens pas mon souffle.

Si vous aussi vous êtes une tueuse en série de matière végétale (involontaire, bien sûr), et que vous souhaitez réaliser cette plante artisanale, vous trouverez ICI le modèle (tuto vidéo + images) pour fabriquer le cœur de la plante. Pour les feuilles, j’ai simplement tracé un gabarit en deux tailles. Quant à la mise en pot, j’ai utilisé du polystyrène - celui qui se désagrège instantanément en petites billes dès qu’on le coupe et qui en fout partout. Le tout est maintenu avec de la colle chaude.

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Caillou, chou, genou...

Publié le par Fille Ainée

Caillou, chou, genou...

Ces derniers temps, malgré un mistral à décorner les bœufs — excuse parfaite pour ne plus me peigner — je prends un réel plaisir à parcourir les petits chemins de la forêt. C’est une merveilleuse façon de décompresser, de remplir mes poumons d’air frais et de passer le temps.

Et depuis que je me suis donné pour mission de ramasser les plus beaux cailloux pour les transformer en objets parfaitement inutiles, toutes les raisons sont bonnes pour sortir. J’ai même embarqué les copines dans l’aventure : désormais, elles marchent comme moi, les yeux rivés au sol. Chacune espérant trouver le plus beau.

Celui-ci n’est pas le mien… mais on me l’a très gentiment cédé.

Une fois habillé de fil métallique, ce caillou devient sans conteste le plus beau des cailloux inutiles de ma déco. 

Est-il pour autant nécessaire de trouver à tout prix une utilité à cet objet détourné ? Sans doute pas. Mais, si l’on tient vraiment à lui en attribuer une, pourquoi ne pas en faire un élégant presse-papier ?

Et puis, entre nous… qui oserait me jeter la première pierre pour prétendre avoir raison ?

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Printemps meurtrier

Publié le par Fille Ainée

Chaque année, c'est la même histoire : les arbres bourgeonnent, les oiseaux chantent, les journées rallongent… et quelque part dans la maison — alors qu’on a été tranquille tout l’hiver — Ginette et René pointent leur nez.

Printemps meurtrier

Ginette, la mouche, est optimiste mais pas très lucide. On dirait le ravi de la crèche persuadé d’avoir gagné au loto alors qu’il n’a pas joué. Elle a réussi à passer tout un hiver sur un appui de fenêtre sans être détectée. Son programme est aussi clair que celui des élections municipales : faire le plus de bruit possible en promettant une grande efficacité, participer activement à la gestion des viandes fraîches et tester la patience humaine.

Printemps meurtrier

Elle aime survoler fièrement le haut de ma tête en se disant : « Quel magnifique espace aérien. »

Printemps meurtrier

Ginette, erreur d’analyse stratégique, c’est moi qui te le dis !

Printemps meurtrier

Pendant ce temps, René, le moustique, se tapi dans l’ombre et se gausse des efforts de sa collègue ailée en préparant son expédition nocturne. Le plan est simple : attendre une heure tardive, voler près de mes oreilles en cercles concentriques et produire ce célèbre « bzzzzzzzzz » qu’il maîtrise comme un pro et qui transforme toute personne saine d’esprit en psychopathe invétéré.

Printemps meurtrier

René est convaincu d’être un génie tactique.

Printemps meurtrier

Sauf que tous les deux ont omis la possibilité d’une contre-attaque et ignoré l’existence de cette arme ancestrale de l’humanité : la tapette. Et ce qui devait, au départ, être un très beau renouveau printanier se transforme en pugilat sanglant.

La rencontre fatale a eu lieu par une belle après-midi ensoleillée. Ginette tournait autour de moi avec l’enthousiasme d’un drône mal programmé et René faisait un repérage discret au plafond.

J’ai sorti mon arme.

Ginette n’a pas eu le temps de finir son virage.

René, stupéfait, n’a pas vu le coup arriver.

Printemps meurtrier

Moralité : dans la nature comme en politique, trop de confiance et trop d’ambition font rarement passer l’été.

Si vous aussi vous êtes un/e pro de la tapette et souhaitez immortaliser votre tableau de chasse, le gabarit de René se trouve sur CE blog (je vous l’avais déjà présenté ICI). Ginette, elle, est sortie tout droit de mon cervelet — même si je soupçonne fortement l’avoir déjà aperçue sur mon Site de Perdition.

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C'est pas parce que t'es moche un jour que t'as pas de potentiel demain !

Publié le par Fille Ainée

C'est pas parce que t'es moche un jour que t'as pas de potentiel demain !

