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tranches de vie

Charlie, à jamais dans nos esprits !

Publié le par Fille Ainée

Ce n’est pas souvent que je prends position mais là, quand même, on ne va pas se laisser intimider par une bande de p’tits merdeux !

 


Par contre qui peut m’expliquer pourquoi l’un d’eux, incarcéré récemment pour une période de 3 ans, a été relâché au bout de 18 mois ?

 

En Malaisie, au mois de novembre dernier, un ministre appartenant au parti du PAS, parti fondamentaliste, a fait la une des journaux. En charge du comité de loi hudûd, ce ministre cherchait une méthode plus efficace pour amputer les criminels coupables de crimes de type Hadd. Des crimes contre la loi de Dieu. C’est la loi hudûd qui se charge de punir ces crimes, et le hudûd en droit musulman, ce sont des peines légales prescrites par le Coran.  Il existe 7 catégories de Hadd qui vont de l’adultère, au vol, au banditisme… Aucun juge ne peut les moduler car ces peines sont ordonnées par Dieu.

 

Ce ministre, donc, voulant éviter d’avoir recours aux services d’un chirurgien pour se charger des amputations en question, afin de ne pas aller à l’encontre du serment d’Hippocrate, cherchait un moyen tout aussi efficace pour se charger de la chose. Et il avait trouvé… la guillotine ! Fort impressionné par l’efficacité et la vitesse à laquelle cet engin effectuait son travail pendant la Révolution française, il avait fait des recherches approfondies et suggéré l’introduction d’une mini guillotine.

 

Sur le coup, on a ri et on s’est moqué de lui mais pourquoi pas finalement… Si les p’tits merdeux de l’attentat de Charlie Hebdo n’avaient plus eu de bras, comment auraient-ils pu tirer sur les journalistes ?

 

« Ne viens pas me parler de religion, l’excuse est complètement bidon, je pense qu’il n’existe pas de bouquin qui dise de flinguer son prochain »

 

 

 

Publié dans Tranches de vie

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Touche pas à mon gnome !

Publié le par Fille Ainée

Depuis samedi soir, je déteste les gamins avec des mains pleines de doigts. Surtout des doigts gluants qui se posent sur tout ce qui est blanc, qui attrapent mes anges par les cheveux et mes gnomes par le chapeau. Qui a inventé les doigts des gamins ?

 

Un marché de Noël à la suite duquel je suis rentrée complètement abrutie par des chants passés en boucle, à tue-tête, et l’impression d’avoir passé 3 heures dans un lave-linge au mode essorage. Je suis lessivée ! Mais qu’est-ce que c’est bon quand ça s’arrête ! Un résultat mitigé qui ne m'a pas découragé mais qui m'a servi de leçon. Plus de ventes le week-end pour éviter le tripotage non surveillé. Attendons que ces chers bambins soient à l'école. 

 

Il me reste quelques pochettes pour ipad (version 2 et mini), des étuis à lunettes, des porte-clés et des pochettes pour téléphone. Pour celles que ça intéresse, je peux en glisser quelques uns dans ma valise et les envoyer de France à mon arrivée. Pour cela, merci de me contacter directement. 

 

Je suis officiellement en vacances jusqu'à l’année prochaine, mes valises ne sont toujours pas prêtes pour notre mardi soir mais on s’en fiche, à nous la Provence et l’Irlande !

 

Publié dans Tranches de vie

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A la cantoche

Publié le par Fille Ainée

 

Impossible de l’oublier cette petite chanson, surtout si, comme moi, vous preniez vos repas à la cantine. Je détestais la cantine ! Déjà, il fallait faire la queue. Ce qui voulait dire sortir à toute vitesse de classe, jeter son cartable sur une pile, en vrac, dans un couloir où immanquablement l’un de nous allait se vautrer en se prenant le pied dans le tas. Ensuite, se ruer sur un plateau. Jamais propre évidemment, rapidement essuyé avec un torchon pas net, c’est à peine si j’osais y poser mon quignon de pain. Et puis, c’est sans compter sur l’accueil des dames de la cantine. Je pense me souvenir que le sourire était en option.

