Tout un été sans FB
Je viens de terminer ce livre de Romain Puértolas, celui-là même qui avait écrit l’histoire du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Livre que je n’ai jamais lu mais dont j’avais regardé l’adaptation à l’écran et que j’avais beaucoup aimée.
Que se passe t-il donc tout un été, à New York, petite ville du Colorado ne comprenant que 150 habitants et où l’internet ne passe pas ? Pour occuper ses journées, Agatha Crispies, lieutenant de police, anime un club de lecture.
Lorsque survient (enfin !) un meurtre, Agatha se lance dans l’enquête, soupçonnant tour à tour une voisine au nom imprononçable, un écureuil radioactif, un bûcheron à la chemise unique, un Shakespeare qui saigne du nez et un garde barrière qui surveille les allées et venues de ses concitoyens.
Tout cela rythmé par l’ingestion frénétique de donuts au chocolat, à mesure que les morts s’empilent et avant d’aboutir à une solution, cristalline et évidente.
Bref, vous vous en doutez, cette histoire est vraiment déjantée ! J’ai passé un bon moment mais sans plus. Il n’a pas de réel intérêt littéraire et ça se lit très bien au bord de la piscine. Cependant, il ne restera pas dans mes annales de lecture.
J’ai même, aux deux tiers du bouquin, pensé l’abandonner, énervée que j’étais par toutes ces citations littéraires parsemées au cours du récit. Ce style m’a fait penser aux copies de bac de français pour lesquelles les profs ont recommandé aux étudiants de glisser des citations d’auteurs afin illustrer le propos et faire plus intelligent. Hors Romain Puértolas en glisse tous les deux paragraphes à croire qu’il n’avait que ça comme moyen pour allonger la sauce. Ou alors pour en faire un catalogue des classiques qu’il a été contraint d’avaler pendant ses jeunes années et prouver que, lui aussi, il est super fort en littérature classique.
Décidée à en savoir plus, je suis donc allée lire les critiques du fakir et là, je m’aperçois que c’est la même chose. Alors que ce livre avait, soi-disant, fait un tabac dans les librairies, conseillé de toutes parts et vendu, il semblerait, à 200 000 exemplaires, les lecteurs restent sur leur faim avec cette littérature de hall de gare. Serions-nous, au final, victimes d’un battage médiatique ? Romain Puértolas aurait-il soudoyé la presse littéraire pour renflouer ses caisses ?
À vous d’en tirer vos propres conclusions. Si vous vous ennuyez sur la plage et préférez lire au lieu de faire des châteaux de sable, alors allez-y. Ça vous donnera sûrement envie de relire vos classiques au passage. Ceux qui ont vraiment une valeur littéraire ! Cliquez ICI si vous voulez tester avant d'investir.
Quant à moi, je ne sais toujours pas comment on peut passer tout un été sans Face de Bouc. Enfin pas pour moi, surtout pour mes Nains. Si jamais, nous tombions en panne d’Internet, je n’ose même pas y penser !!
