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au fil des pages

A en saliver !

Publié le par Fille Ainée

« Cet adolescent maigrichon possède ce petit quelque chose qu’on ne rencontre qu’une fois par génération. C’est un chef né. Un artiste. »

 

Ainsi débute l’ascension d’Hassan Haji, gourmet improbable de ce roman picaresque.

 

Cent-pas.jpg

 

Né au-dessus du petit restaurant de son grand-père à Bombay, Hassan grandit dans les senteurs de curry, entre les promenades dans les marchés aux épices et l’initiation à la bonne chère en compagnie de sa mère. Mais une tragédie pousse les siens vers l’exil. Direction l’Angleterre, d’abord, et, par la force des choses, la France et Lumière, un petit village du Jura dans lequel la famille Haji ouvre une gargote en face d’un respectable restaurant, celui de Mme Mallory, chef émérite. Une guerre culturelle et culinaire s’ensuit, jusqu’à ce que Mme Mallory accepte de prendre sous son aile le jeune Hassan.

 

Cent pas, c’est la courte distance qui sépare le boui-boui familial de l’établissement deux étoiles. Vif, débordant de couleurs, de saveurs et d’arômes, Le Voyage de cent pas est une friandise succulente dans laquelle s’incorpore une réflexion sur la famille, l’immigration et les mystères du bon goût.

 

Avant d’aller voir le film qui sort bientôt, je vous conseille de lire le livre. Je me suis régalée dès la première page. Impossible de ne pas glousser de rire et de saliver à la lecture des aventures farfelues de cette famille Hindou. Et en y pensant, n’aurais-je pas non plus senti ces effluves de curry ?

 

 

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All the light we cannot see

Publié le par Fille Ainée

Il y a des livres que l’on a envie de lire d’une traite mais une fois terminés on regrette de les avoir lus si vite. Et c’est le cas de « All the light we cannot see »

 

All-the-light-we-cannot-see.jpg

 

Nous sommes en 1942. Marie-Laure vit avec son père, à Paris, près du Musée d’Histoire Naturelle dans lequel il travaille comme « Maître des 1 000 serrures ». A l’âge de 6 ans, Marie-Laure perd la vue et son père lui construit une magnifique miniature de son quartier afin qu’elle puisse mémoriser son chemin. Mais alors qu’elle a douze ans, les Nazis occupent Paris et le père et la fille prennent la fuite pour se réfugier à Saint-Malo, où vit en reclus le grand-oncle de Marie-Laure, dans une grande maison près de la mer. Avec eux, ils emportent ce qui pourrait bien être le diamant le plus précieux et surtout le plus dangereux du musée.

 

Dans une ville minière en Allemagne, un orphelin, Werner, grandit avec sa sœur. Une radio primitive trouvée dans la rue leur seul jouet. Werner devient expert à construire et réparer ces nouveaux instruments cruciaux dans cette époque troublée. Un talent qui lui vaut une place au sein des Jeunesses Hitlériennes, académie où la brutalité fait partie du quotidien. Une mission pour traquer les résistants le jette dans le chaos de la guerre. De plus en plus conscient du coût humain de son intelligence, Werner s’enfonce dans les horreurs des combats pour finalement arriver à Saint-Malo, où son chemin croise celui de Marie-Laure.

 

« All the Light we cannot see » est constitué de petits chapitres, la plupart d’entres eux faisant moins de 5 pages, alternant les personnages de l’histoire. Le titre du livre donne tout son sens au style d’Anthony Doerr : formel et élégant, direct mais également poétique. On se régale de ses métaphores. Pour la première fois, je n’ai pas regretté mes nuits d’insomnie du au décalage horaire.

 

Ce roman n’a malheureusement pas été traduit en français mais trois autres des œuvres de Doerr le sont. Faites-vous plaisir !