 

La salle de la cantine était un endroit bruyant. Sur la table, des carafes d’eau dans lesquelles flottaient des morceaux de pain ou pire. Le rituel consistait toujours à aller vider cette carafe et à la remplir d’eau fraiche par crainte qu’un petit plaisantin ait craché dedans.

 

Quant aux propriétés nutritives des menus proposés, je crois que je ne les mentionnerais même pas. Des féculents, ça pour sûr, quelques légumes sans couleur, du poisson carré avec les yeux dans les coins, bref, rien qui vous donne envie, à un âge où il est important de goûter à tout, d’explorer au-delà des limites gustatives du plop cantinien.

 

Et bien mes Nains ne vivront pas ce calvaire. Petit Nain piaffe d’impatience à la perspective de prendre ses repas à la cantine avec ses collègues. Il faut dire que le bâtiment est tout neuf et c’est un comité constitué de parents, d’enseignants et de membres de l’administration qui s’est penché sur la conception du réfectoire. Des lignes modernes, des couleurs gaies et un personnel tiré tout droit d’un centre de formation Disney. Dans cette cantine, on est heureux de nourrir les mioches !

 

L’accent est mis sur une nourriture saine et équilibrée et chaque semaine, sont proposés à nos Nains, des menus asiatiques, occidentaux et végétariens. Les plats sont préparés avec des méthodes de cuisson saines (seul un plat par semaine peut être proposé frit) et tous les jours, les repas sont servis accompagnés de salade ou légumes. Fruit au dessert obligatoire. Et à l’heure du snack, le matin, 4 options sont offertes. Tout ça tenez vous bien, pour 4 euros par jour.

 

Quant aux bousculades dans la queue, que nenni ! Les plus jeunes sont servis en premier, puis 20mn plus tard, les moins jeunes, et enfin 20 mn plus tard les vieux Nains du primaire. Il est bien entendu interdit de courir dans les couloirs et les tas de cartables croche-pieds ne sont pas autorisés. Je pense que les carafes d’eau n’auront rien à se reprocher.

 

Quant à la question critique des manières à table, là non plus, je ne me fais pas de souci. Les Nains sont surveillés par des enseignants à qui ils doivent demander la permission de se lever de table et de quitter la cantine lorsqu’ils ont terminé leur repas. On ne gueule pas comme un baudet pour appeler son collègue à venir s’asseoir, on chuchote pour se raconter les derniers potins et il est impératif de dire « s’il vous plait » et « merci » au personnel. Manger avec les doigts vous envoie direct au coin et l’usage des couverts appropriés est enseigné et encouragé.

 

Personne ne forcera votre Nain délicat à manger ce qu’il y a dans son assiette mais il sera fortement encouragé à goûter et plus si affinité. De toute façon, le mien mange de tout et n’est pas trop regardant. Quant au choix des plats, il se fait grâce à des bracelets de couleur. Selon le choix des parents (et de l’enfant), il sera remis au Nain, le matin, un bracelet rouge pour le repas occidental, vert pour le repas végétarien et blanc pour le repas asiatique. En fin de déjeuner, le Nain rend son bracelet qui est alors désinfecté et remis en circulation pour le lendemain. Craché, juré, je ne vous mens pas.

Donc somme toute, quand on m’a demandé si j’étais pour ce nouveau concept de cantine – et éviter ainsi la confection de lunch boxes ultra saines à 6h du mat – pensez bien que je me suis hâtée de dire oui.

 

 

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SuperNanny 5 « l’Exterminateur »

Publié le par Fille Ainée

J’ai tenu trois semaines ! Trois semaines pendant lesquelles j’ai vaillamment passé l’aspirateur le lundi matin, nettoyé mes salles de bain et repassé devant des séries débiles les chemises de Monsieur 3xrien.

