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Au régime !

Publié le par Fille Ainée

Au régime !

Promis, ceci est mon dernier article sur le thème d’Halloween ! De toute façon, il ne nous reste plus que deux jours pour penser à notre déco. 

Au régime !

Une petite idée glanée sur mon site de perdition a fait son chemin.

Au régime !

Une bobine de fil métallique noir, une jolie branche d’arbre ramassée dans les collines, et me voilà avec trois petites citrouilles allégées.

Au régime !

Pour les réaliser, il suffit d’enrouler le fil autour d’une bouteille, de nouer en haut et en bas et de délicatement déplier les fils.

Au régime !

J’ai entrelacé une guirlande de LED, pour une lumière douce sur les contours, créant ainsi une atmosphère chaleureuse. Vous pouvez aussi y glisser de petites bougies pour que leurs flammes vacillantes ajoute un éclat de mystère.

Au régime !
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La Mode est une Fête !

Publié le par Fille Ainée

Il y a quelques mois, je vous avais emmené voir l’exposition Worth au Petit Palais, à Paris. Aujourd’hui, je vous emmène, toujours à Paris, au Musée des Arts Décoratifs, qui consacre - jusqu’au 11 janvier 2026 - une grande exposition à Paul Poiret (1879-1944), figure incontournable de la haute couture parisienne du début du XX siècle.

Reconnu pour avoir libéré le corps féminin en supprimant le corset et en introduisant des silhouettes plus fluides, Poiret marque une rupture décisive dans l’histoire du vêtement féminin.

Robe d'intérieur taillée dans un velours de soie à grands motifs de roses, vers 1895, Maison Worth

Robe d'intérieur taillée dans un velours de soie à grands motifs de roses, vers 1895, Maison Worth

(Au centre) Costume de hussard du Premier Empire, vers 1900

(Au centre) Costume de hussard du Premier Empire, vers 1900

Robe de jour à transformation avec corsage, 1900-1905, Maison Doucet

Robe de jour à transformation avec corsage, 1900-1905, Maison Doucet

Recruté en 1901 par Gaston Worth pour concevoir une ligne plus jeune et plus simple, Poiret y apprend les codes du grand luxe tout en affirmant déjà sa volonté d’alléger la mode féminine. Son talent attire rapidement l’attention, mais son audace détonne : trop moderne pour les clientes de la maison Worth, il choisit bientôt de voler de ses propres ailes et fonde sa propre maison de couture en 1903.

Sa première collection, en 1907, marque une rupture historique : les corsets disparaissent, la taille devient haute, les coupes s’assouplissent et les tissus gagnent en fluidité. Il s’agit là d’un geste radical.

Manteau Nénuphar, 1911

Manteau Nénuphar, 1911

Manteau du soir, vers 1910

Manteau du soir, vers 1910

Manteau, vers 1911

Manteau, vers 1911

En redessinant la silhouette féminine, Poiret accompagne les transformations sociales de son époque. À l’heure où les femmes revendiquent davantage de libertés, il leur offre la liberté corporelle. La mode devient alors un vecteur d’émancipation.

Robe du soir, 1908

Robe du soir, 1908

Robe du soir Eugénie, 1907

Robe du soir Eugénie, 1907

Robe du soir, 1907

Robe du soir, 1907

Robe du jour "Gavarni", 1906

Robe du jour "Gavarni", 1906

Robe d'été "Fleurie", 1912 et Manteau du soir, 1919

Robe d'été "Fleurie", 1912 et Manteau du soir, 1919

La Mode est une Fête !

Mais Poiret ne se limite pas seulement aux vêtements. Visionnaire, il conçoit la mode comme un art total, où tout – du vêtement, à l’intérieur, au parfum et à la fête – participe à un même univers esthétique. En 1911, il fonde la première maison de parfum associée à un couturier, Les Parfums de Rosine, du nom de sa fille. Il crée également Martine, un atelier de décoration dirigé par sa femme Denise, qui traduit son goût pour la couleur, les motifs orientaux et l’art décoratif.

