Overblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

L’incroyable destin de Maggie Dickson

Publié le par Fille Ainée

L’incroyable destin de Maggie Dickson

Écosse, 1724. Maggie Dickson est condamnée à la pendaison pour le meurtre de son nouveau-né. Alors que sa famille pleure sa disparition, non sans éprouver un certain soulagement face à la honte qui s’est abattue sur elle, un événement extraordinaire vient bouleverser le cours des choses : Maggie est toujours vivante.

Sortie de son cercueil après avoir survécu à son exécution, la jeune femme se retrouve au cœur d’une situation aussi incroyable que terrifiante. A-t-elle réellement payé sa dette envers la justice ? Les autorités accepteront-elles de la laisser vivre, ou cherchera-t-on à la pendre une seconde fois ?

Pour comprendre comment Maggie en est arrivée là, Kate Foster nous entraîne dans les méandres de son existence. Dans une Écosse du XVIIIᵉ siècle marquée par la pauvreté, les inégalités et les préjugés envers les femmes, nous découvrons une femme qui aspire à une vie meilleure, à l’amour et à la liberté. Mais les circonstances, les choix difficiles et les injustices sociales vont peu à peu la conduire vers un destin tragique.

À travers le parcours de Maggie, l’autrice explore la condition féminine à une époque où la réputation d’une femme pouvait suffire à la condamner. La maternité, la culpabilité, la honte et le poids du jugement collectif occupent une place centrale dans ce récit où la frontière entre justice et cruauté devient particulièrement troublante.

Inspiré d’une affaire historique célèbre, Le Collier de deuil est bien plus qu’un récit de survie extraordinaire. C’est le portrait d’une femme confrontée à une société qui semble lui refuser le droit de choisir sa propre existence. Kate Foster redonne ainsi une voix à une figure oubliée de l’histoire écossaise et interroge, à travers son destin, la manière dont les femmes ont été jugées et punies au fil des siècles.

Ce livre séduira les amateurs de romans historiques sombres, de récits inspirés de faits réels et de portraits de femmes confrontées à l’injustice. C’est un récit poignant et troublant, qui fait revivre une histoire extraordinaire et nous rappelle que derrière les grandes affaires judiciaires se cachent des vies humaines, souvent bien plus complexes qu’il n’y paraît.

Note : le titre français est annoncé pour février 2027, j’ai lu ce roman dans son édition originale anglaise. Un peu de patience, il en vaut sacrément le coup.

Publié dans Au fil des pages

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Récits d'un jeune médecin

Publié le par Fille Ainée

Récits d'un jeune médecin

Publié à partir de 1925, ce livre est un recueil de nouvelles inspirées de l’expérience de l’auteur en tant que médecin dans la Russie rurale. À travers le regard d’un jeune diplômé envoyé dans un hôpital isolé, l’écrivain nous plonge dans un univers où la médecine se pratique loin des grandes villes, dans des conditions difficiles et souvent imprévisibles.

Le jeune médecin, encore marqué par ses années d’études, se retrouve rapidement confronté à la réalité du terrain. Accouchements compliqués, maladies graves, interventions chirurgicales urgentes : les situations se succèdent sans lui laisser le temps de douter longtemps. Malgré ses connaissances théoriques, il doit apprendre à agir seul, parfois face à des cas qui mettent en jeu la vie de ses patients.

Le moindre épisode, la plus mince anecdote tirés du quotidien revêtent sous la plume de Boulgakov la puissance de l'extraordinaire. 

Ce qui rend ces récits particulièrement touchants, c’est l’écart entre l’image du médecin compétent que le jeune homme voudrait incarner et ses peurs bien réelles. Il doute, hésite et redoute l’erreur. Pourtant, il ne renonce pas. Chaque nouvelle expérience lui permet de gagner en assurance et de comprendre que la médecine ne repose pas uniquement sur le savoir, mais aussi sur le courage, l’observation et la capacité à prendre des décisions dans l’urgence.