 

Par curiosité, j’ai, un jour, porté la montre cardio que j’utilise pour compter le nombre de calories brulées pendant mes séances sportives et ainsi connaître l’impact de ces séances ménagères sur mon niveau physique. 832 calories en 4 heures ! Avec bien entendu, une augmentation considérable des fréquences cardiaques pendant l’aspiration des tapis – à poils longs ! Je confirme donc qu’une séance de ménage est non seulement plus efficace qu’une heure en salle de sport mais également beaucoup moins chère. A vous de faire le choix!

 

Forte donc de cette expérience somme toute enrichissante mais épuisante, je me suis mise à la recherche de la perle rare. L’aurais-je trouvée ?

 

Lors de l’entretien, SuperNanny 5 a eu l’air un peu surprise de l’étendue de la surface de travail mais n’a pas paru rebutée. Elle m’a même poliment demandé si elle pouvait visiter la maison. Et puis, elle a posé LA question qui a fait que j’ai eu envie de la prendre dans mes bras et de la serrer jusqu'à suffocation : « tous les combiens voulez-vous que je nettoie la litière des félins ? ». SuperNanny 4 se contentait de passer l’éponge (de la cuisine, hein !) sur les bords des bacs à litière et c’est vraiment en cas de pollution nasale extrême qu’elle prenait l’initiative de vider le sable humide mais sans pour autant nettoyer les bacs. A raison de 3 félins, je ne vous dis pas la quantité de dépôt ! Et encore, certains d’entre eux, offusqués des conditions sanitaires, s’étaient mis à aller gratter le jardin !

 

SuperNanny 5 a débuté la semaine dernière. Elle est arrivée à 7h30 et s’est immédiatement mise au travail. Lorsque je lui ai demandé où elle voulait commencer, elle m’a regardé d’un air de dire « p’ove fille, va » et m’a répliqué qu’il était évident qu’il fallait commencer par le haut car la poussière descend et elle allait la « rattraper » dans la seconde partie de sa journée. Si j’avais été assise, je serais tombée de ma chaise. J’ai du avoir l’air bête, la bouche ouverte comme un poisson hors de l’eau.

 

Reprenant mes esprits, je lui ai montré le placard à éponges et là encore, SuperNanny 5 m’a prouvé qu’en matière de ménage, j’en suis encore au stade de l’éprouvette. Sur un « ne vous inquiétez pas, je connais mon travail », je lui ai laissé les rênes de l’aspirateur et je suis allée me réfugier dans mon Atelier.

 

SuperNanny 5 ne s’est pas arrêtée une seule fois, je ne l’ai pas vu prendre de déjeuner, elle m’a retourné tous les tapis, soulevé tous les meubles et je crois même que les félins y sont passés. Quant à moi, prise dans cette folie meurtrière, j’ai rangé mon Atelier.

 

A 15h, SuperNanny 5 m’a fait ses adieux et moi, je me suis permise une petite danse dans le couloir. Elle m’a certes laissé le repassage mais je suis certaine que je vais bien trouver une série débile pour y remédier. Je suis sauvée !

 


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SuperNanny 4 : la désinfection

Publié le par Fille Ainée

Pour excuser mon absence interneteuse, je pourrais invoquer de grands voyages, une charge de travail exagérée, un kidnapping, mais rien de tout cela. Je fais le ménage, c’est tout ! J’ai viré SuperNanny 4 et depuis c’est moi qui passe l’aspirateur. Super fière Fille Aînée mais je sais que ca vous fait rire. Il n’y a, certes, rien d’extraordinaire à cela sauf qu’il faut savoir que chez moi, il faut 4 heures pour couvrir la surface. Et que même encore, je découvre des coins que je ne connaissais pas. La découverte touristique de ma bicoque me comble d’aise ! Que celles qui ne me croient pas demandent à Moutie !

