Celui qu’on attend toujours et qui ne vient jamais
Cet article vient du cœur… et d’un énorme ras le bol !
Je n’en peux plus de ces livreurs feignasseux facétieux qui, sous prétexte qu’ils sont incapables de trouver notre adresse, négligemment « oublient » de nous livrer nos commandes en prétendant que je n’étais pas chez moi. J’ÉTAIS CHEZ MOI ET J’Y SUIS ENCORE !!
J’étais même tellement chez moi que c’est avec beaucoup d’hésitation (et en laissant la porte ouverte) que je suis allée aux toilettes, que j’ai attendu le dernier moment pour aller étendre le linge et que je suis debout depuis 7h30 parce que tu m’avais dit, livreur, que tu arrivais à partir de 8h et que je refuse d’être surprise en robe de chambre ! Je t’ai attendu presque derrière la porte tout ce temps pour, au final, apprendre que tu as prétendu de passer et que je n’ai jamais répondu à la porte. J’étais DERRIÈRE cette foutue porte !!!
De toute façon, ça commençait très mal ! Comment voulez-vous que je sache exactement quel jour et à quelle heure je vais être livrée si dès le départ je reçois un mail en m’indiquant que le 00/00/0000, qu’il va passer ?
Ou alors, serait-ce un mail archivé datant d'avant J-C ? Dis Jésus, t’as commandé quoi chez celle qui monte à cheval d’un seul côté ? Le même tableau que moi ?
Il y a ceux qui manifestement ne font aucun effort pour arriver jusqu'à la boîte aux lettres, ceux qui lancent (oui, c’est prouvé) le paquet par dessus le portail parce qu’ils ont la flemme de pousser la porte (d’accord, le vantail pèse plus de 200 kilos mais bon, moi j’y arrive parfaitement) et que du coup le petit emballage carton qui entoure la commande reste une semaine sous la pluie (et qu’en plus, c’est pas la tienne mais celle de ta voisine qui l’attend depuis fort longtemps), ceux qui systématiquement livrent chez la dite voisine (qui maintenant commence à compter combien chez elle/combien chez nous et qui un jour risque de nous demander des comptes), ceux qui ont la correction de vous appeler à l’avance mais seulement parce qu’ils sont perdus, arrivent à toute vitesse en faisant voler le gravier, ceux qui manifestement ont dormi dans leur camionnette parce que – hummm je perds peut-être un peu la tête mais pas le sens de l’odorat – ou encore celui qui déboule à toute vitesse dans l’allée – j’aurais du fermer ce maudit portail – font demi-tour comme si leur vie en dépendait – en serrant de près la piscine hors sol (qui penche d’un côté depuis l’été dernier ) - et qui vous demande s’il est possible de livrer à côté, par-dessus la palissade, parce que votre gentille voisine a commandé deux chaises longues et qu’il est beaucoup plus pratique de passer de ce côté là. Tout ça, c’est du vécu !
Je baisse les bras ! J’abandonne. Alors du coup, je m’efforce de me faire livrer dans le petit supermarché local qui, la semaine dernière, a bien failli me faire pleurer.
J’avais à peine franchi la porte que déjà, on se ruait sur moi avec mon paquet. Et pourtant, je n’y viens pas souvent. Et pourtant, on se souvient de mon nom. Et pourtant, on ne me demande aucune pièce d’identité. Et pourtant, on fait ça avec un tel sourire que j’ai bien envie de commander plus souvent rien que pour l’interaction sociale.
Maintenant, ce qui me fait frémir au plus profond de moi, c’est quand La Poste propose un service aux personnes âgées. Ca s’appelle « veiller sur mes parents ». Sérénité et parents isolés ! Visite régulière du facteur pour s’assurer que Moutie – par exemple – respire encore et ne pourrit pas au bas de l’escalier après une chute fatale (désolée Moutie mais tu étais la seule que j’avais sous la main). Bien vieillir chez soi ! Tu parles oui !! Au rythme où passe le facteur ici, ce seront probablement les vers qui avertiront mes voisins que, de ma p’ove carcasse, il ne reste que des ossements.
Bon maintenant, il ne me reste plus qu'à me déplacer pour aller chercher le tableau de Jésus. Heureusement que la postière est souriante. Sinon, je me serais jetée moi-même par dessus le portail !
