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l'atelier de fille ainee

Ecrire sur les murs

Publié le par Fille Ainée

« Je ne dois pas écrire sur les murs ! ». Copiez-le moi cent fois.

Ecrire sur les murs

Pourquoi cette envie de gribouillage ? On me dit que c’est pour encourager la créativité naturelle de l’enfant. Il ne peut pas choisir un autre support pour s’exprimer, le Nain ?

On me dit alors qu’il ne faut pas limiter cette créativité à une simple feuille de papier. Maintenant je comprends pourquoi les murs de la Gare du Nord sont couverts de graffitis. Des individus frustrés dans l’enfance parce qu’ils n’avaient qu’une seule feuille de papier pour dessiner !

Ecrire sur les murs

Ici aussi c'est interdit mais ils ne savent pas écrire non plus !

Mes Nains se sont très peu exprimés sur les murs. Sans doute à cause des répercutions. Une fois chez Moutie qui par sentimentalité n’a toujours pas effacé le gribouillage en question (ou alors trop difficile à ravoir sur le papier peint !!) et une autre fois au fond d’un placard dans notre Provence Natale. Celui-là, je sais qui en est l’auteur à cause de la grosse faute d’orthographe. Le Nain était créatif mais aussi peu érudit à l’époque !

C’est lorsque l’envie m’a prise de transformer un de nos murs de cuisine en tableau noir que je me suis aperçue que l’envie d’écrire sur les murs ne nous quitte jamais. Les Nains – ET Monsieur 3xrien – faisaient la queue dans la cuisine (pas pour faire la vaisselle, rassurez-vous) et regardaient sécher la peinture pour être les premiers à baptiser ce nouveau mur tout noir. Et ils s’en sont donnés à cœur joie. Voyez le résultat !

Ecrire sur les murs

N’ayant pas beaucoup le choix (même pas de choix du tout), j’ai utilisé la peinture tableau noir de Martha Stewart. Il m’a fallu 3 couches pour obtenir un résultat impeccable.

Ecrire sur les murs

Maintenant il va m’être peut-être un peu difficile d’emmener ma liste de courses au supermarché.

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Au bain !

Publié le par Fille Ainée

Vacances de Pâques pour les Nains, on s'amuse, on rigole mais impossible de coudre à longue haleine. Constamment sollicitée pour des trajets taxi (ça c’est ma casquette « chauffeur »), des expéditions remplissage de frigo (casquette « cuisine »), je saute sur les trampolines (casquette « clown de service ») et j’évite de justesse le patinage artistique qui ne l’est guère quand il s’agit de moi. Vivement la reprise des cours !

Au bain !

Profitant d’un moment de calme relatif, je me suis amusée à appliquer ce modèle trouvé ICI.

Au bain !

Evitant de trop me poser la question existentielle du « mais que vais-je bien pouvoir en faire », je me suis finalement décidée à le transformer en sac à maillot mouillé. Doublée d’un sac en plastique à toute épreuve pour éviter les fuites de liquides, ma pochette est un peu bruyante (un rideau de douche à 2 sous eut peut-être été plus approprié !) mais comme ça tout le monde saura quand je rangerai mes affaires.

Au bain !

De toute façon, je ne pense pas qu’il me servira beaucoup vu que nous déambulons souvent à la maison en maillot sec. Peut-être un sac à degueuli pour l’avion ou la voiture finalement !

Au bain !
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C’est facile, t’as une machine !

Publié le par Fille Ainée

Voici le genre de remarque qui me rend extrêmement bougonne pour la journée et qui me donne envie d’aplatir la tête de celui qui me la sort contre le papier peint de la salle à manger si jamais me prenait l’envie de la tapisser.

Et si par hasard cette personne continuait par un « un ourlet ! c’est pas compliqué, ça te prendra 2 minutes ! ». Vous l’avez compris, c’est la goutte qui fait déborder le vase.