 

Avoir recours aux services d’une SuperNanny en Asie n’est pas un luxe mais une nécessité économique. Une création d’emploi en quelque sorte qui permet à ces SuperNannies de faire vivre et d’envoyer à l’école une myriade de frères et de sœurs restés au pays et qui sans le salaire envoyé tous les mois se retrouveraient à la rue. Les salaires ne sont pas élevés et les conditions de travail peuvent être très dures mais c’est quand même mieux que d’être sans emploi. Tiens, un concept qui devrait peut-être être cultivé dans notre douce France !

 

SuperNanny 4 est arrivée chez nous après SuperNanny 2 (qui prévoyait le dimanche d’être malade le lundi), SuperNanny 2bis (qui souriait si peu qu’elle vous donnait envie de vous pendre. Elle n’est restée qu’une semaine) et de SuperNanny 3 (qui se mettait à pleurer à la moindre remarque). Je ne lui ai jamais fait passer d’entretien car elle m’est tombée dessus un peu comme Mary Poppins pour remplacer la nièce de la tante de la copine de sa sœur qui, elle, n’est jamais venue travailler (vous suivez ?). Sur le coup, SuperNanny 4, c’était le messie.

 

Après la période habituelle des trois premiers mois, que nous appelons ici le « je t’impressionne », SuperNanny a commencé à montrer ses vraies couleurs. Là, c’est la période de la pente savonneuse qui dure plus ou moins longtemps en fonction de votre aptitude à détecter les conneries ou du temps que vous passez à la maison en leur présence. Comme je suis en général enfermée dans mon Atelier, je dois vous avouer que j’ai mis longtemps à m’apercevoir des petites coquineries de SuperNanny 4.

 

Pour commencer, il y a eu le grand mystère de l’évaporation du Fragonard. J’ai pour habitude de vaporiser une goutte de parfum d’orange sur mon oreiller le soir. Mais le niveau de liquide dans la bouteille baissait mystérieusement. Poreuse la bouteille me suis-je dit ! Jusqu’au jour, où croisant SuperNanny 4 dans le couloir, j’ai compris. Sympa le Fragonard en effet. Je lui ai donc offert sa propre bouteille pour sauver la mienne.

 

Je suis très à cheval sur l’hygiène. Même maniaque limite débile. Et quand je me suis aperçue que SuperNanny 4 quittait toujours très rapidement les toilettes et ne passait jamais par la case lavabo, ca a commencé à me turlupiner. J’ai bien sûr fait de très grosses allusions sur le fait que j’avais laissé à son intention du savon qui sentait l’amande et le lait d’ânesse mais en vain. SuperNanny 4 préférait garder des mains calleuses. Et moi, à partir de ce moment là, j’ai préféré désinfecter mes interrupteurs et poignées de porte après son passage.

 

Vous tenez le coup ? Parce que je me demande si je vais oser aborder la question des éponges. Vous savez celles que vous utilisez pour nettoyer la cuvette des toilettes et que vous n’êtes pas censées employer pour laver les surfaces de la cuisine ? Peut-être que oui finalement. Lorsque j’ai fait la remarque à SuperNanny 4 que nous avions les moyens de nous offrir des éponges différentes, elle m’a rétorqué qu’elle rinçait toujours religieusement (nous ne sommes visiblement pas de la même paroisse) entre chaque application. J’ai tout jeté, remplacé et je suis même allée jusqu'à écrire au feutre, sur chaque éponge, leur destination respective. Et puis j’ai tout désinfecté après son départ !

 

S’est posée la question de la litière des félins. Comme le félin ne tire jamais la chasse et en met partout, il faut régulièrement nettoyer et changer le sable. Chose que SuperNanny n’a jamais compris. Parce qu’évidement, ca rejoint le concept du « après ton petit pipi, tes mains tu ne te laveras pas ». Je l’ai surprise récemment à passer l’éponge sur les bords de la litière. Eponge qu’elle avait auparavant utilisée pour désinfecter la poubelle. Sauf que cette éponge, c’était celle dont on se servait pour laver les assiettes. J’ai tout jeté et tout désinfecté après son départ.

