13 ans...
… et il m’étonne toujours !
Le blog de Fille Aînée
et un coup de sang !
Grande Copine de Reims arrive bientôt avec Grande Fille et reste quelques jours sur ma péniche avant de continuer vers Pékin. Comme mes Nains font du Mandarin depuis l’école primaire, j’ai pensé qu’il serait parfait de m’accrocher à ses basques et de la suivre dans ses explorations. Je connais déjà Pékin, mais j’imagine que cette grande ville a dû beaucoup changer depuis ma dernière visite, il y a 16 ans.
C’était à l’époque où je travaillais et c’était Monsieur 3xrien qui faisait la sangsue pour profiter d’une chambre d’hôtel tout frais payés. Et pendant que je travaillais à la sueur de mon front, lui partait explorer comme un touriste.
Cependant, les procédures pour obtenir un visa pour les Français sont devenues tellement compliquées que je me suis demandée si tout cela valait vraiment la peine. J’ai l’impression d’avoir à supplier les autorités chinoises de me donner la permission d’aller dépenser mes économies et booster le tourisme chinois.
Je vais vous donner un échantillon des questions – dont certaines sont plus qu’exagérées – posées dans le formulaire de demande de visa qui fait 5 pages.
A part les informations de base, telles que nom, prénom, date de naissance, il nous faut indiquer l’adresse de notre lieu de vacances, la durée de notre séjour, le nom de la personne qui finance nos vacances, si je dispose d’une assurance médicale, dans le cas de mes Nains, à quelle école sont-ils étudiants, qui sont les membres de ma famille proche (même si ceux-ci ne m’accompagnent pas pendant le voyage), leur nationalité et profession, à quand remonte ma dernière visite en Chine, où et pourquoi, quels sont les pays que j’ai visité ces 12 derniers mois, quand et pourquoi, dans le cas de mes Nains, qui rempli leur demande de visa et enfin si le pays qui m’accueille à présent et dans lequel je réside n’est pas le pays de ma nationalité, ai-je le droit d’y retourner après mon séjour à Pékin ? Et pourquoi pas la couleur de ma culotte au moment de l’embarquement ?
Inutile de vous dire que ce genre d’exercice m’exaspère au plus haut point. Sans oublier qu’il me faut fournir des photocopies de tous les documents plus une preuve de mon assurance voyage. Et n’oublions pas la petite obole au passage !
Maintenant vous comprenez pourquoi je vis depuis 17 ans dans mon île chaude et humide et que je n’ai jamais vraiment eu envie d’aller voir chez les voisins. Ce qui me fait le plus rager est que si c’était Monsieur 3xrien – briton d’origine – qui faisait sa demande, il n’aurait qu’à se présenter à la frontière avec son obole sans aucun besoin de remplir des cases. Cas de discrimination flagrant ?
Inutile de mentionner cet article aux autorités diplomatiques chinoises sinon je me verrais refuser l’entrée ou jeter en prison pour crime intellectuel. Surtout lorsque l’on sait que les blogs créatifs comme les notres sont généralement censurés voire interdits. Depuis quand le patchwork est-il une menace ?
Toutes les bonnes choses ont une fin, malheureusement. Nous reprenons le chemin de l’école lundi mais j’avoue que nous en avons quand même bien profité !
Journée plage avec Grande Copine et nos Nains respectifs
Bon week-end !
Nathalie est une jeune femme, discrète, étudiante en économie, qui aime lire et rire. Elle est abordée dans la rue par François, et tombe vite sous le charme de cet homme pudique et attachant, grand amateur de littérature et de puzzles. Un mariage très gai, une entrée sur le marché du travail, pour Nathalie, dans une entreprise nordique (le détail a son importance), quelques années de pur bonheur, et puis le drame : François ne reviendra pas. Reste, posé sur la table basse, le livre qu’elle était en train de lire, avec son marque-page, coupé en deux ; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d’un livre interrompu par la mort de son mari ?
Et puis la vie reprend peu à peu ses droits. Et il y a cette rencontre avec Markus, homme ordinaire, qu’elle n’aurait en temps normal jamais remarqué mais pourtant qu’elle embrasse subitement, comme ça, simplement parce qu’il était là, dans son bureau. Mais pour Markus, comment vivre, après un tel baiser ?