Je suis exaspérée par ce genre de remarque. Michel-Ange, on lui demandait de refaire la peinture du plafond, lui ? Ouais, c’est facile Mikki, la première couche va te prendre 2 minutes. Et tu verras ça plaira à tout le monde ! On t’en sera éternellement reconnaissant !

La première fois qu’on m’a demandé de faire un ourlet, j’en suis restée bouche bée. Je me suis même regardée dans la glace pour voir si c’était pas écrit « pigeon » sur mon front. Une voisine venait de s’acheter deux robes et partait en vacances le soir même. Ces robes étaient trop longues… Je vous laisse deviner la suite. J’ai prétendu que ma machine était partie chez le réparateur alors que l’objet du délit trônait magnifiquement sur ma table de salon. Cadette s’en sortait fort bien avec des agrafes et du ruban adhésif à l’époque, je ne vois donc pas pourquoi les autres ne pourraient pas suivre son exemple. Ou alors se faire rallonger les jambes !

Je refuse de faire les raccommodages des autres quand les miens sont une corvée. Il n’y a que Grande Copine qui sache combien ça me barbe et qui, un jour, avec une délicatesse extrême, m’avait demandé de l’aider à réparer un T-shirt. Je ne sais pas où elle avait caché son gilet pare-balle mais j’ai eu pitié d’elle ce jour-là. De toute façon les T-shirts de Grande Copine, rien que de les regarder, ils s’effilochent !

Soyez donc prévenus, je ne fais pas les ourlets ! Cela n’empêche pas quelques inconscients de tester le terrain mais j’ai toujours une excuse sous le coude. Promis, juré, j’irai, un jour, me confesser. Et sachez que même la flatterie ne vous mènera nulle part. C’est pas parce que j’aurais mis trois points dans un tissu qu’on se souviendra de moi éternellement. Je laisse ça à Mikki et à son plafond !

Par contre, il y a des occasions qui demandent à être revues. Comme le dîner de charité de l’école des Nains qui a lieu demain, par exemple. Comme je vous en avais déjà parlé, Grand Nain est impliqué dans le groupe Interact. Et pour récolter des fonds pour des orphelinats locaux, un dîner pour les parents est organisé tous les ans. C’est l’hôtel Shangri-La qui accueille et met à disposition gratuitement une salle (il convient donc de leur faire un peu de pub pour souligner ce geste généreux). Par contre, ce sont les étudiants de 1ère, comme Grand Nain, qui font le service. Et pour éviter de renverser la sauce du bœuf sur les genoux des convives, ces étudiants passent une journée dans les cuisines de l’hôtel pour apprendre à distinguer une fourchette d’un couteau. Si mon Nain se débrouille bien, c’est lui qui fera le service à la maison à partir de maintenant ! On ne leur demande pas de jongler avec les assiettes mais d’apprendre à servir. Y compris la petite bouteille d’ambroisie incluse dans le dîner. Et là, tout est dans l’art de tourner la goutte pour la remettre dans la bouteille !

Attention, ça ne s’arrête pas là ! Ce sont aussi les étudiants qui animent la soirée en jouant soit d’un instrument, soit en chantant sur scène. Et je peux vous dire que certains se débrouillent mieux que parfaitement. C’est sûr, quand on vous met devant un piano avant même que vos pieds puissent toucher les pédales, ça donne un léger plus. A ce stade là, je préfère toujours noyer mon chagrin dans la bouteille d’ambroisie pour oublier mon bref passage sur scène à lever la jambe en tutu. Quand à la chansonnette, je laisse ça à Monsieur 3xrien. Moi, je ferais fuir la salle. C’est d’ailleurs lui, qui demain soir, fera guincher la foule, accompagné de 6 musiciens, tous parents des étudiants qui auront renversé la soupe aux champignons sur la nappe !

Hors l’aspect ludique de la soirée, le but est de nous faire dépenser un peu plus d’argent et une tombola avec de nombreux prix (je lorgne sur le séjour à Bali) est organisée. Afin de bien ranger tous les petits billets doux qui vont tomber dans l’escarcelle, on m’a traîtreusement portée volontaire pour confectionner 15 petites bourses. Vous avez bien entendu. 15 !