Vous savez ces verres de lampe en forme de corolle, opaque, avec ce charme tellement… disons, d’un autre âge ? Il y a quelques années, l’idée de les mettre dans ma salle à manger aurait été aussi probable que de voir Petit Nain sortir de son lit avant 9h du matin. Oui, le genre de luminaire qu’on croisait dans les années 50 et qu’on tolérait à peine chez nos grands-parents.

C'est pas parce que t'es moche un jour que t'as pas de potentiel demain !

Sauf que surprise ! Aujourd’hui, ça revient en force et, tenez-vous bien, un seul de ces verres peut coûter parfois fort cher. Comme quoi, il ne faut jamais présumer que ce qui est " moche " aujourd’hui ne deviendra pas " beau " demain.

C'est pas parce que t'es moche un jour que t'as pas de potentiel demain !

Bref, tout ça pour vous annoncer une ultime transformation pour 2025 : non pas un, mais quatre Okaou ! Ou plutôt un lot de quatre. Débusqués dans une friperie, passés entre les mains expertes de l’Homme, et modernisés avec brio grâce à une idée lumineuse de MOA, voici une petite touche rétro, un soupçon de modernité transformé un chemin de table lumineux et qui trône avec fierté sur notre table de salle à manger.

C'est pas parce que t'es moche un jour que t'as pas de potentiel demain !

Chacun de ces verres abrite une petite bougie et pour les fêtes, je les ai habillés d’une guirlande lumineuse pour que ça berlute encore plus.

C'est pas parce que t'es moche un jour que t'as pas de potentiel demain !

J’avoue que je ne suis pas mécontente du résultat et d’avoir prouvé à l’Homme le potentiel de la chose, surtout qu’il y a quelques mois, mes verres ont bien failli finir à la poubelle. Sacrilège, nom d’une pipe !!

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Boule ou pas boule ?

Publié le par Fille Ainée

En matière de recyclage, chez les 3xrien, on ne plaisante pas. On pourrait même dire que l’on excelle. À tel point que c’en est parfois une calamité : le moindre morceau de bois, de métal ou de tissu est religieusement conservé dans la fameuse pile des okaou. Avec le temps, cette pile est devenue un véritable site archéologique où resurgissent, au détour d’un ménage de printemps, des objets totalement anodins datant de plusieurs années. Rien ne disparaît jamais vraiment, tout attend patiemment sa seconde vie.

Et quand, en plus, on habite une vieille maison dont les précédents propriétaires — sans doute par manque de motivation ou de civisme — ont laissé derrière eux une quantité invraisemblable d’objets en tous genres, on a toutes les raisons du monde de vouloir préserver les vestiges du passé.

Boule ou pas boule ?

C’est ainsi que pendant nos travaux de rénovation, je suis tombée sur des pieds de table laissés pour compte, mis de côté puis complètement sortis de ma mémoire. À l’époque, j’avais soutenu avec une conviction inébranlable qu’ils avaient un énorme potentiel. Sauf que ces malheureux pieds étaient recouverts d’une peinture verte absolument hideuse. Je maudis encore celui qui, croyant faire preuve de bon goût, a cru bon de repeindre quelque chose qui, au départ, devait être plutôt joli. Résultat, j’ai passé plusieurs heures à décaper un pied et dans les rainures, c’était pas de la tarte !

Boule ou pas boule ?

Une fois cette épreuve terminée, j’ai demandé à Monsieur 3xrien de tout d’abord me couper ce pied en deux parties inégales et de me fabriquer deux socles pour qu’elles puissent tenir debout. L’Homme s’est promptement exécuté. Une fois débarrassées de leur vert infâme, ces deux moitiés de pied ont été cirées et ont retrouvé toute leur beauté. Mais c’est également là que les ennuis ont commencé : le doute s’est installé.
À l’origine, l’idée était d’y poser deux boules de verre coloré, jadis abritant des bougies.

Boule ou pas boule ?

Mais finalement, comme le waouh ne s'est pas immédiatement imposé, j'ai laissé mon projet mariner. Et j'ai eu bien raison ! Enfin, j'espère. 

Boule ou pas boule ?

Lors d'une récente virée dans mon magasin discount préféré, alors que je ne cherchais absolument rien (si si je le jure !), je suis tombée en pâmoison devant deux bougeoirs en bois plats. Et là, cela a été l'évidence même. Plus de boule !

Boule ou pas boule ?

Il ne me reste évidement plus qu'à trouver une autre mission à ces boules et en attendant, elles iront rejoindre les vestiges archéologiques... à côté des trois autres pieds de table !

Boule ou pas boule ?
Boule ou pas boule ?
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