L'art de se débarrasser des UFOs
Le processus de création est sûrement différent pour chacune d’entre nous, mais en ce qui me concerne, le mien se déroule à peu près de cette façon :
Oh, ça me plaît ! Que ce soit vu en ligne ou sur papier (merci la technologie qui, aujourd’hui, ouvre tellement de perspectives nouvelles qu’on pourrait presque en attraper un mal de tête). Puis vient la recherche de matériaux, de préférence dans un stock déjà constitué.
Suit alors l’engouement extrême pour ce nouveau projet qui, dans notre tête, ne prendra que quelques semaines. On se lance, on s’éclate, plus rien ne peut nous arrêter.
Et puis arrive le writer’s block… au moment des finitions.
Et là, on se lasse. On met ce fabuleux projet de côté, on passe déjà au suivant et on prie les dieux de la couture pour qu’un moment de révélation extrême nous tombe un jour sur la tête.
Et au final, le projet tant convoité finit dans la caisse des UFOs.
C’est justement pour contrecarrer cette tendance quelque peu nocive que Moutie et moi avons, il y a quelques mois, institué le concept du « Fini-le-à-ma-place ».
L’idée est tellement simple qu’elle en devient presque naturelle. Et surtout, elle nous permet, avec grâce, dignité et une bonne dose de soulagement, de nous débarrasser de ces embarrassants UFOs sans jamais perdre la face.
C’est ainsi que Moutie et moi avons échangé quelques « projets ». Histoire de.
L’un des siens était ce tableau assemblé, mais ni quilté, ni… rien du tout. Je l’ai emporté avec moi à Londres et quilté à la main, histoire de m’occuper.
De retour dans ma Provence natale, sa taille se prêtant à merveille à une housse d’oreiller, le voici transformé en un coussin moelleux.
Qui, à ma grande surprise, retourne outre-Manche chez l’un de mes Nains.
/image%2F1428049%2F20260913%2Fob_cfb31d_whatsapp-image-2026-09-13-at-18-42-34.jpeg)
/image%2F1428049%2F20260913%2Fob_7d2943_whatsapp-image-2026-09-13-at-18-42-34.jpeg)
/image%2F1428049%2F20260913%2Fob_df9305_whatsapp-image-2026-09-13-at-18-42-34.jpeg)