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L'indésirable

Publié le par Fille Ainée

L'indésirable

Mettons-nous dans l’ambiance :

 

un grand manoir qui tombe en ruine, perdu dans la campagne du Warwickshire. Une famille désargentée mais toujours aussi fière qui, en cette fin de seconde guerre mondiale, n’a plus les moyens d’entretenir l’immense domaine. Et pourtant, le Dr Faraday se souvient, jadis, de fêtes et de grandes réceptions alors qu’il n’était que jeune garçon, fils d’une des domestiques.

 

Appelé au chevet de Betty, unique domestique à Hundreds Hall, Dr Faraday découvre avec tristesse ce qu’est devenu le domaine. Un lieu délabré, un parc totalement à l’abandon, une bâtisse qui croule sous la végétation. À l’intérieur, des pièces condamnées, des tapisseries qui tombent en lambeaux. Betty, elle, semble terrorisée par la maison elle-même. Qui, quoi, se cache entre les murs de Hundreds Hall ?

 

640 pages pour un roman qui oscille entre thriller et fantastique. Je dois vous avouer qu’il m’a causé quelques insomnies. Une nuit notamment où incapable de dormir, j’ai repris ma lecture, toutes lumières allumées. Au fur et à mesure de la lecture, on sent la tension monter, l’atmosphère s’alourdir, le réel devenir perturbé par des éléments d’ordre métaphysique qui instaurent le doute chez le lecteur.

 

Une histoire qui malgré tout tarde à démarrer. Ce n’est qu’en milieu de lecture qu’enfin se manifestent les premiers signes troublants. Lorsque Roderick, le fils ainé, revenu de la guerre manifestement traumatisé, devient la première victime. À moins que… avant cela, il ne s’agisse de Gyp, le chien. On nous promet frissons, suspense, mais ça piétine un peu.

 

Ce roman est également une chronique de l’Angleterre de la fin des années 40, encore fortement influencée par le système de classe sociale. Un témoignage de ces familles issues de la noblesse, croulant sous la décrépitude et les dettes. Une sorte de Downton Abbey qui aurait mal tourné.

 

J’ai aimé MAIS… la fin du roman m’a déçue. Je m’attendais à autre chose. À quelque chose de plus retentissant, de plus effroyable. Quoi que la question du « qu’a t-elle vu à l’étage » me hante toujours !! Vilain jeu de mot évidement.

 

Ce livre vient de sortir au cinéma. Son adaptation sera t-elle à la hauteur ?

 

 

 

 

 

 

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Les Heures Souterraines

Publié le par Fille Ainée

Les Heures Souterraines

C’est dans ma chambre d’hôtel à Paris, le mois de juillet dernier, juste avant de quitter les lieux et dans les 10 minutes qu’il a fallu aux Nains pour se laver les dents et fermer leurs valises alors qu’on avait dit check out à 10h, que, pour patienter j’ai allumé la télé et je suis restée plantée comme une asperge devant l’écran à regarder un film dont j’avais manqué le début et dont il était certain que je verrais pas la fin au risque de manquer notre train. Ce film, c’était Les Heures Souterraines, adapté du roman de Delphine de Vigan.

 

Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (expatriation oblige) et pour la découvrir, j’ai tout d’abord commencé par lire No et Moi, un livre qui semble t-il a eu beaucoup de succès. J’ai aimé modérément. Je l’ai trouvé un peu simple, on voit arriver la fin comme un éléphant rose dans un couloir. Je n’ai pas été véritablement enthousiasmé par les personnages et l’improbable amitié qui se noue entre eux.

 

De plus, le style de Delphine de Vigan m’a légèrement horripilé. Le livre est court mais on a l’impression que l’auteur tire sur les mots pour remplir l’espace. Un peu comme un de mes Nains à qui on demande de rédiger un texte de 150 mots et qui au bout de 100 manque d’inspiration. Beaucoup de répétitions en variant bien sûr le vocabulaire. C’est pénible. Irritant même. Tellement laborieux. Une lecture agaçante. Vous voyez ce que je veux dire ? A se demander si pour obtenir un style plus limpide, il ne faudrait pas ôter ces redondances mais du coup se retrouver avec un roman de 50 pages !

 

Toujours obsédée par ce film, et nullement déroutée par ma première lecture insatisfaisante, je me suis mise en quête des Heures Souterraines. Pas évident ! On a l’impression que le succès de No et Moi a mis au placard le reste de la littérature Viganesque.

