Caillou, chou, genou...
Ces derniers temps, malgré un mistral à décorner les bœufs — excuse parfaite pour ne plus me peigner — je prends un réel plaisir à parcourir les petits chemins de la forêt. C’est une merveilleuse façon de décompresser, de remplir mes poumons d’air frais et de passer le temps.
Et depuis que je me suis donné pour mission de ramasser les plus beaux cailloux pour les transformer en objets parfaitement inutiles, toutes les raisons sont bonnes pour sortir. J’ai même embarqué les copines dans l’aventure : désormais, elles marchent comme moi, les yeux rivés au sol. Chacune espérant trouver le plus beau.
Celui-ci n’est pas le mien… mais on me l’a très gentiment cédé.
Une fois habillé de fil métallique, ce caillou devient sans conteste le plus beau des cailloux inutiles de ma déco.
Est-il pour autant nécessaire de trouver à tout prix une utilité à cet objet détourné ? Sans doute pas. Mais, si l’on tient vraiment à lui en attribuer une, pourquoi ne pas en faire un élégant presse-papier ?
Et puis, entre nous… qui oserait me jeter la première pierre pour prétendre avoir raison ?
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