Sous haute surveillance
Pendant mon séjour à Londres, j’ai pris un plaisir coupable à transformer l’appartement de Monsieur 3xrien en petite jungle urbaine, avec de jolies plantes vertes soigneusement choisies.
Difficile de résister après une après-midi passée à Columbia Road, où, chaque dimanche, un marché aux fleurs envahit la rue devant de charmantes petites boutiques. Il aurait été criminel de ne pas céder.
Mais à sa plus grande horreur, l’Homme a très vite senti monter en lui une pression quasi vitale : ici, aucune place pour l’improvisation botanique. Pas question de laisser mourir quoi que ce soit en mon absence. Depuis mon retour en France, il m’envoie donc des rapports détaillés sur l’état de santé de mes protégées végétales.
J’ai fini par éprouver une légère compassion pour son état de stress avancé, et j’ai donc résolu de lui épargner de nouvelles crises d’angoisse végétale. Je lui ai confectionné une petite nature pas si morte que ça, en tissu, soigneusement arrangée, qui, elle, ne demandera aucun soin digne de ce nom — si ce n’est un éventuel dépoussiérage de temps en temps.
Autant dire que même là, je ne retiens pas mon souffle.
Si vous aussi vous êtes une tueuse en série de matière végétale (involontaire, bien sûr), et que vous souhaitez réaliser cette plante artisanale, vous trouverez ICI le modèle (tuto vidéo + images) pour fabriquer le cœur de la plante. Pour les feuilles, j’ai simplement tracé un gabarit en deux tailles. Quant à la mise en pot, j’ai utilisé du polystyrène - celui qui se désagrège instantanément en petites billes dès qu’on le coupe et qui en fout partout. Le tout est maintenu avec de la colle chaude.
/image%2F1428049%2F20260614%2Fob_6716a5_whatsapp-image-2026-06-13-at-16-28-22.jpeg)
/image%2F1428049%2F20260614%2Fob_b54958_whatsapp-image-2026-06-13-at-16-28-22.jpeg)
/image%2F1428049%2F20260614%2Fob_466c0a_whatsapp-image-2026-06-13-at-16-28-22.jpeg)
/image%2F1428049%2F20260614%2Fob_47442f_whatsapp-image-2026-06-13-at-16-28-22.jpeg)