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Tout un été sans FB

Publié le par Fille Ainée

Tout un été sans FB

Je viens de terminer ce livre de Romain Puértolas, celui-là même qui avait écrit l’histoire du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Livre que je n’ai jamais lu mais dont j’avais regardé l’adaptation à l’écran et que j’avais beaucoup aimée. 

 

Que se passe t-il donc tout un été, à New York, petite ville du Colorado ne comprenant que 150 habitants et où l’internet ne passe pas ? Pour occuper ses journées, Agatha Crispies, lieutenant de police, anime un club de lecture.

 

Lorsque survient (enfin !) un meurtre, Agatha se lance dans l’enquête, soupçonnant tour à tour une voisine au nom imprononçable, un écureuil radioactif, un bûcheron à la chemise unique, un Shakespeare qui saigne du nez et un garde barrière qui surveille les allées et venues de ses concitoyens.

 

Tout cela rythmé par l’ingestion frénétique de donuts au chocolat, à mesure que les morts s’empilent et avant d’aboutir à une solution, cristalline et évidente.

 

Bref, vous vous en doutez, cette histoire est vraiment déjantée ! J’ai passé un bon moment mais sans plus. Il n’a pas de réel intérêt littéraire et ça se lit très bien au bord de la piscine. Cependant, il ne restera pas dans mes annales de lecture.

 

J’ai même, aux deux tiers du bouquin, pensé l’abandonner, énervée que j’étais par toutes ces citations littéraires parsemées au cours du récit. Ce style m’a fait penser aux copies de bac de français pour lesquelles les profs ont recommandé aux étudiants de glisser des citations d’auteurs afin illustrer le propos et faire plus intelligent. Hors Romain Puértolas en glisse tous les deux paragraphes à croire qu’il n’avait que ça comme moyen pour allonger la sauce. Ou alors pour en faire un catalogue des classiques qu’il a été contraint d’avaler pendant ses jeunes années et prouver que, lui aussi, il est super fort en littérature classique.

 

Décidée à en savoir plus, je suis donc allée lire les critiques du fakir et là, je m’aperçois que c’est la même chose. Alors que ce livre avait, soi-disant, fait un tabac dans les librairies, conseillé de toutes parts et vendu, il semblerait, à 200 000 exemplaires, les lecteurs restent sur leur faim avec cette littérature de hall de gare. Serions-nous, au final, victimes d’un battage médiatique ? Romain Puértolas aurait-il soudoyé la presse littéraire pour renflouer ses caisses ? 

 

À vous d’en tirer vos propres conclusions. Si vous vous ennuyez sur la plage et préférez lire au lieu de faire des châteaux de sable, alors allez-y. Ça vous donnera sûrement envie de relire vos classiques au passage. Ceux qui ont vraiment une valeur littéraire ! Cliquez ICI si vous voulez tester avant d'investir. 

 

Quant à moi, je ne sais toujours pas comment on peut passer tout un été sans Face de Bouc. Enfin pas pour moi, surtout pour mes Nains. Si jamais, nous tombions en panne d’Internet, je n’ose même pas y penser !!

 

 

 

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L'Homme qui a oublié sa femme

Publié le par Fille Ainée

L'Homme qui a oublié sa femme

Qu'un homme oublie un anniversaire de mariage, jusqu'ici rien de très inhabituel (chez les 3xrien, c’est plutôt moi !). Mais le cas de Vaughan est plus étonnant : après un étrange malaise, il se réveille dans le métro londonien, totalement amnésique. Il ne se souvient ni de son nom, ni de son adresse, ni de sa famille. Il atterrit alors à l’hôpital où il séjourne pendant une semaine jusqu'à ce qu’un numéro de téléphone lui revienne en mémoire et le conduise à son meilleur ami qui s’empresse de lui rafraîchir la mémoire. Et c’est la stupéfaction ! Vaughan est en plein divorce. Pourtant, lorsqu'il revoit sa femme, c'est le coup de foudre. Malheureusement, elle n'a rien oublié de l'homme odieux qu'il était devenu... Prêt à tout pour la reconquérir, Vaughan saura-t-il réinventer sa vie ? 

 

L'histoire est légèrement niaiseuse mais comme l'auteur a beaucoup d'humour, on s’y laisse prendre. Au début, j’étais sceptique. Une telle perte de mémoire aussi soudaine est-elle probable ? Il semblerait que oui. Suite à un stress, un évènement douloureux, il est possible que d’un seul coup d’un seul, on ne souvienne plus de notre vie passée. Du coup, je sens que je vais me mettre à la méditation pour me calmer !!

