Le Yoko, c’est pas trop tôt
Bon, disons que j’aurais pu prétexter nos vacances en Nouvelle-Zélande, ou encore le séjour de Tricotine, ou bien alors la rentrée des classes, mais soyons honnête, entre nos déplacements, nos sorties et mes accès de feignasserie, oui, je l’avoue, j’ai traîné ce bloc 4 comme un Dalton son boulet.
Démarré comme un pet sur une toile cirée, il a très vite pris un mauvais virage et j’ai, sans le vouloir, laissé ma concurrente prendre une sérieuse avance. Seulement voilà, la roublarde a voulu me faire le coup du « les 4 premiers blocs feraient super bien sur les murs de mon nouvel Atelier, donc je m’arrête là » et j’ai donc pris le mors aux dents et me voilà de nouveau en mode « compet ». Comme les cyclistes, j’ai revêtu le maillot moule-boules, je suis dopée à mort et prête à transpirer sur mes deux derniers blocs. Tu ne gagneras pas Roublarde ! Comme moi, tu en baveras. On est ensemble jusqu'à la fin !
Je vous présente donc ce quatrième bloc Yoko, également surnommé « le bloc de la fenêtre en overdose » (et encore, il paraît que ce n’est rien comparé au bloc 5, mais je ne veux rien savoir). Il est vrai qu’elle n’y est pas allée de main morte, la Yoko. Elle a passé un contrat avec son laveur de carreaux. J’ai également remarqué que les marches étaient plutôt hautes et qu’il fallait être sportif pour habiter en haut du village.
A part ceci, j’ai bien entendu ajouté ma touche personnelle à tout ce petit monde. A côté de chez Madame Durand, pousse à présent un magnifique jasmin multicolore comme celui que j’ai dans le jardin. Sauf que le mien a plutôt l’air d’une vieille crevure en ce moment.
Et Madame Dupont, sa voisine du bas, a fait pousser, devant chez elle, des lavandes dans lesquelles viennent s’oublier les chats, la nuit.
Lorsque l’on descend la rue, on remarque que Monsieur le Curé a laissé sa bicyclette devant le presbytère et que la fontaine qui existait au cadastre a été vandalisée par des hooligans britons et donc démolie pour faire place à un futur HLM. Quel dommage !
La petite église du village a été baptisée récemment et c’est maintenant à l’église Ste Mary que l’on va à la messe le dimanche matin. Quant à Monsieur le Curé, grâce aux bonnes œuvres de ses paroissiens, il a pu s’offrir une belle sonnette rouge pour sa bicyclette !
Lancée dans toutes ses améliorations et rénovations villagesques, je ne me suis pas aperçue qu’il manquait un atout majeur à mon tableau : l’éclairage nocturne pour empêcher les hooligans britons de détériorer les lavandes de Madame Dupont ! Et c’est là que le grattage de cervelet a pris toute son ampleur. Parce que voyez-vous, je lisais bien que la Dame Yoko avait prévu un « candélabre » mais je ne voyais pas où. Car voyez-vous, pour moi, un candélabre, c’est un chandelier à plusieurs branches. Mais k’il est où le chandelier ?
Et soudain, la lumière fut ! Dis traductrice, tu l’as eu où ton diplôme ? Un Kinder Surprise ? Depuis quand un réverbère se traduit-il par candélabre ? QuiltMania a fait traduire les explications de Dame Yoko par des Chinois. Méfiez-vous.