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Esme

Publié le par Fille Ainée

Esme

Iris reçoit l'appel d'un asile d'Edimbourg qui ferme ses portes, laissant des archives et quelques patientes oubliées. Parmi elles, Esme, internée depuis plus de soixante ans et dont personne ne se souvient. On affirme qu’Esme est la grand-tante d’Iris mais la jeune femme réalise avec effroi qu’elle n'a jamais entendu parler d’elle. Pour quelles raison, Esme alors âgée de seize ans, avait-elle été envoyée à l'asile ?

 

Ce livre assez court se lit très vite et je suis surtout tombée dedans sans pouvoir m’arrêter ! Il me rappelait un de mes livres favoris Le testament caché de Sebastian Barry.

 

Bien que le récit soit un peu confus au début – on alterne entre les découvertes d’Iris, les souvenirs décousus de Kitty - sa grand-mère souffrant d’Alzheimer - et les flash-backs d’Esme – on s’y fait très vite. Il n’y a pas de chapitre mais des paragraphes donc il faut oublier l’excuse classique du je finis mon chapitre et puis je passe à autre chose. Mais de toute façon, la question préoccupante, que s’est-il donc passé dans la vie d’Esme pour la conduire à être internée dans cet asile, m’intriguant au plus haut point, j’ai rarement lâché mon bouquin !

 

L’alternance entre le passé et le présent est plutôt bien faite, et les passages sur cette époque sont justement écrits de manière à aiguiser notre curiosité.

Par contre, la fin m’a prise de court et j’ai regretté que l’histoire s’arrête là.

 

En quelques mots, l’étrange disparition d’Esme Lennox c’est un gros secret de famille qui refait surface, une atmosphère oppressante par ses non dits et le respect absolu des mœurs de l’époque, des révélations douloureuses et un dénouement tout à fait surprenant.

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En chantant !

Publié le par Fille Ainée

En chantant !

La chorale des dames de Chilbury est le premier roman de Jennifer Ryan qui s’inspire de l’histoire personnelle de sa grand-mère pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

L’action se situe à Chilbury, un charmant petit village bucolique du Kent, en 1940. La Seconde Guerre Mondiale a débuté quelques mois plus tôt et l’Angleterre attend son tour, inquiète et fiévreuse. Nombreux sont les maris, les pères et les fils partis prendre part au conflit.

 

Se retrouvent dans le village une jeune adolescente, une veuve déboussolée par le départ de son fils, une réfugiée juive, une sage-femme plutôt louche, une matrone un brin autoritaire, une maîtresse d’école enthousiaste et la plus belle fille des environs. Tout ce petit monde, qui a déjà vu bon nombre de ses repères chamboulés, va se retrouver perdu lorsque le pasteur annonce la fermeture de la chorale du village, faute d’hommes. Qu’à cela ne tienne ! Revigorées par l’arrivée de Primrose Trente, une professeure de chant, elles décident de transgresser l’interdit et de résister par la musique…

 

Si vous avez aimé La dernière conquête du Major Pettigrew, ce roman est parfait pour vous. Des personnages hauts en couleurs et attachants. Jennifer Ryan décrit également avec justesse un monde en plein bouleversement où la place de chacun, hommes comme femmes, est à redéfinir. Ici, c’est par le chant que les femmes vont petit à petit s’émanciper et devenir actrices de leur propre vie.

 

Le récit est construit avec des chapitres courts, dans lesquels chaque protagoniste prend tout à tour la parole sous forme de lettres à des proches ou d’extraits de journaux intimes.

 

La chorale des dames de Chilbury relate, avec un charme désuet et terriblement British une intrigue poignante, légère, sensible et intensément dramatique. Sorti en version Molière en octobre 2017. Jetez-vous dessus !

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Au fond de l'eau

Publié le par Fille Ainée

Au fond de l'eau

J'avais totalement adoré "La fille du Train" et j'attendais avec impatience un nouveau thriller de Paula Hawkins.