C’est Grande Copine qui me l’a mis entre les mains. Nous n’avons pas les mêmes goûts en matière de littérature, mais elle connaît les miens. Je lui ai donc fait confiance. Et puis je me suis également laissée tenter par le bandeau accrocheur: "le roman aux 10 prix littéraires".
Mais en abordant les premières pages, je me suis demandée qui avait bien pu tomber sur la tête au point d’accorder à ce livre 10 prix littéraires ! J’ai trouvé le style lourd, inélégant et franchement, je pense que même Petit Nain aurait pu prétendre l’avoir écrit. Alors pourquoi ?
Curieuse, j’ai continué ma lecture et puis j’ai fini par m’attacher à cette histoire et surtout aux personnages. Certains passages, même, ont réussi à me donner quelques frissons. Est-ce parce que cela evoquait une expérience personnelle (bien que je vous rassure, je n’ai jamais embrassé de Suédois au bureau), que je trouvais le personnage de Markus attachant et attendrissant et qu’il me rappelait quelqu’un, je ne sais pas mais il a du toucher une corde sensible.
Mais le style de l’auteur reste enfantin par endroit, voire un peu bêta : « Il voulait se mettre sur son 31. Il aurait même voulu se mettre au moins sur son 47, ou sur son 112 » style adolescent un peu niaiseux. Facétieux, David Foenkinos insère, entre certains chapitres, définitions du dictionnaire, recettes de cuisine, articles de journaux, paroles de chansons, commentaires…
Certains passages m’ont cependant fait sourire, comme celui-ci : « Oui, il était marié. Il nageait dans ce qu’il appelait : la vie conjucalme. Il ne se passait plus rien avec sa femme. »
Ou encore celui-là : « Pensée d’un philosophe polonais. Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment. »
Mais mon préféré reste celui-ci : « On ne devrait jamais faire l’économie d’une douleur potentielle. »
Pour conclure cette critique, je pense que les 210 pages de ce roman m’ont amplement suffi. La fin de l’histoire est prévisible, sans surprise. C’est un livre à lire au bord de la piscine ou à la plage et qui ne demande pas énormément d’effort intellectuel. Même son adaptation à l’écran manque de substance et c’est compréhensible quand on sait que c’est l’auteur du livre qui a écrit le scénario.
Si vous êtes tenté de lire « La délicatesse » ou si vous l’avez déjà lu, dites-moi ce que vous en pensez.
Et bien on dirait que ce châle mystère vous plait malgré des débuts un peu difficiles. Alors comme vous êtes nombreuses à me réclamer la deuxième partie – je vous aurais bien laissé un peu de temps pour vous remettre de vos émotions – la voici ICI.
Et aujourd’hui, je vous fais découvrir une jeune créatrice britannique, Claire-Anne O’Brien, et ses tabourets en tricot. Cliquez sur l’image pour voir le reste de sa collection.
Ça vous plait ? En tout ça, ça doit être très confortable.
A vos aiguilles, prêtes, partez ! Et on se retrouve jeudi prochain pour la troisième partie.
J’aime les chapeaux. Surtout les grands chapeaux de soleil. Et comme dans notre île chaude et humide, il fait beau 10 mois de l’année, il est important de se protéger.
Alors quand j’ai trouvé ces jolis chapeaux miniatures dans mon quartier à trésors, j’ai eu le coup de foudre. J’en ai acheté six sans vraiment savoir ce que j’allais en faire, mais, je vous rassure, l’inspiration est vite venue.
La frise en dentelle vient de « Blanc », motifs de broderie traditionnelle et au point de croix, ICI. Quant aux chapeaux, j’ai passé un grand moment à les customiser avec des rubans et fleurettes amassés au fil des années.
Demain, je passe aux "sacs" !
Cadette vous le dira, je suis une râleuse. Je corrigerais en disant que j’exprime mon mécontentement quand il y a matière ! Je pars du principe qu’à partir du moment où je dépense les sous durement gagnés par Monsieur 3xrien, j’attends en contrepartie un service à la hauteur de la somme dépensée. Pas difficile, n’est-ce pas ?
Et bien si ! Les endroits qui me font le plus protester sont les hôtels ! Imaginez-vous passer 2 heures sur Internet à chercher THE chambre qui vous promet un séjour fantastique dans un environnement merveilleux, calme et paisible. Seulement voilà, la réalité peut être toute différente.
