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« Je ne t’aime plus ! »

Publié le par Fille Ainée

« Je ne t’aime plus ! »

C’est ainsi que Ben met fin à 15 ans de vie commune. Cinq petits mots et l’univers de Pauline bascule. Elle part alors se réfugier chez ses parents avec Jules, leur fils de 4 ans. Et là, elle attend que la douleur s’estompe.

 

Un jour, elle décide de reprendre les choses en main et de repartir à la conquête de son mari. Chaque jour, elle va lui écrire une lettre pour lui rappeler leur vie à deux et rallumer la flamme.

 

Mais cette plongée dans le passé pourrait bien être à double tranchant et cacher quelques secrets auxquels on est loin de s’attendre !

 

J’ai beaucoup aimé ce roman, dévoré en deux jours (aussi parce que la bibliothèque allait fermer !). L’auteur a un style très particulier et je me suis dit que si un jour me prenait l’envie d’écrire, j’aimerais beaucoup que le résultat final ressemble à quelque chose comme cela : beaucoup d’humour, un peu d’auto dérision.

 

Un roman qui sous des allures de littérature de plage, vous assène une grande claque vers la fin. Et le pire, c’est que vous ne la voyez pas venir. Une histoire touchante, aussi belle que triste.

 

Ce roman est le troisième de Virginie Grimaldi. Je n’ai pas lu les deux premiers mais celui-ci m’en donne l’envie.

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Jamais plus jamais

Publié le par Fille Ainée

Jamais plus jamais

Je vous mets de suite dans l’ambiance, inutile de vous le cacher plus longtemps. Je viens de terminer la lecture d’un bouquin pour lequel son auteur n’a vraiment fait AUCUN effort en matière de recherches. Et pourtant, on déclare dans la presse littéraire que Madame Agnès, je cite, « fait aujourd’hui partie des auteurs les plus lus en France ». Madame Martin-Lugand serais-tu une copine de Musso ?

 

Remarquez, je ne vais pas pleurer sur l’achat de ce bouquin car je l’ai trouvé dans une brocante pour un euro. Par contre, bêtement, je ne me suis pas contentée d’en acheter seulement un. Je n’ouvrirai donc même pas le deuxième et il ira de suite dans une banque du livre rendre une autre de mes compatriotes heureuse.

 

En plus, quand on sait que les droits d’adaptation cinématographiques ont été achetés par The Weinstein Company, ça me donne immédiatement envie d’aller le brûler. 

 

Je vous dois évidement des explications pour justifier ma déconvenue ! Et pour m’expliquer, je vais me référer à l’édition  Pocket que j’ai entre les mains.

 

Ce roman commence par deux décès. Pas drôle, mais jusque là ça tient la route. Un an plus tôt, Diane a perdu, dans un accident de voiture, sa fille et son mari. Elle ne peut se remettre de cette tragédie et ne sort plus de chez elle malgré les efforts de son ami Félix pour l’aider à reprendre une vie normale. 

 

Un jour, Diane décide soudain de quitter sa vie parisienne et de s’exiler en Irlande, pays que son défunt mari rêvait de découvrir. Et la voilà qui abandonne tout, prend ses valises et atterrit à Mulranny, petit village irlandais perdu dans le comté de Mayo. Je vous mets une petite vidéo pour vous montrer combien la côte irlandaise est magnifique. De toute façon, le pays entier est superbe. Déjà, ça donne envie de partir. De tout quitter.

Donc, jusqu’au départ de Diane pour Mulranny, tout va bien pour moi. C’est la suite qui m'a franchement exaspérée. Attention, si vous avez des envies de lire ce roman, arrêtez là la lecture de mon article car ce qui va suivre va forcément vous en gâcher la lecture ! Attention spoilers !

