Absence pour cause de travail débordant…
J’ai trop de travail et c'est vraiment trop injuste comme dirait Calimero !
Le blog de Fille Aînée

Mes vacances hivernales provençales s’achèvent, je ferme la maison et attention…. Je dois m’assurer que les petites choses poilues qui hantent mon jardin (et mon canapé) restent dehors. Sinon, nous risquerions bien d’avoir à nouveau de mauvaises surprises en revenant cet été ! C’est Monsieur 3xrien qui, un hiver, s’est trouvé nez à nez avec cette pauvre créature alors qu’il débarrassait une partie du jardin.

Un peu sec le félin, non ?
Marre de la peinture, des effluves de térébenthine, des ongles noirs et de la poussière dans les cheveux. Je fais une petite pause. Elle ne durera sûrement pas très longtemps mais il y a des jours où moi aussi je me donne le tournis !
Je vais aller me promener dans la nature...

et en rentrant, j'ai promis au chat de le nettoyer. Quelle idée d'aller se coller dans la peinture blanche quand on est couvert d'un poil angora !
ou comment éviter les coups de coude d’une acharnée de la broderie dans un Salon d’arts créatifs parisien.
J’ai eu l’occasion, pendant ma visite au salon de L’Aiguille en Fête, vendredi dernier, d’observer le comportement d’un bon nombre de mes concitoyennes, collègues de blog et autres créatures féminines en pleine action. Imaginez des centaines de visiteuses ayant déboursé quelques euros pour pouvoir se ruer sur des stands qui proposent tout ce dont elles ont toujours rêvé pour réaliser le dernier quilt à la mode ou poser quelques petits points sur une toile de lin. Ca crie, ça hurle, ça caquette, ça cause, ça s’esclaffe, bref c’est tout sauf silencieux ! A vous donner le tournis ! Et c’est au milieu de cette foule humaine, si l’on prend le temps de lever le nez, que l’on peut observer des choses fort amusantes.
La Sociable : facilement reconnaissable dans la foule à son sac de courses customisé, la sociable s’est levée à 5h ce matin pour prendre le car qui l’a conduite avec 50 autres de ses compagnes à Paris. Le chauffeur du car a mal à la tête en arrivant et fonce au café boire un petit ballon de rouge avec 3 cachets d’aspirine. Une fois franchit les portes du salon, la sociable se dirige sur les stands, embrasse les joues, échange ses cartes de visites, papillonne, bref se lance dans du networking. A la fin de la journée, elle connaît la majorité des exposantes, son sac de courses déborde et sa petite carte plastique bleue a fait une syncope. De retour dans le bus, la sociable s’endort sur l’épaule de sa voisine. Le chauffeur soupire d’aise !
L’Hystérique ou La Râleuse : elle a campé devant les portes du salon depuis le petit matin pour être la première à les franchir. Ayant pris sa journée RTT, il est hors de question qu’elle gaspille son temps. L’Hystérique ne supporte pas qu’on la fasse attendre. Il faut la servir immédiatement et gare à celles qui auraient l’audace de se mettre en travers de son chemin. L’Hystérique joue des coudes dans la foule, pousse et marche allègrement sur les pieds de ses voisines. Son aspect physique la trahit facilement : elle est énervée, rouge de faciès, la chevelure ébouriffée et jure en abondance. A fuir !
L’Anxieuse : a t-elle bien fermé les portes de sa voiture à clé ? La teinte de ce coupon va t-elle convenir ? Les couleurs ne vont-elles pas dégorger ? A t-elle acheté assez de fils à broder ? Et si elle réfléchissait avant de se lancer dans ce projet ? Et que va t-elle faire à manger ce soir ? Bref, L’Anxieuse aurait dû rester chez elle, d’ailleurs elle agace L’Hystérique qui s’impatiente derrière elle et qui lui a déjà fait une remarque sournoise.
L’Organisée : rien à dire, elle a tout prévu. C’est elle qui déambule, guide du Salon à la main, en traînant soit sa valise soit son caddie et qui fait les stands dans l’ordre alphabétique en cochant ceux qui l’intéresse et mérite une deuxième visite.
La Timide : celle qui aurait bien aimé y aller avec sa copine mais le petit dernier de celle-ci lui a fait une rougeole au dernier moment et la nounou n’a pas voulu lui prendre. La Timide se rend donc seule au salon mais n’ose pas affronter la foule pour s’approcher des stands, surtout de celui sur lequel campe l’Hystérique. Elle a rencontré La Sociable dans une allée mais n’a pas osé lui demander où elle avait trouvé le modèle de son sac customisé. La Timide est celle qui rentrera chez elle avec une petite carte plastique en pleine santé et ne croulera pas sous les paquets. Son mari est un homme heureux !!
La Mère de Famille : celle dont la belle-mère a refusé de garder Gamin Braillard et qui donc traîne sa poussette depuis le matin. D’un autre côté, c’est plutôt pratique pour se frayer un chemin dans les allées encombrées et porter ses achats mais les cris de gamin braillard finissent par user même les nerfs les plus patients. La Mère de Famille finit par acheter en vitesse tout ce qui lui tombe sous la main et s’apercevra en rentrant chez elle, après avoir collé Gamin Braillard dans les bras de son père qui vient juste de rentrer du bureau et ne rêve que d’une bière et de se mettre les pieds sous la table, qu’elle a acheté deux fois le même coupon de tissu et que Gamin Braillard a bavé sur une fiche de point de croix. Dîner ? Quel dîner ?
Et moi dans tout ça, et bien je me suis beaucoup amusée. Je me suis accordée des petits plaisirs, j’ai essayé de tricoter avec des aiguilles du 24, j’ai admiré les œuvres que je n’aurais jamais le temps de faire, j’ai également un peu poussé, râlé et je suis devenue hystérique devant certains stands. Une super journée avec Moutie!
Aujourd’hui, impossible d’y échapper : Love is in the air !! Mais quand l’on sait qu’un baiser est en fait un échange de 40 000 parasites, 250 types de bactéries, 9 mg d'eau, 0,7 g d’albumine, 0,45 mg de sel, 0,711 mg de graisses et 0,18 g de matières organiques, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de se lancer et être certaine d’embrasser le bon Valentin vu les risques encourus !
Je souhaite donc bonne fête à tous les Valentins et surtout bonne chance!
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai 20 ans
Laissez moi rêver que j’ai 20 ans
Ca fait plus de 20 ans que j’ai 20 ans !
Ca paraît bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T’ar ta gueule à la recré!
12h d’avion,
7h de décalage horaire,
20 degrés de différence,
10h de sommeil,
et au réveil :