C’est facile, t’as une machine !

Et pour arriver à ce résultat, moi qui refuse de faire des ourlets, et qui a horreur des tâches répétitives, on a eu recours à la flatterie. « Ca nous aidera tellement, toi qui a une machine ! Et puis l’école t’en sera tellement reconnaissante ! ». Je n’en dis pas plus. J’ai déjà l’herpès qui me pousse sur la figure et le papier peint qui me tend les bras.

C’est facile, t’as une machine !

Je dois avouer que si Grand Nain n’avait pas participé et si Monsieur 3xrien n’avait pas accepté de se prendre pour Mike Jagger, j’aurai peut-être décliné. J’ai donc passé plusieurs jours enchainée à ma MAC, à confectionner des petites bourses dans de la soie verte et des paillettes. Une bien maigre contribution pour une chouette cause quand même. Et en plus, on m’a promis de les réutiliser l’année prochaine. Mikki, t’as vu ça ? Moi aussi je vais être connue.

Pour ne pas être en reste et parce qu’il me restait de la soie, j’ai décidé de me coordonner au thème de la soirée.

C’est facile, t’as une machine !

Je me demande si Mikki aurait eu la même idée ?!?

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Bien bossé !

Publié le par Fille Ainée

Nos représentations théâtrales se terminent enfin et je dois avouer que j’en suis bien aise. J’ai passé les 2 derniers mois à coudre costumes, accessoires et chapeaux et là, je le dis haut et fort « jamais, plus jamais ». Il n’y a rien de plus ingrat !

 

Par contre, il faut quand même que je vous montre celui qui m’a donné le plus de mal à la conception mais qui, à chaque représentation, a remporté les faveurs du public. Il s’agit de Boris.

 

Atelier-2-2790.JPG

 

Attention, Boris crache !

 


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Un don du ciel

Publié le par Fille Ainée

Grand Nain, cette année, fait de la sociologie. Un domaine tout neuf pour mon Nain ado qui depuis le début de l’année scolaire cherche à comprendre et décortique nos façons de penser et nos comportements. Un domaine très varié mais nous sommes des cobayes consentants, tout comme nos voisins ou encore nos amis. Ca met inévitablement de l’ambiance dans une soirée quand la question du « une femme doit-elle rester à la maison » est posée. Et quand en plus, on est ado et que l’on remet tout en question, que de toute façon, c’est bien connu, on a toujours plus raison que Papa/Maman, ça devient encore plus intéressant.

 

Mais ne jetons pas la pierre à Grand Nain, nous sommes tous passés par là ! Sauf Monsieur 3xrien qui vit dans le déni et pour qui l’adolescence n’a été qu’un long fleuve tranquille. Moi, je dis qu’il a la mémoire courte !

 

Il y a quelques jours, je lisais un article dans la presse relatant les états d’âme d’une mère de famille qui avait de plus en plus de mal à répondre à la question « Mais que faites-vous de vos journées maintenant que les enfants sont à l’école ? ». Le genre de question qui tue, quoi !

 

Ben moi aussi je me pose souvent cette question. Qu'est-ce que je fais de mes journées ? Je n’ai pas osé en parler à Monsieur 3xrien. On ne sait jamais, ca pourrait lui donner à réfléchir. Mais ça n’empêche que je me sens toujours un peu coupable quand je profite d’un petit moment de liberté pour aller déjeuner avec les copines alors que Monsieur 3xrien s’énerve en réunion sur des collègues de travail obstinés.

 

Mais pour en revenir à cet article, je trouve, oh surprise, le commentaire suivant:

« Je travaille à temps plein, et mon mari reste à la maison. Nous avons deux enfants (8 et 3 ans) qui vont à l’école toute la journée. Réalisez-vous combien il est plus facile de travailler à plein temps quand l’un de nous deux reste à la maison ? Je peux travailler tard et je peux voyager sans avoir à m’inquiéter pour les enfants. Nous passons des week-ends tranquilles au lieu de courir faire les courses et le ménage. Je peux retourner travailler les lundis en pleine forme. Je pense que c’est un luxe pour moi d’avoir un époux qui reste à la maison »

 

Je n’y avais jamais pensé sous cet aspect là ! Et là, du coup, ça remet tout en perspective. Finalement, c’est un luxe pour Monsieur 3xrien si je reste à la maison. 

