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et si on allait se promener

Vacances de Toussaint - Vacances de Nains

Publié le par Fille Ainée

Dites, vous ne croyez pas que ça fait un peu trop longtemps que nous sommes sur cette île chaude et humide ? Ne serait-il pas temps d’aller voir ailleurs si j’y suis ? Oui, je trouve aussi.

 

Allez hop, les maillots dans les valises et on part. Le vol est à 14h45 et promis, j’éviterai de vous asseoir à côté du Nain dégobilleur. 

 

Et aujourd’hui, je tente le tout pour le tout, je fais passer des aiguilles à tricoter en bambou dans mon sac à main. On va voir si le monsieur méchant qui m’avait piqué mon déodorant tout neuf la dernière fois aura l’œil ouvert ! S’il me les confisque aussi, pas grave, elles ne m’ont rien coûté et j’aurais la preuve de son acharnement contre moi. Vivons dangereusement !

 

Et si ça marche, vous imaginez cette libération pour nous toutes, frustrées de la maille en plein vol ! Parce que on peut en faire des rangs coincées pendant 3 heures dans une boite en métal. Par contre, j’ai choisi des aiguilles circulaires pour éviter de chatouiller les côtes du Nain assis à côté de moi. Le Nain supporte mal les chatouilles !

 

Destination : 

 

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Parce que je sais que tu aimes tellement jouer Nicole !


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leah sen heuy Cambodge !

Publié le par Fille Ainée

Il est temps de remonter dans l’avion (à hélices – petit aéroport = petit avion).

 

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C’est certain que quand on peut boire du champagne au petit-déjeuner (photo à l’appui),

 

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qu'on aurait pu se faire grignoter les pieds par les poissons (pas vraiment eu envie mais c'était une option)

 

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et qu'on s'est fait balader en tuk-tuk avec chauffeur perso 6 jours d’affilée, il est difficile de revenir à la dure réalité de la tranche de pain moisie à 6h30 du mat et du vin blanc aux sulfites. En plus, je suis sûre que le frigo doit être vide et qu’il falloir aller le remplir.

 

Je laisse derrière moi un pays magnifique pour lequel j’ai vraiment eu un gros coup de cœur. De nombreux écrivains français ont évoqué le Cambodge, mais je retiens surtout ce que déclare Pierre Benoît dans le Roi Lépreux : « Si je m'y suis plu? J'ai fait plus que m'y plaire, ce pays, tu m'entends, je l'ai aimé. Je l'ai aimé comme on aime la chose à laquelle on doit finalement son bonheur. »

 

Avant de partir, je tiens juste à rajouter ce petit clin d’œil pour Nadine. Ici, les bébêtes de la forêt équatoriale sont…..énormes ! Rien à voir avec les araignées XXL de mon île chaude et humide.

 

On remarque 2 sortes de bestioles, celles qui sont intelligentes et qui se cachent dans le paysage pour mieux surprendre le touriste non averti qui aurait l’infortune de poser sa main au mauvais endroit (un conseil, gardez-les dans vos poches), comme le lézard qui bronze sur une des pierres du temple d’Angkor Vat ou encore cette grenouille nichée dans un creux de tronc d’arbre dans la foret inondée du lac Tonle Sap.

 

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Et puis, il y a les bébêtes qui ont tout faux comme ce gigantesque scorpion (mort certes mais où se cachent ses copains vivants, hein ?), cette araignée qui n’a pas compris que des cocons roses fluo, ça va se voir tout de suite surtout dans le noir ou encore ce mille-pattes de plus de 20 cm de long et d’un diamètre plus gros que celui de mon pouce ! On les a repérés tout de suite ceux-là !

 

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Quand tout a une "faim"

Publié le par Fille Ainée

Dernier jour à Siem Reap. Il a plu toute la nuit et les rues sont de plus en plus inondées. Soit vous chaussez vos tongs, soit vous circulez pieds nus.

 

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Ce matin, je vous emmène découvrir les spécialités culinaires Khmers. Cours de cuisine dans un petit restaurant pour apprendre à faire une salade de mangue verte et une soupe de poulet à la citronnelle. J’en salive d’avance.

