Pediculus humanus capitis
Cette saleté de rampant est responsable de notre pédiculose actuelle. En gros, on a des poux ! C’est Grand Nain qui nous avait rapporté ça de l’école au mois de juillet dernier. Pendant l’été, j’ai passé une bonne petite semaine à laver draps, taies d’oreiller, housses de coussin et couvertures pour me débarrasser du pediculus en question. Sans parler bien sûr du shampoing qui attaque tout et du peigne fin à passer dans des chevelures que mes Nains refusent de couper et qui leurs arrivent au bas du dos. On croyait s’en être débarrassés ! Mais le pediculus est fourbe !
Impossible ou presque de se débarrasser des lentes. C’est en fait une question de patience et surtout il faut trouver le truc pour les décoller. C’est la mère qui secrète une colle pire que la superglue pour attacher ses marmots à la racine des cheveux. Un vrai ciment. Et comme ici les conditions sont idéales à leur incubation - chaleur et humidité, le gros lot – vous imaginez la joie de cette mère modèle quand elle a vu passer la tête de mon Nain. Les Maldives !
Après, c’est sans compter sur les nymphes. Et je ne vous parle pas de ces gracieuses créatures mais du pou ado. Comme elles ne mesurent que 1 à 2 mm il est super difficile de les repérer dans les cheveux. Et comme les poux, elles se nourrissent de sang. En 15 jours, elles subissent 3 mues. 15 jours pendant lesquels vous vous dites « génial, on est débarrassé ! ». Que nenni ! Car elle peuvent s’accoupler 10h après la dernière mue. Et moi, je trouve ça répugnant de faire ça sur la tête d’un enfant.
Bien sûr ensuite, nous passons au pediculus qui lui peut vivre de 6 à 8 semaines sur la tête du Nain. En pleine forme le pediculus ! Sachez Messieurs que le pedicilus mâle possède 2 paires de testicules et qu’il féconder jusqu’à 18 femelles. Le Rambo du cuir chevelu !
Bref, une fois de retour à Kuala Lumpur, mon Nain m’a appris la mauvaise nouvelle. Et je tiens à m’excuser auprès de celui ou de celle qui s’est assis(e) en 31G sur le vol AF246 après notre passage. On vous enverra de la Marie-Rose.
Sauf que, fatiguée de balancer des remèdes bourrés de produits chimiques sur la tignasse de mes Nains, je me suis tournée vers les produits naturels. Et là, il y a de tout et n’importe quoi. Je passe sur les gousses d’ail à écraser et à étaler sur le cuir chevelu et les graines noires d’anone cherimole qui sont j’imagine aussi faciles à trouver qu’un prêt bancaire en Birmanie ! Non, je me suis tournée vers l’option mayonnaise/vinaigre blanc. Et j’ai donné le choix à mes Nains qui spontanément ont opté pour le vinaigre. Il est vrai que la mayonnaise eut été sympa et même faite maison (avec peut-être un soupçon d’ail et de ciboulette) mais le côté gras ne leur a pas plu. J’ai donc sorti la bouteille de vinaigre de vin blanc à l’estragon !
Dans ma recette de Grand-mère, il est indiqué un verre de vinaigre pour cheveux longs. Moi, j’ai fait au plus simple et j’ai carrément balancé le contenu de la bouteille sur mes trois têtes de Nains. Suivi d’un massage du cuir chevelu puis repos sous sac plastique pendant trente minutes. Ne pensez pas que cette étape se fait en toute facilité. Le vinaigre dégouline, descend dans les yeux, ca sent la salade à plein nez, bref, un carnage que nous avons effectué dehors. Au bout de trente minutes, shampoing répétitif pour se débarrasser de l’odeur puis démêlage au peigne fin pour ramasser le pediculus en masse.
Le rôle du vinaigre est de tuer les lentes et de décoller la superglue maternelle du cheveu. Est-ce que ça va marcher ? Je vous dirai ça dans quelques jours. Sinon, je passe à l’aïoli maison. En attendant, les machines tournent, les maitresses sont prévenues et mes Nains sont partis ce matin à l’école avec une goutte d’essence naturelle de lavande sur la tête pour repousser les poux et cacher l’odeur du vinaigre.
Et vous, c’est quoi votre truc ?