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Pour la route

Publié le par Fille Ainée

Vous ne vous souviendrez pas de M. Heming. C’est lui qui vous a déniché la maison de rêve, vous a suggéré un plan de financement, a négocié un prix avec le vendeur et vous a appelé pour vous annoncer la bonne nouvelle. Par contre, après toutes ces années, il a toujours la clé de votre maison.

 

William Heming a toujours été fasciné par la vie des gens autour de lui. Certains l’appellent un harceleur mais ce n’est pas ainsi qu’il se décrit. Il aime simplement savoir ce qui se passe dans la vie des gens... sans que ceux-ci le sachent. Il se prend aussi un peu pour le « Zorro » local. Gare à celui qui ne ramasse pas la crotte de son chien. Il pourrait bien le retrouver sur le tapis blanc du salon ! Ou encore celui qui casse un rétroviseur et part sans laisser de trace… du moins c’est ce qu’il croit !

 

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Une histoire absurde mais tellement amusante ! Un livre original, intriguant et son humour noir en fait un livre difficile à ne pas lire d’une traite.

 

Et une fois terminé, on se demande si M. Heming n’a pas fait une petite visite impromptue pendant notre absence. Peut-être s’est-il même permis de petit-déjeuner dans la cuisine en notre absence ?

 

Ce livre n’est malheureusement pas disponible en français mais pour ceux/celles qui lisent dans la langue de Shakespeare, je le recommande vivement. J’ai adoré cet humour tout à fait britannique même si quelques fois l’histoire de M. Heming prend des allures fantasmagoriques. But who cares !

 


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Les Mensonges

Publié le par Fille Ainée

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé.

 

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Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ?

 

La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

 

Ce récit capture toute la complexité des non-dits, les doutes et les impasses de la vie conjugale, l’atmosphère tendue où la culpabilité des parents et leur rancoeur réciproque s'entremêlent. Lentement, les doutes s'infiltrent dans l'esprit de l'un, puis de l'autre. Harry poursuit en secret ses recherches désespérées tandis que Robin s'efforce de reconstruire leur vie. C'est un affrontement étonnant, qui réserve des surprises ! Et les derniers chapitres n’auront pas fini de vous surprendre.

 

Karen Perry, elle, ne remercie pas ses chiens à la fin du livre. Et je pense qu’elle n’en avait nullement besoin (petit clin d’œil à M. Bourcy !). Un livre très bien écrit, une intrigue bien ficelée, des surprises à presque tous les chapitres… Un changement bienvenu après une précédente lecture très décevante.

 


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Meurtre chez les poilus

Publié le par Fille Ainée

En juin 1916, la guerre bat son plein. Célestin Louise, inspecteur de police, aurait pu rester à l'arrière mais il choisit le combat et se retrouve en première ligne à Verdun. Grièvement blessé, il est évacué dans une vieille demeure reconvertie en hôpital de campagne. Le château d'Amberville est un endroit plein de mystères, étrangement calme et irréel après l'horreur des combats. Mais une malédiction semble s'abattre sur Amberville. Un premier soldat est retrouvé mort dans une mare, un autre est égorgé dans son lit. Le tueur est insaisissable et la liste ne demande qu'à s'allonger. Célestin mène l’enquête ! Et nous, qu’est-ce qu’on baille !!

 

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Jusqu’au 3eme chapitre, ca peut aller bien que de nombreux clichés donnent à penser que M. Bourcy, en élève assidu, a recopié les devoirs de son voisin de pupitre. Un fond historique très documenté et une visite à Verdun lui ont sans doute permis d’en savoir plus sur les conditions de vie dans les tranchées et les états d’âme des soldats qui y croupissaient. La découverte, sous les bombes, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec sa barbarie, ses silences improbables, ses rigolades pour tromper la mort. Mais ensuite, on s’enlise littéralement dans une intrigue tirée par les cheveux, un dénouement bâclé, une fin digne d’un livre Harlequin sans substance. Il semblerait, d’après les critiques, que la série d'enquêtes du soldat Célestin Louise avait fort bien débuté avec "La Cote 512". Je crois qu’il aurait du s’arrêter là. Ce 3eme volume est vraiment navrant !

