Absence pour cause de travail débordant…
J’ai trop de travail et c'est vraiment trop injuste comme dirait Calimero !
Le blog de Fille Aînée
Tout a commencé par une rencontre. Nous nous étions donné rendez-vous entre la pharmacie et la boucherie mais c’est finalement chez Phildar que nous nous sommes retrouvées par hasard. J’avais découvert le blog de Verveine quelques semaines auparavant et je l’avais contacté car elle organise des Tricothés juste à côté de notre villégiature d’été. J’ai passé un moment très agréable avec elle dans un petit salon de thé à discuter petites bricoles et pelotes de laine. C’est là que l’envie m’a prise de reprendre mes aiguilles.
Juste avant de quitter la Provence, je suis passée dans le magasin d’usine Anny Blatt dont m’avait parlé Verveine et je me suis retrouvée comme une petite fille dans un magasin de jouets : « Ferme la bouche Fille Aînée, tu vas gober les mouches » ! J’ai acheté suffisamment de laine pour tricoter des pull-overs pour tout mes 3xrien pendant les 20 prochaines années et il est inutile que vous vous y rendiez maintenant ; il n’y a plus rien !
Comme je n’ai malheureusement pu ramener toutes ces pelotes dans ma petite valise rouge, il m’a fallu faire un choix crucial et je n’ai pris avec moi que cette laine vieux rose 30% mérinos et 20% soie. Un régal ! Il ne me restait donc plus qu’à trouver un modèle. Et là, faites-moi confiance, cela ne m’a pas pris très longtemps.
Je ne suis pas du genre « mouton de Panurge » mais je suis curieuse ! Depuis quelques temps, fleurit sur les blogs le fameux GRR, autrement connu sous le nom de gilet caresse ou encore gilet de ces dames : le gilet à rangs raccourcis, quoi ! J’aime sa forme et je voulais apprendre la technique pour le tricoter. Son modèle original n’est pas disponible sur Internet (personne n’ose encore le diffuser et se faire taper sur les doigts) mais des équivalents tous aussi valables foisonnent.
Alors voilà ! Après quelques tâtonnements, j’ai enfin compris comment ça marche et depuis, je tricote quelques rangs dès que j’ai une minute (si, si, cela m’arrive !). Pour vous le montrer, j’ai fait appel à mon mannequin préféré (en fait, le seul qui était disponible à cette heure de la matinée). Je pense le terminer la semaine prochaine à moins que je ne commence encore quelque chose d'autre qui ralentira l'avancée de mon ouvrage...
Que faire lorsque soudainement prise d’une envie de faire autre chose que du patch, du tricot ou du point de croix ? Un bricolo bien sûr !
J’accumule depuis un certain temps des longueurs de rubans dont je ne fais absolument rien. Et bien plus maintenant ! Cela faisait longtemps que j’avais envie de faire un petit cœur comme celui-ci et les adeptes de Tilda reconnaîtront un des patrons de la collection d’été. Il ne me reste plus qu’à trouver une jolie poignée d’armoire pour l’y accrocher. J’ai déjà ma petite idée….
Ce n’est pas parce que j’ai quitté la Provence que mes travaux de rénovations ont cessé pour autant. Netter Nachbar s’occupe en effet de mon atelier de couture et abat les murs en pensant à Belle-Maman. Un coup de masse, deux coups de masse…. Grâce, donc, à la généreuse contribution (involontaire) de cette dame, qui je l’espère ne lira jamais cet article, je vais bientôt devenir l’heureuse propriétaire d’un atelier de couture entièrement adapté à mes besoins. Vivement bientôt !! Les murs seront blancs, le plancher en pin et j’ai des envies de vieux rose et de vert.
Riche de tous ces tissus achetés au dernier Salon de l’Aiguille en Fête, je me suis lancée dans un quilt sur lequel pourront se vautrer mes Nains lorsqu’ils viendront me rendre visite dans mon atelier. Je n’ai pas de patron, je coupe, assemble et couds au gré de mes envies. Espérons que cela ne tournera pas à la catastrophe !
Et pour ceux ou celles d’entre vous qui désireraient bénéficier des vertus thérapeutiques de la masse, je suis certaine que Netter Nachbar consentira à vous la prêter (discrètement) ne serait-ce que quelques temps.
Il semblerait que le cas désespéré de ces petites poules (voir article précédent) éveille en certaines de vous des élans de compassion que je respecte tout à fait. Et certaines d’entre vous m’ont demandé, de façon anonyme très discrètement, les explications du petit pull-over porté par ces poulettes. Soit, les voilà…

