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Cette année, je m’y prends très en avance. Attention, on ne plaisante pas avec la fête d’Halloween ! Et puis, la présentation de cette nature morte (c’est bien le cas de le dire) m’a demandé un certain temps de préparation.
Tout a commencé par un petit tour sur Etsy… et là, coup de foudre ! J’ai littéralement craqué pour quatre tombes miniatures en résine. Comment résister ? Ces petites sépultures avaient exactement le charme lugubre qu’il fallait pour donner vie à mon projet.
Pour continuer la quête de la scène idéale, il me fallait une tasse à thé, ni trop grande ni trop petite, destinée à accueillir mon cimetière de poche, un peu morbide j’en conviens. Il faut dire que mon obsession – oui, le mot est un peu fort, mais assumons – pour les cimetières, et surtout ces vieilles pierres tombales couvertes de mousse au charme indéniable, a largement nourri l’inspiration de cette scènette.
C’est donc avec enthousiasme que, pendant tout l’été, vide-greniers après vide-greniers, Monsieur 3xrien et moi avons arpenté la région à la recherche du Graal porcelainier. L’œil vif, l’esprit aiguisé, j’étais à l’affût de la tasse parfaite, tandis que l’Homme commençait déjà à perdre patience. Finalement, ce n’est pas dans un vide-grenier mais dans notre recyclerie locale que j’ai trouvé mon bonheur.
Ensuite, la mousse ! Parce qu’avouons-le : un cimetière sans mousse, c’est un peu comme un désert sans sable… une hérésie. Profitant d’une balade en forêt, j’ai donc rempli mes poches de ce précieux tapis vert pour recréer un sol digne de mes tombes miniatures. J’espère simplement que Dame Nature ne m’en tiendra pas rigueur pour ce petit prélèvement clandestin.
Puis, direction le jardin pour réaliser la clôture grinçante et, surtout, les arbres tourmentés. Quelques brindilles jouent parfaitement le rôle de ces silhouettes végétales tordues qui semblent gémir au vent. Rien de tel pour planter – c’est le cas de le dire – l’atmosphère un peu inquiétante qui sied à ma petite scène funéraire.
Avez-vous remarqué l’arbre étrange, aux branches tordues comme des doigts crochus, qui se dresse derriere les sépultures ? Les villageois l’ont surnommé l’Arbre aux Pendus, car ses rameaux noueux ressemblent à des cordes suspendues, prêtes à accueillir les âmes égarées.
La légende veut qu’autrefois, un fossoyeur trop zélé y ait accroché sa lanterne, oubliant de l’éteindre. Depuis, chaque nuit de pleine lune, une lumière vacillante apparaît dans les branches. Certains disent que ce sont les esprits des malchanceux qui cherchent encore leur chemin, d’autres affirment qu’il s’agit juste d’une luciole égarée.
Toujours est-il qu’approcher cet arbre n’est pas sans risque : si l’on tend l’oreille, on entendrait parfois un soupir venu d’outre-tombe.
À moins que ce soupir n’ait rien de spectral et qu'il ne s'agisse simplement de la mousse qui râle, désespérée que je l’oublie sans un brin d’humidité pour la garder en vie au moins jusqu’à fin octobre !
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