 

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Tour de marché pour apprendre à reconnaître les ingrédients. On ouvre grands les yeux, on s’enivre du parfum des épices et surtout on évite de regarder où l’on pose les pieds.

 

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une petite nouille ?

 

Après 2 heures passées à éplucher, couper, hacher, moudre, voilà le résultat de nos efforts de groupe en cuisine. Il ne reste plus qu’à se mettre à table et à faire plaisir à nos papilles. Le tout dans la bonne humeur et les fous rires (ma mangue m’a échappé deux fois des mains pour aller atterrir 2 mètres plus loin !).

 

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Et pour digérer, je vous emmène dans une boutique très spéciale : Mekong Quilts. Il a fallu que dans une toute petite ville comme Siem Reap, je déniche la seule boutique de patchwork. Pas pour en faire, mais pour en acheter. 

 

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Ces quilts sont faits à la main par des femmes de village, au Cambodge et au Vietnam, qui en d’autres circonstances n’auraient eu d’autres choix que de laisser leurs enfants enfermés à clé dans leur maison pour se rendre à des kilomètres planter le riz et assurer ainsi un avenir à leur famille.

 

Chaque quilt est signé et porte le nom et la photo de la femme qui l’a réalisé. L’argent ainsi généré par la vente de ces quilts sert à changer la vie de ces villageois, à envoyer les enfants à l’école, à acheter des livres et à améliorer les conditions d’hygiène dans lesquelles vivent ces personnes. Si vous voulez en savoir plus et admirer leurs ouvrages, cliquez ICI. Quelque chose me dit que dans peu de temps une petite brunette va bientôt recevoir un très joli cadeau ! Une petite partie de son héritage en quelque sorte. 

 

Il est temps de refaire les valises. Bon, cessons de faire la tête, il y a plus malheureux que moi. Regardez ces deux-là !

 

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Que d’eau, que d’eau…

Publié le par Fille Ainée

Et surtout en vélo, c’est pas rigolo ! Ce matin, location obligée de cet engin sportif pour faire un dernier tour de temples. Le grand circuit fait 26 km (rajoutez 14km aller-retour pour y accéder), allons-y ! Coupée dans mon élan par une procession très colorée de moines vers une pagode de la ville :

 

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Pensez à emporter votre Kway car il pleut de plus en plus.

 

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Le mien a au moins 30 ans et j'ai découvert avec regret que ses propriétés imperméables ont du me lâcher il y a bien des années ! Evitez les poules, les chiens, les singes, les buffles, les nids de poule mais également les éléphants !

 

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Et ne faites surtout pas la tête !

 

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Ben oui jeune fille, c’est fatiguant le vélo !

 

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Fin de matinée, le constat est cruel, j’ai terminé le grand circuit mais je ne pourrai plus m’asseoir pendant 3 jours.

 

Option moins exténuante en début d’après-midi : visite du village flottant de Kompong Phluk qui se trouve sur le lac de Tonle Sap, qui est le plus grand lac d’eau douce d’Asie du sud-est.

 

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Il a été reconnu en tant que biosphère UNESCO en 1997. La superficie du lac pendant la saison sèche (février à mai), de près de 2 700 km² pour une profondeur d'environ un mètre, se voit quasiment multipliée par six quand arrivent les pluies de mousson. On estime alors que la surface du lac peut atteindre 16 000 km² et sa profondeur neuf mètres. Lors de sa crue, le lac envahit les forêts et les champs avoisinants. On flotte alors à la cime des arbres et la faune et la végétation sont impressionnantes. Des oiseaux, mais aussi de tout petits singes et surtout ces structures dans les branches qui ressemblent à des bouses de vaches. Comme aux dernières nouvelles, les vaches ne volent pas encore, j’en ai déduit qu’il devait s’agir de nids d’oiseaux!

 

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Le village entier est monté sur pilotis de plus de 6 mètres de haut.  Quel spectacle au moment de la période sèche, toutes ces habitations si hautes perchées. Attention, à la marche !

