C'est dimanche !
Bon week end !
Le blog de Fille Aînée
Bon, ce n’est pas encore demain que je participerai à l’émission « Côté Fourneaux » ! Je ne me suis pas résignée, je persévère ! Je vais bien finir par me la faire cette pâte sablée ! En attendant, les Nains rient et se régalent.
Mais riez, riez donc Nains que vous êtes parce que moi j’ai lu « Chocolat Amer » de Laura Esquivel, et un jour, oui un jour, moi aussi je vous enchanterai avec mes cailles aux pétales de roses !

L'histoire se déroule au Mexique, en pleine tempête révolutionnaire, dans une ferme pas très loin des Etats-Unis. Mama Elena y vit avec ses trois filles. La petite dernière, Josephita ou Tita a le don pour la cuisine. Un jour elle rencontre Pedro et en tombe amoureuse : le regard de Pedro “sur son corps lui avait fait le même effet que l'huile bouillante au contact d'une pâte à beignets”. Aaaaaahhhhhhh……(note discrète de l’auteur)
Mais Mama Elena ne l'entend pas de la même façon. Corsetée serré par les règles du manuel de Carreño, les règles de la décence, Tita ne peut pas se marier avec Pedro. En effet, la tradition veut que la plus jeune fille de la famille doit se sacrifier pour veiller sur sa mère jusqu'à la mort de cette dernière. Avec le caractère de Mama Elena, femme sèche, acariâtre, véritable dragon domestique, bref, c'est l'esclavage à vie pour Tita.
Pedro se marie donc avec Rosaura, la sœur de Tita car c'est pour lui le seul moyen de vivre proche de son aimée. Sous la constante surveillance de sa mère, Tita est confinée en cuisine. Elle trouve réconfort en cuisinant les mets les plus savoureux. Tout pourrait être tranquille, mais c'est sans compter les effets de la cuisine de Tita. Elle sent les ingrédients et lui communique ses états d'âme, ses émotions. Pedro en est tout ensorcelé !
C’est un roman très agréable à lire, où il se passe toujours quelque chose, où les recettes de cuisine et l’intrigue amoureuse n'empêchent pas la petite touche de sensualité et de fantastique. Une bonne lecture d'été pour se changer les idées et qui vous donne envie de vous jeter sur vos fourneaux. À déguster sans modération !
En attendant, si vous aimez cuisinez, le citron et que vous voulez relever le défi de cette saleté de pâte sablée, je vous donne ma recette de tarte au citron/fromage blanc. Nous, on aime beaucoup le citron et plus il y en a, plus ça nous fait transpirer des joues, meilleur c’est.

Pour 6 personnes :
1 pâte sablée
500g de fromage blanc non battu
150g de sucre en poudre
3 œufs + 1 jaune
50g de crème fraîche épaisse
2 citrons
Préchauffez le four à th. 6 (180ºC).
Etalez la pâte, piquez-la avec une fourchette et garnissez-en le moule. Faites cuire à blanc au four pendant 10mn.
Lavez et brossez sous l’eau chaude un citron, séchez-le et faites des zestes puis pressez-en le jus. Pressez également le 2eme citron.
Dans un saladier, mélangez le fromage blanc, le sucre, les zestes et le jus des citrons, les œufs entiers et le jaune puis la crème. Mélangez bien sans battre.
Versez la préparation dans le fond de tarte. Enfournez et faites cuire 15mn au four. Baissez la température à th. 3-4 (100-110ºC) et prolongez la cuisson 50mn.
Cela faisait longtemps que mes Nains me réclamaient des sacs pour y ranger leurs chaussettes sales en voyage. D’habitude, nous glissons des sacs en plastiques dans nos valises mais un peu de sophistication ne fait de mal à personne.
Les sacs en eux-mêmes ne me posaient pas de problème mais j’avais envie de quelque chose d’unique et de personnalisé. Grand remue-méninges, triturage de cervelle et puis c’est venu tout simplement : chacun de mes Nains allait dessiner son propre sac. Pas besoin de broder son nom (un peu banal), ni de les coudre dans des couleurs différentes, simplement un petit dessin. Grand Nain a été le plus rapide et cela donne ceci :
Pas besoin d’explication n’est-ce pas, tout le monde comprend à quoi sert son sac. Pour celles/ceux qui doutent encore, je vous montrerai le contenu de la valise de Grand Nain à son retour de voyage scolaire la prochaine fois. Munissez-vous cependant d’une pince à linge.
J’ai tout de même légèrement surestimé la quantité de linge sale de mon Nain mais son sac pourra au moins servir à de multiples usages comme ranger son Petit Nain le soir quand on a fini de jouer avec !
Si les bébés étaient tous aussi sages que celui là, j’en aurai des douzaines (entendez-vous le cri de douleur de Monsieur 3xrien qui s’accroche à son portefeuille ?). Bon, d’accord, je vous l’accorde trois Nains c’est déjà bien.
Pour un petit moment de tendresse, allez voir ce blog, admirez cette ravissante petite chose rose, et puis revenez vite à la réalité.
Et si Madame de Sévigné avait tenu un blog ? Vous ne vous êtes jamais posé la question ?
Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné
Pauvre Madame de Sévigné ! Orpheline à l’âge de 7 ans, veuve à 25 ans parce que son pauv’ mec de mari, pour défendre l’honneur de sa maîtresse, meurt dans un duel (oups !), elle se trouve ensuite séparée de sa fille, Françoise, qui après son mariage avec Francois Adhémar de Monteil part vivre loin d’elle, à Grignan, dans le sud de la France.
Qu’elle ne se fasse pas d’illusion ; son gendre n’a épousé sa fille que parce que sa dot était énorme et qu’il avait des dettes. Car Françoise de Sévigné n’est pas une chouette fille. Elle est intelligente certes mais c’est une garce ! Et en plus, elle est déjà passée dans le lit du roi Louis XIV (décidément celui-là !!). Mais ça, Marie Rabutin-Chantal ne le voit pas.
Madame la Marquise souffre tellement d’être séparée de Fille Chérie qu’elle lui écrit en moyenne 3 à 4 lettres par semaine. Imaginez donc si elle avait eu accès à l’Internet et pu envoyer une tonne d’emails à son rejeton !?! Aurions-nous pu lire cette correspondance ? Qu’adviendra t-il de nos écrits dans quelques années ?
C'est avec cette pensée ultra philosophique que nous avons passé l'après-midi à Grignan, à admirer le château de la Princesse Morte (selon Petit Nain) et à parcourir les rues de la ville avant de déposer Grande Copine Parisienne à la gare TGV pour qu’elle regagne ses pénates.
Petites rues de Grignan
Le Château de la Princesse Morte (époque Renaissance) et la Collégiale Saint Sauveur
Ces grands portails derrière lesquels se cachent des jardins secrets
Nous avons déposé GCP en fin de journée sur le quai de la gare,

