Un avion sans elle
Grosse déception pour ce roman dont l’intrigue semblait être, d’un premier abord, très prometteuse. Tous les ingrédients y sont : un crash aérien, des victimes à foison, un bébé rescapé, deux familles rivales le revendiquant – l’une riche, l’autre pauvre, un combat juridique qui traîne en longueur pour décider qui en aura la garde (alors que dès la première page, on n’a qu’une envie, c’est de crier « et les tests ADN, c’est fait pour les chiens ? » mais dans ce cas, ce bouquin n’aurait jamais eu lieu). Mais finalement, il n’y a, dans ce roman, que le titre qui accroche bien !
C’est moyen, même plus que moyen, et à moins d’être coincée sur une plage des Tropiques à 100 kms du libraire le plus proche, n'y pensez même pas ! Je préfère encore me faire bouffer par les méduses ! Aucun style, c’est long. Si vous voulez vous épargner 500 pages d’agacements, rendez-vous page 540 où vous découvrirez, enfin, cette incroyable révélation évoquée page 22 à la Une d’un grand quotidien ! Vous éviterez ainsi des personnages sans substance qui m’ont tapés sur le nerfs dès les premières pages. On patauge dans les clichés, le romantico fleur bleue, c’est un gâchis infâme. Sans oublier de mentionner les évocations lubriques totalement inutiles d’un auteur à l’esprit mal tourné.
Je ne connaissais pas Michel Bussi mais après cette hécatombe, je suis allée me renseigner. Pas déçue ! Encore un de ces écrivains alimentaires qui crachent un roman par an. Et quand on sait qu’il est placé troisième au classement des auteurs qui vendent le plus d’ouvrages, après Musso et Levy, là on a tout compris !
J’ai HORREUR des écrivains marketing, ceux qui s’adressent à des lecteurs avides qui engloutissent plusieurs romans par semaine sans discrimination et réclament un réapprovisionnement permanent. De l’intrigue certes mais aucun style. On est à l’usine. A l’auteur de tenir le rythme sous peine de perdre son audimat, sa place dans le classement des auteurs industriels. Je ne doute pas que ce genre de livres se vend très bien mais je préfère nettement qualité à quantité. A vous de juger, je vous aurais prévenus !
