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Et qui va commander sur ce chantier ?

Publié le par Fille Ainée

Et qui va commander sur ce chantier ?

Je crois que je ne remercierais jamais assez Fraro qui, récemment, m’a fait découvrir ce livre. Parce que qu’est ce que j’ai ri ! Et puis, maintenant je me sens beaucoup moins seule, réconfortée dans le savoir que d’autres que moi souffrent ou ont souffert sur leur chantier de rénovation de maison. D’autres âmes innocentes qui, croyant embaucher des professionnels, se sont retrouvés face à des bozos du bâtiment et en ont vu de toutes les couleurs. Encore que Jean Paul Dubois semble avoir accumulé les déboires et qu’en comparaison, je pense m’en être plutôt bien sortie. 

 

Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s’éreinte à la tâche, les artisans défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous... tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. 
 

Ce récit est, semble t-il, un récit véridique, la chronique d'un douloureux combat. Vous plaisantez, monsieur Tanner se lit comme une comédie et surtout d’une seule traite en ce qui me concerne.

 

C’est dès le début du livre que je me suis retrouvée dans les pages bien écrites :

 

- Vous avez une échelle ? Parce que nous on n’en a pas.
- Comment vous faites d’habitude ?
- On demande une échelle au type chez qui on travaille.
- Et s’il n’en a pas ?
- Vous rigolez ou quoi ? Tout le monde a une échelle !

 

Et bien oui, chez nous aussi nos maçons ont absolument tenus à emprunter notre escabeau qu’ils ont ensuite soigneusement recouvert d’enduit. Enduit qui se retrouvera sans doute sur tous les sols de la maison à chaque fois que l’on ressortira ce fameux escabeau pour faire de menus travaux.

 

Si donc vous voulez passer un très bon moment, je vous recommande vivement la lecture de ce petit livre, aux chapitres très courts et au rythme trépidant. Il est très bien écrit, avec beaucoup d’humour (et il en faut pour survivre à une telle aventure). Je vous promets un bon moment de détente !

 

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La goûteuse d’Hitler

Publié le par Fille Ainée

La goûteuse d’Hitler

Ce roman s’est inspiré, très librement, de l’histoire vraie de Margot Wölk qui, à l'âge de 96 ans, s’était enfin décidée à raconter son expérience pendant la guerre. Recrutée pour faire partie de ce cercle privé, elle était employée à goûter les plats servis à la table du Führer, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie.  

1943. Prusse Orientale. Elles sont dix, dix femmes devant une assiette, la faim au ventre mais surtout la peur nouant leurs entrailles ; chaque bouchée est peut-être la dernière ! Parmi elles, Rosa, elle aussi recrutée de force pendant que son mari Gregor, lui, est au front. Considérée comme « l'étrangère » car elle vient de Berlin, Rosa s’est réfugiée chez ses beaux-parents en attendant le retour de son mari.

Mais entre les murs du réfectoire, c’est une autre guerre qui s’affronte. Des affinités se créent mais également de la jalousie, de l’hostilité et des révélations qui vont bouleverser des vies.

Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.

« À la table du Loup », c’est ainsi que le titre de ce livre a été traduit en anglais et je trouve qu’il reflète davantage son contenu plutôt qu’un simple « goûteuse ».

Je dois avouer que j’ai moyennement aimé ce livre car le style de l’auteure est assez difficile à suivre. Dans un même paragraphe, sans prévenir, elle passe d’un personnage à l’autre et sous peu que vous soyez peu attentif, vous êtes bon pour relire le passage en entier.

Le démarrage est également lent, le style alambiqué et une progression dans l’histoire pas toujours facile à suivre à cause de nombreux retours en arrière qui se produisent sans crier gare.

La fin est un peu décevante et je suis restée sur ma faim au niveau de la troisième partie. De nombreux blancs sont laissés dans la vie de Rosa qui donnent l’impression que l’auteure a eu envie de terminer au plus vite son roman pour respecter un délai de publication. Pourquoi avoir passé tant de temps sur les deux premières parties pour expédier de telle façon la dernière ? C’est bâclé !