 

Malgré son côté léger, cette histoire pose des questions très intéressantes sur notre identité profonde et surtout sur notre capacité à changer de vie. Vaughan s’interroge, tout au long du roman, sur le « comment en sommes-nous arrivés là ? ». Serait-ce la monotonie, la lassitude d’un mariage qui, au cours de vingt années, a transformé une merveilleuse histoire d’amour ?

 

L’œil de Vaughan est neuf et son analyse pleine de recul se heurte à la réalité.

 

J’ai aimé le ton pétillant et désopilant de ce roman sans prétention malgré le côté invraisemblable de l’histoire. Il se lit vite, on passe un moment agréable.  Et puis, je suis fan de cette ironie typiquement britannique ! Par contre, je doute qu’il me laisse un souvenir indélébile !

 

 

 

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Eleanor Oliphant

Publié le par Fille Ainée

Eleanor Oliphant

Ce roman, ça faisait longtemps que j’en avais entendu parler. J’ai, au début, pensé qu’il faisait partie de la même catégorie que “Vieux, râleur et suicidaire” de Fredrik Backman ICI. Un roman léger, divertissant, et bien pas du tout.

 

Eleanor Oliphant est une jeune femme un peu particulière.
Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. 

 

Fidèle à sa devise " Mieux vaut être seule que mal accompagnée ", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses weekends en compagnie d'une bouteille de vodka. 
 

Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec " maman ". 
Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. 

 

Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. 
 

C’est un roman plein d’humour, de légèreté, mais attention, ne vous y trompez pas. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre un personnage beaucoup plus complexe, une histoire de vie bourrée d’émotions et on tombe littéralement sous le charme de ce personnage atypique.

 

Je vous recommande vivement cette lecture !

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La Veuve

Publié le par Fille Ainée

La Veuve

Emportée dans mon élan après la lecture de La Coupure ICI, j’ai continué avec La Veuve.

 

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. Jusqu'au jour où une petite fille disparaît et les médias désignent Glen, son époux, comme le suspect principal. Jane devient alors l'épouse d'un criminel et les quatre années qui suivent ressemblent à une descente aux enfers.

 

Mais aujourd'hui, Glen est mort. Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n'est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupules, la veuve va-t-elle enfin livrer sa version de l'histoire ? 

 

Ce roman donne tour à tour la parole à la veuve, la journaliste Kate Waters, déjà rencontrée dans La Coupure (en fait, ce roman se situe avant La Coupure dans l’ordre chronologique), au policier Bob Sparkes et à Dawn, la mère de la petite fille. J'en déduis que tous les romans de Madame Barton doivent être construits de la même façon. 

 

Également, tout comme le précèdent, c’est un roman très bien construit, un peu plus difficile à suivre à cause des nombreux flashbacks de l’histoire (demande donc beaucoup plus d’attention), mais terriblement bien écrit et c’est ça qui le sauve.

 

Car, oui, j’ai été un peu déçue. On se lance dans la lecture avec l'espoir qu'on sera floué, trompé.... parce qu'on adore ces polars psychologiques qui vous roulent dans la farine. On attend ce dernier moment quand soudain VLAN, le dénouement vous prend par surprise et vous vous dites mince, j'ai été berné(e) ! Car c’est sûr, tout au long de l’histoire, on pense tout connaître tellement on est intelligent ! Malheureusement pour La Coupure, il ne se passe rien et l’histoire se termine comme elle a commencé. Aucune surprise et on a envie de réclamer son argent.

 

Ceci dit, cela n’enlève rien au plaisir de la lecture et au fait que j’ai passé de bonnes soirées avec mon bouquin. Mais je reste sur ma faim et je suis, de ce fait, ravie d’avoir commencé par le deuxième roman de Madame Barton car, du coup, je sais qu’elle peut mieux faire. Et cela ne m’a pas empêché de commencer la lecture du troisième. Et cette fois-ci, je l’attends ce fichu VLAN de dernier chapitre !!

 

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La Coupure

Publié le par Fille Ainée

La Coupure

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d'un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n'y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.

 

Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.

Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c'est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.

Quant à Kate, journaliste de renom et prête à tout pour obtenir un scoop, elle flaire là le premier indice d'une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.

 

Qu’est-ce qui relie ces trois femmes ?