 

Lorsque Diane prend sa voiture de location à l’aéroport de Dublin, elle cale systématiquement. Sous l’œil goguenard des loueurs. Quelle quiche n’a pas réalisé que si la conduite se fait du côté opposé, il est évident que la boîte de vitesse l’est aussi ! Mais arrêtez de nous prendre pour des nouilles, Agnès ! Et puis de même, ce n’est pas parce que vous êtes incapable de changer un fusible (page 60) que toutes les filles sont aussi quiches que vous !

 

Une fois arrivée à Mulranny, Diane fait la connaissance d’Aby et Jack, un couple charmant à qui appartient le cottage qu’elle loue. Aby et Jack ??? Là, je reste dubitative ! Je n’ai JAMAIS entendu des noms pareils en Irlande. Donnez-moi du Eoin, Cuan, Oisin ou encore Shioban mais Aby et Jack ? Des prénoms à consonance tellement British que j’ai du mal à y croire. Surtout que page 47, Aby tient bien à informer Diane que « n’oublie jamais que nous ne sommes pas anglais » ! Incroyable. Et du coup, l’Agnès en rajoute une couche quand Edward fait son apparition. Edward ?!?

 

Pour éviter de vous dire de grosses bêtises, j’ai profité d’une soirée au pub pour consulter nos amis irlandais. Et Dieu sait qu’il y en avait ce soir là. La preuve est formelle, il est absolument impossible que des gens d’un certain âge comme Aby et Jack aient été appelé ainsi. Quant à Edward, il aurait tout simplement été prénommé Ned si ses parents avaient eu une inclination quelconque pour la culture britannique. Mais évidement, Ned ça fait moins sexy qu’Edward !

 

Maintenant passons au bilinguisme de Diane. Miracle ! Page 43, Diane débarque donc chez le loueur de voiture et déclare « j’avais réussi à comprendre mon interlocuteur – en dépit de son accent à couper au couteau… ». Agnès, je vous l’accorde, ce n'est pas facile surtout quand on débarque tout frais de Paris sans avoir jamais mis les pieds en Irlande. Il faut du courage ou être tombé dedans quand on était petit. Page 55, elle réitère en disant « il fallait que je travaille mon accent ». Donc on comprend très vite que pour Diane, il va y avoir de grands moments de solitude au niveau du dialogue. ET pourtant, la voilà qui n'a absolument AUCUNE difficulté, lorsque complètement bourrée, à la sortie du pub, elle trouve les mots justes pour insulter Edward/Ned : page 99, je cite « protège tes bijoux de famille, connard ! ». Chapeau !

 

Cela fait plus de 20 ans que je côtoie l’Homme. L’Homme n’est certes pas irlandais mais briton et lorsque nous échangeons des petits noms d’oiseaux sous le coup de la colère, même après toutes ces années, il m’arrive de ne pas trouver mes mots et du coup je me mets a bégayer, ce qui évidement donne beaucoup moins de poids à mes arguments ! Mais Diane, oh miracle, après seulement quelques semaines dans un bled perdu d’Irlande, alors qu’elle sort très peu de son cottage, semble avoir acquis un vocabulaire très coloré. Et en plus sous l’effet de l’alcool. Une aberration.

 

Continuons dans le registre de l’alcoolémie. Diane fréquente pas mal le pub local. Normal, c’est là où va boire Edward/Ned, mais c’est également là où elle apprend à boire de la Guinness. Non seulement, elle découvre cette bière infâme (notez que c’est une remarque personnelle), mais cette fameuse soirée du Nouvel An, à laquelle elle ne voulait pas se rendre, elle se saoule tellement qu’elle pense que c’est une fameuse idée de prendre le volant sur les petites routes de campagne irlandaise, en plein milieu de la nuit. A ce stade là, c’est du suicide. Il me vient alors l’envie de la voir passer dans un fossé. Elle, et les cigarettes qu’elle fume à la chaîne. D’ailleurs, entre parenthèse, son addiction à la cigarette est particulièrement pénible. Inutile d'insister Agnès, on avait compris la première fois.

 

Pour en revenir à cette conduite en état d’ivresse, je le conçois, s’il lui était arrivé quoi que ce soit, Diane aurait été dans l’impossibilité d’insulter les bijoux de famille d’Edward/Ned et du coup, un chapitre entier tombait à l’eau !