Je retiendrais tout de même cette très jolie phrase :

« Vous avez beau ne pas supporter le chapelet de boutons sur votre peau, l’intense soulagement que vous éprouvez à vous gratter contredit votre envie de guérir. »

 

 

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Et de trois !

Publié le par Fille Ainée

Et de trois !

Je vous avais parlé du premier La Veuve, puis du deuxième La Coupure et il était d’une évidente évidence que je lise le troisième ! C’est chose faite et j’en suis ravie mais tout aussi frustrée car il n’existe pas de quatrième pour le moment ! Il serait temps que Madame Barton se mette au travail !!

 

Notez qu’il n’est pas nécessaire de lire ces trois romans policiers psychologiques dans l’ordre. On y retrouve Kate Waters, la journaliste et DI Sparkes, le policier. Mais même sans avoir eu connaissance des deux premières affaires, il est très facile de suivre cette nouvelle enquête.

 

Alex et Rosie, 18 ans, partent en Thaïlande pour une année sabbatique et après quelques semaines manquent de donner de leurs nouvelles. Leurs familles, désespérées, paniquées, font alors appel aux autorités pour les retrouver. Kate Waters, toujours avide de scoop, se charge immédiatement de l’affaire. Une occasion bienvenue pour elle de se rapprocher de son fils Jake, parti vivre à Phuket deux ans auparavant et dont elle n’a presque plus de nouvelles.

 

Mais ce qui s’apparente au départ à une simple fugue d’ados qui aurait mal tournée, s’avère rapidement être quelque chose de plus sérieux. Les découvertes alarmantes se succèdent, le nombre de suspects se multiplie et la piste criminelle ne peut plus être écartée.

 

Face à la complexité de l’affaire et au manque de coopération des autorités sur place, Kate ne voit qu’une seule issue : se rendre sur les lieux afin de prendre l’enquête en main. Mais cette fois elle est loin d’imaginer à quel point elle va être impliquée personnellement …

 

Comme tous les romans de Fiona Barton, celui-ci se divise en chapitres courts donnant tour à tour la parole à la journaliste Kate Waters, au détective, DI Sparkes, à Alex et à ses parents. On ne s’ennuie pas. L’action est rudement menée, le doute est semé et les rebondissements ne manquent pas.

 

Je suis définitivement fan de Madame Barton et j’ai dévoré ce roman. Le Suspect est le pire cauchemar de tous les parents. C’est une histoire prenante qui, parce qu’elle se déroule en Thaïlande, est très proche de notre histoire personnelle.

 

Demandez à Moyen Nain quand nous avons refusé de le laisser partir en voyage de fin d’année avec ses jeunes collègues alors qu’il n ‘avait que 15 ans ! Le Nain en question était furieux mais en tant que parents je pense que nous avons fait du bon boulot et si le Nain est toujours là pour nous le reprocher et bien tant mieux !

 

 

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Les oubliés du dimanche

Publié le par Fille Ainée

Les oubliés du dimanche

Justine, 21 ans, est aide-soignante dans une maison de retraite. Depuis la mort de ses parents, elle vit avec un grand-père taciturne et solitaire, une grand-mère peu affectueuse, et son cousin Jules qu’elle considère comme son frère.
 

Murés dans le silence, ses grands-parents refusent d'évoquer l’accident et le passé. Alors elle se tourne vers ceux qui se souviennent. Ces « petits vieux » dont elle aime par-dessus tout écouter les souvenirs.

 

Elle tisse ainsi des liens particulièrement tendres avec Hélène, sa résidente préférée, retranchée sur une plage imaginaire de laquelle elle dévoile, morceaux par morceaux, l’histoire de sa vie et d’un amour qui a survécu au malheur et à la trahison. Justine passe des heures à l’écouter et consigne son récit dans un cahier bleu.

 

Jusqu'au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce que sommes nous vraiment certains de tout connaître de ceux qui nous sont proches ?

