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Pérégrinations maraîchères

Publié le par Fille Ainée

Comme je vous l’avais annoncé, Grande Copine de Reims et Grande Fille sont arrivées dimanche après-midi sur mon île chaude et humide. Les débuts ont été difficiles (un bon coup de décalage horaire) mais comme elles ne restent que quelques jours, nous essayons d’en voir un maximum.

 

Hier, je leur ai donc fait découvrir le marché :

 

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Le poisonnier :

 

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Attention à ne pas vous approcher trop près des étals ; les poissons vivants coupés en deux à la « machette » respirent toujours et s’agitent en vain. Quant à la crevette récalcitrante, il arrive qu’elle finisse sur le trottoir à vos pieds !

 

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Admirez la couleur de ce poisson qui va finir à la casserole ! Son copain rouge à pois est déjà parti dans le panier de la ménagère.

 

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Le marchand de légumes :

 

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Le marchand de fruits :

 

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La boutique de produits déshydratés :

 

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Et enfin, je vous fais découvrir l’étal le plus appétissant : celui du boucher ! Sans les mouches !

 

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En espérant que je ne vous ai pas coupé l’appétit (remarquez que j’ai laissé les odeurs de côté) !

 

 

Publié dans Tranches de vie

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Histoire de mur

Publié le par Fille Ainée

C’est lorsque Anne Sophie m’a annoncé qu’elle allait passer un week-end à Berlin, que je me suis souvenue ! De ce livre attachant, lu il y a quelque temps. De cette histoire de mur, de couple séparé, et surtout de cette fin à laquelle on ne s’attend absolument pas. J’avais adoré et pour tout vous dire, j’aimerais beaucoup le relire.

 

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Août 1961 : en une nuit, les autorités d'Allemagne de l'Est érigent le mur de Berlin...

 

Cette nuit-là, venu près d'un checkpoint pour tenter de voler un sac de pommes de terre, Frantz parvient à passer à l'Ouest, réalisant son rêve de toujours... Mais il n'a jamais envisagé de le faire sans Elleonore, la femme qu'il aime.

 

L'exil est douloureux, pourtant Frantz semble reconstruire sa vie. Sa tristesse et son extrême gentillesse attirent les femmes. Il trouve un travail, un appartement, se lie avec quelques amis, décide même de se marier. C'est d'ailleurs avec une étrange minutie qu'il choisit Eva, sa future femme. Unis par une affection profonde, ils forment un couple à la fois précaire et solide.

 

Quelques années plus tard, les autorités d'Allemagne de l'Est autorisent certains exilés à passer quelques heures avec leurs parents. Frantz est l'un des premiers à profiter de cette aubaine et convainc Eva de l'accompagner. Une fois à l'Est, il conduit la jeune femme un peu intimidée dans un petit appartement. Une énorme surprise les attend...

 

Je vous le recommande vivement. 

 


Publié dans Au fil des pages

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La fièvre du samedi soir

Publié le par Fille Ainée

Ce soir, nous allons en boum. Ah pardon, ça ne se dit plus ! Bon, ben, nous allons guincher pour fêter les 40 ans d’une amie. Le thème de la soirée : les années Disco. Gros dilemme de la soirée : disco des années 70 ou des années 80 ? Parce que attention, c’est totalement différent ! Soit c’est Abba, soit c’est John Travolta !

 

Monsieur 3xrien et moi-même avons opté pour Abba. Björn, c’est-à-dire, Monsieur 3xrien, portera une chemise fluo verte à paillettes, un pantalon pattes d’ef en lycra rouge et une perruque noire affro. Je ne vous raconte pas l’effet « tue l’amour » ! Pour éviter de choquer les âmes trop sensibles, je ne publie pas de photos de la médaille en or sur torse poilu.

 

Quant à Agnetha, donc moi, je porterai une robe dos nu couleur escargot écrasé sur ma terrasse l’été dernier, des cuissardes à talons hauts noires en toile cirée qui vont me faire transpirer des mollets toute la soirée et une culotte bien sous tous rapports ! Parce que voyez-vous, à cette époque, les robes étaient tellement courtes qu’il valait mieux être prête à toute éventualité. Mais le problème, c’est de se souvenir toute la soirée qu’il ne faut pas trop se pencher en avant. Et plus la soirée avancera, plus le taux d’alcoolémie augmentera et moins je me souviendrais.

