Question d’algèbre
12h d’avion,
7h de décalage horaire,
20 degrés de différence,
10h de sommeil,
et au réveil :

le brouillard, la grisaille...
C'est décidé, je retourne me coucher !
Le blog de Fille Aînée
12h d’avion,
7h de décalage horaire,
20 degrés de différence,
10h de sommeil,
et au réveil :

le brouillard, la grisaille...
C'est décidé, je retourne me coucher !
L'effet démoralisateur que peut avoir un anniversaire de naissance chez certaines personnes commande la plus grande prudence. Allons-y donc sur la pointe des pieds !
Quand Grand-Papi voit le jour, le 10 février 1920, à Paris dans le 18eme arrondissement, l’hiver est doux. Il fait 14 degrés maximum! Quelques jours plus tard alors que Grand-Grand Mamie se remet à peine du choc qu’elle a subi, Paul Deschanel est élu Président de la République. C’est le premier d’une longue série de 14 présidents que Grand-Papi verra défiler ! On n’a alors pas encore inventé ni le Tupperware ni le bikini.
Quelques années plus tard, alors que Grand-Papi devient un petit garçon bien malicieux donnant beaucoup de fil à retordre à ses parents, le franc germinal est abandonné et Walt Disney donne la vie à un rat qu’il appelle Mickey ! L’effondrement de la bourse de New York l’année suivante n’a rien à voir avec les effronteries de petit Grand-Papi ni d’ailleurs la construction de la ligne Maginot ! Grand-Papi grandit dans l’insouciance, joue aux billes avec ses frères et court après les filles pour leur glisser des limaces dans le dos. Tout va bien !
En juillet 1936, la scolarité devient obligatoire jusqu'à 14 ans, mais Grand-Papi n’y attache pas beaucoup d’importance ! Il a fini, lui. C’est aussi cette année là que l’on invente la crème solaire, et Grand-Papi trouve ça très pratique pour partir au bord de la mer pendant les premiers congés payés. Les années suivantes, Grand-Papi prend beaucoup le train de la SNCF (1937) pour se rendre à la campagne !! Il est, voyez-vous, tombé fort amoooouuuuuureux de la jeune Grand-Mamie : blonde, yeux bleus, chevelure hollywoodienne. Grand-Mamie n’a eu qu’à battre les cils et il est là, grand benêt, à faire ses aller-retours tous les week-ends. Ca va mal finir tout ça !!
Les années suivantes plongent le monde entier dans un climat d’hostilité générale. Grand-Papi part en Allemagne travailler dans les usines et Grand-Mamie l’attend à la maison. A son retour, ils croquent la pomme (je vous l’avais bien dit, ça allait mal finir !) et Monsieur Moutie pointe alors son nez. Fini la tranquillité ! Mais en 1948, Grand-Papi fait la grève comme les autres.
Lamartine écrivait « Le livre de la vie est le livre suprême ». Et bien pour Grand-Papi on ne peut plus parler d’un livre mais d’une collection en 15 tomes. Je passe donc en accéléré sur les grandes étapes de sa vie pour m’arrêter un instant en 1980, date de sortie du Minitel ! Ah le minitel ! Vous vous en souvenez, moi aussi d’ailleurs et pour Grand-Papi, cet appareil est une révélation, le symbole de la technologie du 20eme siècle ! Et depuis, il collectionne tous les gadgets (et il n’a jamais rendu son minitel à la Poste), du téléphone portable auquel il ne comprend rien et n’utilise jamais, à l’ordinateur auquel il pense avoir tout compris et dérègle régulièrement. Recevoir un message email de Grand-Papi relève du miracle : cela veut dire qu’il a trouvé la touche « ENVOYER » ! Et des fois, vous le recevez en 20 exemplaires, ce message ! Malin.
Dis Grand-Papi, sans rancune, te rends-tu compte que tu es aussi vieux que Citroën?
Joyeux Anniversaire !!!