 

Oui, je suis bien celle qui s’occupe des fronts fiévreux et attrape toutes les saloperies rapportées par les Nains de l’école, qui fait le taxi les soirs d’activité surtout quand il pleut des cordes et qui reste coincée dans les embouteillages, celle qui remplit le frigo et s’assure que les Nains mangent des repas équilibrés propices à des études réussies et qui prête une oreille assidue quand on rentre de l’école/bureau les épaules chargées du poids du monde. Oui, c’est également moi qui était là pour essuyer les fesses sales et coller des pansements « princesse » sur des genoux éraflés.

 

Y’a vraiment pas de quoi se sentir coupable donc si je vais passer une heure chez ma voisine à boire un café et réinventer le monde ou si je retourne me coucher après avoir déposé les Nains à l’arrêt de bus le matin alors que Monsieur 3xrien fonce vers le bureau. J’ai souvent eu l’envie de cumuler des activités journalières et surtout d’en faire un compte-rendu heure par heure pour prouver au monde entier – mais surtout aux Nains – que moi aussi, j’avais un agenda de ministre et que j’étais hyper productive. Mais pour convaincre qui en fait ? Peut-être moi tout simplement. Pour me donner un sens ?

 

Mais je n’ai rien à prouver. Moi aussi, je travaille et je contribue. Non seulement en travaillant freelance mais également en m’assurant que la maison est impeccable et que les Nains ne crèvent pas de faim et qu’on les retrouve tout desséchés dans leurs chambres pas rangées. Parce que c’est un boulot ça Madame et aucune femme ne me contredira. C’est du 24h/24h et 7j/7j. Pas de vacances, pas le droit de faire la grève ni même de réclamer une augmentation de salaire.  

 

Donc, si on le voit comme ça, je suis un don pour mon mari. Un véritable cadeau du ciel !

 

Et ce cadeau du ciel, depuis quelques semaines, il s’active. Voici le début de ma nouvelle collection de petites pochettes pour téléphone.

 

Atelier-2 3097

 

Eh, dites, on va déjeuner ?


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La Princesse au petit poids

Publié le par Fille Ainée

Lorsque mes Nains rentrent de l’école, je les vois régulièrement passer la tête dans le placard à biscuits et là je tremble ! Cela fait plusieurs années que je tente d’expliquer à Monsieur 3xrien qui s’étonne régulièrement de nos factures de courses que 3 Nains en pleine croissance, ca mange ! Et comme je ne veux pas qu’ils mangent n’importe quoi je fais de mon mieux pour leur proposer des options beaucoup plus saines que le BN de mon enfance. Et pourtant, une grosse tranche de brioche avec du beurre, c’est bon, non ?

Lorsque nous écumons les supermarchés britons, je suis horrifiée de constater qu’au rayon des salades toutes prêtes, celles-ci sont toutes – sauf une – proposées avec un accompagnement à la mayonnaise. Ca baigne dans le gras, ça vous donne des calories rien qu’en tripotant l’emballage. Le taux d’obésité en Grande-Bretagne a maintenant dépassé celui des Etats-Unis. Et ils trouvent ça choquing que la France ait interdit le ketchup dans les cantines mais ça ne les gêne pas de taxer les obèses.

Remarquez, d’un autre côté, ça vous donne, à vous et vos complexes, l’impression d’être sylphide. Mais quand même ! Au pays de la malbouffe, on a du mal à trouver de véritables solutions pour lutter contre le surpoids.