 

On passe devant la gendarmerie,

 

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le temple,

 

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et les maisons :

 

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Les villageois vaquent à leurs occupations sous l’œil curieux des touristes.

 

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Mais bientôt, le soleil se couche et il faut faire demi-tour. Les pecheurs rentrent chez eux avec des nasses pleines de poissons,

 

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et les enfants disent au revoir de la main.

 

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Pendant la visite, le lac a débordé sur la route qui le relie à Siem Reap ! Dur dur de rentrer à sec.

 

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Sur les traces d’Indiana Jones…

Publié le par Fille Ainée

à moins que ce ne soit Lara Croft !

 

Siem Reap, cité des temples du 11eme siècle ! Beaucoup de vieilles pierres, certaines avec beaucoup plus de charme que d’autres mais un constat assez triste : pas beaucoup d’effort de la part du gouvernement pour préserver ces monuments témoins de la prospérité de l’Empire Khmer. Ignorance des masses populaires qui fourmillent dans les ruines, manque d’information et de moyens financiers pour préserver et protéger ces ruines classées au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

 

« On » se permet de toucher, caresser, pointer avec son parapluie, fumer, et escalader les bas-reliefs sculptés pour avoir une meilleure vue de l’ensemble. Tout semble être permis ! Ce qui signifie que dans 20 ans – ou peut-être moins – ces trésors auront été tellement dégradés par l’ignorance humaine qu’il ne restera rien pour les générations à venir. Et je le regrette amèrement !

 

Visite donc de ces temples-montagnes qui adoptent la symbolique du mont Meru, axe du monde et séjour mythique des dieux sur 5 niveaux concentriques hérissés de tours. Angkor Vat est le plus majestueux et le plus grand d’entre eux. Il est devenu le symbole du Cambodge et figure sur son drapeau national et certains le considère comme la huitième merveille du monde.

 

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L'un des premiers visiteurs occidentaux au temple fut António da Madalena, un moine portugais qui se rendant sur le site en 1586 déclare « le temple est d'une telle construction extraordinaire qu'il n'est pas possible de le décrire sur papier, d'autant plus qu'il n'est pas comme les autres bâtiments dans le monde. Il a des tours, des décorations et tous les raffinements que le génie humain peut concevoir ».

 

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Pour mes Nains !

 

Je l’ai trouvé effectivement magnifique mais comme pour l’Opera House à Sydney (que je m'attendais à trouver plus grand), j'espérais à autre chose ! Les hordes hurlantes de touristes (et nous ne sommes qu'en basse saison !) auront sans doute contribué à la désacralisation de ce moment que j’attendais depuis longtemps !

 

C’est, en fait, le charme du temple Bayon - temple beaucoup plus jeune (!) que celui d’Angkor Vat, dédié à Bouddha - qui se trouve également dans le complexe d’Angkor qui m’a conquise. On est immédiatement séduit par le mystère qui entoure ces ruines et l’on imagine aisément la surprise de l’archéologue, qui en fouillant la jungle environnante au début du XXeme siècle, s’est soudain trouvé nez à nez avec un de ces visages de pierre. 

 

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Mais il ne faut, bien entendu, pas oublier le temple de Ta Prohm, emprisonné dans l’entrelacs des racines :

 

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Par contre, là aussi, il reste du ménage à faire :

 

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Coucher du soleil sur les ruines des temples. Moment magique, où l’on se sent si humble d’avoir eu la chance de pouvoir découvrir plus de 1 000 ans d’histoire. Quant à eux, les enfants des villages environnants profitent du départ des touristes pour se baigner dans les fossés remplis d’eau des temples ou les rizières gonflées des eaux de la mousson !

 

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Je leur envie cette insouciance !

 

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Vishnou et ses copains

Publié le par Fille Ainée

Dernière journée à Phnom Penh ! Je vous emmène donc visiter le Palais Impérial. Construit en 1866 par le roi Norodom, le Palais royal est aujourd’hui la résidence de Sa Majesté Preah Bat Samdech Preah Norodom Sihanouk et de Sa Majesté Preah Reach Akka-Mohesey Norodom Monineath Sihanouk. Entrainez-vous à prononcer leurs noms ! Je vous souhaite bonne chance !!