Je vous le jure, je n’ai pas pleuré. Mes yeux ont fui, c’est différent ! De le voir là, mon Petit Nain, sur scène, réciter son texte sans en oublier un mot, d’une voix forte et claire, Je ne sais pas ce qui m’a prise mais j’ai eu comme une bouffée de fierté maternelle qui a fait que ma gorge s’est serrée.
Quant aux fameuses chemises de nuit, rien à dire, si ce n’est qu’une des petites filles qui en portait une devrait soit éviter de lever les bras, soit ne pas oublier son caleçon dessous. J’ai du faire la fente sur le côté un peu trop haute. Oooouuuppsss !
Ma petite valise rouge est prête et je cours dans tous les sens avant de prendre mon (en)vol. Qu’ai-je bien pu oublier ? Ah oui, je voulais vous montrer mon tout dernier ouvrage, terminé hier après-midi. J’ai maintenant la conscience tranquille et je pourrais vendredi prochain, succomber avec Moutie, aux multiples tentations du Salon de l’Aiguille en Fête (sauf que Moutie ne succombe jamais, mais moi… c’est une autre histoire !).
Comme il est également impensable que je reste, demain, assise pendant 12 heures sans m’occuper les doigts, je me suis trouvée un autre petit ouvrage rapide et surtout simple à broder dans l’avion. Et comme il me fallait un porte fil pour me permettre de réaliser ce petit ouvrage, je me suis lancée, ce matin, dans la pâte Fimo pour réaliser ceci. Cela faisait longtemps que j’en rêvais devant les blogs de diplômées es Fimo, alors j’ai allumé le four et 30 mn plus tard :
Je vous laisse, il faut que je me rende à l’école des Nains. Petit Nain monte sur les planches, ce matin, pour nous jouer Mrs Bucket dans la pièce « Charlie et la Chocolaterie » et sortir les deux lignes qu’il apprend depuis 3 semaines (pour vous dire, même moi qui ai la mémoire qui flanche, je les connais par cœur !). Je prends mes mouchoirs (« c’est mon bébé, là, sur la scène !!! ») et mon appareil photo et je reviendrais plus tard avec un autographe signé de cette grande actrice. Je vous parlerai également de mes fameuses chemises de nuit. Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi l’affaire, cliquez ICI.
Hier, Petit Nain participait, avec sa classe, à une matinée sportive organisée par l’école. Courses d’obstacles, lancer de sacs de riz, parcours d’habilité avec un œuf et une cuillère, bref, on s’amuse, on rigole mais pas si facile que ça de courir avec un chapeau sur la tête en ricanant. Petit Nain a certainement l’esprit sportif ! Quant aux supporters, ils s’égosillent pour encourager leur équipe !
Fille Aînée entreprend tout juste de faire ses valises car voyez-vous, la semaine prochaine, je m’invite chez Moutie. Et comme je ne peux pas décemment arriver les mains vides, je suis allée faire des courses !
Dans ma valise, j’emmène :
Des aiguilles à tricoter en bambou (tailles diverses et variées),
Des charms à tout va,
Des montures pour faire des bagues et autres bijoux,
De la littérature japonaise (que je lis presque dans le texte (ooouuuuhhh la menteuse !) mais heureusement qu’il y a beaucoup d’images !).
J’ai passé, hier, un moment délicieux dans un des quartiers les plus sales que j’ai jamais vu et où il ne fait pas très bon y laisser traîner son nez l’été. Ce quartier regorge de trésors notamment une petite boutique de charms dans laquelle je passe des heures à plonger mes mains dans les casiers, à farfouiller, à tripoter, et la petite dame qui tient le magasin m’avance parfois un tabouret quand elle voit que je commence à fatiguer !
Si je vous dis que j’ai acheté tout ça pour moins de 5 euros, vous promettez de ne pas me lyncher ? Je prendrais les commandes plus tard si cela vous intéresse !
Aurais-je donc le droit de venir me mettre les pieds sous la table la semaine prochaine et d’échanger mes trésors contre un bout de tissu ? Attention, il conviendra de remonter le chauffage à cette occasion car il fait ici 25 degrés! Je risque de souffrir d’un choc thermique en arrivant à destination.