En France, nous n'en sommes qu'aux prémices en matière de lutte contre l'obésité infantile. Apprendre à un enfant à bien manger, c’est lui assurer une meilleure santé à l’âge adulte. Mais parce que les enfants ont désormais accès à une alimentation industrielle (trop sucrée, trop salée), trop riche et donc peu adaptée, ça peut vite déraper.

Vous allez peut-être trouver cela ironique, mais chez les 3xrien, nous avons adopté justement les habitudes de repas des Britons. Nous dînons à 18h30 pour qu’ensuite mes Nains ne se couchent pas le ventre plein mais bénéficient des 3 heures réglementaires pour bien digérer. Ca évite de se coucher tout bouffi ! Et puis surtout, pas de boisson gazeuse. Pour éviter qu’ils en boivent, c’est simple, je n’en achète pas ! Le Cola Craca est réservé aux occasions spéciales et du coup, il en devient le Champagne du Nain.

Une bonne alimentation chez les enfants, c’est la responsabilité des parents. Nous sommes les gardiens du futur de nos rejetons. A tous les repas, notre mission est de leur sauver la vie. Ca ne veut pas dire cuisiner moulée dans une combinette bleue et rouge avec un énorme logo sur la poitrine, mais donner l’exemple. Manger des fruits et des légumes n’est pas sorcier mais quand papa et maman n’en mangent jamais ou les rechignent à table, ça ne donne évidemment pas envie d’essayer. Je dis donc, éduquons les parents avant de blâmer les enfants. Et puis surtout donnons du goût à ces soi-disant « menus enfant ». Rien de plus rédhibitoire qu’un pauvre steak haché tout sec servi avec des frites qui baignent dans la graisse.

Pour donner envie à un enfant de bien manger, il faut également l’impliquer dans la préparation des repas. Presque tous les soirs, Petit Nain m’assiste à la cuisine. Pour l’occasion, nous avons acheté THE tablier de chef indispensable quand on éclabousse les murs de sauce tomate. Petit Nain adore couper l’ail et les piments, déchirer la salade et la laver, étaler la pâte à tarte. Certes, il y a des jours où l’on repeint la cuisine mais que le Nain est fier de son travail. L’autre soir, il m’a même mis la table sans que j’aie eu besoin de rameuter les troupes (qui d’ailleurs deviennent mystérieusement sourdes dans ces moments là. Me demande pourquoi ;-).

Dans ma production de Noël, j’ai donc inclus un sac à snack pour l’école.

 

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Mais attention, pas pour n’importe quel snack. Pas de boisson gazeuse, pas de biscuit au chocolat, pas de chips graisseuses. Non, que des fruits, une petite brique de lait et une barre de céréales faite maison pour avoir la pêche toute la journée ! J'ai privilégié des couleurs vives et amusantes pour donner envie aux enfants de bien le remplir ce sac. L'intérieur est en tissu enduit pour permettre d'éponger les plops en cas d'accident. Si vous aussi vous voulez glisser dans le cartable de vos Nains un sac à snack comme celui-ci, c'est ICI pour accéder au tutorial. 

 

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« Dis, tu prends combien ? »

Publié le par Fille Ainée

La question redoutée ! Qui, depuis que je prépare mon marché de Noel, s’ajoute à celle du « à ton avis, combien tu vas vendre ça ? ».

 

Et là, je dois vous avouer que je suis vraiment dans le grand vide. La plupart des gens n’ont aucune idée du prix des matériaux requis pour réaliser un ouvrage fait main et s’étonnent toujours. Il n’y a pas que le tissu. Il faut également compter le fil, la machine à coudre, le molleton, le temps… Et pourtant, certaines personnes s’attendent à payer le prix d’une couverture molletonnée de supermarché un patch entièrement fait à la main. Et quand on sait que certains magasins vendent ces produits pour une bouchée de pain… A quoi se référer dans ce cas ?  Des sites comme Etsy ? Mais qu’est-ce qui me dit que la personne qui y vend un quilt a pris la peine d’acheter du tissu de bonne qualité pour réaliser son ouvrage ? Et y a mis tout son amour ? Peu nombreux sont ceux/celles qui comprennent réellement la valeur du temps et des compétences requises pour produire un ouvrage maison et qui sont prêts/prêtes à y mettre le prix.