 

Les Heures Souterraines parlent de la solitude des grandes villes dans lesquelles des milliers de gens se côtoient tous les jours mais ne se croisent jamais. Mathilde, veuve, mère de trois enfants et Thibault, médecin urgentiste ne se connaissent pas. Ils vivent et travaillent tous les deux au cœur d'une ville sans cesse en mouvement. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Le 20 mai.

 

Mathilde se rend tous les jours au travail en RER et suite à un désaccord en apparence anodin avec son supérieur qui s’acharne contre elle, entame une longue chute dans l'enfer du harcèlement moral au milieu de la lâcheté et de l’ignorance de ses collègues.

 

Thibault, lui, vient de rompre avec une compagne indifférente et se sent usé par son poste chez SOS Médecins.

 

Mathilde et Thibault se rencontreront-ils un jour ?

 

A travers deux personnages, l’auteur sonde le désespoir ordinaire des vies urbaines. L’anonymat des grandes villes, ici, en l’occurrence, Paris.

 

Les Heures Souterraines n’est pas un roman très joyeux, je vous l’avoue. Mais pour avoir vécu longtemps à Paris, il a résonné en moi. Je me souviens encore de ses longs trajets en métro/RER à sillonner Paris. De cette foule dans les transports aux heures de pointe là où personne n’ose croiser le regard de l’autre. À l’indifférence générale.

 

Delphine de Vigan a su trouver les mots justes pour décrire ce quotidien de violences psychologiques et de bassesses morales tellement infimes qu’elles pourraient presque passer inaperçues.

 

Malgré le fait que Delphine de Vigan tire toujours autant sur les mots, ce roman m’a conquise. J’ai adoré. Par contre, je vous conseille de le faire suivre par une lecture un peu plus gaie !!

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La Chambre des Merveilles

Publié le par Fille Ainée

La Chambre des Merveilles

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, elle est occupée, au téléphone. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

 

Louis est dans le coma et si dans quatre semaines, il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher son respirateur. En rentrant de l’hôpital, désespérée,Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

 

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

 

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

 

Lorsque j’ai pris ce roman sur les étagères de la médiathèque la semaine dernière, je m’attendais à autre chose. Le sujet de départ est quand même assez mélodramatique et promettait une lecture difficile niveau émotions. Et bien non, pas du tout.

 

L’histoire est touchante certes mais l’auteur ne s’attarde pas entre les murs de cette chambre d'hôpital. C’est sur la mère du jeune garçon qu’il concentre toute son attention. Et surtout, sur ces « douze travaux d’Hercule » qu’elle s’acharne à réaliser avant la date fatidique du débranchement des tubes.

 

Une histoire dont le thème se rapproche beaucoup du film Sans plus Attendre (The Bucket List) dans lequel un mécanicien et un richissime directeur d'hôpitaux, se retrouvent dans la même chambre d'hôpital. Il ne leur reste à tous les deux que peu de temps à vivre. L'un d'eux décide d'écrire une liste où il note tout ce qu'il aimerait faire avant sa mort ; pour lui, sa liste n'a rien de sérieux mais l'autre tombe dessus et le convainc de partir réaliser ses rêves.

 

Cette histoire est touchante et la fin vous donnera envie à vous aussi de rédiger votre bucket list, où comme l’exprime si bien cette pub pour une boisson américaine pleine de sucre dans laquelle, un retraité qui s’ennuie, réalise après une gorgée qu’il a manqué pas mal de choses dans sa vie et se rattrape à toute allure.

 

Ce roman est en fait une ode à la vie. Son thème est loin d’être nouveau : une fois lancé dans notre vie d'adulte responsable, la « vrai vie », n’oublions-nous pas nos rêves d’enfant ?

 

J’ai aimé cette lecture divertissante et au final, j’ai apprécié que l’auteur ne nous emmène pas dans un registre larmoyant. Il n’y a pas si longtemps, en fouillant dans des tiroirs pour faire mes cartons de déménagement, j’ai retrouvé une liste similaire rédigée il y a 29 ans et qui aujourd’hui me fait beaucoup, beaucoup sourire. Quelle naïveté ! Si j’avais su !