 

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Je trouve que ce palais ressemble terriblement à celui de Bangkok. Ils ont dû copier !

 

Ensuite, petite visite éclair au Musée national pour aller voir les dieux boudhistes et pour reprendre Pierre Dac et Francis Blanche : “Brahmâ la Guerre et Vishnu la Paix” (je laisse Monsieur Moutie constater les dégâts qu’il a causé au niveau de mon éducation religieuse !)

 

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Puis visite en fin d’après-midi du musée du génocide Tuol Seng. Comme je vous avais promis de ne plus évoquer de choses lugubres, je tiens simplement à vous dire que ce musée m’a donné la chair de poule et c’est à plusieurs reprises, qu’il m’a fallu sortir des salles d’exposition pour reprendre un peu d’air frais.

 

Voilà, dernière nuit à l’hôtel Raffles (ben tiens, je vais me gêner !) :

 

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Refaites vos valises car demain on s’en va tôt ! Attention, les vacances ne sont pas encore terminées.

 


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Les modes de transport cambodgien ou le sauve qui peut !

Publié le par Fille Ainée

Pour dissiper les mauvais esprits d'hier soir, je vais vous parler d'un sujet qui me passionne et me fait beaucoup rire en ce moment !

 

Pas aisé de se déplacer dans ce dédale de rues poussiéreuses (quand il ne pleut pas) ou boueuses (quand il a plu). Mon moyen de transport préféré est le Tuk-tuk, c’est-à-dire, un tricycle motorisé avec à l’avant un scooter équipé d’une roue et d’un guidon et à l’arrière d’une carriole sur deux roues et recouverte d’une capote pour protéger les passagers soit du soleil, soit de la pluie. Et comme en ce moment, c’est la mousson, elle est bien pratique cette capote !

 

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Comme le conducteur n’a pas de pare-brise, je vous conseille d’éviter d’ouvrir la bouche (pour rire à pleins poumons et ça m’arrive souvent) et de porter des lunettes pour éviter les escarbilles ou la poussière de la chaussée (quelle chaussée ?). Et accessoire indispensable, le mouchoir, pour appliquer devant votre nez lorsque le camion précédant votre Tuk-tuk laisse échapper une fumée plus que noire de son pot d’échappement. Comme les rues sont très peu goudronnées et pleines de nids-de-poule, je conseille aux dames à forte poitrine de renforcer les bretelles de leur soutien-gorge. Moi c’est bon, je suis à l’abri de ce genre de désagréments !

 

Un autre mode de transport également très populaire au Cambodge est la mobylette. Celle-ci sert au transport des passagers – 1, 2 voire 3 – ou au transport des marchandises en tout genre. Et si vous portez une jupe, l’assise à l’arrière en amazone est de rigueur. Accrochez-vous !

 

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Ou alors, si vous avez besoin d’intimité, il existe l’option individuelle en rickshaw.

 

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De toute façon, quel que soit le mode de transport choisi, vous circulerez au milieu des camions, des voitures, du bétail, des animaux domestiques et même que ça fait pas peur aux gamins qui jouent sur le bord de la route. Malgré le bruit, l’ambiance reste détendue et joviale.

 

Quant au code de la route…..hum, parlons-en. Le port du casque est en option, la priorité à droite est…quelle priorité d’ailleurs ? J’étais là en premier donc je passe d’abord ! Quant au sens de circulation, il est très simple. On roule à droite, sauf quand on veut aller au plus court. Quand il s’agit de se rendre de A à B et que la circulation est à sens unique, pas de panique, inutile d’aller de A à C pour revenir à B. On va directement à B, à contre courant, le long du trottoir et c’est tellement plus simple comme cela, non ?

 

Ah, et j’oubliais ! Pour doubler, pas de problème, déportez-vous à gauche, même si vous vous retrouvez dans la voie d’en face. Les véhicules qui vous arrivent droit dessus vous voient quand même et peuvent vous éviter. A grand coup de klaxon bien entendu !