Une semaine avant son apparent ‘suicide’, Nel appelle sa sœur Julia. Celle-ci ne lui répond pas. Que voulait-elle lui dire ?

Le corps de Nel est ensuite retrouvé dans la rivière du petit village de Beckford.

Initialement déroutée par le grand nombre de personnages - on se croirait dans les premiers chapitres d’un roman d’Agatha Christie et on peine à se souvenir de qui est qui – je me suis vite trouvée entraînée dans le cœur du récit grâce à des chapitres très courts dans lesquels les différents acteurs de l’histoire prennent leur tour pour exprimer leur point de vue narratif. Ce qui permet d’aborder l’histoire sous différents angles.

Au fond de l’eau est une histoire à facettes multiples, le point commun des différents récits étant « the Drowning Pool », cet endroit où la rivière est devenue piège mortel pour de nombreuses femmes au fil des siècles. Lieu de suicide ou endroit commode pour se débarrasser de celles qui dérangent, tel est le mystère qui n’a jamais été vraiment résolu et sur lequel avait décidé d’enquêter Nel Abbott. Nel en a t-elle trop appris ou le poids des révélations l’a t-il conduit à y finir ses jours ?

Suicide ? Meurtre ? Malédiction ? Quels secrets renferment la rivière du petit village de Beckford ?

Le récit semble assez lent et c’est une des caractéristiques du style de l’auteure mais je dirais qu’elle nous entraîne encore une fois dans une histoire où les personnages s’entremêlent à la perfection et où le suspense est aussi prenant pour aboutir à un dénouement explosif et surprenant. A lire sans plus attendre !

 

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Une histoire qui me hante

Publié le par Fille Ainée

Au début des années 1900, en Angleterre, Lucy Muir, veuve depuis peu, étouffe auprès de sa belle-famille. Elle décide donc de louer un cottage dans la station balnéaire de Whitecliff. L’agent immobilier qui lui fait visiter la maison fait tout pour l’en dissuader : La maison est hantée ! Mrs Muir, n’en faisant qu’à sa tête, s’y installe avec ses deux enfants.

Dès le premier soir, elle surprend l’apparition de l’ancien propriétaire, le capitaine Daniel Gregg. C’est ainsi qu’une amitié se développe entre la jeune veuve et le capitaine bourru, aux idées en totale opposition avec la morale et l'hypocrisie victorienne de son temps.

 

Une histoire qui me hante

Ce petit livre possède un charme indéfinissable, un humour léger. Il est plein de poésie. C’est un ouvrage délicat qui baigne dans une atmosphère nostalgique et légèrement surannée. Ce n’est pas un chef d'œuvre de la littérature mais c’est un roman au doux parfum de thé anglais qui se lit en une après midi.

J’avais vu le film, magistral et superbe, adapté du roman. Je pense qu’il est supérieur en qualité au livre mais je ne peux m’empêcher de savourer cette histoire complètement insensée et surréaliste. Cela ne fait pas de mal de rêver un peu, non ? Et qui sait si, dans un des coins de ma maison, ne rôde pas un esprit frappeur ? Après tout, qui laisse traîner de la vaisselle dans l’évier et des chaussettes sales dans la salle de bain ? Ah non, ça se sont les Nains ! Dommage.

A consommer sans modération !

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Fin d'une vie

Publié le par Fille Ainée

S'il y a une chose que j'aime par-dessus tout en France, ce sont les bibliothèques itinérantes. Ces petites boîtes remplies de livres que l'on trouve au hasard d'une promenade dans les petites rues d'un village. Et croyez-moi, je me sers à volonté pour en remettre tout autant !

Découverte le mois dernier, ce livre très court de Lao She. 

Fin d'une vie

Un livre sans prétention, bourré d'humour.

Un vieux chinois sur le point de mourir de faim (OK, c'est pas drôle) raconte sa vie. Une femme qu'il a pourtant choisie avec soin et qui le quitte, deux enfants abandonnés par leur mère, un changement de carrière qui n'aboutit à rien...