Prenez l’hôtel dans lequel nous sommes descendus à Singapour. Magnifiques photos de la suite pour 4 personnes, possibilité d’ajouter un lit supplémentaire pour Petit Nain, proximité des boutiques d’Orchard Road (le pied !), piscine qui ressemble à autre chose qu’un bain de pied, bref, parfait pour nos deux nuits. Je réserve. 3 jours plus tard, on m’informe que l’ajout d’un lit supplémentaire n’est pas possible et que Petit Nain devra partager notre lit. Ah ! Publicité mensongère donc. Comme il est trop tard pour changer d’hôtel et que j’ai déjà payé, nous emportons un matelas pneumatique.
Nous arrivons vers les 20h, fatigués après 5 heures de route. L’accueil est glacial ; la réceptionniste au comptoir passe visiblement un moment douloureux dans sa vie personnelle et compte me le faire payer. Pas un sourire, à peine bonsoir, je crois qu’il est temps de lui suggérer une séance chez un psychanalyste. Et je croise les doigts pour que ce moment d’humeur soit passager et non contagieux.
Nous montons dans notre suite et là, surprise, il s’agit simplement d’une très grande chambre avec un grand lit et deux lits pour une personne. Non seulement, il va falloir que je dorme à côté de Moyen Nain qui ronfle mais en plus il y a largement la place d’ajouter ce lit supplémentaire pour Petit Nain. La personne qui a traité ma réservation sur Internet aurait-elle eu, elle aussi, un moment d’humeur passager ?
Nous décidons que rien ne viendra entamer notre bonne humeur et nous oublions le fait qu’il n’y a ni bouteille d’eau potable (l’eau du robinet a un goût de désinfectant), ni petite attention qui caractérise si bien l’hospitalité asiatique. La femme de ménage chargée de préparer notre arrivée a du avoir un moment d’humeur passager !
Notre première nuit a été très tranquille…jusqu'à 2h30 du matin quand les gamins de la suite d’à côté se sont mis à crier à tue-tête. Parce que voyez-vous, toutes les suites de l’étage communiquent entre elles ! Et puis, à 4h29, les parents se sont mis à ricaner avec les voisins qui ont claqué la porte en partant. Bref, inutile de vous le dire, j’avais les yeux un peu fatigués le lendemain. Mais nous avons fait en sorte de faire savoir à cette gentille famille voisine que nous étions levés et prêts pour une superbe journée. Sauf que la douche ressemblait à un jet d’eau pour canards. Monsieur 3xrien, qui fait une fixation sur la puissance douchale, a été plus que verbal dans l’expression de son désappointement !
Après une bonne journée passée au Marina Bay Sands (l’exposition Titanic était magnifique !), nous nous réjouissions de passer un moment relaxant au bord de la piscine. Sauf que voyez-vous, la piscine fermait à 19h ! Le surveillant de la baignade devait avoir un moment difficile dans sa vie personnelle et subir un moment d’humeur passager !
Bref, si vous séjournez à Singapour, n’oubliez pas de me demander le nom de cet hôtel dans lequel il ne faut absolument pas descendre…sauf si vous êtes psychanalyste.
Ah j’oubliais ! J’aurais pu vous dire tout cela la semaine dernière mais voyez-vous, l’Internet n’était pas inclus dans le prix de la suite !
Grand moment d’hilarité cependant quand j’ai surpris Petit Nain en train de se brosser les dents dans le bidet de la salle de bain. Y’en a qui perde pas le nord ! Quand nous avons expliqué à Petit Nain l’emploi de cet équipement sanitaire, celui-ci l’a immédiatement rebaptisé « Butt wash » (je vous laisse chercher la traduction) et a réclamé son enlèvement immédiat pour éviter d’induire en erreur ses collègues d’infortune.
Quelques petites bébêtes singapourienne pour Nadine
Varan qui terminait les restes du restaurant japonais d’à côté.
Je ne savais pas que ces bêtes là aimaient les sushis !
Petites méduses & co de l'aquarium de Sentosa
J’aurais pu vous dire « c’est pas moi, c’est lui », invoquer les forces du mal ou encore prétexter une blondeur subite, mais non, c’est bien de ma faute si, au lieu de publier la première partie du Châle Mystère, j’ai publié la deuxième jeudi dernier. Histoire de mettre un peu de piment dans ce nouveau projet ? Non même pas. J’étais simplement pressée de publier mon article avant de partir en vacances et je me suis mélangée les pinceaux. L’erreur est humaine et moi aussi !