 

Alors, on va toutes/tous s’y mettre : listez votre bucket list ! Rédigez-moi une lettre destinée à vous-même dans 10 ans. Et on se retrouve en 2028 !

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La Liste de mes Envies

Publié le par Fille Ainée

La Liste de mes Envies

Voilà une lecture qui m’a beaucoup emballée ! Je sais, le livre est paru depuis des lustres mais je rattrape mon retard et je découvre avec grand plaisir Grégoire Delacourt.

 

Fidèle à la tradition du « lis le livre avant de regarder le film, ma fille » afin d’éviter les déceptions, j’ai lu cette fiction d’une traite.

 

Jocelyne est une femme qui a construit sa vie simplement et qui, entre sa mercerie et son blog, se contente de petits plaisirs simples. Alors, le jour où elle gagne 18 547 301 euros ET 28 centimes, elle redoute que cette nouvelle richesse ne lui fasse perdre ce qui, jusqu'à présent la rendait si heureusement paisible. Alors, au lieu d’encaisser son chèque, elle le cache au fond d’une armoire et rédige la liste de ses envies.

 

Je dois vous avouer ne pas avoir vu venir la fin. Et j’ai d’autant plus été ravie que personne, jusqu'à présent, n’a eu la mauvaise idée de me raconter l’histoire car cela aurait gâché mon plaisir de lecture.

 

Jocelyne est un personnage attachant, intelligent et très touchant. C’est une femme comme beaucoup d’autres, qui vit de ses petits bonheurs quotidiens et de ses peines. On se retrouve presque toutes dans ce caractère de fiction.

 

J’ai relevé mon passage préféré, celui qui, lorsque le doute me prend et l’envie me gagne d’arrêter mon blog, justifie que je me remette devant l’ordinateur pour vous parler de choses et d’autres. J’aime à penser que quelque part sur la blogosphère, je fais le même effet à quelques unes d’entre vous, même si vous ne me le dites pas forcément. Merci à vous toutes qui me suivez !!

 

« Votre blog est inattendu. J’ai mille questions pour vous. Pourquoi chaque jour mille deux cents femmes viennent parler chiffons… Je n’ai aucune réponse à vos questions, je suis désolée

Ma mère vit seule depuis plus de dix ans. Elle se lève à six heures. Elle se prépare un café. Elle arrose ses plantes. Elle écoute les nouvelles à la radio. Elle boit son café. Elle fait un brin de toilette. Une heure plus tard, à sept heures, sa journée est finie. Il y a deux mois, une voisine lui a parle de votre blog et elle m’a demandé de lui acheter un machin. – un machin, dans son langage, c’est un ordinateur. Depuis grâce à vos passementeries, vos bouffettes et vos embrasses, elle a retrouvé la joie de vivre. Alors ne me dites pas que vous n’avez pas de réponses. »

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Le tout dernier été

Publié le par Fille Ainée

Le tout dernier été

Il y a des livres qui vous prennent par les tripes. Celui-là, il est costaud ! J’ai même commencé à le lire en revenant de la médiathèque à pied. 30 minutes de marche à travers champs, surveillée par Petit Nain qui craignait que je ne me prenne les pieds dans une racine et ne finisse vautrée dans le fossé.

 

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de suivre le combat d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot. Cette femme qui a fait le choix de mourir dignement avant que la maladie ne la transforme en légume.

 

Ce livre est extrêmement touchant, écrit avec beaucoup de finesse. Anne Bert ne s’épanche pas sur les ravages de la maladie, elle se contente d’évoquer ce dernier été qu’elle a choisi de vivre pleinement avant de se rendre en Belgique pour être euthanasiée. Elle nous raconte ses adieux en toute quiétude, sa nostalgie à la pensée de ne pas voir refleurir le rosier de son jardin, sa décision de ne pas faire souffrir ses proches si présents pour elle.

 

Le sujet est difficile et pourtant je n'ai pas pleuré ; où si peu. Car ce n'est pas ce qu'a voulu Anne dans ce livre. J’ai simplement eu comme elle un sentiment d’injustice à l’annonce de sa maladie. Le reste, Anne l’explique avec tellement de sincérité que tout comme elle, on en vient à la même conclusion : chaque être doit pouvoir être libre de choisir de finir sa vie dans la dignité.

 

Un récit poignant dont one ne ressort pas indemne.