 

Le jour le plus beau est quand même celui où SuperNanny 4 m’a coupé le souffle. M’étonnant que mon tapis en fibre de bambou (il ne vient pas du Suédois celui-là !) était mouillé sous les pieds, SuperNanny 4, super fière d’elle, m’a expliqué qu’elle passait tous mes tapis à la serpillère. J’ai vu ma vie passer devant moi dis donc !

 

Vous allez me dire, pourquoi l’as-tu gardée si longtemps alors qu’elle était si peu capable ? Je dois vous avouer que je n’ai jamais beaucoup fait attention et que je n’ai jamais suivi SuperNanny 4 à la trace pendant ses pérégrinations ménagères. Mais ce qui a déclenché le processus de la pente savonneuse a été le mois de juillet dernier quand elle nous a réclamé son salaire et nous a accusé de l’avoir sous-payée alors que nous lui avions déjà versé l’intégralité du mois le 15 de celui-ci. Et puis le mois d’août. Mois pendant lequel elle a travaillé à temps partiel alors que nous l’avions payée à temps plein.  Ces petits détails agacent, voyez-vous. Et puis ses petites sautes d’humeur quand je lui faisais un commentaire sur la qualité de son service. SuperNanny 4 a beaucoup cultivé le concept du « je te fais la gueule si tu me fais une réflexion ». Ca, ça agace aussi, beaucoup !

 

Me voici donc depuis quelques jours à la tête de mon aspirateur et de mes éponges codées. Je ne me suis pas encore mise en quête de SuperNanny 5 mais le moment viendra sans doute où le plaisir d’attraper une suée en passant le balai n’en sera plus un. Entre temps, je brûle des calories, les Nains font leurs lits (ou pas, on s’en fout) et les félins se lavent les pattes au lait d’ânesse dans la pelouse. Et moi, je dors sur mes deux oreilles sachant qu’on attrapera pas le typhus. D'ailleurs à ce sujet, je vous recommande la lecture d'un livre que j'ai lu il y a, au moins, 20 ans. 

 

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Il est excellent et j'aurais d'ailleurs du en laisser une copie à côté du Fragonard !

 


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Overdose de rose

Publié le par Fille Ainée

Balade au jardin botanique de Singapour...

 

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Pediculus humanus capitis

Publié le par Fille Ainée

Cette saleté de rampant est responsable de notre pédiculose actuelle. En gros, on a des poux !  C’est Grand Nain qui nous avait rapporté ça de l’école au mois de juillet dernier. Pendant l’été, j’ai passé une bonne petite semaine à laver draps, taies d’oreiller, housses de coussin et couvertures pour me débarrasser du pediculus en question. Sans parler bien sûr du shampoing qui attaque tout et du peigne fin à passer dans des chevelures que mes Nains refusent de couper et qui leurs arrivent au bas du dos. On croyait s’en être débarrassés ! Mais le pediculus est fourbe !

 

Impossible ou presque de se débarrasser des lentes. C’est en fait une question de patience et surtout il faut trouver le truc pour les décoller. C’est la mère qui secrète une colle pire que la superglue pour attacher ses marmots à la racine des cheveux. Un vrai ciment. Et comme ici les conditions sont idéales à leur incubation - chaleur et humidité, le gros lot – vous imaginez la joie de cette mère modèle quand elle a vu passer la tête de mon Nain. Les Maldives !

 

Après, c’est sans compter sur les nymphes. Et je ne vous parle pas de ces gracieuses créatures mais du pou ado. Comme elles ne mesurent que 1 à 2 mm il est super difficile de les repérer dans les cheveux. Et comme les poux, elles se nourrissent de sang. En 15 jours, elles subissent 3 mues. 15 jours pendant lesquels vous vous dites « génial, on est débarrassé ! ». Que nenni ! Car elle peuvent s’accoupler 10h après la dernière mue. Et moi, je trouve ça répugnant de faire ça sur la tête d’un enfant.