Je vais même jusqu'à vous donner le lien qui vous conduira sur le site de ces dames anglaises qui ont, elles, lancé un appel à l’aide pour trouver des volontaires. C'est ICI.
Alors Mesdames (et les messieurs qui tricotent) n’hésitez pas à vous munir de vos aiguilles, de vos restes de laine et au travail ! Les explications sont en anglais mais je me ferais un plaisir de vous les traduire si besoin est.
Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cet article déniché dans la presse britannique distribuée sur mon vol de retour. Petit clin d’œil aux Britanniques (et Monsieur 3xrien ne m’en voudra certainement pas), dont les idées farfelues ne cessent de nous divertir.
Il s’agit de l’initiative d’un groupe d’Anglaises du Somerset, à l’âme charitable, qui tricotent des gilets pour les poulets de batterie ayant perdu leurs plumes. Pendant 15 jours, ces petits poulets gardent leur gilet en attendant que leur plumage repousse.
The Guardian - édition du week end - 27 février 2010
* pour les non-initié(e)s : Gilet à Rangs Raccourcis
Je suis de retour sur mon île chaude et humide depuis hier matin et s’il existait un terme plus fort pour décrire humide, je crois que j’en aurais bien besoin ! Nous sommes dans le brouillard et ma vue sur les montagnes a disparu !
Pour ne point se laisser aller à la morosité ambiante et surtout pour garder les yeux ouverts, je suis partie marcher, ce matin, jusqu’au village voisin. 1h30 de marche ardue et pas grand chose à voir !

Mais la nature a quand même ses façons bien à elle de récompenser le promeneur courageux.

Et au bout de ces 1130 marches, croyez-moi, il y a le village !!

Mes vacances hivernales provençales s’achèvent, je ferme la maison et attention…. Je dois m’assurer que les petites choses poilues qui hantent mon jardin (et mon canapé) restent dehors. Sinon, nous risquerions bien d’avoir à nouveau de mauvaises surprises en revenant cet été ! C’est Monsieur 3xrien qui, un hiver, s’est trouvé nez à nez avec cette pauvre créature alors qu’il débarrassait une partie du jardin.

Un peu sec le félin, non ?
Marre de la peinture, des effluves de térébenthine, des ongles noirs et de la poussière dans les cheveux. Je fais une petite pause. Elle ne durera sûrement pas très longtemps mais il y a des jours où moi aussi je me donne le tournis !
Je vais aller me promener dans la nature...

et en rentrant, j'ai promis au chat de le nettoyer. Quelle idée d'aller se coller dans la peinture blanche quand on est couvert d'un poil angora !
Parole de Fille Aînée ! Je menais jusqu'à présent une aventure sulfureuse avec mon papier de verre, mon pinceau et ma lasure grise. La vie était belle, simple, je me levais le matin et je savais que nous allions immanquablement nous retrouver dans le cours de la journée.
Et puis, soudain, ma vie a changé ! Le coup de foudre, la rencontre. Un matin, alors que j’arpentais innocemment les allées de Monsieur Bricolo, je croisais son « regard ». Elle était là, modèle d’exposition parmi les autres : la ponceuse orbitale ! Depuis, j’ai abandonné mon papier de verre, si humble, si ridicule, et je ponce, je ponce à n’en plus finir.

OK, j’ai un peu l’air ridicule en polaire avec mon bonnet, enveloppée dans ma couverture (je suis dehors et il fait 3 degrés), mais elle s’en moque ma ponceuse. Elle travaille sans relâche.
Et pour repeindre mon armoire, je suis même allée jusqu'à faire des infidélités à ma lasure grise. Me voilà, à présent, partie dans la peinture à l’essuyer !
Je ne peux malheureusement que vous montrer le détail de la porte car il me reste encore à poncer la jolie serrure, remettre des étagères dignes de ce nom mais je vous promets que dès qu’elle sera terminée et que j’y aurais rangé mes tissus en piles impeccables, je vous la dévoilerai.