 

C’est donc dans l’optique de mon marché de Noël que j’ai commencé à vraiment réfléchir à mes prix.

 

Commençons d’abord par considérer le coût des matériaux. Le prix du tissue varie grandement en fonction de sa provenance. Si je me fournis en tissu à China Town, je trouve du « faux liberty » de très bonne qualité et qui fait beaucoup d’effet pour le tiers du prix du « vrai liberty ». Si je vais chercher mes cotons à la petite boutique du coin, celle-ci me fait payer 15 euros un tissu que je trouve à 10 euros 20 km plus loin.  Il est donc évidemment qu’il va me falloir explorer afin de me fournir au plus bas prix.

 

Au métrage de tissu, il convient de rajouter le prix du fil, du molleton, du tissu de dos, des aiguilles, de la lame de mon cutter, des épingles à sandwich, du fil à quilter et enfin de mon biais. Rajoutez à tout ça le prix de mon équipement.

 

Donc pour faire un quilt de taille normale, j’ai besoin d’environ 3,90 mètres de tissu à 15 euros, de 3,90 mètres de tissu à 10 euros pour le dos et de molleton, plus aiguilles et autres babioles. J’ai calculé grossièrement qu’une dépense de 116 euros est nécessaire pour se lancer.

 

Vient ensuite la question épineuse du coût de mon temps.

 

“La vente de quilts est mon business” – Dans ce cas, je dois décider d’un salaire minimum. Mais j’effectue un travail qualifié et le salaire minimum est bien trop bas pour la tâche accomplie. Il a fallu que j’apprenne à me servir d’une machine à coudre spécialisée, que je me fournisse en matériel adapté, que je coupe et assemble mes tissus et que je quilte mon ouvrage. J’ai même du suivre des cours pour arriver à mon niveau de compétence actuel. Donc pourquoi devrais-je me faire payer le minimum ? 

 

Un quilt de taille décente prend entre 20 et 30 heures pour être réalisé en fonction de la complexité des blocs. Disons donc que j’ai passé 25 heures à coudre le quilt de Madame MachinTruc qui rechigne à me payer. Le salaire minimum par heure en France en 2014 est de 8,86 euros (tellement plus simple que 9 euros, vous ne trouvez pas ?). Donc 25 x 8,86 = 221, 5 euros. Somme que je dois rajouter à mon coût de matériel. Ca commence à chiffrer !

 

« Je vends des quilts pour mon plaisir et je n’ai pas besoin d’argent. Le coût de mon temps importe peu et je ne veux que rembourser le coût des matériaux. » Et c’est là que ça devient une très mauvaise idée. Certes, je vendrais plus de cette façon mais que vont dire celles qui vendent des produits de qualité et à qui je fais sérieusement concurrence ? N’est-ce pas montrer le mauvais exemple et mettre dans la tête de mes clientes qu’il n’y a aucune raison pour qu’un quilt coûte plus de 100 euros ? Et comment vais-je faire pour couvrir le coût de l’électricité, de mon espace de travail et de vente ? Pourquoi dans ce cas ne pas plutôt faire des quilts pour des organismes caritatifs ?

 

La majorité des quilteuses se servent d’une machine électronique. La mienne était un cadeau de Noël de Monsieur 3xrien mais j’en connais le prix puisque je travaillais dans la mercerie où il l’a achetée. Et elle n’est pas tombée de la botte du Père Nono ! Je dois donc prendre en compte le coût de dépréciation de l’équipement que j’utilise pour créer et vendre mes ouvrages : machine à coudre, fer à repasser, table à repasser, tapis pour découper le tissu, lame, règles…

 

Ajoutez à tout ceci le coût de l’électricité et de l’eau (pour laver mes tissus) et le prix monte, monte… La plupart des quilteuses ne déclarent pas ce qu’elles gagnent mais celles qui le font doivent évidemment incorporer les taxes.