 

Bien sûr ensuite, nous passons au pediculus qui lui peut vivre de 6 à 8 semaines sur la tête du Nain. En pleine forme le pediculus ! Sachez Messieurs que le pedicilus mâle possède 2 paires de testicules et qu’il féconder jusqu’à 18 femelles. Le Rambo du cuir chevelu !

Bref, une fois de retour à Kuala Lumpur, mon Nain m’a appris la mauvaise nouvelle. Et je tiens à m’excuser auprès de celui ou de celle qui s’est assis(e) en 31G sur le vol AF246 après notre passage. On vous enverra de la Marie-Rose.

Sauf que, fatiguée de balancer des remèdes bourrés de produits chimiques sur la tignasse de mes Nains, je me suis tournée vers les produits naturels. Et là, il y a de tout et n’importe quoi. Je passe sur les gousses d’ail à écraser et à étaler sur le cuir chevelu et les graines noires d’anone cherimole qui sont j’imagine aussi faciles à trouver qu’un prêt bancaire en Birmanie ! Non, je me suis tournée vers l’option mayonnaise/vinaigre blanc. Et j’ai donné le choix à mes Nains qui spontanément ont opté pour le vinaigre. Il est vrai que la mayonnaise eut été sympa et même faite maison (avec peut-être un soupçon d’ail et de ciboulette) mais le côté gras ne leur a pas plu. J’ai donc sorti la bouteille de vinaigre de vin blanc à l’estragon !

Dans ma recette de Grand-mère, il est indiqué un verre de vinaigre pour cheveux longs. Moi, j’ai fait au plus simple et j’ai carrément balancé le contenu de la bouteille sur mes trois têtes de Nains. Suivi d’un massage du cuir chevelu puis repos sous sac plastique pendant trente minutes. Ne pensez pas que cette étape se fait en toute facilité. Le vinaigre dégouline, descend dans les yeux, ca sent la salade à plein nez, bref, un carnage que nous avons effectué dehors. Au bout de trente minutes, shampoing répétitif pour se débarrasser de l’odeur puis démêlage au peigne fin pour ramasser le pediculus en masse.

Le rôle du vinaigre est de tuer les lentes et de décoller la superglue maternelle du cheveu. Est-ce que ça va marcher ? Je vous dirai ça dans quelques jours. Sinon, je passe à l’aïoli maison. En attendant, les machines tournent, les maitresses sont prévenues et mes Nains sont partis ce matin à l’école avec une goutte d’essence naturelle de lavande sur la tête pour repousser les poux et cacher l’odeur du vinaigre.

Et vous, c’est quoi votre truc ?

 

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Rentrée... sourire aux lèvres

Publié le par Fille Ainée

Petite histoire vraie pour vous donner un peu d’élan avant de reprendre le chemin de l’école.

 

Comme je vous l’ai déjà si bien dit, notre ruine provençale se décrépit et la toiture prend l’eau. J’adore le son de la pluie sur les velux dans notre chambre mais le ploc ploc des gouttes qui passent entre la cheminée et le plafond me dérange beaucoup plus. J’ai donc demandé à un couvreur de venir me faire un devis. Un homme bien brave qui a eu le mérite d’arriver à l’heure un soir de mois d’août. Un homme rare quoi !

 

Ne voyant pas le devis arriver, je me suis permise, avant de prendre l'avion, de rappeler ce Couvreur Rare.

 

Couvreur Rare : « ah ben, j’avais beaucoup de travail donc je vais vous l’envoyer par courrier la semaine prochaine »


Moi : « mais Couvreur Rare, je ne suis plus chez moi la semaine prochaine alors ton courrier jamais je ne vais le recevoir »


Couvreur Rare : « ah ben, je vais vous l’envoyer en Malaisie »


Moi : « mais Couvreur Rare, ton devis va mettre 3 semaines avant de m’arriver, si jamais il m’arrive. Ne serait-il pas plus rapide de l’envoyer par email ? »


Couvreur rare : « ah ben d’accord mais si je l’envoie par email, ça va mettre combien de temps alors avant que vous le receviez ? »

 

Première fois qu’un homme me laisse sans voix !

