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Une pension en Italie

Publié le par Fille Ainée

Une pension en Italie

Dans la Toscane des années 1960, sous un soleil écrasant, une famille française voit son destin basculer en quelques jours. Le récit débute lors d’un séjour estival dans une pension toscane. Paul, professeur d’italien marié et père de deux filles, semble mener une existence parfaitement ordinaire. Pourtant, un événement inattendu bouleverse l’équilibre familial et impose un silence immédiat. Pendant des décennies, ce secret façonnera les relations entre les membres de la famille.

Des années plus tard, le narrateur — héritier de cette histoire — cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé cet été-là. Cette enquête intime devient alors une réflexion plus large sur la mémoire familiale et les non-dits transmis de génération en génération.

Avec Une pension en Italie, Philippe Besson signe un roman élégant et mélancolique sur les secrets de famille et le poids des conventions sociales.

L’un des grands thèmes du livre est l’impossibilité, dans les années 1960, de vivre librement son identité. Comment les normes sociales peuvent conduire à l’effacement de soi. Le personnage de Paul incarne cette génération contrainte au mensonge et au sacrifice personnel.

Le roman analyse avec beaucoup de justesse la manière dont les silences façonnent les familles. Le secret n’est jamais seulement individuel : il devient un héritage transmis aux générations suivantes. Les personnages grandissent dans une vérité incomplète, avec des absences et des zones d’ombre qui influencent toute leur existence.

La plume de Philippe Besson reste minimaliste, précise et retenue. Il préfère les silences aux grandes démonstrations, les regards aux scènes spectaculaires. Cette sobriété donne au texte une émotion particulière.

Ce livre court, mais profondément marquant, m'a laissé une impression durable bien après la dernière page.

Publié dans Au fil des pages

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La colline

Publié le par Fille Ainée

La colline

Dans La Colline, Mathilde Beaussault livre un roman noir et profondément humain, entre drame social, enquête et récit d’apprentissage.

L’histoire débute dans une cité de Rennes, où un nouveau-né est retrouvé vivant dans un container à ordures. Quelques étages plus haut, Monroe, 17 ans, agonise après avoir accouché seule, enfermée par sa mère dans une chambre insalubre.

Alors que policiers, pompiers et soignants tentent de comprendre ce qui s’est passé, Monroe replonge dans ses souvenirs. Quelques mois auparavant, enceinte et perdue, elle avait trouvé refuge « sur la colline », chez sa grand-mère Madeleine, une femme solitaire aux dons de guérisseuse. Dans cette campagne rude et silencieuse, loin de la violence familiale et de la misère urbaine, la jeune fille découvre enfin une forme de paix et de tendresse.

Le roman alterne ainsi entre deux temporalités : l’urgence dramatique des heures qui suivent la découverte du bébé et les souvenirs de Monroe auprès de sa grand-mère. Cette construction permet à l’autrice de donner voix à de nombreux personnages — policiers, voisins, soignants ou membres de la famille — et d’explorer les thèmes de la transmission, des violences faites aux femmes, de la maternité et du poids des héritages familiaux.

Avec une écriture à la fois brute et poétique, Mathilde Beaussault décrit des vies cabossées sans jamais sombrer dans le misérabilisme. Malgré la noirceur du récit, La Colline laisse une place à la lumière, notamment à travers le lien bouleversant entre Monroe et Madeleine. Le roman interroge la possibilité de briser les cycles de violence et de reconstruire une humanité au cœur du chaos.

Publié dans Au fil des pages

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Quand la Mode devient Art

Publié le par Fille Ainée

Quand la Mode devient Art

L’exposition Schiaparelli: Fashion Becomes Art (quand la mode devient art) est l’un des grands événements mode de l’année à Victoria & Albert museum, à Londres. C’est la première grande rétrospective britannique consacrée à Elsa Schiaparelli, figure majeure de la mode surréaliste du XXe siècle.

L’exposition retrace l’histoire de la maison depuis les années 1920 jusqu’aux créations spectaculaires de l’actuel directeur artistique Daniel Roseberry. On y découvre plus de 200 à 400 pièces selon les sections : robes haute couture, bijoux, accessoires, parfums, dessins d’archives, œuvres d’art et collaborations avec des artistes comme Salvador Dalí, Jean Cocteau ou Pablo Picasso.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art

Parmi les pièces iconiques exposées figurent la célèbre “Lobster Dress” portée par Wallis Simpson en 1937, inspirée par Salvator Dali.

Quand la Mode devient Art

Ce qui rend l’exposition particulièrement fascinante, c’est la manière dont elle montre que Schiaparelli ne faisait pas seulement de la mode : elle transformait les vêtements en œuvres d’art et en provocations visuelles. Son univers mélange humour, illusion, extravagance et références surréalistes. On retrouve par exemple son fameux rose “Shocking Pink”, ses broderies trompe-l’œil et ses silhouettes sculpturales qui ont influencé des générations de créateurs.

N'ayant pas souhaité vous inonder de photos et rédiger un article qui tire en longueur, je vous laisse cliquer sur les diaporamas, pour suivre la visite à votre rythme.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée
Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée

Les vestes qui accompagnaient les tenues de soirée

Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main
Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main

Des accessoires comme les chapeaux ou encore des sacs à main

Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...
Et de nombreux parfums...

Et de nombreux parfums...

L’exposition établit aussi un dialogue très réussi entre les créations historiques d’Elsa Schiaparelli et les silhouettes ultra-théâtrales de Daniel Roseberry, connues aujourd’hui sur les tapis rouges portées par des célébrités comme Ariana Grande ou Kylie Jenner. Cela montre à quel point l’esthétique Schiaparelli reste contemporaine et influente.

Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
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Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art
Quand la Mode devient Art

L’expérience est très immersive : les salles jouent sur le spectaculaire, les contrastes, les matières et la mise en scène presque théâtrale. Même sans être passionné de mode, on ressort impressionné par la créativité et l’audace des pièces exposées.

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Déambulation urbaine

Publié le par Fille Ainée

Ces derniers temps, je n'ai pu m’empêcher de me perdre dans les rues de Londres tellement il faisait beau. Je pars souvent d’un lieu emblématique — souvent sans même y entrer, tant les tarifs semblent exiger que je vende un de mes poumons — puis je m’abandonne à la ville, le nez au vent, sans itinéraire précis.

Aujourd’hui, notre promenade commence au pied de Cathédrale Saint-Paul, un des monuments les plus emblématiques de Londres. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle par l’architecte Christopher Wren après le Grand incendie de Londres, qui avait détruit l’ancienne église médiévale.

Déambulation urbaine

Son immense dôme, inspiré de la basilique Saint-Pierre de Rome, domine le paysage londonien et constitue l’un de ses repères visuels les plus reconnaissables.

Déambulation urbaine

Au fil des siècles, la cathédrale a accueilli de nombreux événements majeurs, notamment des funérailles nationales et des cérémonies royales.

Déambulation urbaine

Son petit truc en plus ? La “Whispering Gallery” : on chuchote d’un côté, et quelqu’un à l’autre bout entend.

Pas sûre que cela soit vraiment approprié pour une sieste mais bon, chacun ses choix...

Pas sûre que cela soit vraiment approprié pour une sieste mais bon, chacun ses choix...

De là, par curiosité, j’ai traversé la Tamise en empruntant le Millennium Bridge, cette passerelle moderne qui relie la cathédrale à la rive sud. Elle mène presque tout droit vers la Tate Modern, ancienne centrale électrique reconvertie en musée d’art contemporain.

Déambulation urbaine

Depuis le Millennium Bridge, la vue se déploie avec une clarté remarquable : d’un côté, la silhouette élancée du The Shard s’élève au-dessus de la ville et de l’autre, le Shakespeare's Globe.

Déambulation urbaine

 

Le Shard est le plus haut gratte-ciel du Royaume-Uni, culminant à 310 mètres. Inauguré en 2012, il a été conçu par un architecte italien, qui s’est inspiré de la forme d’un éclat de verre pour dessiner cette tour élancée.

Déambulation urbaine

Le Globe est une reconstitution moderne du théâtre élisabéthain associé à William Shakespeare. Le bâtiment original, construit en 1599, était le lieu où furent jouées de nombreuses pièces du dramaturge avant d’être détruit puis reconstruit, et finalement disparu au XVIIe siècle.

La version actuelle, inaugurée en 1997, a été édifiée à proximité de l’emplacement d’origine, en respectant autant que possible les techniques et matériaux de l’époque. Sa structure circulaire en bois et son toit de chaume recréent l’atmosphère des théâtres de la Renaissance anglaise.

Revenons ensuite sur la rive nord de la Tamise. Depuis le Millennium Bridge, il suffit de quelques pas pour s’éloigner de l’agitation et retrouver un autre rythme.Très vite, les grandes artères cèdent la place à un enchevêtrement de ruelles. On s’y laisse happer presque malgré soi : chaque détour réserve une surprise, chaque façade porte les traces d’un autre temps. On avance sans véritable but, guidé par la curiosité et c’est ainsi que j’ai découvert le Guildhall, un des bâtiments historiques les plus importants de la City de Londres.

Déambulation urbaine

Depuis le Moyen Âge, il constitue le siège administratif de la City of London Corporation, l’institution qui gouverne le cœur historique de la capitale.

Construit au XVe siècle, il est particulièrement connu pour sa grande salle, un vaste espace gothique utilisé pour des cérémonies officielles, des banquets et des événements publics. Bien que le bâtiment ait été endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été restauré en respectant son style d’origine.

Non loin de là, Monument, une colonne commémorative érigée pour rappeler le Grand incendie de Londres, qui ravagea une grande partie de la ville en 1666. Situé non loin de l’endroit où le feu s’est déclaré, il marque symboliquement le point de départ de la catastrophe.

Déambulation urbaine

Il s’élève à environ 62 mètres de hauteur — une distance qui correspond à celle séparant le monument du lieu exact de l’incendie. À l’intérieur, un étroit escalier en colimaçon de plus de 300 marches permet d’accéder à une plateforme d’observation.

Et enfin, un petit oasis dans le vacarme de la ville, le Dunstan Garden, plus précisément le jardin de l’ancienne église de St Dunstan in the East Church Garden. Un lieu singulier au cœur de la City de Londres.

Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine

L’église d’origine, construite au Moyen Âge, a été gravement endommagée lors du Blitz de Londres. Plutôt que d’être reconstruite, ses ruines ont été transformées en jardin public.

Aujourd’hui, les murs gothiques encore debout sont envahis par la végétation : lierre, arbres et plantes s’entrelacent avec la pierre ancienne, créant un contraste marquant entre architecture et nature. L’espace est calme, presque caché au milieu des immeubles modernes, et offre un lieu de pause inattendu dans une ville dense et animée.

Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine
Déambulation urbaine

C’est un endroit apprécié pour son atmosphère particulière, à la fois historique et paisible, qui donne l’impression d’un fragment de Londres suspendu dans le temps.

C’est ici que s’est achevée ma promenade urbaine mais rassurez-vous, il y en aura beaucoup d’autres !

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