Boulgakov décrit avec réalisme la solitude du médecin de campagne, isolé géographiquement et confronté à des responsabilités considérables. Mais son regard n’est jamais dépourvu d’humour. Les maladresses du débutant, ses inquiétudes parfois disproportionnées et les situations absurdes auxquelles il fait face apportent une légèreté bienvenue à des épisodes souvent dramatiques.

Au-delà du monde médical, Récits d’un jeune médecin est également un livre sur l’apprentissage de la vie professionnelle et sur la manière dont on se construit à travers les difficultés. Le personnage ne devient pas compétent du jour au lendemain : il progresse à force d’épreuves, d’erreurs évitées de justesse et de confrontations avec ses propres limites.

Les Récits d'un Jeune Médecin sont suivis de Morphine et des Aventures Singulières d'un Docteur. Morphine est l'un des plus beaux textes de Boulgakov, le seul où il explore jusqu'au vertige les gouffres de la détresse, de la maladie et de la folie. C'est celui que j'ai de loin préféré. 

 

Boulgakov a vécu à une époque où le pouvoir soviétique contrôlait étroitement la création artistique. Ses œuvres se moquaient parfois de la bureaucratie, de la censure et des absurdités du régime, étaient controversées et ont été, pour la plupart, censurées. Il eut beaucoup de difficultés à faire publier ses écrits. 

Boulgakov est souvent associé au réalisme fantastique, à la satire politique et à la liberté de l'imagination. Il utilisait le surnaturel, l'humour noir et l'absurde pour parler de la peur, de la vérité, de l'amour et de la difficulté de rester libre dans une société autoritaire.

Son œuvre pose notamment cette question : que peut faire un écrivain lorsque le pouvoir cherche à contrôler ce qu'il a le droit de dire ?

 

Publié dans Au fil des pages

Partager cet article
Repost0

…

La goutte qui fait déborder la plante

Publié le par Fille Ainée

La goutte qui fait déborder la plante

Je cherchais une déco increvable et un brin originale pour habiller ce panier en bambou. Nous l'avions rapporté de notre île chaude et humide sans avoir la moindre idée de son utilité. 

Après quelques recherches sur Gogole, il semblerait que ce soit un panier à orchidées. Ah, les orchidées… Ces beautés capricieuses qui, dans ma Provence natale, ont toutes la fâcheuse tendance à tirer leur révérence. 

La goutte qui fait déborder la plante

Alors, puisque je suis toujours en pleine phase crochet, j’ai décidé de lui offrir une seconde vie : des petites feuilles vertes, zéro arrosage, zéro entretien et une espérance de vie inimaginable.

Quant au modèle, impossible de retrouver sa trace. Je ne me souviens malheureusement plus de sa source, mais ces petites feuilles fleurissent un peu partout gratuitement sur le Net.

La goutte qui fait déborder la plante

Au final, un panier qui ne sert peut-être plus à faire pousser des orchidées, mais qui a au moins le mérite de ne pas me faire culpabiliser quand j’oublie d’arroser. Et ça, c’est déjà une belle victoire botanique !

Partager cet article
Repost0

…

Mais qui a pondu un truc pareil ?

Publié le par Fille Ainée

Mais qui a pondu un truc pareil ?

Je soupçonne sérieusement la personne qui a conçu ce modèle d’avoir l’esprit légèrement tordu. Du genre à se lever le matin en se disant : « Tiens, aujourd’hui, qui vais-je choisir comme innocente victime ? » Eh bien, bingo ! C’est tombé sur moi !

Et le pire, c’est que, par pure fierté, je ne me suis pas laissée faire. Ah ça non ! Il était hors de question que ce fichu châle ait le dernier mot !

À l’origine, je voulais vous proposer ce projet sous forme de KAL (Knit Along). Le principe ? Un rendez-vous régulier, où chacune tricote à son rythme, étape après étape, et où l’on se retrouve semaine après semaine pour avancer ensemble dans la construction de notre ouvrage. Un joli projet collectif, convivial et motivant. Bref, une idée qui partait d’un excellent sentiment !

Sauf que…

Moutie a été le témoin privilégié de mes premiers pas dans cette aventure. Elle a assisté en direct à mes moments de doute, mes exaspérations, mes frustrations et, probablement, à quelques conversations peu aimables avec mon tricot !

