Mais qui a pondu un truc pareil ?
Je soupçonne sérieusement la personne qui a conçu ce modèle d’avoir l’esprit légèrement tordu. Du genre à se lever le matin en se disant : « Tiens, aujourd’hui, qui vais-je choisir comme innocente victime ? » Eh bien, bingo ! C’est tombé sur moi !
Et le pire, c’est que, par pure fierté, je ne me suis pas laissée faire. Ah ça non ! Il était hors de question que ce fichu châle ait le dernier mot !
À l’origine, je voulais vous proposer ce projet sous forme de KAL (Knit Along). Le principe ? Un rendez-vous régulier, où chacune tricote à son rythme, étape après étape, et où l’on se retrouve semaine après semaine pour avancer ensemble dans la construction de notre ouvrage. Un joli projet collectif, convivial et motivant. Bref, une idée qui partait d’un excellent sentiment !
Sauf que…
Moutie a été le témoin privilégié de mes premiers pas dans cette aventure. Elle a assisté en direct à mes moments de doute, mes exaspérations, mes frustrations et, probablement, à quelques conversations peu aimables avec mon tricot !
Car les embûches ont commencé dès le départ. La version française du modèle est un véritable festival d’erreurs : traductions approximatives, rangs envers transformés en rangs endroit, comptages de mailles fantaisistes, sans oublier quelques intrusions de la version anglaise au beau milieu du texte français. Bref, un joyeux bazar !
J’ai donc dû renoncer à mon projet de KAL. À regret, car cette idée me tenait vraiment à cœur, mais il m’était impossible de vous embarquer dans une aventure où chaque étape risquait de se transformer en séance collective de décryptage !
Qu’à cela ne tienne, je suis retournée à la version originale anglaise, persuadée que les choses allaient enfin se simplifier. Mais là encore… Mais qui a relu ce modèle ? Ou plutôt, qui ne l’a PAS relu ?!
Autant vous dire que je ne vous recommande pas particulièrement ce projet. Si vous aimez les tricots paisibles, les explications limpides et les soirées placées sous le signe de la sérénité, passez votre chemin !
Quant à moi, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. Question de principe, d’honneur et, disons-le franchement, d’orgueil personnel. Après avoir réinterprété, retraduit, corrigé et parfois carrément deviné les intentions du créateur, j’ai fini par venir à bout de ce châle infernal !
Moralité : ce n’est pas toujours le tricot qui demande de la patience… parfois, ce sont les explications qui mettent nos nerfs à rude épreuve !
Mais voilà, j’ai tenu bon. Et maintenant, ce châle peut bien rester tranquillement à sa place : il ne m’aura pas vaincue !
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