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La Tresse

Publié le par Fille Ainée

La Tresse

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

Inde. Smita est une Intouchable. Tous les jours, elle se lève pour aller nettoyer les latrines sèches du village. En d’autres mots, elle ramasse la merde des autres à mains nues. Consciente qu’elle ne peut échapper à sa condition, elle refuse pourtant que sa fille ait le même destin. Elle fait donc tout pour la faire admettre à l’école. 

 

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père qui transforme des cheveux en perruques. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

 

Canada. Sarah, avocate réputée, qui a tout sacrifié pour sa carrière, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est souffre d’un cancer.

 

Ces trois femmes sont liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier.

 

Ce livre commence bien. Même très bien. Une écriture facile à lire, on se laisse prendre par l’histoire de ces trois femmes qui refusent leur destinée et décident de se battre.  Et puis, vers le milieu de ces trois histoires, je me suis sérieusement demandée où tout cela allait nous mener. Où était l’élastique qui finissait cette tresse ?

 

Les chapitres sont courts, on passe systématiquement de Smita, à Giulia, à Sarah (toujours dans cet ordre défini) et je me suis alors posée la question de savoir s’il n’eut pas été plus facile finalement de suivre chacune d’elles jusqu’au bout plutôt que de suivre ces histoires de vie tronquées. Et où était la chute ?

 

Je vous rassure, il y en a une et en la découvrant, je me suis sentie un peu idiote. Mais c’est bien sûr !!!

 

Trois histoires touchantes, pleines de sensibilité. Par contre, je reste quand même un peu sur ma faim car contrairement à Sarah et Giulia, qu’est-il advenu de Smita ?

 

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Les Enfants du Fleuve

Publié le par Fille Ainée

Les Enfants du Fleuve

À raison d’un livre avalé tous les deux jours, il est indéniable que je ne vais vous parler ni couture, ni patch mais lecture !

 

C’est parce qu’il fait si chaud. La chaleur pendant la journée, ca va encore, nous sommes habitués, mais la nuit, c’est pas permis. Nous passons donc beaucoup de temps les pieds dans l’eau sur nos chaises longues et une bonne partie de la soirée nuit sur la terrasse à attendre la fraîcheur nocturne. Alors, évidemment, il faut les remplir ces heures de paresse.

 

Aujourd’hui, je vous parle d’un scandale. Celui de la Société des foyers d’accueil du Tennessee et de sa directrice, Georgia Tann. Une femme odieuse, qui, de 1920 à 1950 aux Etats-Unis, parce qu’elle estimait que des familles défavorisées n’étaient pas aptes à élever dignement leurs enfants, les enlevait en toute légalité.

 

Des mères biologiques jugées incapables d’élever correctement leur progéniture ou bien informées qu’elles venaient de mettre au monde un enfant mort-né étaient convaincues de signer des documents donnant droit à l’organisme de Georgia Tann de récupérer les enfants. À moins que ces derniers n’aient été enlevés sur le chemin de l’école ou sur des bateaux le long du Mississipi. Enfants qui étaient ensuite adoptés par des familles de haut rang à des prix exorbitants.

 

Placés temporairement dans des orphelinats non conventionnés, on estime qu’environ 500 d'entre eux y sont morts de maltraitance et des milliers adoptés. Les parents biologiques ne retrouveront jamais leur trace.

 

Placée sous protection de nombreux hommes politiques influents ayant pour la plupart bénéficiés d’adoptions d’enfants (tout comme des stars du cinéma, comme par exemple Joan Crawford), Georgia Tann est morte millionnaire sans jamais avoir été inquiétée.

 

Les Enfants du Fleuve de Lisa Wingate est donc un roman basé sur ces faits réels. Il met en parallèle deux histoires : la première, celle de Rill Foss, adolescente de douze ans, qui vit avec ses quatre frères et sœurs sur la péniche familiale L’Arcadie, amarrée sur les bords du Mississipi, en 1939. Queenie, leur mère, est en train d’accoucher mais cela se passe mal. Leur père, Briny, est alors contraint d’accompagner son épouse à l’hôpital, laissant seuls à bords les cinq enfants.

 

La deuxième, qui se déroule de nos jours, est celle d’Avery Stafford, une jeune avocate de Caroline du Sud, revenue dans sa famille pour soutenir et, peut-être, prendre la suite de son père sénateur. Une rencontre fortuite dans une maison de retraite et les propos incohérents de sa grand-mère la conduisent à creuser l'histoire familiale.