Quelque peu prévisible, pourrait-on penser, au premier abord. On se dit, mais c’est évident, pas besoin d’en écrire tant de pages. On croit avoir tout compris et puis… paf, ça vous éclate à figure. On ne l’a pas venir cette fin. Bluffant !

 

J’ai absolument adoré ! N’ayant pas lu premier roman de Fiona Barton, je me suis lancée dans celui-ci en toute innocence.

 

Déniché dans un hôtel à Exeter, on aurait dit que ce bouquin me tendait les bras. A tel point que, supposée l’échanger contre un autre mais n’en ayant point sous la main, je l’ai discrètement « emprunté ». Peut-être aussi une façon de me servir sur la bête car les Nains et moi avions passé une nuit difficile – l’hôtel ayant coupé le chauffage pendant les heures nocturnes, en plein mois de janvier ! Inutile de vous dire que je n’avais pas vraiment l’intention d’être accommodante.

 

Donc pour en revenir à mon larcin, je plaide coupable mais quelle aventure ! J’ai tellement aimé la façon dont est raconté ce thriller que je m’empresse de commander le premier livre de Madame Barton : La Veuve.
 

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« Je ne t’aime plus ! »

Publié le par Fille Ainée

« Je ne t’aime plus ! »

C’est ainsi que Ben met fin à 15 ans de vie commune. Cinq petits mots et l’univers de Pauline bascule. Elle part alors se réfugier chez ses parents avec Jules, leur fils de 4 ans. Et là, elle attend que la douleur s’estompe.

 

Un jour, elle décide de reprendre les choses en main et de repartir à la conquête de son mari. Chaque jour, elle va lui écrire une lettre pour lui rappeler leur vie à deux et rallumer la flamme.

 

Mais cette plongée dans le passé pourrait bien être à double tranchant et cacher quelques secrets auxquels on est loin de s’attendre !

 

J’ai beaucoup aimé ce roman, dévoré en deux jours (aussi parce que la bibliothèque allait fermer !). L’auteur a un style très particulier et je me suis dit que si un jour me prenait l’envie d’écrire, j’aimerais beaucoup que le résultat final ressemble à quelque chose comme cela : beaucoup d’humour, un peu d’auto dérision.

 

Un roman qui sous des allures de littérature de plage, vous assène une grande claque vers la fin. Et le pire, c’est que vous ne la voyez pas venir. Une histoire touchante, aussi belle que triste.

 

Ce roman est le troisième de Virginie Grimaldi. Je n’ai pas lu les deux premiers mais celui-ci m’en donne l’envie.

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Jamais plus jamais

Publié le par Fille Ainée

Jamais plus jamais

Je vous mets de suite dans l’ambiance, inutile de vous le cacher plus longtemps. Je viens de terminer la lecture d’un bouquin pour lequel son auteur n’a vraiment fait AUCUN effort en matière de recherches. Et pourtant, on déclare dans la presse littéraire que Madame Agnès, je cite, « fait aujourd’hui partie des auteurs les plus lus en France ». Madame Martin-Lugand serais-tu une copine de Musso ?

 

Remarquez, je ne vais pas pleurer sur l’achat de ce bouquin car je l’ai trouvé dans une brocante pour un euro. Par contre, bêtement, je ne me suis pas contentée d’en acheter seulement un. Je n’ouvrirai donc même pas le deuxième et il ira de suite dans une banque du livre rendre une autre de mes compatriotes heureuse.

 

En plus, quand on sait que les droits d’adaptation cinématographiques ont été achetés par The Weinstein Company, ça me donne immédiatement envie d’aller le brûler. 

 

Je vous dois évidement des explications pour justifier ma déconvenue ! Et pour m’expliquer, je vais me référer à l’édition  Pocket que j’ai entre les mains.

 

Ce roman commence par deux décès. Pas drôle, mais jusque là ça tient la route. Un an plus tôt, Diane a perdu, dans un accident de voiture, sa fille et son mari. Elle ne peut se remettre de cette tragédie et ne sort plus de chez elle malgré les efforts de son ami Félix pour l’aider à reprendre une vie normale. 

 

Un jour, Diane décide soudain de quitter sa vie parisienne et de s’exiler en Irlande, pays que son défunt mari rêvait de découvrir. Et la voilà qui abandonne tout, prend ses valises et atterrit à Mulranny, petit village irlandais perdu dans le comté de Mayo. Je vous mets une petite vidéo pour vous montrer combien la côte irlandaise est magnifique. De toute façon, le pays entier est superbe. Déjà, ça donne envie de partir. De tout quitter.