 

Le personnage principal est sans envergure et l'intrigue policière réduite au minimum. Le meurtrier pour un lecteur attentif et perspicace est vite démasqué. Agatha Christie doit s’en retourner dans sa tombe ! T’inquiète Agatha, celui-là ne te fera pas ombrage. 

 

Maintenant reste à comprendre pourquoi il a obtenu le prix du polar au Salon du Livre de Poche de St Maur 2010. Visiblement, quelqu’un avait bu trop de champagne ce jour-là !

 

En dernière page, Thierry Bourcy remercie Anne pour son écoute et Sabine pour sa confiance et ses encouragements. Je pense sincèrement que ces deux personnes sont en fait ses chiens qui en échange de croquettes et de caresses ont passé des heures à l’écouter se relire. Et je me demande si ca n’est pas finalement un cas de cruauté envers les animaux !

 


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Mais qui l’a tué ?

Publié le par Fille Ainée

Si vous êtes criminologiste en herbe et que vous aimez les bonnes enquêtes policières, voilà un livre qui va vous intéresser.

 

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"Fin juin 1860, dans une demeure bourgeoise du sud de l’Angleterre, un enfant de 4 ans est porté disparu. Il est découvert quelques heures plus tard. Sous le choc, les habitants doivent faire face à deux évidences : l'enfant a été assassiné et le meurtrier est forcément l'un d'entre eux. Aussitôt, les rumeurs vont bon train. La presse, alors en plein essor, en fait un large écho. L'ensemble de la nation se passionne pour l'affaire. L'enquête piétine jusqu'à ce que Jack Whicher, célèbre détective de Scotland Yard, prenne les choses en main."

 

Attention, ce livre n’est pas un roman policier mais bien un fait divers, une affaire ténébreuse à souhait qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Mais c’est aussi un documentaire sur les origines de la police londonienne du XIXe siècle et surtout sur la naissance des premiers détectives anglais ; les précurseurs de Sherlock Holmes.

 

D'accord, c’est un pavé mais si le brouillard et les affaires mystérieuses vous passionnent, ce livre est pour vous. Très bien écrit, il décrit au fil des pages les avancées de l’enquête, les piétinements dûs aux tabous de l'époque et les conclusions tirées par Whicher, un des premiers détectives de l’époque. Je ne me suis absolument pas ennuyée ! Et je ne vous dirais absolument pas qui l'a tué !

 


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De ma chaise longue...

Publié le par Fille Ainée

De 1845 à 1852, plus d’un million d’Irlandais meurent de faim. La patate est ravagée par le mildiou. Les propriétaires s’enrichissent en exportant les cultures vers l’Angleterre pendant que ceux qui s’acharnent à les cultiver se font expulser faute de pouvoir payer leur loyer et meurent dans les fossés. Ceux qui possèdent encore quelque chose vendent tout pour acheter un billet de passage sur un des navires se dirigeant vers l’Amérique ou encore l’Australie. Leur dernier espoir ! Malheureusement, plus d’un tiers de ces « chanceux » ne verront jamais leur destination et vont succomber aux ravages du typhus et de la dysenterie.

 

Et pourtant cette époque était une époque de grandes avancées technologiques, de brillance intellectuelle et artistique et de progrès scientifique. Mais peu de ceci importe aux plus démunis de l’Irlande. Le monde est organisé comme une pyramide avec à son sommet les plus riches et à sa base les pauvres qui en portent tout le poids.  Ceux qui travaillent le plus et qui pourtant possèdent le moins.