 

Ce roman est magnifiquement écrit et bien construit. Une sorte d'Huckleberry Finn pour les grands, à dévorer cet été !

 

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Chanson Douce

Publié le par Fille Ainée

Chanson Douce

Ca y’est ! J’ai franchi le pas, je me suis enfin inscrite à la médiathèque locale. Ce n’est pas en soi un évènement majeur mais ça fait surtout des lustres que cela ne m’était pas arrivé. Et d’un seul coup, je me retrouve face à tous ces livres écrits dans la langue de Molière, et je me sens fort démunie. Alors pour faire mon choix, j’y vais à la couverture. Comme les gamins !

 

Si ce qui figure sur le devant du bouquin arrive à attirer mon œil, je lui laisse une chance. Sauf que ça ne marche pas à tous les coups. Comme pour ce bouquin de Joann Sfar qui au bout de 10 minutes de lecture m’a donné envie d’aller me jeter dans le lac. Même des hauteurs de ma chaise longue, j’ai bien vu qu’il n’allait pas faire la journée !

 

Je me suis donc repliée sur Chanson Douce de Leïla Slimani. Serait-ce à cause de ce col Claudine (même en vacances, mon œil de couturière reste en alerte !) ou le fait que je venais de me prendre un râteau avec Sfar ? J’ai préféré me la jouer option sûre et me replier sur un Goncourt. Remarquez, ce n’est pas forcément une référence car il y a aussi des Goncourt indigérables !

 

Et bien, je n’ai pas été déçue. Bien au contraire. Si ce n’avait pas été pour tous ces petits travaux de déco entrepris dès posé le pied dans mes pénates provençales, ma chaise longue m’aurait vu plus souvent. J’ai quand même terminé ce livre en deux jours. Mais c’était peut-être pour faire durer le plaisir !

 

L’histoire de Myriam m’a énormément rappelé ma propre expérience de vie. Combien de SuperNannies ont défilé chez nous avant que nous trouvions la perle rare pour s’occuper de nos Nains ?!? Quel dilemme, comment laisser ce que l’on a de plus précieux à une inconnue ? Je n’oublierais jamais ce retour à la maison, en courant, pour retrouver mon Nain de 6 semaines laissé entre les mains d’une supposée SuperNanny le matin même. J’ai retrouvé mon Nain devant la télé en train de regarder un documentaire sur les pingouins alors que la « Perle Rare » se faisait les ongles dans la cuisine en m’attendant. J’ai démissionné le lendemain ! Et ce n’est pas des blagues.

 

Heureusement, notre histoire à nous s’est beaucoup mieux terminée que celle de Myriam et en disant cela je ne vous donne pas l’aboutissement de l’histoire car, de façon très originale, c’est dès la première page que l’auteure vous donne le fin mot ! Il ne vous reste plus qu’à découvrir le pourquoi du comment au fil de la lecture.

 

Mais je digresse, je papote, et je vous fait attendre. De quoi en s’agit-il ?

 

Myriam a deux enfants, s’ennuie et voudrait retourner travailler, s’échapper de ce quotidien qui la ronge. Son mari travaille lui aussi et il faut donc trouver une solution pour laisser les bambins à la maison. Mais qui, autre que Myriam, peut assumer cette tache délicate ?

 

Le couple se met donc à la recherche d’une nounou et après un casting sévère trouve Louise, la perle rare. Ils sont conquis par son aisance avec les enfants, et par le soin bientôt indispensable qu’elle apporte à leur foyer, laissant progressivement s’installer le piège de la dépendance mutuelle… jusqu’au jour où !

 

Ce livre est un court récit traitant des relations mère/nourrice. Nourrice qui se substitue progressivement aux manquements affectifs de la mère, tiraillée entre l'amour pour ses enfants et l'intérêt pour son travail.

 

L’écriture est fluide, entrainante et même si cette histoire fait froid dans le dos, on a hâte de comprendre. Vraiment un très bon livre !

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La Petite Fille du Lac

Publié le par Fille Ainée

La Petite Fille du Lac

Mars 1919, Amanda, infirmière dévouée auprès des blessés de la Grande Guerre, se réfugie dans la ferme familiale, dans le silence des grandes plaines du Wisconsin, auprès de sa sœur Mathilde.