C'est avec grande philosophie que cet homme fait le résumé de sa vie sur fond de fin d'empire et de soulèvements à Pékin. Le récit fort émouvant et plein de sagesse d'un vieil homme dans un monde en bouleversement. J'ai adoré !

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Le couple d'à côté

Publié le par Fille Ainée

Le couple d'à côté

Cauchemar ou manipulation ?

 

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, seulement ces derniers de veulent pas de Cora, leur bébé de six mois et la baby-sitter leur fait faux bond. Que faire ? Le choix est vite fait. Anne et Marco décident de ne pas renoncer à leur soirée. Cora dort à poings fermés et ils ne sont qu’à quelques mètres. Que peut-il arriver ? Toutes les demi-heures, l’un ou l’autre va vérifier que tout va bien. Pourtant quand à une heure déjà avancée, le couple regagne son domicile, c’est un berceau vide qui les attend.

Désespérés mais aussi dépassés, les jeunes parents attirent les soupçons de la police : Anne en dépression depuis son accouchement, Marco au bord de la ruine, les victimes ont soudain des allures de coupables. Dans cette sombre histoire, chacun semble dissimuler derrière une image lisse et parfaite de terribles secrets. L’heure de la révélation a sonné…

« Le couple d’à côté » est un magnifique thriller, un roman à suspense que j’ai eu du mal à ne pas dévorer d’un seul coup.

L’intrigue peut sembler assez banale et la première partie du roman est assez classique - on suit le déroulement de l’enquête avec un inspecteur de police - mais c’est à partir de la moitié que tout s’accélère et là, on tourne les pages sans pouvoir s’arrêter. Une lecture addictive que je recommande vivement. 

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L'improbabilité de l'amour

Publié le par Fille Ainée

Non, ce n'est pas moi qui ai inventé un truc pareil mais c'est un livre d'Hannah Rothschild !

L'improbabilité de l'amour

 Le jour où Annie McDee, jeune cuisinière sans le sou, débarque dans la boutique crasseuse d'un antiquaire, à la recherche d'un cadeau pour son petit-ami, elle ne se doute pas que, d'une, son petit-ami va la plaquer, et que de deux,  la toile poussiéreuse qu'elle vient d'acquérir scellera à jamais son destin. 


Car ce qu'Annie transporte dans un sac en plastique n'est pas une vague croute. C'est un chef-d'œuvre mythique du XVIIIe siècle, une toile réalisée par le maître français Antoine Watteau ; un tableau intitulé L'Improbabilité de l'amour
 

Interpellée par la beauté du tableau, Annie s'interroge : que tient-elle réellement entre ses mains ? Aidée de Jesse, un jeune guide passionné, et d'une spécialiste de Watteau, la modeste cuisinière au cœur tendre entreprend de découvrir la secrète et terrible histoire de cette toile. Et se retrouve catapultée dans les arcanes du monde de l'art... 
 

C’est parce que je venais tout juste de regarder “ La Femme au tableau ” qui traite du sujet épineux de la restitution des tableaux après la seconde guerre mondiale que j’ai été tentée par ce roman.

 

Intelligent, documenté, peut-être un peu trop long vers le milieu, mais très riche en informations et en intrigues de toutes sortes, ce roman est loin d’être ennuyeux. On en apprend beaucoup sur le monde de l’art et ses coulisses, ainsi que sur la vie de l’artiste.

 

J’ai particulièrement aimé les chapitres au cours desquels le tableau lui-même s'adresse au lecteur pour lui confier son histoire, ses émotions, ses peurs, ses réflexions sur l'art et la beauté.

 

Je vous recommande donc chaudement cette lecture et le film d’ailleurs même si ce dernier n’a aucun lien avec le livre ! Passionnés de l’art, n’hésitez pas.

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Miniaturiste

Publié le par Fille Ainée

Miniaturiste

Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre, à Amsterdam, son mari Johannes Brandt. Elle ne l’a rencontré qu’une seule fois et c’est la sœur de ce dernier, restée célibataire, qui a organisé cette union. Homme d’âge mûr, Johannes est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Mais le soir de son arrivée à Amsterdam, Johannes néglige sa jeune épouse.