 

Vous l’aurez compris, ce bouquin m’a sérieusement tapé sur les nerfs. Mais ce qui remporte le pompon, c’est ce stéréotype : les Irlandais sont des « rugbyman mangeurs de moutons et buveurs de bière brune ». Là, j'ai envie de lui faire bouffer ses carcasses de moutons et de lui plonger la tête dans la Guinness à l'Agnès. Ca lui plairait si je l’appelais mangeuse de grenouilles et buveuse de picrate ?

 

Moi je sais comment elle l’a écrit son bouquin. De son canapé, en fumant à la chaîne, en finissant les fonds de bouteille, en une semaine top chrono. Jamais, elle n’est allée en Irlande, ne fréquente absolument pas les pubs irlandais et Mulranny, elle l’a choisi en faisant tourner sa mappemonde et en posant le doigt dessus, au pif, au hasard. Retourne dans ton canapé Agnès !

 

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Le plus bel endroit du monde est ici

Publié le par Fille Ainée

Le plus bel endroit du monde est ici

Ce n’est pas moi qui le dis mais les auteurs de ce livre très mince qui a tenu une toute petite place dans ma valise de retour. Un livre que j’ai dévoré pendant mes 20 et quelques heures de voyage pour rejoindre mes pénates tropicales. Ce livre est rempli de poésie et de magie et a le chic pour vous donner le sourire.

 

Iris a 36 ans et elle vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Un dimanche soir, rongée par les idées noires, elle en vient presque à se jeter d’un pont pour en finir. Cependant, interrompue dans son geste suicidaire, elle se met alors à errer dans les rues et tombe par hasard sur la devanture d’un café au nom plus qu’étrange : Le plus bel endroit du monde est ici

 

Intriguée, elle rentre et à l’intérieur, l’attend Luca, un bel italien…

 

Ce roman, un peu déjanté, est un conte philosophique qui sent bon le chocolat chaud. Je l’ai beaucoup aimé car il suscite la réflexion. Ce n’est pas un livre qui une fois terminé ne vous laisse que les souvenirs d’une belle histoire, mais c’est un roman qui pousse au questionnement. Et si en plus vous croyez aux anges !!!

 

 

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L'indésirable

Publié le par Fille Ainée

L'indésirable

Mettons-nous dans l’ambiance :

 

un grand manoir qui tombe en ruine, perdu dans la campagne du Warwickshire. Une famille désargentée mais toujours aussi fière qui, en cette fin de seconde guerre mondiale, n’a plus les moyens d’entretenir l’immense domaine. Et pourtant, le Dr Faraday se souvient, jadis, de fêtes et de grandes réceptions alors qu’il n’était que jeune garçon, fils d’une des domestiques.

 

Appelé au chevet de Betty, unique domestique à Hundreds Hall, Dr Faraday découvre avec tristesse ce qu’est devenu le domaine. Un lieu délabré, un parc totalement à l’abandon, une bâtisse qui croule sous la végétation. À l’intérieur, des pièces condamnées, des tapisseries qui tombent en lambeaux. Betty, elle, semble terrorisée par la maison elle-même. Qui, quoi, se cache entre les murs de Hundreds Hall ?

 

640 pages pour un roman qui oscille entre thriller et fantastique. Je dois vous avouer qu’il m’a causé quelques insomnies. Une nuit notamment où incapable de dormir, j’ai repris ma lecture, toutes lumières allumées. Au fur et à mesure de la lecture, on sent la tension monter, l’atmosphère s’alourdir, le réel devenir perturbé par des éléments d’ordre métaphysique qui instaurent le doute chez le lecteur.

 

Une histoire qui malgré tout tarde à démarrer. Ce n’est qu’en milieu de lecture qu’enfin se manifestent les premiers signes troublants. Lorsque Roderick, le fils ainé, revenu de la guerre manifestement traumatisé, devient la première victime. À moins que… avant cela, il ne s’agisse de Gyp, le chien. On nous promet frissons, suspense, mais ça piétine un peu.