 

Plan A (20h30, début de soirée) : ne te penche pas ma fille, reste à la verticale.

 

Plan B (21h30, apéritif, une coupe de champagne) : tant pis, tu t’es penchée ma fille, relève-toi rapidement et souris en espérant que personne n’a rien vu.

 

Plan C (21h32) : zut, ça ricane derrière toi, fais comme si de rien n’était. Et si tu te cachais devant Monsieur 3xrien. Il l’a déjà vu, lui, ta culotte !

 

Plan D (j’vois plus l’heure sur ma montre) : aie, Agnetha dansait quand même mieux que ça, ton talon a rippé sur le dance floor et te voilà à quatre pattes. C’est pas grave ma fille relève-toi, de toute façon, ils sont tous aussi imbibés que toi.

 

Plan E (tiens, j’ai plus d’montre) : on s’en fout d’ta culotte, tu danses comme une déesse. D’ailleurs Agnetha, à côté de toi, c’est du pipi d’chat !

 

Bon, il faudrait quand même pas avoir trop mal aux cheveux demain matin parce que Grande Copine de Reims arrive avec Grande Fille. Ne pas lui souffler une haleine fétide à la figure. Ça, plus le décalage horaire, ça risque de ne pas pardonner ! 

 

Je vous laisse avec John et les Bee Gees, les rois du disco. Si Monsieur 3xrien arrive à me faire le crapaud, comme John, sur la piste de danse, ce soir, je ne réponds plus de rien.

 

 

 


Publié dans Tranches de vie

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Maroquinerie – collection Printemps/Eté 2012

Publié le par Fille Ainée

Je vous l’avais promis, après les chapeaux, je me lance dans les sacs. Voici les trois premiers de ma nouvelle collection. Pour vous donner une idée de l’échelle, j’ai posé le premier sac sur la main de Petit Nain (taille 7 ans).

 

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(A lire avec une voix de pétasse empotée) : « Ce sac inspiré d’un modèle japonais, entièrement cousu à la main et doublé, accompagnera à merveille les sorties à la piscine. Spacieux, il permet de ranger maillots de bain, magazines à potins et crème solaire. La rose fait ressortir l’élégance de la poignée et met en valeur les poils du bras de celle qui porte ce sac unique en son genre. L’élément incontournable d’une tenue réussie ! »

 

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« Ce grand sac souple, aux délicieux dégradés de rose, se prête à merveille aux courses du marché. Ample, confortable sur l’épaule, il exprime la volonté de celle qui le porte de vouloir rester belle tout en étant efficace. Un accessoire indispensable pour tourner les regards devant l’étal du poissonnier ! »

 

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« Dans ce cartable, la femme moderne pourra glisser son ordinateur portable, livres, sans oublier ses accessoires de beauté pour une journée studieuse et radieuse. La poignée tout cuir en peau retournée de bison des grandes plaines du Far West ajoute une touche sophistiquée à cet accessoire indispensable à la réussite d’une carrière ! »

 

Les deux derniers sacs de la collection vous seront présentés dans les prochains jours ! Ne manquez surtout pas ce rendez-vous mode. 


 

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Châle mystère – troisième partie

Publié le par Fille Ainée

Aujourd’hui, on attaque la troisième partie ICI.


Et, je vous montre ce qu’une équipe de 60 membres du « Stroud Knitting Group », en Angleterre, avaient tricoté en 2009 pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin : sa collection d’animaux empaillés, y compris les bestioles conservées dans du formol. Ces versions tricotées avaient été exposées au zoo de Bristol et l’exposition était intitulée "Les restes de Darwin".

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Vous pouvez voir quelques autres modèles ICIC’est fou ce qu’on peut faire avec des aiguilles, non ?

 

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Le coin couture de Picsou

Publié le par Fille Ainée

Lors de mon dernier passage à Paris, l’hiver dernier, je me suis égarée dans un de mes passages favoris : le passage Verdeau. Lorsque j’étais étudiante, j’y traînais souvent mes guêtres et cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs. Mais le top du top a été la découverte de la boutique « Le bonheur des Dames » qui n’était pas là à l’époque (et heureusement pour mon budget d’étudiante !). Les Nains ont poussé un cri d’effroi, ont tenté de me retenir mais que nenni, j’étais déjà lancé à pleine puissance et j’ai poussé la porte. J’en suis ressortie quelques heures minutes plus tard avec un kit « coin couture » de Cécile Vessière.