 

En guise de cadeau de mariage, il lui offre une maison de poupée, représentant leur propre intérieur. Ne sachant que faire pour occuper ses longues journées solitaires, la jeune fille entreprend de décorer cette maison de poupée grâce aux talents d’un miniaturiste. Une atmosphère étrange, frôlant le surnaturel se développe alors au fur et à mesure que les fascinantes créations de l’artisan font tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettent au jour de dangereux secrets.

 

L’auteure s’est inspirée d'une maison de poupée d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam pour nous livrer un premier roman restituant avec précision l’ambiance de la ville à la fin du XVIIe siècle. Intransigeance religieuse, rigueur morale, on étouffe dans cette atmosphère oppressante. Chuchotis, portes closes, personnages mystérieux, hypocrisie sont les maîtres mots de ce roman historique fort bien documenté.

 

Il est rare que j’achète le dernier livre en vogue, celui dont tout le monde parle. Je me méfie, en général, des best sellers mais j’ai été attirée tout d’abord par cette fiction historique qui nous transporte et nous fait découvrir les us et coutumes du XVIIème siècle au cœur des Pays-Bas. On se croirait littéralement transporté dans un tableau de Vermeer. De ce côté-là, le pari est totalement réussi. Par contre, le côté fantastique, surnaturel, qui, au final, n’apporte absolument rien au développement de l’action (à la limite cette maison de poupée, qui pourtant était le point de départ du roman, pourrait bien disparaître sans pour autant changer quoique ce soit !), la lenteur désespérante avec laquelle débute l’action (le premier rebondissement n’intervient qu’au bout de 200 pages), la révélation de secrets plus ou moins glauques ne m’ont véritablement pas conquise.

 

Par contre, si vous êtes intéressé(e) par l’Amsterdam austère du XVIIème siècle, vous allez vous régaler. 4 ans de recherches ont abouti à un roman fort bien documenté.

 

J'avoue que je suis restée sur ma faim car au final, qui est ce miniaturiste dont le roman porte le nom ? Le personnage reste flou, Nella passe son temps à lui courir après sans jamais réussir à l’attraper. On pourrait penser que Jessie Burton, en nous laissant le bec dans l’eau, prépare « Miniaturiste, le retour » histoire de relancer l’action et surtout la vente de son livre ! Bof !

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Revisitons nos classiques

Publié le par Fille Ainée

Monsieur 3xrien et deux jeunes Nains cabriolants sont rentrés au bercail pour la rentrée scolaire, nous laissant, Grand Nain et moi, profiter d’une superbe fin d’été en Provence. De leur départ sont venus tranquillité et silence (un peu pesant parfois) et avec mon Nain nous occupons nos journées à faire de grandes balades, siester et lire.

A côté du grand lavoir, il y a toujours une caisse de livres voyageurs et c’est avec un plaisir non dissimulé que, presque tous les jours, je fouille et farfouille pour redécouvrir les écrivains de ma jeunesse.

J’ai commencé mon été avec Paul Vialard, que je ne connaissais pas. Un roman très rapide à lire qui aurait bien pu très vite tourner fleur bleue si ce n’était une écriture magnifique. Une histoire simple, sincère.

Revisitons nos classiques

Flore et Lucien n’ont pas beaucoup d’argent mais ils s’aiment comme on s’aime depuis l’enfance, simplement, sans se poser de questions. La vie du bord de mer dans ce monde ouvrier a ses limites : de la place du village aux bords des falaises, en passant par la mine. C’est un petit village de France où la vie s’écoule paisiblement entre gens simples, habitués à peu mais profitant du bonheur ordinaire des gens qui savent savourer les petites choses, dans un monde rude.

Mais cette existence paisible va être bouleversée quand un inconnu arrive, un gars droit, franc, honnête.

La Maison sous la mer est un roman très daté mais qui respire le charme et l’authenticité. Je me serais cru, le temps d’une lecture, sur cette côte du Cotentin.