Car les embûches ont commencé dès le départ. La version française du modèle est un véritable festival d’erreurs : traductions approximatives, rangs envers transformés en rangs endroit, comptages de mailles fantaisistes, sans oublier quelques intrusions de la version anglaise au beau milieu du texte français. Bref, un joyeux bazar !

Mais qui a pondu un truc pareil ?

J’ai donc dû renoncer à mon projet de KAL. À regret, car cette idée me tenait vraiment à cœur, mais il m’était impossible de vous embarquer dans une aventure où chaque étape risquait de se transformer en séance collective de décryptage !

Qu’à cela ne tienne, je suis retournée à la version originale anglaise, persuadée que les choses allaient enfin se simplifier. Mais là encore… Mais qui a relu ce modèle ? Ou plutôt, qui ne l’a PAS relu ?!

Autant vous dire que je ne vous recommande pas particulièrement ce projet. Si vous aimez les tricots paisibles, les explications limpides et les soirées placées sous le signe de la sérénité, passez votre chemin !

Quant à moi, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. Question de principe, d’honneur et, disons-le franchement, d’orgueil personnel. Après avoir réinterprété, retraduit, corrigé et parfois carrément deviné les intentions du créateur, j’ai fini par venir à bout de ce châle infernal !

Mais qui a pondu un truc pareil ?

Moralité : ce n’est pas toujours le tricot qui demande de la patience… parfois, ce sont les explications qui mettent nos nerfs à rude épreuve !

Mais voilà, j’ai tenu bon. Et maintenant, ce châle peut bien rester tranquillement à sa place : il ne m’aura pas vaincue !

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Éclusons l'été

Publié le par Fille Ainée

Éclusons l'été

Les jours raccourcissent, les températures daignent enfin redescendre… Il faut bien se rendre à l’évidence : l’été touche à sa fin. Quel soulagement !

Pour fêter dignement ce changement de saison et surtout trouver une utilité à toute cette lavande récoltée ces derniers mois, j’ai déniché une idée aussi jolie que rigolote dans ce livre de déco.

Éclusons l'été

Des petits coussins odorants à glisser dans nos lingeries frivoles ou entre nos draps en pilou-pilou.

Éclusons l'été
Éclusons l'été
Éclusons l'été

À nous les journées douillettes et les bricolages d’automne !

Partager cet article
Repost0

…

Ramène ta caisse

Publié le par Fille Ainée

Ramène ta caisse

Dimanche dernier, je suis allée m’éclater dans l’Atelier de Monsieur 3xrien. Et tant qu’à faire, j’en ai également profité pour faire un petit tour du côté de sa cave à vin.

Évidemment, il a fait la grimace. Mais comme l’Homme est de l’autre côté de la Manche en ce moment, il n’a strictement rien pu faire. C’est donc les bras ballants qu’il a dû assister, impuissant, au pillage de son Atelier.

Ramène ta caisse

Enfin… pillage est un bien grand mot. Je n’ai vraiment pas pris grand-chose. Juste une petite caisse à vin qui traînait dans son stock de « OKAOU ». Et encore, je ne suis même pas certaine que cette caisse lui appartenait vraiment. Il est fort possible qu’elle ait été mienne à l’origine et qu’il me l’ait discrètement subtilisée un jour ou l’autre. Bref, dans le doute, j’ai récupéré mon bien. Et puis, soyons honnêtes, je lui ai rendu service : j’ai fait de la place !

Comme j’avais ma petite idée en tête depuis quelque temps, j’avais même anticipé en commandant les pieds en ligne. Il ne restait plus qu’à passer à l’action.

Et là, première épreuve : venir à bout d’une affreuse étiquette en papier collée sur la caisse. Une véritable déclaration de guerre. J’ai failli y laisser mes ongles mais finalement avec beaucoup de patience, à grands renforts d’eau, de white spirit et de papier de verre, l’étiquette a capitulé.

Deux couches de lasure plus tard, la caisse avait déjà meilleure allure. J’ai ensuite pioché quelques vis dans le stock de Monsieur 3xrien — celles fournies avec les pieds étant beaucoup trop longues.