 

Il ne me reste plus que l’option “je dois vendre mes ouvrages au prix du marché”.  Cela veut-il dire qu’un quilt qui m’a coûté plus de 110 euros en matériaux et plus de 25 heures à réaliser doit être vendu en-dessous de son prix réel sous prétexte que c’est comme ça et pas autrement ? Et bien, je crois que je préfère dans ce cas m’abstenir. Perdre de l’argent n’a aucun sens. Il est préférable de refuser de vendre un ouvrage en-dessous de son prix réel et de faire ainsi prendre conscience à sa clientèle de la qualité de son travail et de la fierté que l’on y a mis.

 

Forte de toutes ces recherches, j’ai donc décidé de vendre de toutes petites babioles à tout petit prix mais également des ouvrages plus chers qui m’ont demandé beaucoup plus de temps à réaliser. Et l’un de ces ouvrages est l’ange de Noël.

 

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Vous reconnaitrez le design Tilda. Oui je sais, je ne suis pas censée vendre ces anges sans autorisation mais d’autres se gênent peu. Je n’ai néanmoins pas l’intention d’en assumer la maternité, simplement la réalisation en très petite quantité puisque je n'en propose que trois modèles. Et je doute que quiconque vienne me chercher jusqu’ici.

 

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Le détachement prototypien

Publié le par Fille Ainée

Depuis la semaine dernière, je suis à fond dans la confection de prototypes pour mon prochain marché de Noel (rien que le nom me fait trembler !). Malheureusement, je dois avouer que cette étape conceptionnelle intense et profondément réfléchie me donne des sueurs froides. Parce que voyez-vous, je suis incapable de me distancer de ce prototype et j’attends de lui la perfection. Perfection qui est souvent loin de se produire.

 

Trop petit, trop étroit, trop de travail, trop ceci, trop cela, j’en ai vu de toutes les couleurs. Pas facile d’accepter qu’il me faudra sans doute de nombreux essais avant d’arriver au Nirvana de la production. Il est donc impératif que je me distance de l’idée conceptuelle prototypienne et que je lâche du mou. Il faut que j’accepte mes erreurs.

 

Tout n’est pas raté rassurez-vous, sinon il y a longtemps que j’aurais tout jeté par la fenêtre. Voici donc 2 versions de pochettes pour tablette pommienne

 

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et quelques copies d’un porte-clés « hippy van »

 

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Osons rêver !

Publié le par Fille Ainée

Chaque année, je me dis “je le fais” et chaque année, je trouve toutes les excuses possibles et imaginables pour faire marche arrière et restée confortablement cachée dans mon Atelier. Et bien, c’est terminé !

 

C’est une vidéo envoyée par Cathy qui m’a servie de grand coup de pied au derrière et qui m’a enfin décidée à me lancer à vendre mes bricolos au prochain marché de Noël de l’école des Nains.

 

D’abord, regardons cette vidéo. Comme elle est en briton, je en vous traduis les grandes lignes.

 

 

Ca commence par notre chemin de vie. Aujourd'hui, nous sommes dans le présent. Mais quand il s’agit du futur et de cette question vitale (sorte de question absolument bête que l’on vous pose en entretien d’embauche du style "où vous voyez-vous dans 5 ans" – et ne répondez surtout pas « à votre place ») la réponse est en général, « je ne sais pas », « je n’en ai aucune idée ». Mais par contre, nous avons tous une idée très claire de ce que l’on ne veut pas devenir.

 

Dès le plus jeune âge, on nous serine que croire en soi-même est un signe d’arrogance, qu’il faut cesser de rêver et travailler dur. Et bien non justement. Pour réaliser ses objectifs, il faut rêver à ce que l’on veut faire. Tout dépend de ce en quoi l’on croit.

 

Pour ce faire, il faut comprendre plusieurs concepts. Commençons par celui de la zone de confort. Nous évoluons dans un environnement que nous contrôlons. Un environnement constitué de choses plaisantes ou non mais qui arrivent sans surprise. Que ce soit les embouteillages pour aller travailler ou un patron irascible. Un environnement qui nous est familier. Nos habitudes, notre routine, nos compétences et notre attitude font toutes parties de notre zone de confort.