 

Je voyais très bien ce petit tableau à l’entrée de mon nouvel atelier et il me paraissait plus inoffensif que la pancarte initialement prévue « Entrez à vos propres risques et faites gaffe, je mors ! ».

 

Je n’ai même pas bronché en dépensant mes 31,90 euros. Une vraie touriste en manque. Seulement voilà, lorsque je l’ai commencé la semaine dernière et vite terminé en voiture entre Kuala Lumpur et Singapour, j’ai eu comme un petit goût d’amertume. Ce kit ne les vaut pas. Et j’entendais la petite voix sournoise de Moutie qui me susurrait à l’oreille « j’te l’avais bien dit ».

 

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Tout d’abord le modèle est d’une simplicité absolue mais ce qui m’a le plus gêné c’est le manque de cotons à broder. On dirait dit que Picsou a été chargé de couper les fils. Ce qui veut dire que ma p’tite dame n’a pas la même couleur de cheveux que sur le modèle mais elle a été obligée de reconsidérer la couleur de ses mèches et qu’il a fallu que je fasse ma poubelle à fils pour terminer la machine à coudre. Euh quand même pour ce prix là, vous auriez pu être plus généreux, non ?

 

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Vous remarquerez que j’ai osé faire une petite entorse au modèle et que j’ai rajouté des perles en haut (non fournies dans le kit évidemment. Faudrait pas exagérer non plus pour 31,90 euros) et un pompon à la pointe (également non fourni dans le kit. Ben oui, pour 31,90 euros, on n’a plus rien de nos jours ma p’tite dame !).

 


Publié dans Petites croix

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13 ans...

Publié le par Fille Ainée

… et il m’étonne toujours !

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Publié dans Tranches de vie

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Pourquoi le visa chinois m’a donné une crampe au doigt...

Publié le par Fille Ainée

et un coup de sang !

 

Grande Copine de Reims arrive bientôt avec Grande Fille et reste quelques jours sur ma péniche avant de continuer vers Pékin. Comme mes Nains font du Mandarin depuis l’école primaire, j’ai pensé qu’il serait parfait de m’accrocher à ses basques et de la suivre dans ses explorations. Je connais déjà Pékin, mais j’imagine que cette grande ville a dû beaucoup changer depuis ma dernière visite, il y a 16 ans.

 

C’était à l’époque où je travaillais et c’était Monsieur 3xrien qui faisait la sangsue pour profiter d’une chambre d’hôtel tout frais payés. Et pendant que je travaillais à la sueur de mon front, lui partait explorer comme un touriste.

 

Cependant, les procédures pour obtenir un visa pour les Français sont devenues tellement compliquées que je me suis demandée si tout cela valait vraiment la peine. J’ai l’impression d’avoir à supplier les autorités chinoises de me donner la permission d’aller dépenser mes économies et booster le tourisme chinois.

 

Je vais vous donner un échantillon des questions – dont certaines sont plus qu’exagérées – posées dans le formulaire de demande de visa qui fait 5 pages.

 

A part les informations de base, telles que nom, prénom, date de naissance, il nous faut indiquer l’adresse de notre lieu de vacances, la durée de notre séjour, le nom de la personne qui finance nos vacances, si je dispose d’une assurance médicale, dans le cas de mes Nains, à quelle école sont-ils étudiants, qui sont les membres de ma famille proche (même si ceux-ci ne m’accompagnent pas pendant le voyage), leur nationalité et profession, à quand remonte ma dernière visite en Chine, où et pourquoi, quels sont les pays que j’ai visité ces 12 derniers mois, quand et pourquoi, dans le cas de mes Nains, qui rempli leur demande de visa et enfin si le pays qui m’accueille à présent et dans lequel je réside n’est pas le pays de ma nationalité, ai-je le droit d’y retourner après mon séjour à Pékin ? Et pourquoi pas la couleur de ma culotte au moment de l’embarquement ?

 

Inutile de vous dire que ce genre d’exercice m’exaspère au plus haut point. Sans oublier qu’il me faut fournir des photocopies de tous les documents plus une preuve de mon assurance voyage. Et n’oublions pas la petite obole au passage !

 

Maintenant vous comprenez pourquoi je vis depuis 17 ans dans mon île chaude et humide et que je n’ai jamais vraiment eu envie d’aller voir chez les voisins. Ce qui me fait le plus rager est que si c’était Monsieur 3xrien – briton d’origine – qui faisait sa demande, il n’aurait qu’à se présenter à la frontière avec son obole sans aucun besoin de remplir des cases. Cas de discrimination flagrant ? 