"Denise à la fête de la Mille et Deuxième Nuit" de George Lepape, gouache sur papier

"Denise à la fête de la Mille et Deuxième Nuit" de George Lepape, gouache sur papier

Poiret aime également éblouir et transformer la mode en spectacle. Ses somptueuses réceptions, dont la plus célèbre reste la fête de "La Mille et deuxième nuit" en 1911, marquent les esprits par leur faste et leur exubérance. Vêtements, décors et musique y forment un tout harmonieux, reflet de sa volonté de fusionner les arts.

Marqué par la Première guerre mondiale qui le mobilise en 1914, Poiret retrouve ensuite son souffle créatif dans les fêtes qu’il organise, les voyages qui nourrissent son imaginaire et les collaborations avec les artistes de son temps. Il habille également les comédiennes et danseuses les plus en vue de la Capitale.

Robe du soir "Tolède", 1921

Robe du soir "Tolède", 1921

Robe du soir "Spi", 1922

Robe du soir "Spi", 1922

Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, plonge le visiteur dans l’univers foisonnant du créateur : de ses débuts à l’apogée de sa maison de couture, puis à son lent déclin après la Première Guerre mondiale.

Robe Exotique, 1922

Robe Exotique, 1922

Costume de danse, 1921

Costume de danse, 1921

Tailleur jupe, 1920 et Manteau La Source, 1924

Tailleur jupe, 1920 et Manteau La Source, 1924

Robe, Maison Nicole Groult, vers 1921 et Robe "Abbesse", vers 1920

Robe, Maison Nicole Groult, vers 1921 et Robe "Abbesse", vers 1920

Robe "Malgré Moi", 1919

Robe "Malgré Moi", 1919

Tunique "Caro", 1907 (à droite)

Tunique "Caro", 1907 (à droite)

Tandis que la mode évolue vers une élégance plus sobre et rationnelle - incarnée par des créateurs comme Coco Chanel - son style somptueux paraît soudain dépassé. Poiret finira ruiné et oublié, mais son influence demeure immense.

Robe "Tarta", Agatha Ruiz de La Prada, 1994

Robe "Tarta", Agatha Ruiz de La Prada, 1994

Tailleur jupe, Comme des Garçons, 2013

Tailleur jupe, Comme des Garçons, 2013

Par son audace, son sens du spectacle et sa conception de la mode comme art de vivre, il a ouvert la voie à la modernité vestimentaire.

L’exposition qui réunit près de 550 œuvres – vêtements, croquis, photographies, papiers peints, objets d’art décoratif et flacons de parfum – dont beaucoup sont exposées pour la première fois, met en lumière son héritage, visible chez de nombreux créateurs contemporains qui, comme lui, cherchent à concilier liberté du corps, richesse des matières et vision artistique.

Ce que j’aime chez Poiret, c’est qu’il y avait quelque chose de contemporain dans la façon dont il concevait les vêtements sur le corps d’une femme”, Gracelee Lawrence.

Ensemble du soir, Yves St Laurent, 1976 et Manteau, Maitrepierre et sculpture portable, Gracelee Lawrence, 2024

Ensemble du soir, Yves St Laurent, 1976 et Manteau, Maitrepierre et sculpture portable, Gracelee Lawrence, 2024

Ensemble du soir manteau et robe, Christian Dior par John Galliano, 1998

Ensemble du soir manteau et robe, Christian Dior par John Galliano, 1998

Schiparelli

Schiparelli

John Galliano

John Galliano

En sortant de l’exposition, on a le sentiment d’avoir traversé un rêve chatoyant, peuplé de soieries, de parfums et de fêtes. Paul Poiret, l’artiste qui voulait libérer le corps et célébrer la vie, demeure une figure lumineuse, même dans sa chute.

