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Ta Promesse

Publié le par Fille Ainée

Ta Promesse

Claire Lancel, écrivaine reconnue, rencontre Gilles Fabian, un metteur en scène charismatique, lors d’un réveillon. Très vite, une passion intense les unit. Gilles lui demande alors une chose étonnante : lui promettre de ne jamais écrire sur lui. Claire accepte, sans mesurer encore la portée de cet engagement.

Peu à peu, leur relation, qui semblait idyllique, prend un tour plus inquiétant. Derrière le charme et l’assurance de Gilles se cachent des signes de manipulation et d’emprise : colères imprévisibles, reproches insidieux, exigences qui grignotent la liberté de Claire. Elle modifie sa vie pour lui, renonce à certaines habitudes et se laisse enfermer dans une relation où l’amour et le contrôle se confondent.

J’ai trouvé que certains passages de ce roman étaient un peu trop axés sur la relation physique entre les deux personnages, surtout au début de leur histoire. Mais en fait, ces passages intimes servent surtout à mettre en évidence la passion et la fusion qui rapprochent Claire et Gilles. Illusion d’un amour parfait au départ, séduction qui devient au fur et à mesure outil d’emprise et contraste entre l’intensité physique et la violence psychologique qui s’installe ensuite.

Ce roman, haletant comme un thriller, explore les mécanismes subtils de l’aliénation amoureuse, la difficulté à distinguer passion et domination, le narcissisme contemporain, la manipulation, le pouvoir de la parole et de l’écriture. Mais il pose aussi la question : comment prouver l’invisible — la pression, le contrôle psychologique — devant la justice ?

Je vous en laisse “juge”.

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Un Simple Dîner

Publié le par Fille Ainée

Un Simple Dîner

Claudia est une jeune kinésithérapeute très timide qui vit avec Étienne, un avocat ambitieux et sûr de lui. En plein mois d’août, par une soirée de canicule à Paris, ils invitent à dîner un couple d’amis : Johar, une femme brillante et déterminée, et son mari Rémi. Claudia a préparé le repas avec soin, mais elle se sent mal à l’aise, effacée à côté de son compagnon. Très vite, l’ambiance autour de la table devient tendue. Derrière les politesses, on sent des secrets, des déséquilibres, des frustrations et des rapports de force qui transforment ce repas en un huis clos lourd et étouffant.

À travers ce dîner en apparence banal, l’autrice parle tout d’abord de la place des femmes, de la difficulté à s’affirmer et des rôles imposés dans le couple. Claudia, enfermée dans sa timidité et la domination de son mari, cherche à exister. Johar, plus affirmée, représente une autre voie d’émancipation. Ensuite des rapports de pouvoir : Étienne, macho et arriviste, incarne l’homme incapable de supporter la réussite des femmes. Et enfin des non-dits : regards, gestes, silences rythment le récit et créent une atmosphère pesante. Le roman, qui se lit vite (je l’ai dévoré d’une traite dans le train au retour de Paris), fait ressentir une atmosphère pesante.

J’ai aimé la manière dont Cécile Tlili crée une telle ambiance à partir d’une situation toute simple et parvient à transformer un dîner banal en une scène tendue et pleine de suspense. Ce roman m’a donné envie de suivre l’évolution de cette nouvelle plume.

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Le Libraire de Kaboul

Publié le par Fille Ainée

Le Libraire de Kaboul

 

Le Libraire de Kaboul est un récit de la journaliste norvégienne Åsne Seierstad, publié en 2002.


L’auteure, correspondante de guerre, s’est installée quelques mois dans la famille d’un libraire afghan, après la chute du régime taliban en 2001. Son livre raconte la vie quotidienne de cette famille à Kaboul, en mêlant description de la société afghane et portraits intimes.

On y voit le combat du libraire pour sauver et vendre des livres, dans un pays où la lecture a été censurée, les tensions familiales, notamment la place des femmes, soumises à de fortes contraintes sociales et religieuses et la complexité des relations entre tradition, religion, modernité et liberté individuelle.

Ce n’est pas un roman mais un récit journalistique écrit comme une fresque narrative. L’auteure adopte un style immersif, presque romanesque, pour raconter des histoires vraies glanées au sein de la famille.