 

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Pendant l’hiver rigoureux de 1847, L'Etoile des mers quitte l'Irlande pour New York avec à son bord, des passagers fuyant la famine. A son bord, des centaines de refugiés, certains optimistes, d’autres désespérés. Dans les cabines de première classe : une quinzaine de privilégiés. Une famille de propriétaires anglais établis depuis longtemps en Irlande mais récemment ruinés, leur servante au lourd passé, un journaliste new-yorkais, un homme d'Eglise, un maharadjah curieux de découvrir le monde. Et en-dessous, relégués dans l'entrepont quatre cents passagers entassés dans la pire promiscuité et bientôt décimés par le typhus. Parmi ces derniers, un tueur que l'on surnomme le " Fantôme ".

 

C’est une amie irlandaise qui m’a conseillé ce livre. Et elle ne s’est pas trompée ! Une écriture impeccable, un style fabuleux. Moi aussi j’ai fait la traversée d’Irlande à New York, moi aussi j’étais dans la cale avec les rats, moi aussi j’ai dîné dans le salon rutilant de première classe.

 

Rédigé sous forme de journal à 10 mains, nous sommes transportés tantôt dans les bas-fonds avec le « Fantôme », tantôt dans les salons où l'on cause. Et au fil des pages, nous découvrons que le meurtrier et la victime ne sont peut-être pas celui/celle que l’on croyait au début.  Mais ce n'est pas moi qui vous l'ai dit !

 

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139 pages pour résumer 12 ans

Publié le par Fille Ainée

"Je suis né libre et j'ai goûté aux joies de la liberté pendant plus de trente ans. Jusqu'au jour où je fus capturé et réduit en esclavage. On m'a suggéré qu'un livre sur ma vie et mes infortunes pourrait intéresser les gens."      - Solomon Northup

 

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En 1841, à Washington, Solomon Northup, noir, est un homme libre. Mais un jour, deux hommes l’abordent et sous prétexte de jouer du violon dans un cirque itinérant, lui propose de les suivre jusqu’à New York. Solomon est curieux. Il n’est jamais allé à New York. Mais à peine en route, il est drogué, enlevé, son identité effacée et il est contraint de se présenter comme un esclave de naissance.

 

Pendant douze terribles années, Solomon est vendu de propriété en propriété, travaillant dans les champs de coton ou sur des chantiers de construction en Louisiane. Dormant à même le sol poussiéreux, affamé, fouetté, il est menacé de mort par des maîtres qui le considèrent comme un sous-homme. Seule sa volonté de fer lui permet de ne pas sombrer dans la folie. Car il n'a qu'un objectif : survivre pour retrouver sa femme et ses trois enfants.

 

Cet ouvrage a été publié peu de temps après « La Case de l’oncle Tom », lui donnant ainsi toute sa crédibilité. « 12 ans un esclave » s’est vendu à 30 000 copies, ce qui à cette époque, a été considéré comme un énorme succès. Malheureusement, au 19eme siècle, le livre tombe dans l’oubli et n'est ensuite redécouvert qu'au debut des années 60 par deux historiens de la Louisiane. Ces deux historiens retracent les pas de Solomon Northup et vérifient les faits évoqués dans son livre.

 

Relatée à la première personne, cette histoire poignante de 12 ans de la vie d’un esclave avait, à l'époque, donné lieu à de nombreux débats politiques concernant l’esclavage.

 

J’ai commencé ce livre à cause du film. Mais comme à chaque fois qu’un livre est adapté à l’écran (même si c’est par Steve McQueen), je préfère lire d’abord l’original. Et je n’ai pas été déçue ! Une histoire poignante, envoûtante ! 139 pages dont je n’ai pu me décoller et qui même terminées me hantent encore.

 


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Liens de coeur ou de sang ?

Publié le par Fille Ainée

Il y a des livres qu’on finit en une nuit mais qu’on aimerait voir continuer. Des livres dans lesquels on oublie tout, même l’heure du dîner. Des livres qui vous attrapent et ne vous lâchent plus. Des livres comme « Une vie entre deux océans » de M.L. Stedman.