 

Ce roman est également une chronique de l’Angleterre de la fin des années 40, encore fortement influencée par le système de classe sociale. Un témoignage de ces familles issues de la noblesse, croulant sous la décrépitude et les dettes. Une sorte de Downton Abbey qui aurait mal tourné.

 

J’ai aimé MAIS… la fin du roman m’a déçue. Je m’attendais à autre chose. À quelque chose de plus retentissant, de plus effroyable. Quoi que la question du « qu’a t-elle vu à l’étage » me hante toujours !! Vilain jeu de mot évidement.

 

Ce livre vient de sortir au cinéma. Son adaptation sera t-elle à la hauteur ?

 

 

 

 

 

 

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Les Heures Souterraines

Publié le par Fille Ainée

Les Heures Souterraines

C’est dans ma chambre d’hôtel à Paris, le mois de juillet dernier, juste avant de quitter les lieux et dans les 10 minutes qu’il a fallu aux Nains pour se laver les dents et fermer leurs valises alors qu’on avait dit check out à 10h, que, pour patienter j’ai allumé la télé et je suis restée plantée comme une asperge devant l’écran à regarder un film dont j’avais manqué le début et dont il était certain que je verrais pas la fin au risque de manquer notre train. Ce film, c’était Les Heures Souterraines, adapté du roman de Delphine de Vigan.

 

Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (expatriation oblige) et pour la découvrir, j’ai tout d’abord commencé par lire No et Moi, un livre qui semble t-il a eu beaucoup de succès. J’ai aimé modérément. Je l’ai trouvé un peu simple, on voit arriver la fin comme un éléphant rose dans un couloir. Je n’ai pas été véritablement enthousiasmé par les personnages et l’improbable amitié qui se noue entre eux.

 

De plus, le style de Delphine de Vigan m’a légèrement horripilé. Le livre est court mais on a l’impression que l’auteur tire sur les mots pour remplir l’espace. Un peu comme un de mes Nains à qui on demande de rédiger un texte de 150 mots et qui au bout de 100 manque d’inspiration. Beaucoup de répétitions en variant bien sûr le vocabulaire. C’est pénible. Irritant même. Tellement laborieux. Une lecture agaçante. Vous voyez ce que je veux dire ? A se demander si pour obtenir un style plus limpide, il ne faudrait pas ôter ces redondances mais du coup se retrouver avec un roman de 50 pages !

 

Toujours obsédée par ce film, et nullement déroutée par ma première lecture insatisfaisante, je me suis mise en quête des Heures Souterraines. Pas évident ! On a l’impression que le succès de No et Moi a mis au placard le reste de la littérature Viganesque.

 

Les Heures Souterraines parlent de la solitude des grandes villes dans lesquelles des milliers de gens se côtoient tous les jours mais ne se croisent jamais. Mathilde, veuve, mère de trois enfants et Thibault, médecin urgentiste ne se connaissent pas. Ils vivent et travaillent tous les deux au cœur d'une ville sans cesse en mouvement. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Le 20 mai.

 

Mathilde se rend tous les jours au travail en RER et suite à un désaccord en apparence anodin avec son supérieur qui s’acharne contre elle, entame une longue chute dans l'enfer du harcèlement moral au milieu de la lâcheté et de l’ignorance de ses collègues.

 

Thibault, lui, vient de rompre avec une compagne indifférente et se sent usé par son poste chez SOS Médecins.

 

Mathilde et Thibault se rencontreront-ils un jour ?

 

A travers deux personnages, l’auteur sonde le désespoir ordinaire des vies urbaines. L’anonymat des grandes villes, ici, en l’occurrence, Paris.

 

Les Heures Souterraines n’est pas un roman très joyeux, je vous l’avoue. Mais pour avoir vécu longtemps à Paris, il a résonné en moi. Je me souviens encore de ses longs trajets en métro/RER à sillonner Paris. De cette foule dans les transports aux heures de pointe là où personne n’ose croiser le regard de l’autre. À l’indifférence générale.