Paul Poiret
Paul Poiret

Paul Poiret

Si vous avez envie de découvrir cette exposition mais ne pouvez pas vous déplacer, voici ICI un petit livret pour une visite à distance ou encore LA.

Je vous souhaite une belle découverte !

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Touchée et ravie

Publié le par Fille Ainée

Touchée et ravie

Eh bien dis donc, Muriel ! Moi “Blogueuse exceptionnelle” ? Tu m’as bluffée, tu m’en as bouché un coin et je te remercie ! Je ne me doutais de rien, jusqu’à ce que je remarque la soudaine envolée du nombre de mes fidèles lectrices. Je me suis un moment demandée si ce n’était pas plutôt un coup sournois de Monsieur 3xrien, glissant quelques dessous de table pour égayer mon moral un peu morose (il faut dire que notre retour aux sources après plus de trente ans d’expatriation n’est pas toujours de tout repos) ou bien une action divine ?

Comme tu le mentionnes dans ton article, la tenue d’un blog, de nos jours, est une espèce en voie de disparition. Il est tellement plus simple de poster une photo avec deux lignes de texte pour récolter un maximum de followers, qu’on finit par se demander pourquoi on s’obstine. Sauf que je suis bien trop pipelette pour me taire, et mon imagination surdimensionnée (qui, franchement, m’épuise parfois !) m’empêche de lâcher l’affaire.

J’aime raconter, faire voyager, faire rire — mais aussi semer un peu de rêve dans ce grand monde de brutes.

Notre expatriation tropicale, puis la perte d’accès à mon blog (sous prétexte qu’il servait de porte d’entrée aux scammers), m’ont laissé un petit goût d’amertume. J’en ai longtemps voulu à OB. Je dois avouer que cette rupture dans la communication et les échanges — anodine au début — a fini par changer ma façon de créer et surtout de partager.

Du coup, le fait de vous retrouver ainsi, après tant de mois d’absence, m’a donné un nouvel essor. Et si Muriel me tend la perche (merci !!!) pour rejoindre la chaîne des « Outstanding Blogger 2025 », puis-je seulement prétendre hésiter ?

Bon mais au final, c'est quoi le "Outstanding Blogger Award" ? Et bien c'est une sorte de chaîne amicale entre blogueurs passionnés. Il ne s’agit pas d’un concours officiel, mais plutôt d’une reconnaissance entre pairs, une manière conviviale de mettre en lumière des créateurs de contenu inspirants, drôles, touchants ou simplement authentiques.

 

Le principe est simple :

  1. Un blogueur nominé reçoit l’award d’un autre blogueur.

  2. Il répond à quelques questions pour permettre à ses lecteurs de mieux le connaître.

  3. Il nomine à son tour d’autres blogueurs qu’il souhaite faire découvrir.

C’est somme toute un bel échange d’énergie positive, qui crée du lien, favorise la découverte de nouveaux univers et célèbre la persévérance de celles et ceux qui continuent à écrire, à partager, à rêver.

Donc sans plus attendre, voici la liste des questions :

As-tu connu des succès notables en matière de quilting/couture que tu aimerais partager avec nous ?

Ah, le quilting ! Une passion qui m’est venue tardivement, mais qui m’a apporté — et m’apporte encore — beaucoup de satisfaction. Et même si, aujourd’hui, je me tourne davantage vers l’appliqué, certaines de mes réalisations m’auront plus particulièrement marquée.

Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler de « succès », non, mais une belle rencontre oui ! CE quilt de Yoko Saito, réalisé en tandem avec celle que j’appelais affectueusement Ma Jumelle en est la preuve.

Touchée et ravie

Ouvrage qui s’affiche, à présent, fièrement dans mon Atelier. Il nous aura fallu plus d’un an pour le terminer. Chaque fois que mon regard se pose sur lui, je repense à cette belle complicité et à nos échanges par blogs interposés. Nat nous a malheureusement quittés, après un long combat contre le crabe. Mais à travers ce quilt, une part d’elle continue de vivre.