Lorsque le temps le permet, le samedi matin, Monsieur 3xrien et moi partons en randonnée dans les montagnes. Nous laissons les Nains à Super Nanny et chaussons nos bottes de 7 lieux. Ce matin, le soleil était au rendez-vous, donc pas d’excuse pour traînasser au lit. Nos randonnées nous réservent parfois des surprises et nous faisons quelques fois des rencontres inattendues. Vous venez ?
Le petit chemin qui mène au monastère (notre première étape) longe la mer
et les champs de bananiers. La nature est luxuriante, les plantes tropicales, et si vous avez une petite faim en chemin, libre à vous de vous servir sur les arbres : banane ou papaye ?

Ces balais servent à éteindre les feux de forêt, mais si vous aviez la malchance de vous trouver au milieu des flammes, je doute beaucoup de leur efficacité. Lorsque les Nains étaient petits et qu’ils voulaient encore nous suivre dans nos promenades, nous prétendions que ces balais avaient été laissés là par des sorcières. C’était en quelques sortes leur parking. Petit Nain nous a longtemps cru jusqu'à ce qu’un jour le rire moqueur de Grand et Moyen Nains ne lui enlève toutes ses illusions !
Levez les yeux !! Voilà une racine d’arbre qui a le sens de l’humour.
Le paysage change constamment, nous grimpons pour ensuite redescendre. Notre prochaine étape : le village voisin. Pour l’atteindre, soit vous prenez le petit ferry, soit vous descendez 1 143 marches (ou montez si vous faites la marche dans le sens inverse !!). A l’arrivée, vos jambes ont la tremblote et je vous invite à zigzaguer jusqu'au petit restaurant turc pour une pause sandwich bien méritée. A moins que vous ne préfériez d’abord faire une pause sur ce canapé abandonné au pied d’un arbre pour le confort des promeneurs.
Continuons notre promenade et je ne peux résister l’envie de vous montrer cette petite dame. Ne trouvez-vous pas qu’elle a beaucoup de charme avec ses crocs aux pieds !! Voilà un exemple parfait de mélange de cultures !!
Il est temps de prendre le chemin du retour, le soleil s’est caché et une âme charitable a déroulé le tapis « rouge ». Mais qui donc nous bloque le chemin ?
Nous rentrons enfin à la maison fourbus mais heureux de notre journée. Il est temps de faire couler un bain pour détendre nos jambes lourdes. Nous dormirons bien ce soir. Vous aussi j’espère !
Bon week-end à vous aussi…
Que faites-vous, vous, les jours où le temps est maussade, tout le monde à l’air de faire la tête et même le chauffeur du bus de l’école ne vous dit pas bonjour alors que d’habitude il vous montre toutes ses dents ? Et bien moi, je cocoone !! Je dis quand même bonjour au chauffeur du bus (après tout, lui aussi il a envie de cocooner mais il ne peut pas sinon qui vous emmènerait à l’école déposer les Nains ?) et je rentre chez moi me jeter sur le canapé, sous le quilt d’hiver, avec un bon livre.
Comme la grande histoire d’amooooouuuuurrr que j’avais commencé ICI ne progresse pas vraiment (j’en suis déjà à la moitié du livre et cette pauvre fille ne se rend même pas compte des sentiments d’amooooouuuuurrrr fou qu’elle éveille chez ce chef de bande qui la regarde avec des yeux de merlan frit), j’ai donc décidé de passer à autre chose, quitte à revenir à mon roman passionnel plus tard. Peut-être qu’en mon absence, il lui aura enfin montré ses arguments !
Bref, je suis en train de lire une jolie fable : « Le Garçon au Pyjama rayé », de John Boyne, traduite en 35 langues et vendue à 15 millions d’exemplaires dans le monde (y compris ma copie !!).
Bruno a neuf ans lorsque son père, un officier nazi remarqué par le « Fourreur », se voit confier le commandement « d'Hoche-Vite ». Le petit garçon n’a aucune envie de quitter sa grande maison de Berlin et ses 3 amis pour se retrouver dans une maison isolée et triste. De sa chambre, il aperçoit des hommes et des enfants, tous vêtus de pyjamas rayés. Mais personne ne veut lui expliquer qui ils sont. Faisant fi des interdits, Bruno part en reconnaissance et se lie d'amitié avec Schmuel, un jeune garçon de son âge qui porte un pyjama rayé et vit de l'autre côté de la clôture.
