Printemps meurtrier

Publié le par Fille Ainée

Chaque année, c'est la même histoire : les arbres bourgeonnent, les oiseaux chantent, les journées rallongent… et quelque part dans la maison — alors qu’on a été tranquille tout l’hiver — Ginette et René pointent leur nez.

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Printemps meurtrier

Ginette, la mouche, est optimiste mais pas très lucide. On dirait le ravi de la crèche persuadé d’avoir gagné au loto alors qu’il n’a pas joué. Elle a réussi à passer tout un hiver sur un appui de fenêtre sans être détectée. Son programme est aussi clair que celui des élections municipales : faire le plus de bruit possible en promettant une grande efficacité, participer activement à la gestion des viandes fraîches et tester la patience humaine.

Printemps meurtrier
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Elle aime survoler fièrement le haut de ma tête en se disant : « Quel magnifique espace aérien. »

Printemps meurtrier

Ginette, erreur d’analyse stratégique, c’est moi qui te le dis !

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Pendant ce temps, René, le moustique, se tapi dans l’ombre et se gausse des efforts de sa collègue ailée en préparant son expédition nocturne. Le plan est simple : attendre une heure tardive, voler près de mes oreilles en cercles concentriques et produire ce célèbre « bzzzzzzzzz » qu’il maîtrise comme un pro et qui transforme toute personne saine d’esprit en psychopathe invétéré.

Printemps meurtrier

René est convaincu d’être un génie tactique.

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Sauf que tous les deux ont omis la possibilité d’une contre-attaque et ignoré l’existence de cette arme ancestrale de l’humanité : la tapette. Et ce qui devait, au départ, être un très beau renouveau printanier se transforme en pugilat sanglant.

La rencontre fatale a eu lieu par une belle après-midi ensoleillée. Ginette tournait autour de moi avec l’enthousiasme d’un drône mal programmé et René faisait un repérage discret au plafond.

J’ai sorti mon arme.

Ginette n’a pas eu le temps de finir son virage.

René, stupéfait, n’a pas vu le coup arriver.

Printemps meurtrier

Moralité : dans la nature comme en politique, trop de confiance et trop d’ambition font rarement passer l’été.

Si vous aussi vous êtes un/e pro de la tapette et souhaitez immortaliser votre tableau de chasse, le gabarit de René se trouve sur CE blog (je vous l’avais déjà présenté ICI). Ginette, elle, est sortie tout droit de mon cervelet — même si je soupçonne fortement l’avoir déjà aperçue sur mon Site de Perdition.

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I
Bonjour, hilarant ! merci pour ce réveil en joie. Je ne manquerai pas de penser à vous demain matin... pourvu que l'on ne me demande pas "pourquoi ce petit sourire ?". Encore merci et bravo pour ces réalisations. Je m'y mettrai bien car René le moustique me fait grincer des dents à l'idée que d'ici peu mon mari va courrir et sauter partout armer de son arme fétiche : la tapette télescopique ! Bonne journée
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B
Je sentais bien que Ginette et René avaient du souci à se faire ... ;-)<br /> Tu t'es rattrapée en faisant un beau portrait (trophée ?) de chacun ! J'adore !
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M
🤣🤣🤣BRAVO pour ce désopilant billet de présentation de tes trophées de chasse!.(que j'adore tout autant que leur présentation!)<br /> doux weekend<br /> bises
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N
Ceux-là, au moins, sont silencieux et pas du tout énervants !
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V
Excellent, j'adore !
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L
superbes Ginette et René, très réussis et ...surtout très drôles. bravo, bonne journée
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I
De là prose à couper le souffle , description parfaite et des réalisation du printemps !!!!!!!!!!!! <br /> Du génial sur toute la longueur ………………..
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