 

Alors, on va se promener ?

 


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Le Guide de l’Idiot du régime communiste ou comment faire sombrer un pays dans la misère en moins de 5 ans, par Brother Number 01

Publié le par Fille Ainée

Et bien oui, Nicole a bien deviné, c’est au Cambodge, à Phnom Penh, que je me trouve depuis ce matin. Petit saut de puce depuis mon île chaude et humide mais grand dépaysement !

 

Petit point d’histoire avant de commencer la visite. Je ne vais pas remonter loin dans le temps, mais plutôt à une période récente et cruciale pour expliquer pourquoi le Cambodge est devenu ce qu’il est aujourd’hui, à savoir un des pays les plus pauvres du monde ! 

 

En 1954, à la fin de la guerre d’Indochine, alors que la plupart des militants communistes se réfugient au Viêt Nam du Nord, un certain nombre d’entre eux décident de résister au régime du Prince Sihanouk.

Les opposants au régime officiel constituent, à partir de 1963, des maquis autour d’un chef, Saloth Sar, dit « Pol Pot ».
A partir de 1970, le prince Sihanouk est renversé par un coup d’état proaméricain. Exilé en Chine, il apporte sa caution à ses anciens ennemis, les Khmers. Malgré tout, les Khmers rouges éliminent dans les régions qu’ils contrôlent les partisans du prince puis les exilés revenus du Viêt Nam, pourtant également communistes.

 

Le noyau militaire du mouvement, l’Angkar qui signifie « L’Organisation », exige une discipline aveugle. Sa réputation de cruauté se répand très rapidement. 
Les Khmers rouges prennent le pouvoir au Cambodge en avril 1975, dans un pays dévasté par la guerre civile.
Ce pays a reçu en trois ans trois fois plus de bombes américaines que le Japon pendant la Seconde guerre mondiale.

Pol Pot, un ancien instituteur (ironique, non ?), dirige le gouvernement. Dès lors les frontières se ferment et le cauchemar commence. Immédiatement, toutes les villes sont évacuées. Un missionnaire français rapporte ces propos d’un commissaire politique :

« Il faut que les gens apprennent qu’ils naissent du grain de riz. En suant pour défricher, pour semer, planter, récolter, l’homme connaît la vraie valeur des choses. La ville est mauvaise, non pas les gens : car les gens sont réformables, mais pas la ville ; c’est en ville qu’on trouve l’argent et la corruption ».

Sur cette base incroyable, tous les signes d’une société dite décadente sont abandonnés : vêtements de couleur, machines à écrire, électrophones, radios, automobiles, télévisions, écoles, postes, eau courante et jusqu’aux hôpitaux et aux marchés. Toute la population est alors employée à la riziculture et à des travaux d’irrigation épuisants.

Dès l’âge de huit ans, les enfants travaillent 10 heures par jour pour un bol de soupe et deux bols de riz par jour. Les organismes épuisés et sous-alimentés ne résistent pas à la maladie. La malaria fait rage et aucun médicament ne doit être demandé à l’étranger. La vie privée n’existe plus et les familles sont séparées.

En dehors des dirigeants, ceux qui ont été en contact avec l’Occident sont éliminés. Porter des lunettes c’est-à-dire avoir l’air d’un intellectuel est synonyme de condamnation à mort immédiate. Pour survivre, les enfants doivent dire qu’ils sont trop pauvres pour aller à l’école. L’Angkar a le droit de vie et de mort sur chacun.

Par souci d’économie de munitions, les exécutions se font à coup de manche de pioche ou par étouffement dans un sac en plastique. Le régime créé une milice constitué de jeunes paysans, des enfants qui n’ont rien connu d’autre que la guerre et la torture.
Endoctrinés, ces enfants doivent être, selon le régime, les seuls survivants.

Selon Pol Pot, « il suffit de 1 à 2 millions de jeunes Khmers rouges pour faire le Cambodge de demain ».
Exécutions sommaires et goût des spectacles sanguinaires, la torture est devenu un véritable sport national.