 

J’ai lu ce roman presque d’une traite ! C’est un roman tendre, bouleversant, mais aussi très chaleureux. Au début de sa lecture, j’ai d’abord pensé avoir affaire à une histoire toute simple, un roman léger qu'on lit sur une plage. Et puis au fur et à mesure que se déroule l’histoire, on se doute qu’il y a plusieurs facettes derrière cette belle histoire d’amour.

 

L’auteur relate trois époques de front sans que jamais l’on ne se mélange les crayons et je dois avouer que je n’ai pas vu venir la fin. Et j’ai été agréablement surprise de ce regard plein de sensibilité et de poésie posé sur une fin de vie. L’auteur parle avec beaucoup de finesse de choses graves.

 

Les oubliés du dimanche est un beau livre sur la mémoire et la transmission, le lien intergénérationnel.

 

Si vous voulez lire les 13 premières pages pour vous faire une idée, cliquez ICI.

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L'ombre de la menace

Publié le par Fille Ainée

L'ombre de la menace

La vie sans histoire de Gina Royal et de ses deux enfants vole en éclats lorsque qu’un conducteur saoul emboutit sa voiture dans le mur du garage familial. La police y découvre alors un corps pendu, sans vie, et réalise que ce garage a servi pendant des années de boucherie humaine au mari de Gina, Melvin.

 

Ce dernier est emprisonné, Gina est acquittée. Mais l'opinion publique reste persuadée qu'elle était sa complice. Victime de harcèlements, d'insultes et de menaces, Gina et ses enfants fuient et changent d'identité.

 

En arrivant à Stillhouse Lake, la vie semble enfin leur sourire. Personne ne les reconnaît. Mais un nouveau meurtre a lieu, qui rappelle étrangement le modus operandi de Melvin...

 

Cette histoire de cavale est racontée par Gina, qui au bout de 4 ans de fuite et 8 changements d’identité, pense avoir brouillé les pistes. Et il était temps car ses enfants commencent à en souffrir. Mais est-ce bien là la fin de l’histoire ? Je vous laisse le découvrir !

 

Un thriller que j’ai beaucoup, beaucoup, aimé au point de regretter l’avoir terminé trop rapidement. Heureusement, il existe une suite !

 

 

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Tout un été sans FB

Publié le par Fille Ainée

Tout un été sans FB

Je viens de terminer ce livre de Romain Puértolas, celui-là même qui avait écrit l’histoire du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Livre que je n’ai jamais lu mais dont j’avais regardé l’adaptation à l’écran et que j’avais beaucoup aimée. 

 

Que se passe t-il donc tout un été, à New York, petite ville du Colorado ne comprenant que 150 habitants et où l’internet ne passe pas ? Pour occuper ses journées, Agatha Crispies, lieutenant de police, anime un club de lecture.

 

Lorsque survient (enfin !) un meurtre, Agatha se lance dans l’enquête, soupçonnant tour à tour une voisine au nom imprononçable, un écureuil radioactif, un bûcheron à la chemise unique, un Shakespeare qui saigne du nez et un garde barrière qui surveille les allées et venues de ses concitoyens.

 

Tout cela rythmé par l’ingestion frénétique de donuts au chocolat, à mesure que les morts s’empilent et avant d’aboutir à une solution, cristalline et évidente.

 

Bref, vous vous en doutez, cette histoire est vraiment déjantée ! J’ai passé un bon moment mais sans plus. Il n’a pas de réel intérêt littéraire et ça se lit très bien au bord de la piscine. Cependant, il ne restera pas dans mes annales de lecture.

 

J’ai même, aux deux tiers du bouquin, pensé l’abandonner, énervée que j’étais par toutes ces citations littéraires parsemées au cours du récit. Ce style m’a fait penser aux copies de bac de français pour lesquelles les profs ont recommandé aux étudiants de glisser des citations d’auteurs afin illustrer le propos et faire plus intelligent. Hors Romain Puértolas en glisse tous les deux paragraphes à croire qu’il n’avait que ça comme moyen pour allonger la sauce. Ou alors pour en faire un catalogue des classiques qu’il a été contraint d’avaler pendant ses jeunes années et prouver que, lui aussi, il est super fort en littérature classique.