Donc, jusqu’au départ de Diane pour Mulranny, tout va bien pour moi. C’est la suite qui m'a franchement exaspérée. Attention, si vous avez des envies de lire ce roman, arrêtez là la lecture de mon article car ce qui va suivre va forcément vous en gâcher la lecture ! Attention spoilers !

 

Lorsque Diane prend sa voiture de location à l’aéroport de Dublin, elle cale systématiquement. Sous l’œil goguenard des loueurs. Quelle quiche n’a pas réalisé que si la conduite se fait du côté opposé, il est évident que la boîte de vitesse l’est aussi ! Mais arrêtez de nous prendre pour des nouilles, Agnès ! Et puis de même, ce n’est pas parce que vous êtes incapable de changer un fusible (page 60) que toutes les filles sont aussi quiches que vous !

 

Une fois arrivée à Mulranny, Diane fait la connaissance d’Aby et Jack, un couple charmant à qui appartient le cottage qu’elle loue. Aby et Jack ??? Là, je reste dubitative ! Je n’ai JAMAIS entendu des noms pareils en Irlande. Donnez-moi du Eoin, Cuan, Oisin ou encore Shioban mais Aby et Jack ? Des prénoms à consonance tellement British que j’ai du mal à y croire. Surtout que page 47, Aby tient bien à informer Diane que « n’oublie jamais que nous ne sommes pas anglais » ! Incroyable. Et du coup, l’Agnès en rajoute une couche quand Edward fait son apparition. Edward ?!?

 

Pour éviter de vous dire de grosses bêtises, j’ai profité d’une soirée au pub pour consulter nos amis irlandais. Et Dieu sait qu’il y en avait ce soir là. La preuve est formelle, il est absolument impossible que des gens d’un certain âge comme Aby et Jack aient été appelé ainsi. Quant à Edward, il aurait tout simplement été prénommé Ned si ses parents avaient eu une inclination quelconque pour la culture britannique. Mais évidement, Ned ça fait moins sexy qu’Edward !

 

Maintenant passons au bilinguisme de Diane. Miracle ! Page 43, Diane débarque donc chez le loueur de voiture et déclare « j’avais réussi à comprendre mon interlocuteur – en dépit de son accent à couper au couteau… ». Agnès, je vous l’accorde, ce n'est pas facile surtout quand on débarque tout frais de Paris sans avoir jamais mis les pieds en Irlande. Il faut du courage ou être tombé dedans quand on était petit. Page 55, elle réitère en disant « il fallait que je travaille mon accent ». Donc on comprend très vite que pour Diane, il va y avoir de grands moments de solitude au niveau du dialogue. ET pourtant, la voilà qui n'a absolument AUCUNE difficulté, lorsque complètement bourrée, à la sortie du pub, elle trouve les mots justes pour insulter Edward/Ned : page 99, je cite « protège tes bijoux de famille, connard ! ». Chapeau !

 

Cela fait plus de 20 ans que je côtoie l’Homme. L’Homme n’est certes pas irlandais mais briton et lorsque nous échangeons des petits noms d’oiseaux sous le coup de la colère, même après toutes ces années, il m’arrive de ne pas trouver mes mots et du coup je me mets a bégayer, ce qui évidement donne beaucoup moins de poids à mes arguments ! Mais Diane, oh miracle, après seulement quelques semaines dans un bled perdu d’Irlande, alors qu’elle sort très peu de son cottage, semble avoir acquis un vocabulaire très coloré. Et en plus sous l’effet de l’alcool. Une aberration.

 

Continuons dans le registre de l’alcoolémie. Diane fréquente pas mal le pub local. Normal, c’est là où va boire Edward/Ned, mais c’est également là où elle apprend à boire de la Guinness. Non seulement, elle découvre cette bière infâme (notez que c’est une remarque personnelle), mais cette fameuse soirée du Nouvel An, à laquelle elle ne voulait pas se rendre, elle se saoule tellement qu’elle pense que c’est une fameuse idée de prendre le volant sur les petites routes de campagne irlandaise, en plein milieu de la nuit. A ce stade là, c’est du suicide. Il me vient alors l’envie de la voir passer dans un fossé. Elle, et les cigarettes qu’elle fume à la chaîne. D’ailleurs, entre parenthèse, son addiction à la cigarette est particulièrement pénible. Inutile d'insister Agnès, on avait compris la première fois.