As-tu été influencée par des membres de ta famille pour te lancer et as-tu transmis cette passion à la génération suivante ?

Je pense que celles qui me suivent depuis un moment doivent bien se douter que, s’il y en a une qui m’a vraiment influencée dans cette voie, c’est Moutie, ma Maman ! C’est avec elle que j’ai pris mes premiers cours de couture, de patch et d’appliqué. Et qui m'a poussée à publier mon blog.

​​​​​Je l’ai souvent entraînée dans des ouvrages communs qui, je l’avoue, ont parfois eu le don de la faire pester 😄 mais pas QUE — mais c'est aussi une belle façon de partager des moments agréables, même à distance. Rien ne vaut la qualité et la complicité d’un ouvrage fait ensemble !

Quant à la relève, inutile de rêver : le virus du fil et de l’aiguille s’est arrêté à moi ! Mes Nains ne montrent pas la moindre once d’intérêt pour la couture et se contentent de tolérer avec grâce mes cadeaux faits main au moment des fêtes

Quelle méthode d'apprentissage te correspond le mieux ?

Je suis une grande fan des tutos sur TonTube ! Je trouve qu’il est souvent bien plus simple de suivre une vidéo que de tenter de déchiffrer des explications écrites en chinois, dont le seul but est de nous faire trébucher. Je ne possède que deux livres de techniques de couture que j’ai dû ouvrir une ou deux fois dans ma vie, pas plus ! 😅 

Par contre, je dois bien reconnaître que mon premier (et dernier) parement de poignet aurait sans doute eu une sale touche si j’avais dû me débrouiller toute seule. Donc merci ma Bible !

 

 

Touchée et ravie

Plutôt lêve-tôt ou couche-tard ?

Alors là, il n’y a pas photo ! Passé 21 h 30, je suis une vraie loque, et vous me trouverez immanquablement au fond de mon lit avec un bon bouquin. Mais dès 7 heures, je suis debout à écouter les oiseaux chanter.

Il arrive parfois que Monsieur 3xrien me propose de me servir un café au lit, le matin, pendant que je parcours les nouvelles du jour (ou mon Site de Perdition) — le luxe absolu !

 

De quel quilt es-tu la plus fière et pourquoi ?

Alors là, en voilà une question difficile, parce que je les aime tous ! Comme je l’ai déjà mentionné dans ma première réponse, mon Yoko occupe une place très spéciale dans mon cœur. Et pour tout vous dire, j’en ai réalisé tellement que je peine parfois à me souvenir de tout ce que j’ai déjà cousu.

J’ai donc décidé de ne pas en citer un en particulier, mais plutôt de vous avouer que ma préférence va aux ouvrages d’Anni Downs, de Hatched and Patched. J’aime ces quilts au style country, poétiques et délicieusement naïfs, empreints de douceur et de nostalgie. J’en compte déjà cinq à mon actif et ce n’est certainement pas terminé !

Touchée et ravie

Je crois vous avoir tout dit… ou presque ! 😉

Il est maintenant temps pour moi de vous faire découvrir d’autres talents.

Un blog que je suis depuis des années est celui de Roxane. Je suis en admiration devant son talent créatif, ses quilts mystère (et j’en ai d’ailleurs réalisé quelques-uns !), son imagination débordante et son enthousiasme communicatif. Une vraie source d’inspiration pour toutes les passionnées d’aiguilles et de tissus !

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Ne pas croquer !

Publié le par Fille Ainée

Ne pas croquer !

Ces jolies amanites tue-mouches ne viennent pas de la forêt mais sortent tout droit d’un atelier de céramiste ! Avouez qu’elles s’intègrent parfaitement dans l’ambiance de saison : rouge pimpant, pois blancs et un petit air de conte de fées. Ca nous change un peu d’Halloween.