Ce récit est loin d’être triste malgré le sujet traité. Il relate du génocide des juifs à travers le regard d’un petit garçon qui ne comprend pas la réalité des événements auxquels est mêlé son père. Sa vision naïve et innocente des faits apporte une autre dimension à ce drame inhumain et montre que lorsqu’il s’agit d’amitié, les barrières n’existent pas.
Ce livre a été adapté au cinéma en 2008 mais je préfère de loin lire le roman.
- Docteur…. c’est Fille Aînée à l’appareil ! Je ne vais pas bien !
- Allons, dites-moi ce qui ne va pas Fille Aînée ?
- Et bien voilà docteur, En lisant, hier, le blog de Moutie, j’ai moi aussi voulu prendre part à ce merveilleux projet pour Haïti mais quoi faire ? j’ai soudain ressenti un grand vide inspirationnel.
- Inspiraquoi ?
- Le rien, docteur, le désert, la panne, et pourtant d'habitude ce ne sont pas les idées qui me manquent !
- Oh, Fille Aînée, cela ne vous ressemble pas !
- Et bien, c’est exactement ce que j’ai pensé. Et vous savez, docteur, le pire ? J’ai été obligée de demander à Monsieur 3xrien de me donner un coup de pouce. Le pauvre, il se trouvait là, à son bureau, absorbé dans un appel d’offre et je l’ai contraint à détourner, un instant, les yeux de son écran d’ordinateur et à penser pour moi ! Du jamais vu !
- Et alors, Fille Aînée, que vous a t-il suggéré ?
- Ce sera un ange, docteur ! Un ange pour des anges…

Si vous aussi vous souhaitez participer à cette action en faveur des orphelins d'Haïti, que ce soit avec vos 10 doigts ou avec vos petites économies, cliquez ICI.
Je voudrais, aujourd’hui, souhaiter un joyeux anniversaire à mon Papa, Monsieur Moutie.
Cadette et moi avons eu une enfance heureuse et comme tous les enfants, nous étions sûres que notre Papa était le plus fort, le plus intelligent (peut-être pas le plus beau n’exagérons tout de même pas) et que c’était le meilleur de tous les papas ! Et puis est venu l’âge de l’adolescence. Vous savez cet âge bête où on est couvert de boutons et on éprouve de terribles sautes d’humeur inexpliquées et surtout inexplicables ? Croyez-moi je n’y reviendrais pour rien au monde. C’est à cette période là que j’ai appris à courir très vite et à claquer les portes, surtout celle de ma chambre quand Monsieur Moutie me poursuivait dans la maison pour me faire regretter mes insolences ! C’est aussi à cet âge là que Cadette et moi avons abandonné l’idée de gagner une partie de Trivial Pursuit.
Mais c’est lui qui (patiemment) nous a appris à lire, qui nous aidait à faire nos devoirs de maths et de physique le dimanche après-midi en essayant de ne pas s’énerver, et qui nous a appris à parler l’argot (il ne faudrait peut-être pas nous en vanter !). Oui, c’est lui qui maintenant montre une patience infinie avec mes Nains de jardin et la Petite Brune, qui fait du baby-sitting l’été si besoin est et qui accourt pour faire des réparations dans ma maison d’été même s’il n’a pas le bon outil (en jurant quand même). Par contre, il ne m’a jamais prêté sa carte bancaire ! Hummmm…..
Bon, maintenant avec l’âge même si nous nous apercevons que de temps en temps Monsieur Moutie, autrement dit Papi Poute, n'est pas si parfait que cela et dit quelques bêtises, je tiens à dire que c’est vraiment un chouette papa et je suis sure que Cadette est d’accord avec moi !! (euhhh la carte bancaire, on en reparle ?)
Pour terminer cette petite prose en musique, Monsieur Moutie, je te propose ceci, qui, j’en suis certaine, te rappellera de bons moments !!