 

Pour en revenir à cette conduite en état d’ivresse, je le conçois, s’il lui était arrivé quoi que ce soit, Diane aurait été dans l’impossibilité d’insulter les bijoux de famille d’Edward/Ned et du coup, un chapitre entier tombait à l’eau !

 

Vous l’aurez compris, ce bouquin m’a sérieusement tapé sur les nerfs. Mais ce qui remporte le pompon, c’est ce stéréotype : les Irlandais sont des « rugbyman mangeurs de moutons et buveurs de bière brune ». Là, j'ai envie de lui faire bouffer ses carcasses de moutons et de lui plonger la tête dans la Guinness à l'Agnès. Ca lui plairait si je l’appelais mangeuse de grenouilles et buveuse de picrate ?

 

Moi je sais comment elle l’a écrit son bouquin. De son canapé, en fumant à la chaîne, en finissant les fonds de bouteille, en une semaine top chrono. Jamais, elle n’est allée en Irlande, ne fréquente absolument pas les pubs irlandais et Mulranny, elle l’a choisi en faisant tourner sa mappemonde et en posant le doigt dessus, au pif, au hasard. Retourne dans ton canapé Agnès !

 

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Le plus bel endroit du monde est ici

Publié le par Fille Ainée

Le plus bel endroit du monde est ici

Ce n’est pas moi qui le dis mais les auteurs de ce livre très mince qui a tenu une toute petite place dans ma valise de retour. Un livre que j’ai dévoré pendant mes 20 et quelques heures de voyage pour rejoindre mes pénates tropicales. Ce livre est rempli de poésie et de magie et a le chic pour vous donner le sourire.

 

Iris a 36 ans et elle vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Un dimanche soir, rongée par les idées noires, elle en vient presque à se jeter d’un pont pour en finir. Cependant, interrompue dans son geste suicidaire, elle se met alors à errer dans les rues et tombe par hasard sur la devanture d’un café au nom plus qu’étrange : Le plus bel endroit du monde est ici

 

Intriguée, elle rentre et à l’intérieur, l’attend Luca, un bel italien…

 

Ce roman, un peu déjanté, est un conte philosophique qui sent bon le chocolat chaud. Je l’ai beaucoup aimé car il suscite la réflexion. Ce n’est pas un livre qui une fois terminé ne vous laisse que les souvenirs d’une belle histoire, mais c’est un roman qui pousse au questionnement. Et si en plus vous croyez aux anges !!!

 

 

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L'indésirable

Publié le par Fille Ainée

L'indésirable

Mettons-nous dans l’ambiance :

 

un grand manoir qui tombe en ruine, perdu dans la campagne du Warwickshire. Une famille désargentée mais toujours aussi fière qui, en cette fin de seconde guerre mondiale, n’a plus les moyens d’entretenir l’immense domaine. Et pourtant, le Dr Faraday se souvient, jadis, de fêtes et de grandes réceptions alors qu’il n’était que jeune garçon, fils d’une des domestiques.

 

Appelé au chevet de Betty, unique domestique à Hundreds Hall, Dr Faraday découvre avec tristesse ce qu’est devenu le domaine. Un lieu délabré, un parc totalement à l’abandon, une bâtisse qui croule sous la végétation. À l’intérieur, des pièces condamnées, des tapisseries qui tombent en lambeaux. Betty, elle, semble terrorisée par la maison elle-même. Qui, quoi, se cache entre les murs de Hundreds Hall ?

 

640 pages pour un roman qui oscille entre thriller et fantastique. Je dois vous avouer qu’il m’a causé quelques insomnies. Une nuit notamment où incapable de dormir, j’ai repris ma lecture, toutes lumières allumées. Au fur et à mesure de la lecture, on sent la tension monter, l’atmosphère s’alourdir, le réel devenir perturbé par des éléments d’ordre métaphysique qui instaurent le doute chez le lecteur.

 

Une histoire qui malgré tout tarde à démarrer. Ce n’est qu’en milieu de lecture qu’enfin se manifestent les premiers signes troublants. Lorsque Roderick, le fils ainé, revenu de la guerre manifestement traumatisé, devient la première victime. À moins que… avant cela, il ne s’agisse de Gyp, le chien. On nous promet frissons, suspense, mais ça piétine un peu.