 

Il existe ensuite la zone d’apprentissage. Nous quittons la zone de confort pour entrer dans la zone d’apprentissage afin d’élargir nos horizons. C’est dans cette nouvelle zone que nous apprenons une nouvelle langue, voyageons, apprenons à connaître d’autres cultures. C’est une zone pour apprendre, observer et expérimenter. Il y a des gens qui s’éclatent dans cette zone mais, pour d’autres par contre, c’est une zone qui fait peur et pour l’éviter ils se consignent à leur zone de confort. Pour ces gens là, quitter leur zone de confort est considéré comme dangereux.

 

Au-delà de la zone d’apprentissage, se trouve la zone de panique également appelée la zone de l’inexpérience. Ceux qui refusent que vous entriez dans cette zone sont en général ceux qui ne quittent jamais leur zone de confort. Ceux qui vous disent « mais si quelque chose tournait mal ? ». Un peu comme les premiers explorateurs qui pensaient que la terre était plate et refusaient de s’éloigner de la côte. Mais si au contraire, cette zone permettait d’avancer ?

 

Dans ce cas, la zone de panique devient la zone magique. La zone dans laquelle des choses fantastiques se produisent. Des choses que vous ne connaissez pas encore car vous n’avez jamais essayé. C’est la grande zone du défi !

 

Certains pensent que s’ils entrent dans la zone de panique, ils ne pourront revenir en arrière. Que leur zone de confort disparaît. Faux ! Cette zone de panique permet d’élargir les zones de confort et d’apprentissage. Le changement ne représente pas la perte de vos acquis mais un ajout. C’est un développement. Ce n’est pas la peur de l’inconnu qui se manifeste mais la peur de perdre de ce que nous avons et pire encore de ce que nous sommes.

 

Il faut ensuite prendre en considération la tension émotionnelle et la tension créative qui sont deux tensions conflictuelles. La tension émotionnelle nous tire vers la zone de confort et la tension créative nous pousse vers l’avant. Mais pour progresser il faut que notre motivation sorte victorieuse de ce combat contre nos peurs. Peur de ce que peuvent dire les autres, peur de l’échec et du ridicule.

 

Comment atteindre son but ? Il faut d’abord croire en soi-même. Nous sommes la star de notre propre vie. Contrôler nos peurs pour faire grandir notre estime de soi.

 

Derniers conseils : soyons patients au niveau de nos rêves, confiants dans nos objectifs, persévérants et surtout restons positifs.

 

Osons rêver !

 

J’ai regardé cette vidéo plusieurs fois et à chaque fois, je me suis dite « mais c’est bien sûr ». Il est fort probable que je vais avoir quelques moments de flottement mais ce qui est important c’est le soutien de mes Nains et de Monsieur 3xrien. Et même si je me prends une gamelle et que je rentre à la maison avec un plein stock, au moins j’aurai tenté le coup et je n’aurai pas besoin d’inventer d’excuses pour le prochain marché.

 

Donc premier prototype venant directement de chez Modern and Vintage, ICI, qui d’ailleurs le vendent hors de prix.

 

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Une pochette pour le téléphone de la T'ite Pomme.

 

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Demain, je passe au format tablette. Mais ma version à moi cette fois-ci.

 

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Retenir l’été

Publié le par Fille Ainée

 

Les chaises longues sont rangées, les valises presque bouclées, ca sent la fin de l’été !

 

Alors pour emporter avec nous un peu de soleil de Provence et en cherchant bien sur TonTube, un son sonore de cigales qui ne la ferment jamais, je vous prolonge l’été jusqu’en décembre !

 

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La broderie est de Luli ICI, la lavande de mon jardin et le passepoil du marché. Quant aux cigales, vous n’êtes pas obligés de les écouter jusqu’au bout.

 

 


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