Le martyre d'une couturière perfectionniste par son nain exigeant
Chez les 3xRien, la salopette a été élue tenue officielle de l’été. Par ces grosses chaleurs, on y flotte avec aisance et elle offre un espace de stockage idéal pour un ventre repu après un repas glouton.
Elle est pratique, décontractée... jusqu’au moment fatidique où l’on réalise que l’on a sous-estimé la vitesse de déboutonnage quand l’appel des toilettes devient pressant.
Petit Nain, de retour temporaire au bercail, a jeté son dévolu sur le modèle de Peppermint Mag ICI. Un patron gratuit — youpi ! — et très simple au niveau de sa réalisation… sauf si, comme Petit Nain, on décide d’y apporter quelques modifications. Car le Nain a le sens du défi.
Nous avons donc commencé par creuser les côtés jusqu’à la taille. Puis pas de bretelles réglables non plus donc attention à ne pas se louper sur la longueur, et enfin, exit les poches sur les jambes : le Nain voulait une unique grande poche centrale. Facile ? En théorie, oui… sauf si, comme lui, on choisit un tissu à carreaux et qu’une conscience professionnelle inflexible vous empêche de ne pas aligner chaque carreau au millimètre près.
Comme nous étions désormais à quelques lieues du patron originel, il a bien fallu retravailler les parementures et les côtés. Pour ces derniers, j’ai opté pour un biais blanc, afin de réaliser des finitions parfaites. Parce que, quitte à être embarquée dans l’aventure créative d’un Nain aux idées précises, autant que ce soit nickel jusqu’au dernier centimètre.
Jusqu’ici, tout roulait comme sur des roulettes… mais le drame a éclaté dans le dernier virage. Le Nain, imperturbable, avait choisi des boutons dont je me méfiais : des boutons rivet, à poser au marteau. Je n’en avais jamais utilisé, et les minutes qui suivirent allaient prouver que ma méfiance n’était pas injustifiée. Et si, après toutes ces heures de travail, un seul geste maladroit venait écraser le bouton ?
Et voilà, j’ai eu raison… au grand effroi du Nain. Première difficulté : impossible d’éviter de se taper sur les doigts tellement la procédure est délicate. L’angoisse (et, disons-le, une légère mauvaise humeur) commençant à grimper en flèche, j’ai fini par dire au Nain : “ Allez, donne un bon coup ! ”
Mauvaise idée. Le bouton a littéralement explosé, le clou est entré de travers et il ne nous restait plus qu’à contempler le carnage… et pleurer un peu. Mais surtout à chercher en urgence un tuto expliquant comment se débarrasser de cette misère — misère qui, bien entendu, avait laissé un joli trou dans le tissu, histoire de parfaire le tableau.
Heureusement, l’histoire ne s’est pas terminée sur un échec. Je le dis souvent : un accident donne parfois naissance à de jolies surprises. Forcées de masquer les dégâts, nous sommes passées au plan B… qui, à notre avis, est encore plus joli que le plan A. Après un petit rafistolage stratégique, nous avons comblé le trou, déniché deux boutons parfaitement assortis au tissu de la salopette — si on avait voulu, on n’aurait pas pu faire mieux — et, cerise sur la couture, mon Nain a retrouvé le sourire.
Quant à moi, je savoure une pause bien méritée, en espérant que mon Nain ne surgira pas trop vite avec une nouvelle idée “simple” pour une prochaine tenue.
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