A en saliver !
« Cet adolescent maigrichon possède ce petit quelque chose qu’on ne rencontre qu’une fois par génération. C’est un chef né. Un artiste. »
Ainsi débute l’ascension d’Hassan Haji, gourmet improbable de ce roman picaresque.
Né au-dessus du petit restaurant de son grand-père à Bombay, Hassan grandit dans les senteurs de curry, entre les promenades dans les marchés aux épices et l’initiation à la bonne chère en compagnie de sa mère. Mais une tragédie pousse les siens vers l’exil. Direction l’Angleterre, d’abord, et, par la force des choses, la France et Lumière, un petit village du Jura dans lequel la famille Haji ouvre une gargote en face d’un respectable restaurant, celui de Mme Mallory, chef émérite. Une guerre culturelle et culinaire s’ensuit, jusqu’à ce que Mme Mallory accepte de prendre sous son aile le jeune Hassan.
Cent pas, c’est la courte distance qui sépare le boui-boui familial de l’établissement deux étoiles. Vif, débordant de couleurs, de saveurs et d’arômes, Le Voyage de cent pas est une friandise succulente dans laquelle s’incorpore une réflexion sur la famille, l’immigration et les mystères du bon goût.
Avant d’aller voir le film qui sort bientôt, je vous conseille de lire le livre. Je me suis régalée dès la première page. Impossible de ne pas glousser de rire et de saliver à la lecture des aventures farfelues de cette famille Hindou. Et en y pensant, n’aurais-je pas non plus senti ces effluves de curry ?