Ramène ta caisse

Mais surtout, surtout… il y avait cette jolie moulure décorative en bois qui ne demandait qu’une chose : venir orner le côté de la caisse. Impossible de lui refuser ce plaisir.

Ramène ta caisse

Restait à décider de l’avenir de ma caisse.

La question ne s’est finalement pas posée bien longtemps : petite table d’appoint ou jardinière d’intérieur ?

Ramène ta caisse
Ramène ta caisse
Partager cet article
Repost0

…

Le plaisir d'être en avance

Publié le par Fille Ainée

Le plaisir d'être en avance

Chaque année, c’est la même chose : une course éperdue vers la ligne d’arrivée. Moins de 90 jours avant la date fatidique. Mais cette année, je refuse de me laisser déborder! Je serai - et resterai - parfaitement sereine, organisée et maîtresse de moi-même. Enfin espérons-le !

 

Je me suis donc mise au travail et j’ai sorti la pâte à modeler. Dommage qu’il ne pleuvait pas ce jour-là car c’était clairement l’occupation idéale et cela m’a ramené au temps où les Nains étaient petits.

Le plaisir d'être en avance

Avec quelques emporte-pièces et des serviettes en papier, me voilà avec, quelques jours plus tard — le temps de laisser sécher la pâte, la colle et le vernis — une petite déco à glisser dans une botte de Noël.

Le plaisir d'être en avance

Simple, fait maison, et surtout… une bonne façon de commencer à prendre de l’avance avant que la fameuse course contre la montre ne commence !

Le plaisir d'être en avance
Partager cet article
Repost0

…

Éclaircie

Publié le par Fille Ainée

Éclaircie

En 1843, Ivar, dernier habitant d’une petite île perdue au large de l’Écosse, mène une existence solitaire. Un jour, il découvre sur la plage un homme inconscient, tombé d’une falaise : John Ferguson, un pasteur sans argent.

Ivar recueille l’homme chez lui et prend soin de lui. Mais il ignore que John n’est pas arrivé sur l’île par hasard. Celui-ci a été envoyé pour faire partir Ivar de ses terres, afin que l’île puisse être transformée en pâturage pour des moutons. Cette mission s’inscrit dans le contexte historique des Highland Clearances, durant lesquelles des populations rurales écossaises furent expulsées de leurs terres.

Le problème est que les deux hommes ne parlent pas la même langue. Malgré cette impossibilité de communiquer, un lien se crée progressivement entre eux. Pendant ce temps, sur le continent, Mary, l'épouse de John, s'inquiète de ne recevoir aucune nouvelle de son mari et finit par entreprendre un voyage pour le retrouver.

Le roman raconte donc la rencontre de trois destins : celui d’Ivar, menacé de perdre son île ; celui de John, confronté à un terrible dilemme entre sa mission et ce qu’il découvre sur place ; et celui de Mary, déterminée à retrouver son mari.

Derrière cette histoire très simple en apparence, Carys Davies parle de solitude, d’exil, de pouvoir, de pauvreté, mais aussi de solidarité et de ce qui peut rapprocher des êtres que tout semble séparer avec beaucoup de pudeur.

Une lecture à découvrir pour celles et ceux qui aiment les histoires humaines, sensibles et porteuses d’espoir.

Publié dans Au fil des pages

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Publié le par Fille Ainée

Il me tient toujours à cœur de donner une seconde vie aux objets délaissés, à ceux qui ont déjà bien vécu et qui, sans un petit coup de pouce, seraient sans doute promis à la poubelle. J’aime les regarder autrement, leur imaginer un nouveau destin et, parfois, leur offrir une nouvelle vie là où personne ne les attendait.

C’est exactement ce qui s’est passé lorsque Monsieur 3xrien s’est lancé dans un grand ménage de printemps du grenier. Tout fier de lui, il est passé devant moi avec ces deux chaises, manifestement prêt à s’en débarrasser.