 

Delphine de Vigan a su trouver les mots justes pour décrire ce quotidien de violences psychologiques et de bassesses morales tellement infimes qu’elles pourraient presque passer inaperçues.

 

Malgré le fait que Delphine de Vigan tire toujours autant sur les mots, ce roman m’a conquise. J’ai adoré. Par contre, je vous conseille de le faire suivre par une lecture un peu plus gaie !!

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La Chambre des Merveilles

Publié le par Fille Ainée

La Chambre des Merveilles

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, elle est occupée, au téléphone. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

 

Louis est dans le coma et si dans quatre semaines, il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher son respirateur. En rentrant de l’hôpital, désespérée,Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

 

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

 

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

 

Lorsque j’ai pris ce roman sur les étagères de la médiathèque la semaine dernière, je m’attendais à autre chose. Le sujet de départ est quand même assez mélodramatique et promettait une lecture difficile niveau émotions. Et bien non, pas du tout.

 

L’histoire est touchante certes mais l’auteur ne s’attarde pas entre les murs de cette chambre d'hôpital. C’est sur la mère du jeune garçon qu’il concentre toute son attention. Et surtout, sur ces « douze travaux d’Hercule » qu’elle s’acharne à réaliser avant la date fatidique du débranchement des tubes.

 

Une histoire dont le thème se rapproche beaucoup du film Sans plus Attendre (The Bucket List) dans lequel un mécanicien et un richissime directeur d'hôpitaux, se retrouvent dans la même chambre d'hôpital. Il ne leur reste à tous les deux que peu de temps à vivre. L'un d'eux décide d'écrire une liste où il note tout ce qu'il aimerait faire avant sa mort ; pour lui, sa liste n'a rien de sérieux mais l'autre tombe dessus et le convainc de partir réaliser ses rêves.

 

Cette histoire est touchante et la fin vous donnera envie à vous aussi de rédiger votre bucket list, où comme l’exprime si bien cette pub pour une boisson américaine pleine de sucre dans laquelle, un retraité qui s’ennuie, réalise après une gorgée qu’il a manqué pas mal de choses dans sa vie et se rattrape à toute allure.

 

Ce roman est en fait une ode à la vie. Son thème est loin d’être nouveau : une fois lancé dans notre vie d'adulte responsable, la « vrai vie », n’oublions-nous pas nos rêves d’enfant ?

 

J’ai aimé cette lecture divertissante et au final, j’ai apprécié que l’auteur ne nous emmène pas dans un registre larmoyant. Il n’y a pas si longtemps, en fouillant dans des tiroirs pour faire mes cartons de déménagement, j’ai retrouvé une liste similaire rédigée il y a 29 ans et qui aujourd’hui me fait beaucoup, beaucoup sourire. Quelle naïveté ! Si j’avais su !

 

Alors, on va toutes/tous s’y mettre : listez votre bucket list ! Rédigez-moi une lettre destinée à vous-même dans 10 ans. Et on se retrouve en 2028 !

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La Liste de mes Envies

Publié le par Fille Ainée

La Liste de mes Envies

Voilà une lecture qui m’a beaucoup emballée ! Je sais, le livre est paru depuis des lustres mais je rattrape mon retard et je découvre avec grand plaisir Grégoire Delacourt.

 

Fidèle à la tradition du « lis le livre avant de regarder le film, ma fille » afin d’éviter les déceptions, j’ai lu cette fiction d’une traite.

 

Jocelyne est une femme qui a construit sa vie simplement et qui, entre sa mercerie et son blog, se contente de petits plaisirs simples. Alors, le jour où elle gagne 18 547 301 euros ET 28 centimes, elle redoute que cette nouvelle richesse ne lui fasse perdre ce qui, jusqu'à présent la rendait si heureusement paisible. Alors, au lieu d’encaisser son chèque, elle le cache au fond d’une armoire et rédige la liste de ses envies.