Alors, je vous propose de défaire le 1er rang de jeudi dernier et de tricoter à nouveau cette première partie, dans la joie et la bonne humeur !
Explications ICI
Avant de commencer cette première partie, vous aurez au préalable suivi les instructions de la semaine dernière – c’est-à-dire, monté 241 mailles et tricoté deux rangs endroit.
Pour vous aider à vous repérer au milieu de votre ouvrage, je vous conseille d’utiliser un marqueur (SM).
Les instructions sont LA si vous voulez les imprimer.
Et comme découverte de la semaine, je vous propose les aiguilles à tricoter Peace Fleece qui s'est donné comme vocation de travailler avec des pays et des zones de vie difficiles. J'aime ! Si vous aussi, elles sont ICI.
Have fun !
Voilà, c’est terminé. Notre histoire s’achève après seulement quelques semaines. Je n’ai pas le cœur brisé, mais je ressens comme un grand vide. Pourquoi ne l’ai-je pas fait durer ?
Je dois vous l’avouer, lui et moi, on s’était rencontré sur Internet. Cela faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil et je n’avais jamais osé. Et puis un jour, je me suis lancée et là, ça a été le coup de foudre immédiat. On a tous vécu une histoire pareille non ?
D’ailleurs, qu’est ce que c’est qu’un coup de foudre, le « love at first sight » ? Certains le décrivent comme « une brûlure intense, une merveilleuse douleur, un tourbillon d’émotions ». Moi, je dirais que c’est un sentiment tellement fort qu’il vous transforme une personne totalement sensée et en pleine maîtrise de soi en un adolescent niaiseux et boutonneux, en pleine croissance hormonale.
Le danger est que ce " bonheur à l’état pur " peut frapper n’importe qui, n’importe quand, et surtout quand on s’y attend le moins. Moutie m’a toujours prédit que mon coup de foudre se produirait dans un supermarché au détour d’une allée. Moi, je voyais bien ça au rayon des surgelés, mais j’attends toujours. Ou alors, il ne doit pas faire ses courses au même supermarché que moi ! C’est bien ma veine !
Et puis qu’est-ce qu’on devient bêta quand on a le coup de foudre ! On est comme envoûté, on a les genoux en guimauve, le coeur dans l’estomac et l’estomac dans la gorge, on fini par perdre toute jugeotte, on annone des inepties et ça fini par des bêtises. Mais qu’est-ce que c’est bon !
Bon, même si on rattache le coup de foudre au domaine des sentiments, de l'amouuuur et des sensations, je ne veux pas vous décevoir mais il y a quand même une explication chimique. En fait, nous possédons deux " sortes " de cerveaux: le cerveau des émotions et le cerveau logique. Le cerveau des émotions réagit d'une façon instinctive (surtout le mien) et engendre très vite une réaction physique lorsqu'on rencontre la personne susceptible de nous plaire. Il réagit donc plus vite que le cerveau logique (à la traîne) et génère de l'adrénaline, entre autre. Cela provoque l'augmentation du rythme cardiaque, une hausse de la tension artérielle, induit une sensation de chaleur…. tout cela correspondant aux phénomènes physiques de l'émotion amoureuse soudaine. D’où la guimauve genouillère, les bégaiements et surtout les papillons dans l’estomac. Comprenez ?
Mais, vous allez me demandez, est-ce qu’un coup de foudre, ça dure ? Et bien non malheureusement. En fait, lors du coup de foudre, on a tendance à sublimer la personne rencontrée et comme on est privé de tout jugement objectif et qu’on ne perçoit de la personne aimée que les qualités - même ses défauts (lorsqu'on les voit) deviennent des charmes – et quand on se réveille enfin, cela peut mener à des désillusions qui provoquent un mal d'une intensité proportionnelle au bonheur ressenti auparavant ! En un mot attention à la chute ! Sortez les mouchoirs !
Alors ça nous mène où tout ça, Eastwood et moi ? Et bien, comme cette histoire a été absolument merveilleuse et que je ne voulais pas qu’on se quitte comme ça, Eastwood est à présent dans ma valise à destination de Kuala Lumpur. Je vais le laisser vivre sa vie pendant quelques mois avant de le retrouver avec tout autant de bonheur au mois de septembre !