Mais c’était sans compter sur mon œil averti ! Mon regard s’est posé sur elles et l’Homme s’est arrêté net. Il me connaît bien, l’Homme… Il a immédiatement compris que ces deux chaises venaient de gagner un sursis et qu’elles n’étaient certainement pas près de finir à la déchetterie !

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Ce qui m’a immédiatement attirée sur la première chaise, c’était sa forme. Il ne lui fallait finalement pas grand-chose pour retrouver une nouvelle vie. J’ai simplement retiré l’assise et, comme par hasard, cette vieille bassine qui traînait dans la cour s’est révélée parfaite. Comme quoi, il suffit parfois de regarder les choses autrement !

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Quant à la deuxième, c’est encore sa jolie silhouette qui m’a séduite. Ses formes, son allure…

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Elle avait quelque chose qui ne demandait qu’à être mis en valeur.

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

Elle a donc tout naturellement trouvé sa place juste à côté de sa copine, comme si elles avaient toujours été destinées à rester ensemble.

Et comme j'étais partie sur mon élan, un petit tour au garage et...

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !

ceci devint cela ! 

Je vous en prie, asseyez-vous... ou pas !
Partager cet article
Repost0

…

Prenez-moi pour une conne

Publié le par Fille Ainée

Prenez-moi pour une conne

Et si, derrière une femme que l’on croit naïve et fragile, se cachait en réalité une redoutable stratège ?

Avec Prenez-moi pour une conne, Guillaume Clicquot nous entraîne dans une histoire de couple, de trahison et de revanche, avec ce qu’il faut d’humour et de suspense pour rendre la lecture particulièrement addictive. Le titre donne immédiatement le ton : ici, il est question de ne surtout pas sous-estimer celle qui se trouve en face de soi.

Au cœur du roman, il y a une femme confrontée à une situation particulièrement douloureuse : elle découvre la trahison de son mari. Une découverte qui bouleverse évidemment sa vie, mais qui va surtout provoquer chez elle un changement inattendu. Plutôt que de simplement subir, elle va observer, réfléchir et préparer sa riposte.

Et c’est justement ce qui fait tout le sel du roman. Guillaume Clicquot joue avec les apparences et avec les attentes du lecteur. On croit comprendre où l’histoire va nous mener, avant de découvrir que les choses sont finalement beaucoup plus complexes.

Le titre, Prenez-moi pour une conne, prend alors tout son sens. Parce que parfois, laisser les autres vous croire plus naïf qu’on ne l’est peut être une arme redoutable.

L’un des plaisirs de cette lecture vient de l’évolution du personnage principal. La trahison aurait pu donner lieu à une simple histoire de vengeance conjugale. Mais le roman va plus loin en s'intéressant à la manière dont une personne peut reprendre le contrôle d'une situation dans laquelle elle semblait pourtant avoir perdu toutes ses cartes.

L’héroïne observe les comportements autour d’elle et comprend progressivement qu’elle peut elle aussi jouer avec les apparences.

Le lecteur se retrouve alors dans une position assez amusante : il sait qu’un plan est en train de se mettre en place, mais il ne sait pas toujours jusqu’où celui-ci va aller.

Malgré son point de départ plutôt sérieux, Prenez-moi pour une conne n’est pas un roman uniquement sombre.

Guillaume Clicquot apporte une vraie dose d’humour à son récit. Les situations parfois absurdes, les réactions des personnages et le décalage entre ce que certains pensent maîtriser et ce qui leur échappe donnent au roman un rythme très agréable.

Cette dimension humoristique permet également d’éviter que l’histoire ne devienne trop lourde. La trahison, la colère et la vengeance sont bien présentes, mais elles sont racontées avec suffisamment de légèreté pour que la lecture reste divertissante.

Sous ses allures de roman de gare, ce livre ne paye pas de mine et c’est uniquement parce qu’il m’a été recommandé lors d’un club de lecture que je me suis dit "pourquoi pas". Et bien, ne vous y trompez pas !! Je l’ai dévoré d’une traite dimanche après midi (du coup, je n'ai rien fichu de la journée) et je me suis beaucoup amusée !

Publié dans Au fil des pages

Partager cet article
Repost0

…

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>