 

Décidée à en savoir plus, je suis donc allée lire les critiques du fakir et là, je m’aperçois que c’est la même chose. Alors que ce livre avait, soi-disant, fait un tabac dans les librairies, conseillé de toutes parts et vendu, il semblerait, à 200 000 exemplaires, les lecteurs restent sur leur faim avec cette littérature de hall de gare. Serions-nous, au final, victimes d’un battage médiatique ? Romain Puértolas aurait-il soudoyé la presse littéraire pour renflouer ses caisses ? 

 

À vous d’en tirer vos propres conclusions. Si vous vous ennuyez sur la plage et préférez lire au lieu de faire des châteaux de sable, alors allez-y. Ça vous donnera sûrement envie de relire vos classiques au passage. Ceux qui ont vraiment une valeur littéraire ! Cliquez ICI si vous voulez tester avant d'investir. 

 

Quant à moi, je ne sais toujours pas comment on peut passer tout un été sans Face de Bouc. Enfin pas pour moi, surtout pour mes Nains. Si jamais, nous tombions en panne d’Internet, je n’ose même pas y penser !!

 

 

 

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L'Homme qui a oublié sa femme

Publié le par Fille Ainée

L'Homme qui a oublié sa femme

Qu'un homme oublie un anniversaire de mariage, jusqu'ici rien de très inhabituel (chez les 3xrien, c’est plutôt moi !). Mais le cas de Vaughan est plus étonnant : après un étrange malaise, il se réveille dans le métro londonien, totalement amnésique. Il ne se souvient ni de son nom, ni de son adresse, ni de sa famille. Il atterrit alors à l’hôpital où il séjourne pendant une semaine jusqu'à ce qu’un numéro de téléphone lui revienne en mémoire et le conduise à son meilleur ami qui s’empresse de lui rafraîchir la mémoire. Et c’est la stupéfaction ! Vaughan est en plein divorce. Pourtant, lorsqu'il revoit sa femme, c'est le coup de foudre. Malheureusement, elle n'a rien oublié de l'homme odieux qu'il était devenu... Prêt à tout pour la reconquérir, Vaughan saura-t-il réinventer sa vie ? 

 

L'histoire est légèrement niaiseuse mais comme l'auteur a beaucoup d'humour, on s’y laisse prendre. Au début, j’étais sceptique. Une telle perte de mémoire aussi soudaine est-elle probable ? Il semblerait que oui. Suite à un stress, un évènement douloureux, il est possible que d’un seul coup d’un seul, on ne souvienne plus de notre vie passée. Du coup, je sens que je vais me mettre à la méditation pour me calmer !!

 

Malgré son côté léger, cette histoire pose des questions très intéressantes sur notre identité profonde et surtout sur notre capacité à changer de vie. Vaughan s’interroge, tout au long du roman, sur le « comment en sommes-nous arrivés là ? ». Serait-ce la monotonie, la lassitude d’un mariage qui, au cours de vingt années, a transformé une merveilleuse histoire d’amour ?

 

L’œil de Vaughan est neuf et son analyse pleine de recul se heurte à la réalité.

 

J’ai aimé le ton pétillant et désopilant de ce roman sans prétention malgré le côté invraisemblable de l’histoire. Il se lit vite, on passe un moment agréable.  Et puis, je suis fan de cette ironie typiquement britannique ! Par contre, je doute qu’il me laisse un souvenir indélébile !

 

 

 

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Eleanor Oliphant

Publié le par Fille Ainée

Eleanor Oliphant

Ce roman, ça faisait longtemps que j’en avais entendu parler. J’ai, au début, pensé qu’il faisait partie de la même catégorie que “Vieux, râleur et suicidaire” de Fredrik Backman ICI. Un roman léger, divertissant, et bien pas du tout.

 

Eleanor Oliphant est une jeune femme un peu particulière.
Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. 

 

Fidèle à sa devise " Mieux vaut être seule que mal accompagnée ", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses weekends en compagnie d'une bouteille de vodka. 
 

Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec " maman ". 
Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. 

 

Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. 
 

C’est un roman plein d’humour, de légèreté, mais attention, ne vous y trompez pas. Au fur et à mesure de la lecture, on découvre un personnage beaucoup plus complexe, une histoire de vie bourrée d’émotions et on tombe littéralement sous le charme de ce personnage atypique.

 

Je vous recommande vivement cette lecture !

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La Veuve

Publié le par Fille Ainée

La Veuve

Emportée dans mon élan après la lecture de La Coupure ICI, j’ai continué avec La Veuve.

 

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. Jusqu'au jour où une petite fille disparaît et les médias désignent Glen, son époux, comme le suspect principal. Jane devient alors l'épouse d'un criminel et les quatre années qui suivent ressemblent à une descente aux enfers.

 

Mais aujourd'hui, Glen est mort. Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n'est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupules, la veuve va-t-elle enfin livrer sa version de l'histoire ? 

 

Ce roman donne tour à tour la parole à la veuve, la journaliste Kate Waters, déjà rencontrée dans La Coupure (en fait, ce roman se situe avant La Coupure dans l’ordre chronologique), au policier Bob Sparkes et à Dawn, la mère de la petite fille. J'en déduis que tous les romans de Madame Barton doivent être construits de la même façon. 

 

Également, tout comme le précèdent, c’est un roman très bien construit, un peu plus difficile à suivre à cause des nombreux flashbacks de l’histoire (demande donc beaucoup plus d’attention), mais terriblement bien écrit et c’est ça qui le sauve.

 

Car, oui, j’ai été un peu déçue. On se lance dans la lecture avec l'espoir qu'on sera floué, trompé.... parce qu'on adore ces polars psychologiques qui vous roulent dans la farine. On attend ce dernier moment quand soudain VLAN, le dénouement vous prend par surprise et vous vous dites mince, j'ai été berné(e) ! Car c’est sûr, tout au long de l’histoire, on pense tout connaître tellement on est intelligent ! Malheureusement pour La Coupure, il ne se passe rien et l’histoire se termine comme elle a commencé. Aucune surprise et on a envie de réclamer son argent.

 

Ceci dit, cela n’enlève rien au plaisir de la lecture et au fait que j’ai passé de bonnes soirées avec mon bouquin. Mais je reste sur ma faim et je suis, de ce fait, ravie d’avoir commencé par le deuxième roman de Madame Barton car, du coup, je sais qu’elle peut mieux faire. Et cela ne m’a pas empêché de commencer la lecture du troisième. Et cette fois-ci, je l’attends ce fichu VLAN de dernier chapitre !!

 

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La Coupure

Publié le par Fille Ainée

La Coupure

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d'un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n'y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.

 

Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.

Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c'est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.

Quant à Kate, journaliste de renom et prête à tout pour obtenir un scoop, elle flaire là le premier indice d'une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.

 

Qu’est-ce qui relie ces trois femmes ?

Quelque peu prévisible, pourrait-on penser, au premier abord. On se dit, mais c’est évident, pas besoin d’en écrire tant de pages. On croit avoir tout compris et puis… paf, ça vous éclate à figure. On ne l’a pas venir cette fin. Bluffant !

 

J’ai absolument adoré ! N’ayant pas lu premier roman de Fiona Barton, je me suis lancée dans celui-ci en toute innocence.

 

Déniché dans un hôtel à Exeter, on aurait dit que ce bouquin me tendait les bras. A tel point que, supposée l’échanger contre un autre mais n’en ayant point sous la main, je l’ai discrètement « emprunté ». Peut-être aussi une façon de me servir sur la bête car les Nains et moi avions passé une nuit difficile – l’hôtel ayant coupé le chauffage pendant les heures nocturnes, en plein mois de janvier ! Inutile de vous dire que je n’avais pas vraiment l’intention d’être accommodante.

 

Donc pour en revenir à mon larcin, je plaide coupable mais quelle aventure ! J’ai tellement aimé la façon dont est raconté ce thriller que je m’empresse de commander le premier livre de Madame Barton : La Veuve.
 

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