Le Cambodge ne fait que le tiers de la France. Avant l’arrivée des Khmers, la population était d’environ 9 millions d’habitants, à 90% Khmers.
Entre 1975 et 1978, plus de 300 000 personnes ont été exécutées de manière individuelle ou collective et 2 à 3 millions de personnes sont mortes de maladie, de privation ou des sévices.

Les Vietnamiens prennent Phnom Penh, la capitale, le 7 janvier 1979. Pol Pot s’enfuit à l’étranger devant l’avancée des troupes en avril. Il sera condamné à mort par contumace pour génocide en août 1979.


Il faudra plusieurs générations pour que les horreurs de ces 4 ans s’estompent dans la mémoire de la population. Mines et bombes, souvenirs de tant de combats, continuent à mutiler et à tuer. (V.Battaglia 04.2005)

 

Un passage à Phnom Penh nécessitait donc une visite à Choeung Ek, le lieu principal d’exécution et le charnier des prisonniers du régime des Khmers rouges. C’est en tuk tuk (je vous en parlerai plus tard) que je me suis rendue dans ce qui est aujourd’hui un lieu de recueillement.

 

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Les fosses communes

 

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Le Mausolée dans lequel sont réunis les crânes des victimes.

 

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Le sol laisse entrevoir de nombreux restes humains et des vêtements remontent à la surface à chaque pluie torrentielle. C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai parcouru les allées entre les 129 fosses communes dont 49 d’entre elles n’ont toujours pas été fouillées.

 

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Maintenant si je vous dis que Pol Pot fut surnommé le « Hitler du Cambodge » cela vous surprend ? Cet homme à l’idéologie extrémiste, qui manifestait une animosité perverse à l’encontre des ethnies et n’avait aucun respect pour la vie humaine, justifiait ses crimes au nom de la construction d’un régime communiste parfait. Il n’a malheureusement jamais comparu devant la justice, et la sentence n'a jamais été exécutée. Il est mort de sa belle mort au Cambodge en mai 1998 après s’être retranché dans un des derniers maquis Khmers rouges. Quelle injustice !

 

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Si vous désirez en savoir plus sur ces « Killing Fields », cliquez ICI.

 

Demain, c’est promis, je vous parlerai de quelque chose de moins lugubre.

 


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Faites vos valises, on s’en va !

Publié le par Fille Ainée

Trop chaud, trop humide, trop déprimant ! Alors, vous emmenez le strict minimum et je vous retrouve là-bas, au bord de la piscine (le premier qui trouve ou a droit à un cocktail, les doigts de pied dans l'eau et un petit cadeau made by Fille Ainée).

 

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A bientôt pour un peu de dépaysement. Vous avez votre passeport ?

 


 

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Les vide-greniers, ça me bassine !

Publié le par Fille Ainée

Pendant que les guêpes apprennent à nager le crawl dans l’eau de ma piscine à 21 degrés, nous faisons dans le culturel ! Au programme donc hier, visite de Grignan et de son château.

 

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Et en plus, ça tombait bien, c’était le jour même du vide-grenier annuel. Quelle coïncidence (maligne Fille Aînée, non ?) ! C’est donc par un vent à décorner les bœufs que nous avons sillonné les petites rues, et manque de chance, c’était le jour où Grand Nain avait choisi de porter sa jupe la plus courte, que dis-je sa ceinture la plus large ! Mon Nain a passé sa journée à essayer de cacher ses dessous !

 

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Une fois la visite du château terminée, j’ai entraîné ma troupe de Nains dans un farfouillage intense des caisses à merdouilles et j’y ai découvert la vieille bassine que je cherchais pour mon prochain projet. Alors, à votre avis, que vais-je bien pouvoir réaliser avec une bassine achetée hors de prix (selon Moutie, mais de toute façon tout est toujours trop cher avec elle !), une palette en bois généreusement donnée par mon jardinier et que je vais passer au papier de verre (la palette pas le jardinier) et une racine d’arbre trouvée à la rivière hier soir ?

 

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