 

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Fin de la Première Guerre mondiale. Après 4 ans passés sur le front, dans les tranchées, Tom Sherbourne, rentre en Australie.  Autour de lui, on compte ceux qui ne rentreront pas ou ceux qui sont rentrés mais ne seront plus jamais les mêmes. Pour échapper à sa culpabilité d’être revenu sain et sauf, sans une égratignure alors que d’autres sont tombés autour de lui, Tom recherche la solitude et devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée.

 

À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
 Jusqu’à ce jour d’avril où un bateau vient s'échouer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…


 

Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que la traduction française de ce livre sortira bientôt en octobre. Commandez sans plus attendre !

 

 

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Tu me parles rose ?

Publié le par Fille Ainée

A votre avis, si Monsieur 3xrien arrive en courant à un rendez-vous et m’offre un bouquet de millepertuis ? Des œillets à Belle-Maman et qu’elle fait la grimace ? Ou encore une orchidée à une amie enceinte et qu’elle fonce acheter de la layette bleue ?

Le symbolisme des fleurs se retrouve dans leur couleur et leur variété.  Chaque choix doit être judicieux pour ne pas heurter les sensibilités. Un ton mal assorti, une espèce mal choisie, et c’est le quiproquo assuré !


Il faut savoir que plus une couleur est pâle, plus le sentiment se veut léger et discret. A contrario, les tons plus sombres sont souvent empreints de tristesse. Enfin, les couleurs vives décuplent la force de l’émotion.

 

Les fleurs ne s’offrent généralement qu’à une jeune fille(choisissez de préférence des variétés très pâles), à une femme ou à un monsieur très âgé. Lorsqu’elles sont coupées, elles s’offrent par nombre impair. Il est tout à fait acceptable d’offrir des fleurs de son jardin et de les apporter à son hôte, sauf si celui-ci vit à la campagne. Enfin, il suffit de glisser une rose rouge dans un bouquet pour déclarer son amour.

 

Les roses s’offrent en nombre pair (sauf si votre bouquet en contient moins de dix) : 12 pour remercier, 24 pour être galant et 36 pour déclarer sa flamme ! Azalées pour la passion, roses rouges pour l'amour, chèvrefeuille pour l'attachement... Vous n’avez que l’embarras du choix. Encore faut-il parler "fleurs".

 

Belle-Maman, superstitieuse, pense que les œillets portent malheur. Et les orchidées, en fonction de la direction dans laquelle elles s’ouvrent prédisent soit disant le sexe d’un enfant à naitre. Quant à Monsieur 3xrien, comme il est toujours en retard, même avec des fleurs, il n’arrivera jamais à se faire pardonner ni à m’adoucir ! Lui, même à son enterrement, il arrivera en courant !

 

C’est donc sur les conseils de Lisbei que je me suis lancée dans la lecture du Langage secret des fleurs de Vanessa Diffenbaugh. Je dois vous avouer que le premier chapitre ne m’a guère enthousiasmée. L’histoire de cette jeune fille ballottée depuis toujours de familles d'accueil en foyers, écorchée vive et qui a accumulé tellement de colère qu’elle en devient incapable de se laisser aimer, m’a légèrement agacée. Et puis, on se laisse porter par cette colère que l’on cherche à comprendre. Qu’est-ce qui fait qu’une jeune fille orpheline puisse tant en vouloir au monde entier ?

 

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A dix-huit ans, Victoria se retrouve à la rue de son plein gré et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d'aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Car voilà, incapable d'exprimer ses sentiments à travers les mots, Victoria a appris le langage secret des fleurs alors qu’elle vivait avec Elizabeth, la seule personne qui a voulu lui offrir une famille mais qu’elle a rejetée. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu'à s'ouvrir au monde. 

 

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce livre. Peut-être pas à la folie mais suffisamment pour donner des petits yeux fatigués le lendemain matin. 

 


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