 

 

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Glorange

Publié le par Fille Ainée

Voilà quelques années, nous avons eu l’idée fantastique d’installer Internet dans notre ruine Provençale. D’une parce que les Nains n’auraient jamais supporté d’être coupés du monde civilisé pendant 6 semaines et de deux, c’était plus facile pour passer mes commandes chez Celui que l’on Redoute (et pour travailler aussi accessoirement). Et c’est à partir de ce jour que ma vie a changé. J’ai rencontré Orange et Glandu : Glorange !

 

Orange, dans ma vie, c’est un peu comme un p’tit merdeux dans une cour d’école qui vous observe et dès que vous avez le dos tourné, vous fait une crasse. Ce morveux, et maintenant j’en suis convaincue, tombe en panne dès qu’il sent que vous en avez besoin. Il ne se passe pas 2 jours sans que nous soyons obligés de redémarrer cette s@l.p.rie de Livebox. Avant c’était la panique totale dès que le petit voyant se mettait à clignoter rouge. Maintenant, nous prenons ça avec beaucoup de philosophie.

 

Nos relations conflictuelles avec Orange font que même si nous ne nous servons de l’Internet que 6 semaines dans l’année, nous n’osons sous aucun prétexte interrompre notre abonnement et payons un prix exorbitant l’immense plaisir de voir clignoter le petit voyant vert en arrivant dans nos pénates l’été. Car sachez qu’une année maudite, nous avions osé lui faire des infidélités et il nous a pris 3 semaines pour revenir dans le giron orangien. Une expérience qui rend terriblement humble.

 

Par contre, je ne peux achever cet article sans vous parler de Glandu. Car après une ultime visite la semaine dernière à l’agence Orange du coin, je crois que ma vie a pris une dimension tout autre.

 

Je me permets de donner un petit nom d’oiseau somme toute assez tendre à cet homme qui tous les jours vient travailler pour rembourser le prêt de sa cuisine équipée et qui courageusement accueille des gens qui ont bloqué leurs claviers car le chat s’est couché dessus, ou se lamentent qu’ils n’ont plus ni Internet, ni téléphone, ni télévision (un crime !) depuis deux semaines car Orange les a trahi. Et Glandu, j’en suis témoin, n’en perd pas pour autant le sourire. D’ailleurs je doute qu’un jour il ait eu le sourire. Car voyez-vous, toute joie de vivre semble l’avoir déserté. Glandu est accablé par le poids des soucis des autres.

 

Mais commençons par le commencement. J’arrive devant l’agence Orange un jeudi matin, jour de marché. Grave erreur ma fille. Tout le monde a profité du marché pour aller débloquer son téléphone portable. Sauf que moi, je fais sagement la queue derrière 4 personnes et un immense doberman pour rendre ma Livebox (LB pour plus de facilité). Evidemment, je fais tache car je ne l’ai même pas sortie de son carton d’expédition qui fait 3 fois la taille normale. Et comme je traîne déjà mon chariot de courses, ce sont mes Nains qui ont fait tout le marché avec moi en portant à deux cette énorme boîte ! « Non, Maman », me disent-ils, « ce n’est pas encombrant », en fauchant le stand d’olives au passage. Le marché tout entier est content de me voir enfin chez Orange.

 

Glandu est au comptoir avec sa collègue. Il observe ma boîte d’un œil dubitatif. Visiblement, il pense déjà qu’à l’intérieur de moi-même je suis complètement blonde de trimbaler un truc pareil. Enfin, vient mon tour (après 20 mn d’attente je me sens terriblement langoureuse !) et Glandu ouvre d’un geste assuré ma boîte en me lançant d’un ton narquois « Madame, c’est votre bon de retour, pourquoi n’avez-vous pas posté votre LB ? ». Glandu fait la moue. Il a marqué un point, uppercut, je crache le sang ! Ben dis-donc Glandu, pourquoi irais-je un jour de marché faire la queue à la Poste (pas folle la guêpe, c’est pire que dans ton agence) qui se trouve une rue plus loin pour te poster ma LB alors que je suis là, moi devant toi ? Glandu KO !