Leur nom vient d’un usage ancien : on les faisait tremper dans du lait pour tuer les mouches. En vrai, ce champignon est un cocktail hallucinogène qui peut provoquer des rires incontrôlés et des visions psychédéliques. Autant dire qu’il mettrait de l’ambiance à un dîner ! Mais rassurez-vous : je ne vous les sers pas au menu, mais en centre de table.

 

Ne pas croquer !

Pour présenter ce petit tableau champêtre, j’ai chiné une passoire ! Monsieur 3xrien, lui, a cru que je m’étais servie de celle de la cuisine et s’est senti obligé de lâcher une remarque désobligeante quant à la perte d'un objet dont il ne se sert jamais. 

Ne pas croquer !

La mousse, elle, vient tout droit d’une longue balade en sous-bois — c’est la saison, la nature déborde d’énergie et de verdure. Quant au petit hérisson qui se promène entre les champignons, il décorait discrètement une de mes étagères.

Ne pas croquer !

Bref, un peu de récup’, un brin de forêt, et voilà une composition rustique qui ne manque pas de charme. J’espère que cela vous a donné des idées !

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Chauve qui Peut !!

Publié le par Fille Ainée

Chauve qui Peut !!

Petites chauves-souris en pyjama gris
Se balancent la tête en bas la nuit.
Sous la lune ronde elles mènent la danse,
Avec mille bonds elles nous laissent en transe.

Mais quand pointe le jour, tout devient silence,
Elles dorment serrées, rangées en cadence.

Chauve qui Peut !!

Ces petites chauves-souris sont nées d’un dimanche après-midi passé avec Moutie.
Pour occuper quelques heures, nous avons joyeusement donné vie à notre belle équipe de pipistrelles, chacune dans notre Atelier, mais connectées en ligne.

 

Chauve qui Peut !!

Précisons que, pour y parvenir, Moutie avait d’abord reçu une mission délicate : ranger son Atelier. Une épreuve sans doute un peu traumatisante, mais qui a porté ses fruits ! Elle a ainsi pu créer de jolies chauves-souris colorées...

Chauve qui Peut !!
Chauve qui Peut !!Chauve qui Peut !!

...tandis que de mon côté — Atelier déjà bien ordonné — j’ai opté pour une version plus traditionnelle.

Chauve qui Peut !!

Toutes deux avons suivi le même tutoriel proposé par Efi Little Things ICI. Et voilà : prêtes à temps pour célébrer Halloween ! 🎃🦇

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À petits points, grandes ambitions

Publié le par Fille Ainée

À petits points, grandes ambitions

L’accouchement fut long, mais ce sixième bloc en valait vraiment la peine !

Une fois lancée, je l’ai réalisé d’un seul jet comme une inspiration divine (ou une urgence créative) !

À petits points, grandes ambitions

Ainsi s’achève la première moitié de mon ouvrage — en espérant que la seconde me demandera un peu moins de temps.

À petits points, grandes ambitions

À condition, bien sûr, que je ne me laisse pas distraire par les innombrables idées qui germent dans ma tête en perpétuelle ébullition.

Publié dans Patchwork

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Article publié depuis Overblog

Publié le par Fille Ainée

Cette année, je m’y prends très en avance. Attention, on ne plaisante pas avec la fête d’Halloween ! Et puis, la présentation de cette nature morte (c’est bien le cas de le dire) m’a demandé un certain temps de préparation.

Tout a commencé par un petit tour sur Etsy… et là, coup de foudre ! J’ai littéralement craqué pour quatre tombes miniatures en résine. Comment résister ? Ces petites sépultures avaient exactement le charme lugubre qu’il fallait pour donner vie à mon projet.

Pour continuer la quête de la scène idéale, il me fallait une tasse à thé, ni trop grande ni trop petite, destinée à accueillir mon cimetière de poche, un peu morbide j’en conviens. Il faut dire que mon obsession – oui, le mot est un peu fort, mais assumons – pour les cimetières, et surtout ces vieilles pierres tombales couvertes de mousse au charme indéniable, a largement nourri l’inspiration de cette scènette.