Puis ensuite, j’ai trouvé Bernard Clavel, un auteur dont je ne me lasserais jamais. Je croyais avoir presque tout lu de lui mais voilà que je découvre « Qui m’emporte ». Comment ai-je pu ne pas l’avoir lu ? Ou est-ce que l’on, par un curieux hasard, m’aurait gardé le meilleur pour la fin ?

Revisitons nos classiques

Léandre Brassac vit avec sa femme Marie dans un vieux manoir dont il a hérité.

Quittant parfois sa ferme et sa femme, il fait une virée à Lyon, la grande ville où il prend du bon temps, goûtant largement aux vins fins et aux belles filles. Dans ce milieu interlope, lui dont on dit volontiers qu'il est misanthrope et qu'il a un sale caractère, il aime se mettre en avant, jouer les grands seigneurs, c'est pour lui une respiration, un entracte dont il a besoin pour repartir d'un bon pied. Il revient souvent avec de ces chiens perdus sans collier dont il peuple sa ferme.

Mais cette fois-ci, c'est une fille qu'il ramène chez lui, une fille dont il ne sait au juste d'où elle sort après une nuit blanche de beuverie, une prostituée sans repère. Et elle aussi, comme les chiens, s'installe dans la demeure avec Brassac et sa femme. Une certaine complicité va naître entre ces trois êtres si différents.

Et j’ai gardé le plus beau pour la fin : « Le voyage du père ». Une gourmandise pour les yeux. Ce n’est plus un roman, c’est de la poésie !

Revisitons nos classiques

Dans un petit village du Jura, Noël approche. Chez les Quantins, on se prépare à la fête. Marie-Louise, leur fille, coiffeuse à Lyon, revient pour l'occasion. Mais ce matin le facteur frappe à la porte, apporte des nouvelles : Marie-Louise ne viendra pas.

La mère, Isabelle, se met en rogne et invective son mari, qui sous la pression de sa femme, se sent obligé d'aller à Lyon pour tenter de trouver une explication. Vingt ans qu'il n'y ait pas allé !

Mais à l'adresse indiquée, sa fille n'habite plus. On lui en donne une autre, mais elle n'est pas là. La concierge ajoute même que Marie-Louise ne rentre jamais avant le milieu de la nuit. Mais quel est ce métier de coiffeuse qui se termine si tard ?

Un roman où Bernard Clavel donne la part belle au monde rural : dur mais sain. Contrairement à la ville où pour lui tout est méprisable et malsain, où tout va trop vite, où les gens se croisent sans se regarder, sans se parler. Nous suivons les allées et retours de Quantin, aussi bien dans la ville à chercher sa fille que dans son esprit à remettre en doute son métier de coiffeuse.

Ce roman, c’est de la poésie pure ! Une description d’émotions où nous sommes sans arrêt balancés entre espoir et désespoir. Où est Marie-Louise ? Son père va t-il la retrouver ? « Le voyage du père », c’est en fait, l’ancêtre du thriller psychologique moderne. Il joue avec nos nerfs !

Dis Nadine, si après ça tu oses encore me parler de Bussi, je te dénonce au syndicat du mauvais goût pour lectures malsaines !

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Petits bonheurs

Publié le par Fille Ainée

Quel thème de la semaine ! Il y en a tellement, dans la vie, des petits plaisirs simples. Lequel choisir ?

Petits bonheurs

Imaginez une journée ensoleillée, une chaise longue à l’ombre vous tend les bras. Quel bonheur de passer quelques heures à s’évader avec un bon livre ! On oublie tout, le temps de quelques lignes.

Et qui d’autre que Philippe Delerm pour résumer les petits plaisirs de la vie. Je vous recommande vivement « La première gorgée de bière ». On s’y retrouve, on s’y sent terriblement bien. Il ne manque plus que la chaise longue ! A moins qu'il ne s'agisse d'un fauteuil confortable au coin de la cheminée, une journée lugubre d'hiver.

Petits bonheurs
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