 

Je dois vous avouer ne pas avoir vu venir la fin. Et j’ai d’autant plus été ravie que personne, jusqu'à présent, n’a eu la mauvaise idée de me raconter l’histoire car cela aurait gâché mon plaisir de lecture.

 

Jocelyne est un personnage attachant, intelligent et très touchant. C’est une femme comme beaucoup d’autres, qui vit de ses petits bonheurs quotidiens et de ses peines. On se retrouve presque toutes dans ce caractère de fiction.

 

J’ai relevé mon passage préféré, celui qui, lorsque le doute me prend et l’envie me gagne d’arrêter mon blog, justifie que je me remette devant l’ordinateur pour vous parler de choses et d’autres. J’aime à penser que quelque part sur la blogosphère, je fais le même effet à quelques unes d’entre vous, même si vous ne me le dites pas forcément. Merci à vous toutes qui me suivez !!

 

« Votre blog est inattendu. J’ai mille questions pour vous. Pourquoi chaque jour mille deux cents femmes viennent parler chiffons… Je n’ai aucune réponse à vos questions, je suis désolée…

Ma mère vit seule depuis plus de dix ans. Elle se lève à six heures. Elle se prépare un café. Elle arrose ses plantes. Elle écoute les nouvelles à la radio. Elle boit son café. Elle fait un brin de toilette. Une heure plus tard, à sept heures, sa journée est finie. Il y a deux mois, une voisine lui a parle de votre blog et elle m’a demandé de lui acheter un machin. – un machin, dans son langage, c’est un ordinateur. Depuis grâce à vos passementeries, vos bouffettes et vos embrasses, elle a retrouvé la joie de vivre. Alors ne me dites pas que vous n’avez pas de réponses. »

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Le tout dernier été

Publié le par Fille Ainée

Le tout dernier été

Il y a des livres qui vous prennent par les tripes. Celui-là, il est costaud ! J’ai même commencé à le lire en revenant de la médiathèque à pied. 30 minutes de marche à travers champs, surveillée par Petit Nain qui craignait que je ne me prenne les pieds dans une racine et ne finisse vautrée dans le fossé.

 

Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de suivre le combat d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot. Cette femme qui a fait le choix de mourir dignement avant que la maladie ne la transforme en légume.

 

Ce livre est extrêmement touchant, écrit avec beaucoup de finesse. Anne Bert ne s’épanche pas sur les ravages de la maladie, elle se contente d’évoquer ce dernier été qu’elle a choisi de vivre pleinement avant de se rendre en Belgique pour être euthanasiée. Elle nous raconte ses adieux en toute quiétude, sa nostalgie à la pensée de ne pas voir refleurir le rosier de son jardin, sa décision de ne pas faire souffrir ses proches si présents pour elle.

 

Le sujet est difficile et pourtant je n'ai pas pleuré ; où si peu. Car ce n'est pas ce qu'a voulu Anne dans ce livre. J’ai simplement eu comme elle un sentiment d’injustice à l’annonce de sa maladie. Le reste, Anne l’explique avec tellement de sincérité que tout comme elle, on en vient à la même conclusion : chaque être doit pouvoir être libre de choisir de finir sa vie dans la dignité.

 

Un récit poignant dont one ne ressort pas indemne.

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La Tresse

Publié le par Fille Ainée

La Tresse

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

Inde. Smita est une Intouchable. Tous les jours, elle se lève pour aller nettoyer les latrines sèches du village. En d’autres mots, elle ramasse la merde des autres à mains nues. Consciente qu’elle ne peut échapper à sa condition, elle refuse pourtant que sa fille ait le même destin. Elle fait donc tout pour la faire admettre à l’école. 

 

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père qui transforme des cheveux en perruques. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

 

Canada. Sarah, avocate réputée, qui a tout sacrifié pour sa carrière, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est souffre d’un cancer.

 

Ces trois femmes sont liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier.