C’est donc avec enthousiasme que, pendant tout l’été, vide-greniers après vide-greniers, Monsieur 3xrien et moi avons arpenté la région à la recherche du Graal porcelainier. L’œil vif, l’esprit aiguisé, j’étais à l’affût de la tasse parfaite, tandis que l’Homme commençait déjà à perdre patience. Finalement, ce n’est pas dans un vide-grenier mais dans notre recyclerie locale que j’ai trouvé mon bonheur.

Ensuite, la mousse ! Parce qu’avouons-le : un cimetière sans mousse, c’est un peu comme un désert sans sable… une hérésie. Profitant d’une balade en forêt, j’ai donc rempli mes poches de ce précieux tapis vert pour recréer un sol digne de mes tombes miniatures. J’espère simplement que Dame Nature ne m’en tiendra pas rigueur pour ce petit prélèvement clandestin.

Puis, direction le jardin pour réaliser la clôture grinçante et, surtout, les arbres tourmentés. Quelques brindilles jouent parfaitement le rôle de ces silhouettes végétales tordues qui semblent gémir au vent. Rien de tel pour planter – c’est le cas de le dire – l’atmosphère un peu inquiétante qui sied à ma petite scène funéraire.

Avez-vous remarqué l’arbre étrange, aux branches tordues comme des doigts crochus, qui se dresse derriere les sépultures ? Les villageois l’ont surnommé l’Arbre aux Pendus, car ses rameaux noueux ressemblent à des cordes suspendues, prêtes à accueillir les âmes égarées.

 

La légende veut qu’autrefois, un fossoyeur trop zélé y ait accroché sa lanterne, oubliant de l’éteindre. Depuis, chaque nuit de pleine lune, une lumière vacillante apparaît dans les branches. Certains disent que ce sont les esprits des malchanceux qui cherchent encore leur chemin, d’autres affirment qu’il s’agit juste d’une luciole égarée.

 

Toujours est-il qu’approcher cet arbre n’est pas sans risque : si l’on tend l’oreille, on entendrait parfois un soupir venu d’outre-tombe.

À moins que ce soupir n’ait rien de spectral et qu'il ne s'agisse simplement de la mousse qui râle, désespérée que je l’oublie sans un brin d’humidité pour la garder en vie au moins jusqu’à fin octobre !

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Ta Promesse

Publié le par Fille Ainée

Ta Promesse

Claire Lancel, écrivaine reconnue, rencontre Gilles Fabian, un metteur en scène charismatique, lors d’un réveillon. Très vite, une passion intense les unit. Gilles lui demande alors une chose étonnante : lui promettre de ne jamais écrire sur lui. Claire accepte, sans mesurer encore la portée de cet engagement.

Peu à peu, leur relation, qui semblait idyllique, prend un tour plus inquiétant. Derrière le charme et l’assurance de Gilles se cachent des signes de manipulation et d’emprise : colères imprévisibles, reproches insidieux, exigences qui grignotent la liberté de Claire. Elle modifie sa vie pour lui, renonce à certaines habitudes et se laisse enfermer dans une relation où l’amour et le contrôle se confondent.

J’ai trouvé que certains passages de ce roman étaient un peu trop axés sur la relation physique entre les deux personnages, surtout au début de leur histoire. Mais en fait, ces passages intimes servent surtout à mettre en évidence la passion et la fusion qui rapprochent Claire et Gilles. Illusion d’un amour parfait au départ, séduction qui devient au fur et à mesure outil d’emprise et contraste entre l’intensité physique et la violence psychologique qui s’installe ensuite.

Ce roman, haletant comme un thriller, explore les mécanismes subtils de l’aliénation amoureuse, la difficulté à distinguer passion et domination, le narcissisme contemporain, la manipulation, le pouvoir de la parole et de l’écriture. Mais il pose aussi la question : comment prouver l’invisible — la pression, le contrôle psychologique — devant la justice ?

Je vous en laisse “juge”.

Publié dans Au fil des pages

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