le brouillard, la grisaille...
C'est décidé, je retourne me coucher !
L'effet démoralisateur que peut avoir un anniversaire de naissance chez certaines personnes commande la plus grande prudence. Allons-y donc sur la pointe des pieds !
Quand Grand-Papi voit le jour, le 10 février 1920, à Paris dans le 18eme arrondissement, l’hiver est doux. Il fait 14 degrés maximum! Quelques jours plus tard alors que Grand-Grand Mamie se remet à peine du choc qu’elle a subi, Paul Deschanel est élu Président de la République. C’est le premier d’une longue série de 14 présidents que Grand-Papi verra défiler ! On n’a alors pas encore inventé ni le Tupperware ni le bikini.
Quelques années plus tard, alors que Grand-Papi devient un petit garçon bien malicieux donnant beaucoup de fil à retordre à ses parents, le franc germinal est abandonné et Walt Disney donne la vie à un rat qu’il appelle Mickey ! L’effondrement de la bourse de New York l’année suivante n’a rien à voir avec les effronteries de petit Grand-Papi ni d’ailleurs la construction de la ligne Maginot ! Grand-Papi grandit dans l’insouciance, joue aux billes avec ses frères et court après les filles pour leur glisser des limaces dans le dos. Tout va bien !
En juillet 1936, la scolarité devient obligatoire jusqu'à 14 ans, mais Grand-Papi n’y attache pas beaucoup d’importance ! Il a fini, lui. C’est aussi cette année là que l’on invente la crème solaire, et Grand-Papi trouve ça très pratique pour partir au bord de la mer pendant les premiers congés payés. Les années suivantes, Grand-Papi prend beaucoup le train de la SNCF (1937) pour se rendre à la campagne !! Il est, voyez-vous, tombé fort amoooouuuuuureux de la jeune Grand-Mamie : blonde, yeux bleus, chevelure hollywoodienne. Grand-Mamie n’a eu qu’à battre les cils et il est là, grand benêt, à faire ses aller-retours tous les week-ends. Ca va mal finir tout ça !!
Les années suivantes plongent le monde entier dans un climat d’hostilité générale. Grand-Papi part en Allemagne travailler dans les usines et Grand-Mamie l’attend à la maison. A son retour, ils croquent la pomme (je vous l’avais bien dit, ça allait mal finir !) et Monsieur Moutie pointe alors son nez. Fini la tranquillité ! Mais en 1948, Grand-Papi fait la grève comme les autres.
Lamartine écrivait « Le livre de la vie est le livre suprême ». Et bien pour Grand-Papi on ne peut plus parler d’un livre mais d’une collection en 15 tomes. Je passe donc en accéléré sur les grandes étapes de sa vie pour m’arrêter un instant en 1980, date de sortie du Minitel ! Ah le minitel ! Vous vous en souvenez, moi aussi d’ailleurs et pour Grand-Papi, cet appareil est une révélation, le symbole de la technologie du 20eme siècle ! Et depuis, il collectionne tous les gadgets (et il n’a jamais rendu son minitel à la Poste), du téléphone portable auquel il ne comprend rien et n’utilise jamais, à l’ordinateur auquel il pense avoir tout compris et dérègle régulièrement. Recevoir un message email de Grand-Papi relève du miracle : cela veut dire qu’il a trouvé la touche « ENVOYER » ! Et des fois, vous le recevez en 20 exemplaires, ce message ! Malin.
Dis Grand-Papi, sans rancune, te rends-tu compte que tu es aussi vieux que Citroën?
Joyeux Anniversaire !!!
Je vous le jure, je n’ai pas pleuré. Mes yeux ont fui, c’est différent ! De le voir là, mon Petit Nain, sur scène, réciter son texte sans en oublier un mot, d’une voix forte et claire, Je ne sais pas ce qui m’a prise mais j’ai eu comme une bouffée de fierté maternelle qui a fait que ma gorge s’est serrée.
Quant aux fameuses chemises de nuit, rien à dire, si ce n’est qu’une des petites filles qui en portait une devrait soit éviter de lever les bras, soit ne pas oublier son caleçon dessous. J’ai du faire la fente sur le côté un peu trop haute. Oooouuuppsss !