et dans sa valise, j’avais glissé une pochette « maison » pour ses petits dessous sexy !!
Dis Moutie on les publie quand nos échanges sur le Net ?
Cet après-midi, j’ai tiré Grande Copine Parisienne de sa chaise longue, après la sieste, et j’ai emmené ma troupe visiter Nyons, le Petit Nice de la Drôme Provençale.
Nous avons commencé par une visite de la Scourtinerie dans laquelle sont fabriqués les scourtins, ces petits tapis provençaux si caractéristiques de la région. Autrefois utilisés pour l’extraction de l’huile d’olive, les scourtins en fibre coco sont désormais utilisés comme objets de décoration. Les photos n’étant pas autorisées à l’intérieur de l’atelier, cliquez ICI si vous voulez en savoir plus.

Nous avons ensuite continué notre visite de la ville et découvert que Monsieur le Maire doit avoir un très bon sens de l’humour.
Visite de la Tour Randonne qui fut convertit en chapelle en 1862. Le monument fait 24 mètres de hauteur et domine toute la vallée. Et comme nous y avons fait une pause réhydratation et que Petit et Moyen Nains y ont oublié leurs bouteilles d’eau, la Vierge perchée en son sommet n’aura plus soif du tout. Nous par contre, un peu, si !
Descente vers le centre ville par les petites rues pentues (casse-gueules selon GCP), les Nains farceurs descendent les nombreuses marches glissantes de façon tout à fait personnelle.

Nous avons croisé de nombreux félins étalés en pleines ruelles ne demandant qu’à se faire caresser. Par contre, nous avons laissé cette petite dame prendre le frais sans l’importuner.

Notre promenade nous a ensuite mené à la coopérative dans laquelle GCP s’est adonnée aux plaisirs de la dégustation….de l’huile d’olive AOC. Moi personnellement, je préfère le rosé mais chacune ses goûts.
Nous avons passé un après-midi fort agréable et je vous souhaite un dimanche tout aussi plaisant. Faites attention sur les routes demain car ce jour est classé « noir » selon Bison Fufute. Quant à nous, nous avons pris nos dispositions et nous ne nous laisserons certainement pas prendre au dépourvu dans les embouteillages !
Cet après-midi, je me suis lancée dans la pâtisserie. Je ne suis pas particulièrement gourmande mais je sais que mes Nains le sont et sont toujours prêts à encourager mes efforts ;-) ; à leur façon quoi… Je vous explique.
Mon site de recettes favori est CELUI-CI. Il suffit d’entrer l’ingrédient qui vous reste dans le frigo depuis plusieurs jours et qui commence à faire la tête d’avoir été oublié là, entre la salade et le roquefort, et comme par miracle, on vous donne la liste de toutes les bonnes recettes que des internautes ont déjà essayé avant vous. Genre, pas de risque, vous n’allez pas vous empoisonner car d’autres ont survécu !
Il y a des recettes saugrenues, des inratables, d’autres encore toutes simples pour les jours de grande frugalité. Hier, mes Nains avaient envie de chocolat blanc et c’était le fromage blanc qui boudait entre les œufs et les olives.
Tada….. un gâteau facile au chocolat blanc et au fromage blanc.