 

Inutile de mentionner cet article aux autorités diplomatiques chinoises sinon je me verrais refuser l’entrée ou jeter en prison pour crime intellectuel. Surtout lorsque l’on sait que les blogs créatifs comme les notres sont généralement censurés voire interdits. Depuis quand le patchwork est-il une menace ?

 


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Dernier week-end de vacances

Publié le par Fille Ainée

Toutes les bonnes choses ont une fin, malheureusement. Nous reprenons le chemin de l’école lundi mais j’avoue que nous en avons quand même bien profité !

 

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Journée plage avec Grande Copine et nos Nains respectifs

 

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Bon week-end !

 

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Publié dans Tranches de vie

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La délicatesse

Publié le par Fille Ainée

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Nathalie est une jeune femme, discrète, étudiante en économie, qui aime lire et rire. Elle est abordée dans la rue par François, et tombe vite sous le charme de cet homme pudique et attachant, grand amateur de littérature et de puzzles. Un mariage très gai, une entrée sur le marché du travail, pour Nathalie, dans une entreprise nordique (le détail a son importance), quelques années de pur bonheur, et puis le drame : François ne reviendra pas. Reste, posé sur la table basse, le livre qu’elle était en train de lire, avec son marque-page,  coupé en deux ; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d’un livre interrompu par la mort de son mari ?

 

Et puis la vie reprend peu à peu ses droits. Et il y a cette rencontre avec Markus, homme ordinaire, qu’elle n’aurait en temps normal jamais remarqué mais pourtant qu’elle embrasse subitement, comme ça, simplement parce qu’il était là, dans son bureau. Mais pour Markus, comment vivre, après un tel baiser ?

 

C’est Grande Copine qui me l’a mis entre les mains. Nous n’avons pas les mêmes goûts en matière de littérature, mais elle connaît les miens. Je lui ai donc fait confiance. Et puis je me suis également laissée tenter par le bandeau accrocheur: "le roman aux 10 prix littéraires".

 

Mais en abordant les premières pages, je me suis demandée qui avait bien pu tomber sur la tête au point d’accorder à ce livre 10 prix littéraires ! J’ai trouvé le style lourd, inélégant et franchement, je pense que même Petit Nain aurait pu prétendre l’avoir écrit. Alors pourquoi ?

 

Curieuse, j’ai continué ma lecture et puis j’ai fini par m’attacher à cette histoire et surtout aux personnages. Certains passages, même, ont réussi à me donner quelques frissons. Est-ce parce que cela evoquait une expérience personnelle (bien que je vous rassure, je n’ai jamais embrassé de Suédois au bureau), que je trouvais le personnage de Markus attachant et attendrissant et qu’il me rappelait quelqu’un, je ne sais pas mais il a du toucher une corde sensible.

 

Mais le style de l’auteur reste enfantin par endroit, voire un peu bêta : « Il voulait se mettre sur son 31. Il aurait même voulu se mettre au moins sur son 47, ou sur son 112 »  style adolescent un peu niaiseux. Facétieux, David Foenkinos insère, entre certains chapitres, définitions du dictionnaire, recettes de cuisine, articles de journaux, paroles de chansons, commentaires…

 

Certains passages m’ont cependant fait sourire, comme celui-ci : « Oui, il était marié. Il nageait dans ce qu’il appelait : la vie conjucalme. Il ne se passait plus rien avec sa femme. »

 

Ou encore celui-là : « Pensée d’un philosophe polonais. Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment. »

 

Mais mon préféré reste celui-ci : « On ne devrait jamais faire l’économie d’une douleur potentielle. »

 

Pour conclure cette critique, je pense que les 210 pages de ce roman m’ont amplement suffi. La fin de l’histoire est prévisible, sans surprise. C’est un livre à lire au bord de la piscine ou à la plage et qui ne demande pas énormément d’effort intellectuel. Même son adaptation à l’écran manque de substance et c’est compréhensible quand on sait que c’est l’auteur du livre qui a écrit le scénario.

 

Si vous êtes tenté de lire « La délicatesse » ou si vous l’avez déjà lu, dites-moi ce que vous en pensez. 

 

 

Publié dans Au fil des pages

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