 

Ce livre commence bien. Même très bien. Une écriture facile à lire, on se laisse prendre par l’histoire de ces trois femmes qui refusent leur destinée et décident de se battre.  Et puis, vers le milieu de ces trois histoires, je me suis sérieusement demandée où tout cela allait nous mener. Où était l’élastique qui finissait cette tresse ?

 

Les chapitres sont courts, on passe systématiquement de Smita, à Giulia, à Sarah (toujours dans cet ordre défini) et je me suis alors posée la question de savoir s’il n’eut pas été plus facile finalement de suivre chacune d’elles jusqu’au bout plutôt que de suivre ces histoires de vie tronquées. Et où était la chute ?

 

Je vous rassure, il y en a une et en la découvrant, je me suis sentie un peu idiote. Mais c’est bien sûr !!!

 

Trois histoires touchantes, pleines de sensibilité. Par contre, je reste quand même un peu sur ma faim car contrairement à Sarah et Giulia, qu’est-il advenu de Smita ?

 

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Les Enfants du Fleuve

Publié le par Fille Ainée

Les Enfants du Fleuve

À raison d’un livre avalé tous les deux jours, il est indéniable que je ne vais vous parler ni couture, ni patch mais lecture !

 

C’est parce qu’il fait si chaud. La chaleur pendant la journée, ca va encore, nous sommes habitués, mais la nuit, c’est pas permis. Nous passons donc beaucoup de temps les pieds dans l’eau sur nos chaises longues et une bonne partie de la soirée nuit sur la terrasse à attendre la fraîcheur nocturne. Alors, évidemment, il faut les remplir ces heures de paresse.

 

Aujourd’hui, je vous parle d’un scandale. Celui de la Société des foyers d’accueil du Tennessee et de sa directrice, Georgia Tann. Une femme odieuse, qui, de 1920 à 1950 aux Etats-Unis, parce qu’elle estimait que des familles défavorisées n’étaient pas aptes à élever dignement leurs enfants, les enlevait en toute légalité.

 

Des mères biologiques jugées incapables d’élever correctement leur progéniture ou bien informées qu’elles venaient de mettre au monde un enfant mort-né étaient convaincues de signer des documents donnant droit à l’organisme de Georgia Tann de récupérer les enfants. À moins que ces derniers n’aient été enlevés sur le chemin de l’école ou sur des bateaux le long du Mississipi. Enfants qui étaient ensuite adoptés par des familles de haut rang à des prix exorbitants.

 

Placés temporairement dans des orphelinats non conventionnés, on estime qu’environ 500 d'entre eux y sont morts de maltraitance et des milliers adoptés. Les parents biologiques ne retrouveront jamais leur trace.

 

Placée sous protection de nombreux hommes politiques influents ayant pour la plupart bénéficiés d’adoptions d’enfants (tout comme des stars du cinéma, comme par exemple Joan Crawford), Georgia Tann est morte millionnaire sans jamais avoir été inquiétée.

 

Les Enfants du Fleuve de Lisa Wingate est donc un roman basé sur ces faits réels. Il met en parallèle deux histoires : la première, celle de Rill Foss, adolescente de douze ans, qui vit avec ses quatre frères et sœurs sur la péniche familiale L’Arcadie, amarrée sur les bords du Mississipi, en 1939. Queenie, leur mère, est en train d’accoucher mais cela se passe mal. Leur père, Briny, est alors contraint d’accompagner son épouse à l’hôpital, laissant seuls à bords les cinq enfants.

 

La deuxième, qui se déroule de nos jours, est celle d’Avery Stafford, une jeune avocate de Caroline du Sud, revenue dans sa famille pour soutenir et, peut-être, prendre la suite de son père sénateur. Une rencontre fortuite dans une maison de retraite et les propos incohérents de sa grand-mère la conduisent à creuser l'histoire familiale.

 

Ce roman est magnifiquement écrit et bien construit. Une sorte d'Huckleberry Finn pour les grands, à dévorer cet été !

 

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