 

Glandu scanne mon code-barres. Il manie le laser comme un pro puis s’avachit sur son siège à roulettes. Et tous les deux, on attend. Glandu, avare de ses mots, ne me dit rien et me laisse sans voix, dans le grand questionnement du « mais j’attends quoi ? ». Et là, je comprends, Glandu, vautré, attend que son imprimante lui crache un bout de papier qu’il me demande de signer sans me laisser le temps d’en lire le contenu. Freine tes chevaux Glandu, on ne me la fait pas celle-là. Il piaffe, s’impatiente, me presse de signer en m’expliquant comme si j’avais 5 ans que je viens de lui rendre ma LB. Ben ça je sais, puisque c’est moi qui l’ai apportée !

 

Pour défroisser son amour-propre, Glandu me fait remarquer que j’habite une maison secondaire. J’en reste pétrie d’admiration devant sa perspicacité sans borne. Et immédiatement, de me demander où se trouve ma résidence principale. Et là, j’ai un grand élan de pitié à l’égard de Glandu que doit peut-être encore se demander où se trouve le département de la Malaisie en France ! A moins que Glandu ne demande à ses collègues banquiers. Glandu, la Malaisie c’est en Birmanie !

 

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On ne prête qu’aux riches

Publié le par Fille Ainée

Ce qui vient malheureusement de nous être prouvé. Pour financer nos divers projets d’aménagement de ruine, Monsieur 3xrien s’est adressé à plusieurs organismes financiers afin d’obtenir un prêt. C’était ça ou dénicher un sponsor comme pour le Tour de France ! Nous étions pourtant prêts à porter des maillots à logo et à nous faire tatouer mais l’option bancaire s’est naturellement proposée à nous. Par contre, ce que nous ne savions pas c’est que nous vivons dans un pays du tiers monde qui rebute les banques. Tiens c’est nouveau ! Nous pensions plutôt que la Malaisie était un pays en plein développement mais les banques françaises s’en méfient. Monsieur 3xrien a beau avoir un statut d’expatrié qui aurait pu attirer les sangsues du monde financier et bien non ! Il a le tort de travailler pour une entreprise locale qui aligne pourtant les projets pour les 30 prochaines années !

 

Je l’ai appris un peu par surprise cet été, Kuala Lumpur étant la capitale de la Birmanie (aaahhhhh), personne n’ignore que la situation politique est plus que tourmentée et qu’il convient de prendre des précautions. J’ai eu envie d’emmener l’imbécile qui m’a sorti ça à la bibliothèque et de lui plonger le nez dans un atlas mais j’ai préféré laisser ce monstre d’érudition baigner dans son ignorance. Le choc de la découverte aurait pu avoir de graves conséquences.

 

Il est intéressant, par contre, de noter que le taux de croissance annuel de la Malaisie est de 6,2% alors que la France se traîne avec un petit 0,3%. Quant au taux d’inflation de 0,5% qui entraine des petits taux d’intérêt d’épargne à 1%, c’est vrai qu’il donne l’impression de ne rien perdre mais aussi de gagner petit. En Birmanie pardon Malaisie, le taux d’inflation est de 3,3%, un très bon indicateur de croissance économique. Mais c’est certain qu’avec un taux de chômage qui s’élève à 10% en France, il est difficile de faire avancer l’économie. En Malaisie, seulement 2,9% de la population cherche du travail. Il n’y a pas de sot métier ! Pour conclure, la France est importatrice nette et la Malaisie exportatrice nette.

 

Nous nous sommes donc résignés aux multiples refus et avons décidé de faire appel à la main d’œuvre locale sous-payée. Moutie, je vais, pour le coup, t’acheter une brouette un peu plus grande  !

 

 

Publié dans Tranches de vie

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