Ce livre a été un succès international - traduit en de nombreuses langues - mais il a également suscité beaucoup de débats : le libraire réel a accusé l’auteure d’avoir trahi sa confiance, déformé sa vie privée et mis sa famille en danger en révélant des aspects intimes.

Ce livre controversé est, cependant, un témoignage précieux sur l’Afghanistan d’après les Talibans. Et je l'ai trouvé très intéressant.

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Où vont les larmes quand elle sèchent

Publié le par Fille Ainée

Où vont les larmes quand elle sèchent

Jean, 36 ans, est médecin généraliste dans le Sud-Ouest français. Il soigne à vélo, sa salle d’attente déborde, et il a supprimé son numéro de téléphone sur ses ordonnances. Chaque jour, il écoute les confidences des patients et lit parfois leur souffrance « directement sur le corps ». Pourtant, depuis la nuit où il lui a manqué six minutes pour sauver une vie, il ne parvient plus à pleurer : ses larmes sont restées coincées dans sa gorge. 

 

 

Un récit profondément humain, porté par une écriture à la fois tendre et percutante. L’auteur parvient avec brio à mêler humour et émotion, tout en abordant des sujets graves — violences faites aux femmes, maltraitance infantile, défaillances du système de soins — avec pudeur et justesse. Les anecdotes, sensibles et souvent drôles, rendent la lecture à la fois bouleversante et lumineuse.

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Le Dieu des petits Riens

Publié le par Fille Ainée

Le Dieu des petits Riens

L’histoire se déroule dans le Kerala, au sud de l’Inde, et alterne entre les années 1969 et 1993. Elle suit Rahel et Estha, jumeaux indo-chrétiens issus d’une famille aisée mais dysfonctionnelle. Enfants sensibles et très proches, ils grandissent dans une maison où pèsent les silences, les non-dits et les tensions sociales.

Le drame central du roman tourne autour de la mort accidentelle de leur cousine, venue rendre visite avec sa mère. Cet événement déclenche une série de réactions en chaîne qui détruisent la famille.

Le Dieu des Petits Riens est une œuvre d’une richesse émotionnelle, poétique et politique. Ce récit profondément intime explore les blessures de l’enfance, les tabous sociaux et l’inéluctabilité du destin.

La structure narrative est non linéaire, entrelacée de souvenirs, de silences et de non-dits. Ce choix peut parfois dérouter le lecteur, mais il reflète parfaitement la fragmentation de la mémoire et la douleur omniprésente dans la vie des personnages.

À travers le regard des enfants, l’auteure met en lumière l’hypocrisie des adultes, les injustices de la société de castes, et la cruauté institutionnalisée. Ce contraste entre la naïveté de l’enfance et la brutalité du monde adulte donne au roman une puissance bouleversante.

Ce roman n’est pas seulement une tragédie familiale mais il est aussi une critique acerbe de la société indienne postcoloniale : les carcans de la caste, les conflits religieux, le patriarcat, et la répression politique y sont subtilement dénoncés.

Le titre prend tout son sens au fil du récit : ce sont les "petits riens” de la vie quotidienne qui révèlent le plus sur les personnages et sur la réalité qu’ils habitent.

Le Dieu des Petits Riens est un roman exigeant, mais d’une beauté rare. Il bouleverse, dérange, émerveille.

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Une tombe pour deux

Publié le par Fille Ainée

Une tombe pour deux

L'histoire se déroule dans les années 50, en Caroline du Nord, sur fond de guerre de Corée. 

Jacob, héritier d'une riche famille influente, épouse en secret la jeune Naomi, une jeune femme de condition modeste. Les parents de Jacob, ne supportant pas cette union qu'ils jugent indigne, mettent alors au point une odieuse machination, justifiée à leurs yeux par une certaine idée de l'amour parental.

Profitant de l'éloignement de leur fils, parti combattre en Corée, il persuade Jacob que Naomi est morte en couches. 

Blackburn, ami fidèle de Jacob et croque-mort défiguré par la polio - à qui Jacob avait confié Naomi pendant son absence - devient alors le témoin silencieux des manoeuvres familiales. 