 

Ce roman est également une chronique de l’Angleterre de la fin des années 40, encore fortement influencée par le système de classe sociale. Un témoignage de ces familles issues de la noblesse, croulant sous la décrépitude et les dettes. Une sorte de Downton Abbey qui aurait mal tourné.

 

J’ai aimé MAIS… la fin du roman m’a déçue. Je m’attendais à autre chose. À quelque chose de plus retentissant, de plus effroyable. Quoi que la question du « qu’a t-elle vu à l’étage » me hante toujours !! Vilain jeu de mot évidement.

 

Ce livre vient de sortir au cinéma. Son adaptation sera t-elle à la hauteur ?

 

 

 

 

 

 

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Les Heures Souterraines

Publié le par Fille Ainée

Les Heures Souterraines

C’est dans ma chambre d’hôtel à Paris, le mois de juillet dernier, juste avant de quitter les lieux et dans les 10 minutes qu’il a fallu aux Nains pour se laver les dents et fermer leurs valises alors qu’on avait dit check out à 10h, que, pour patienter j’ai allumé la télé et je suis restée plantée comme une asperge devant l’écran à regarder un film dont j’avais manqué le début et dont il était certain que je verrais pas la fin au risque de manquer notre train. Ce film, c’était Les Heures Souterraines, adapté du roman de Delphine de Vigan.

 

Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (expatriation oblige) et pour la découvrir, j’ai tout d’abord commencé par lire No et Moi, un livre qui semble t-il a eu beaucoup de succès. J’ai aimé modérément. Je l’ai trouvé un peu simple, on voit arriver la fin comme un éléphant rose dans un couloir. Je n’ai pas été véritablement enthousiasmé par les personnages et l’improbable amitié qui se noue entre eux.

 

De plus, le style de Delphine de Vigan m’a légèrement horripilé. Le livre est court mais on a l’impression que l’auteur tire sur les mots pour remplir l’espace. Un peu comme un de mes Nains à qui on demande de rédiger un texte de 150 mots et qui au bout de 100 manque d’inspiration. Beaucoup de répétitions en variant bien sûr le vocabulaire. C’est pénible. Irritant même. Tellement laborieux. Une lecture agaçante. Vous voyez ce que je veux dire ? A se demander si pour obtenir un style plus limpide, il ne faudrait pas ôter ces redondances mais du coup se retrouver avec un roman de 50 pages !

 

Toujours obsédée par ce film, et nullement déroutée par ma première lecture insatisfaisante, je me suis mise en quête des Heures Souterraines. Pas évident ! On a l’impression que le succès de No et Moi a mis au placard le reste de la littérature Viganesque.

 

Les Heures Souterraines parlent de la solitude des grandes villes dans lesquelles des milliers de gens se côtoient tous les jours mais ne se croisent jamais. Mathilde, veuve, mère de trois enfants et Thibault, médecin urgentiste ne se connaissent pas. Ils vivent et travaillent tous les deux au cœur d'une ville sans cesse en mouvement. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Le 20 mai.

 

Mathilde se rend tous les jours au travail en RER et suite à un désaccord en apparence anodin avec son supérieur qui s’acharne contre elle, entame une longue chute dans l'enfer du harcèlement moral au milieu de la lâcheté et de l’ignorance de ses collègues.

 

Thibault, lui, vient de rompre avec une compagne indifférente et se sent usé par son poste chez SOS Médecins.

 

Mathilde et Thibault se rencontreront-ils un jour ?

 

A travers deux personnages, l’auteur sonde le désespoir ordinaire des vies urbaines. L’anonymat des grandes villes, ici, en l’occurrence, Paris.

 

Les Heures Souterraines n’est pas un roman très joyeux, je vous l’avoue. Mais pour avoir vécu longtemps à Paris, il a résonné en moi. Je me souviens encore de ses longs trajets en métro/RER à sillonner Paris. De cette foule dans les transports aux heures de pointe là où personne n’ose croiser le regard de l’autre. À l’indifférence générale.

 

Delphine de Vigan a su trouver les mots justes pour décrire ce quotidien de violences psychologiques et de bassesses morales tellement infimes qu’elles pourraient presque passer inaperçues.

 

Malgré le fait que Delphine de Vigan tire toujours autant sur les mots, ce roman m’a conquise. J’ai adoré. Par contre, je vous conseille de le faire suivre par une lecture un peu plus gaie !!

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