 

Une nuit de la même année, Mathilde se noie dans le lac. Ruth, sa fille, a alors trois ans. Et elle aussi se souvient de s’être noyée cette nuit-là. « Impossible, disait Tante Amanda. Tu as dû rêver. » 

 

Et pourtant malgré des souvenirs flous, Ruth se souvient de la glace, de l’eau noire, du froid et de cette main qui la ramène à la surface. Pourquoi est-elle la seule à avoir survécu ? Pourquoi Amanda, qui depuis l’élève, refuse t-elle qu’elle s’approche de l’eau ? Et surtout pourquoi Amanda s’occupe t-elle si jalousement de sa nièce ?

 

Ce livre est une intrigue pleine de suspense autour d’un drame familial. Quel est ce terrible évènement dont Ruth a été le témoin et quel est ce secret que cache Amanda ?

 

Ce récit est un pêle-mêle de flashbacks sans aucune chronologie particulière et gare à celle/celui qui ne fait pas attention car on peut très vite en perdre le fil. Aucune précision n’est donnée quant à l’année ou le lieu. Passant de la voix d’Amanda à celle de Ruth, du passé au présent avec de constants rebondissements, on découvre peu à peu la déchirante vérité et ce secret trop lourd à porter.

 

J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique qui parle de rivalité entre sœurs, de loyauté familiale et surtout d’amour maternel. Par contre, je l’ai trouvé un peu long. 457 pages que j’ai eu du mal à lire d’une traite même si l’envie ne manquait pas. L’intrigue est lancée dès le premier chapitre mais s’essouffle un peu vers le milieu du roman pour reprendre de plus belle vers la fin. Un léger condensé eut été peut-être plus digérable ! Cependant, ce livre est très bien écrit et se lit facilement.

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La Femme à la Fenêtre

Publié le par Fille Ainée

La Femme à la Fenêtre

Thriller pseudo psychologique (et vous comprendrez pourquoi plus tard) que j’ai envie de rebaptiser « La Bignolle ».

 

Depuis plus de dix ans, Anna ne sort plus de chez elle. Séparée de son mari et de sa fille, elle vit recluse, sévèrement atteinte d’agoraphobie. Pour passer le temps et soigner sa dépression, elle descend des litres de Merlot, carbure aux médicaments et espionne ses voisins. Surtout la famille Russell qui vient juste d’emménager en face de chez elle. Un soir, Anna est, ou croit être, témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on a une haleine de chameau (rajout personnel de l’auteure de ce blog) et que l’on vit toute la journée en robe de chambre !

 

Notez que n’est pas le meilleur thriller psychologique de ma bibliothèque, mais j’avoue qu’il occupe quand même un peu dans le sens ou il y a quelques surprises au moment du dénouement. Sauf que moi, j’ai rien vu venir. L’histoire de toute ma vie !

 

Une écriture limpide et facile à lire, par contre, les incessants rappels que cette p’ove fille carbure au gros rouge qui tâche finissent par donner la gueule de bois. En plus, elle ne mange jamais ! Je ne sais pas comment elle fait pour tenir debout.

 

Le principe de l’intrigue a été maintes fois exploité et n’est pas sans rappeler Fenêtre sur Cour d’Hitchcock. D’ailleurs, A. J. Finn en fait la mention vers la fin du livre au moment où l’atmosphère s’épaissit pour de bon.

 

Vous en conclurez donc vous même que, malgré les très bonnes critiques de la presse (ça sent d'ailleurs le poisson pourri), ce n’est pas un chef d’œuvre de littérature. En espérant que le film réussisse à vous tenir en haleine parce que comme d’hab, il a fallu l’adapter au grand écran. Je ne l’ai pas encore vu mais comme je préfère toujours lire avant de voir…

 

Ce livre m’a cependant donné envie de regarder à nouveau tous ces films en noir et blanc cités au cours de l'histoire. Dis donc Cadette, te souviens-tu de nos folles soirées devant La Dernière Séance ? Ces rares occasions où Moutie nous donnait la permission de veiller tard. Nous n’avons bien entendu jamais descendu la bouteille de Merlot mais c’est à la petite cuillère que nous attaquions le pot de Nutella, ce qui est peut-être la raison pour laquelle je ne peux plus sentir ce truc pâteux.

 

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