Ce roman est construit en cinq actes avec une tension de plus en plus croissante au fil de l'histoire. L'écriture est sobre, précise, percutante et sans excès de fioriture. C'est un roman sombre qui traite de la tragédie familiale et qui s'appuie sur le mensonge, la loyauté et les conflits de classe. Une très bonne lecture !

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Les jardins de Torcello... mais pas que

Publié le par Fille Ainée

Les jardins de Torcello... mais pas que

Ce roman nous plonge dans l'univers de Jess, une jeune française qui, refusant de reprendre l'hôtel familial, choisit de s'installer à Venise. Elle y vit modestement en proposant des visites guidées, explorant les recoins secrets de la ville et s'imprégnant de sa beauté et de son histoire. 

Lorsque l'appartement qu'elle occupe est mis en vente, Jess est contrainte de trouver une solution. C'est alors qu'elle rencontre Maxence, un célèbre avocat pénaliste vivant avec son compagnon Colin sur l'île de Torcello. Maxence lui propose un emploi d'assistante pour l'aider à trier ses dossiers juridiques. Parallèlement, il se consacre à la restauration des jardins de sa propriété, menacés par la montée des eaux. 

Au fil des journées, Jess se laisse envoûter par l'atmosphère mélancolique de Torcello et ce lieu devient pour elle un espace de réflexion et de transformation intérieure, l'aidant ainsi à affronter ses propres fantômes. 

Ce récit est empreint de poésie et à travers la beauté de la lagune vénitienne, l'autrice explore les thèmes de la mémoire, de la résilience et de la quête de soi. 

Lu quelques jours avant de partir pour notre escapade italienne dans le cadre de mon bookclub, je me suis dit qu'il était impossible de ne pas y aller, histoire de vérifier si vraiment cette île était telle que décrite dans le roman de Claudie Gallay. L'autrice m'a donné envie de découvrir cette île, en vrai, pour marcher dans les pas des personnages, ressentir le silence, la lumière, la lenteur.

Je vous avoue que j'ai été quelque peu déçue mais était-ce plutôt dû à la malchance de nous y trouver en même temps qu'une horde de gamins en voyage scolaire (italiens de surcroît donc imaginez le niveau sonore ) ou que le roman m'avait tellement fait rêver que je n'arrivais pas à transposer mes impressions de lecture sur le lieu réel ?

 

Les jardins de Torcello... mais pas que

Moins connue et beaucoup moins fréquentée que Murano et Burano, Torcello possède une atmosphère unique. Dès que l'on quitte l'embarcadère, un long chemin bordé de roseaux, de canaux étroits et de petits ponts en pierre nous mène vers le coeur de l'île.

Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que

L'île est en partie inhabitée, recouverte de végétation sauvage, de jardins privés et de ruines.

Malgré sa petite taille, Torcello abrite un riche héritage comme la basilique Santa Maria Assunta (datant du VIIème siècle) avec ses mosaïques byzantines. 

Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que
Les jardins de Torcello... mais pas que

Torcello fut autrefois un centre important de la lagune, bien avant Venise. Elle comptait jusqu'à 20 000 habitants à son apogée mais fut peu à peu désertée à cause de la malaria. 

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Into the Wild

Publié le par Fille Ainée

Into the Wild

La dernière fois que ses parents l'ont vu, c'était le jour de sa remise de diplôme. Après la cérémonie, Christopher McCandless leur fait part de sa décision de partir à l'aventure à travers les États-Unis. Vingt-sept mois plus tard, son corps émacié est retrouvé en Alaska, dans un bus désaffecté. Il est visiblement mort de faim, perdu au coeur d'une nature aussi magnifique qu'impitoyable. 

Que s'est-il passé pour qu'il en arrive là ? Les documents et photos retrouvés près de lui témoignent d'une longue quête de vérité et de ses efforts désespérés pour survivre dans un environnement où la moindre erreur peut être fatale. 