Et je ne veux pas me hausser du col mais niveau présentation, là, je suis une déesse de la cuisine ! D’accord, j’avais un superbe moule silicone. Mais quand même ! Il aurait pu attacher au fond ce gâteau, brûler dans mon four avant la fin, ou se partager en deux au moment du démoulage, que sais-je !
Donc, en fin de repas, après que mes Nains se soient jetés dessus comme des mouches sur de la crème chantilly, ils ont voté. Ben ouais, c’est comme ça que ça se passe chez les 3xrien, on vote. D’habitude, j’obtiens, pour la présentation, un « nul à chier » (les ingrats) mais pour le goût par contre, je remporte souvent haut la main, un « waouh ». (Vous l’aurez remarqué, le vocabulaire est limité chez mes Nains en fin de repas !).
Et bien hier soir, pas d’exception, sauf que c’était la présentation qui était « trop belle » mais par contre niveau goût, « Mouoff », qui signifie en français : « elle aurait pu quand même faire un effort ». C’est vrai, je l’admets, il était bon ce gâteau, moelleux à souhait mais il aurait mérité un petit je-ne-sais-quoi pour lui donner un peu de um’ouf et faire ressortir le goût du chocolat blanc. A vous de jouer si vous voulez relever le défi.
Je pense que maintenant vous le savez tous, Petit Nain est une princesse, une vraie. Et comme toute princesse qui se respecte, elle doit avoir un trône. Et bien voilà qui est chose faite.
Un p'tit tour au vide grenier, on repart avec sa chaise sous le bras (une autre et oui !), on décape,

on repeint d'un léger gris, on patine avec une cire teintée gris argent, et surtout, surtout, on n'oublie pas le pochoir.

C'est notre princesse rose qui préside à présent en bout de table et domine la situation pendant les repas royaux. Attention, tenez-vous bien!

Un p’tit tour à la rivière pour chercher du bois flotté, 5 p’tits zozios d’après le modèle offert ICI et voilà, une nouvelle tête de lit pas banale du tout pour l’arrivée de Grande Copine Parisienne qui vient passer quelques jours avec nous.
J’ai rencontré Grande Copine Parisienne pendant ma première année d’études à Paris. Elle faisait une école de commerce et moi j’apprenais Goethe et Shakespeare. J’habitais alors dans un foyer de jeunes filles (ça fait rêver Monsieur 3xrien !) et un soir, j’ai rencontré GCP, ma voisine de chambre, dans la cuisine communale. Elle était en train d’étaler artistiquement un trait de ketchup sur sa quenelle. Evidemment, des débuts de rencontre telle que celle-ci, ça marque.
Nous avons passé de nombreux week-ends ensemble à hanter les rues de Paris et le jardin du Luxembourg, à dévorer des glaces chez Bertillon et à ricaner bêtement pendant de longues soirées passées à réviser nos examens.
Ne vous inquiétez pas, je me suis assurée que mes zozios étaient bien éduqués et ils ne devraient donc rien faire de suspect sur la tête de GCP pendant la nuit !!

Comme il faisait encore très chaud ce matin, j’ai décidé d’aller tremper mes Nains dans le Lac du Pas des Ondes à Cornillon. C’est un lac artificiel dans lequel on peut également pratiquer la pêche (à côté, rassurez-vous, pas au milieu des baigneurs).
Pour s’y rendre, nous sommes passés par des petites routes de montagnes qui tournent, virent et zigzaguent à travers la montagne et nous sommes passés par le petit village de Léoux dans lequel habitent moins de 100 habitants. Et on comprend vite pourquoi ! L’accès y est difficile et surtout il semble que ce soient les sangliers qui y effectuent les travaux publics !

Je comprends que certains abandonnent les lieux. Le paysage est pourtant superbe,

le précipice vertigineux et nombreux sont ceux qui ont du en faire l’expérience car voila un bien curieux panneau !

La vue sur le lac est magnifique et la couleur de l’eau reflète le vert de la nature environnante.

C’est dans ce cadre idyllique que mes Nains ont passé la majorité de la journée à faire du bateau, des pâtés et la sieste à l’ombre des arbres. Les vacances, ça épuise !
Mais qu'est ce que c'est bon !