En avril 1992, Christopher prend une décision radicale : s'enfoncer au coeur de l'Alaska avec un minimum de nourriture et d'équipement. ll veut repousser ses limites, se confronter à l'essence même de l'existence et prendre du recul sur le sens de sa vie. Mais cette quête du dépassement et de paix intérieure fait-elle de lui un jeune homme égoïste, indifférent à la souffrance de sa famille qu'il a laissé pendant plus de deux ans sans nouvelle ? Était-il mentalement troublé, suicidaire, inconscient ? Ou cherchait-il simplement à fuir un monde trop matérialiste et des relations familiales oppressantes ? 

Nous ne le saurons, malheureusement, jamais !

Son histoire, racontée par Jon Karkauer, est devenue un best seller et a été adaptée à l'écran par Sean Penn. Aujourd'hui, Christopher Mc Candless est devenu une figure emblématique pour tous ceux qui rêvent de s'affranchir des contraintes d'une société rigide pour vivre en harmonie avec la nature.

Un livre captivant et magnifiquement écrit que je recommande vivement. À chacun/chacune d'en tirer des conclusions personnelles.

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Chronique d'un chat à neuf vies et d'humains à mille problèmes

Publié le par Fille Ainée

Chronique d'un chat à neuf vies et d'humains à mille problèmes

Bastos, chat philosophe et vaguement suicidaire semble n'avoir qu'un seul but dans la vie : tester les nerfs de Raymond. Mais heureusement pour tout le monde, Raymond est très mauvais tireur.

Ce roman ne parle évidement pas seulement de l'art de survivre avec élégance mais c'est aussi une plongée dans un joyeux capharnaüm de vies humaines qui s'entrecroisent, s’entrechoquent et finissent par se réparer.

À la suite du décès d'un homme en voiture, c'est toute la vie d'un groupe d'hommes et de femmes qui bascule : un père se rapproche de sa fille, une femme retrouve un père qu'elle ne connaissait pas, des amours naissent, un petit-fils espiègle découvre ses grands-parents... Et sous des aspects rugueux, se cachent de grands coeurs. Les multiples décès sont plutôt bien venus, se font complices de chemins de vie et redressent de nombreux torts. 

Ca part parfois dans tous les sens, mais grâce à des chapitres courts et une écriture fluide, on passe d’un événement loufoque à un autre sans jamais lever les yeux du bouquin. Et des événements déjantés, il y en a ! Une lecture tellement agréable qu’on dévore tout d’un trait.

Je l’ai lu en une soirée au coin du feu, entouré de mes propres félins, ces experts en plans diaboliques. Je comprends Raymond, franchement : parfois, on se surprend à rêver d'allumage. Heureusement, mes félins savent que je ne possède pas d’arme. 

Bref, un roman drôle, touchant et parfaitement décalé, à lire d’une traite, en câlinant – ou en maudissant – votre boule de poils préférée.

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Si les murs pouvaient parler !

Publié le par Fille Ainée

Si les murs pouvaient parler !

À force d’en entendre parler et de le voir revenir dans la liste des livres à avoir lu, j’ai voulu savoir pourquoi ! En règle générale, je me méfie un peu des thrillers psychologiques dont tout le monde parle mais là, franchement, chapeau ! Surtout quand on sait que c’est un premier roman !

 

Je ne peux pas vraiment trop vous en dire pour ne pas gâcher le suspense mais je peux tout simplement vous avouer que je n’ai même pas vu venir la fin. Pendant toute la lecture, j’ai émis des hypothèses et bien sûr aucune n’a été la bonne.  

 

Alicia, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant le cadavre de son mari, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alicia ne prononce plus le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.


Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychiatre, n’a qu’une obsession : faire reparler Alicia. Quand un poste se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper une parole. Alors qu’il commence à perdre espoir, Alicia s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait...

 

Il n’est pas surprenant d’apprendre que l’auteur a étudié la psychanalyse, et a travaillé deux ans dans une clinique psychiatrique. Ca sent le vécu. Et ce qui est très différent des autres livres du genre, c'est que, s'il y a bien un meurtre dans les premières pages, il ne s'agit pas ici d'une enquête à proprement parler. La coupable est connue, elle a été prise sur le fait. Il s'agit de démêler ses motivations. Pourquoi Alicia a t-elle tué son mari alors qu’ils semblaient mener une vie de couple parfaite ?

 

Je vous laisse le découvrir…

 

 

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