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Liens de coeur ou de sang ?

Publié le par Fille Ainée

Il y a des livres qu’on finit en une nuit mais qu’on aimerait voir continuer. Des livres dans lesquels on oublie tout, même l’heure du dîner. Des livres qui vous attrapent et ne vous lâchent plus. Des livres comme « Une vie entre deux océans » de M.L. Stedman.

 

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Fin de la Première Guerre mondiale. Après 4 ans passés sur le front, dans les tranchées, Tom Sherbourne, rentre en Australie.  Autour de lui, on compte ceux qui ne rentreront pas ou ceux qui sont rentrés mais ne seront plus jamais les mêmes. Pour échapper à sa culpabilité d’être revenu sain et sauf, sans une égratignure alors que d’autres sont tombés autour de lui, Tom recherche la solitude et devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée.

 

À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
 Jusqu’à ce jour d’avril où un bateau vient s'échouer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…


 

Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que la traduction française de ce livre sortira bientôt en octobre. Commandez sans plus attendre !

 

 

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Tu me parles rose ?

Publié le par Fille Ainée

A votre avis, si Monsieur 3xrien arrive en courant à un rendez-vous et m’offre un bouquet de millepertuis ? Des œillets à Belle-Maman et qu’elle fait la grimace ? Ou encore une orchidée à une amie enceinte et qu’elle fonce acheter de la layette bleue ?

Le symbolisme des fleurs se retrouve dans leur couleur et leur variété.  Chaque choix doit être judicieux pour ne pas heurter les sensibilités. Un ton mal assorti, une espèce mal choisie, et c’est le quiproquo assuré !


Il faut savoir que plus une couleur est pâle, plus le sentiment se veut léger et discret. A contrario, les tons plus sombres sont souvent empreints de tristesse. Enfin, les couleurs vives décuplent la force de l’émotion.

 

Les fleurs ne s’offrent généralement qu’à une jeune fille(choisissez de préférence des variétés très pâles), à une femme ou à un monsieur très âgé. Lorsqu’elles sont coupées, elles s’offrent par nombre impair. Il est tout à fait acceptable d’offrir des fleurs de son jardin et de les apporter à son hôte, sauf si celui-ci vit à la campagne. Enfin, il suffit de glisser une rose rouge dans un bouquet pour déclarer son amour.

 

Les roses s’offrent en nombre pair (sauf si votre bouquet en contient moins de dix) : 12 pour remercier, 24 pour être galant et 36 pour déclarer sa flamme ! Azalées pour la passion, roses rouges pour l'amour, chèvrefeuille pour l'attachement... Vous n’avez que l’embarras du choix. Encore faut-il parler "fleurs".

 

Belle-Maman, superstitieuse, pense que les œillets portent malheur. Et les orchidées, en fonction de la direction dans laquelle elles s’ouvrent prédisent soit disant le sexe d’un enfant à naitre. Quant à Monsieur 3xrien, comme il est toujours en retard, même avec des fleurs, il n’arrivera jamais à se faire pardonner ni à m’adoucir ! Lui, même à son enterrement, il arrivera en courant !

 

C’est donc sur les conseils de Lisbei que je me suis lancée dans la lecture du Langage secret des fleurs de Vanessa Diffenbaugh. Je dois vous avouer que le premier chapitre ne m’a guère enthousiasmée. L’histoire de cette jeune fille ballottée depuis toujours de familles d'accueil en foyers, écorchée vive et qui a accumulé tellement de colère qu’elle en devient incapable de se laisser aimer, m’a légèrement agacée. Et puis, on se laisse porter par cette colère que l’on cherche à comprendre. Qu’est-ce qui fait qu’une jeune fille orpheline puisse tant en vouloir au monde entier ?

 

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A dix-huit ans, Victoria se retrouve à la rue de son plein gré et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d'aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Car voilà, incapable d'exprimer ses sentiments à travers les mots, Victoria a appris le langage secret des fleurs alors qu’elle vivait avec Elizabeth, la seule personne qui a voulu lui offrir une famille mais qu’elle a rejetée. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu'à s'ouvrir au monde. 

 

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce livre. Peut-être pas à la folie mais suffisamment pour donner des petits yeux fatigués le lendemain matin. 

 


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Questions de différences similaires

Publié le par Fille Ainée

Je viens de terminer le livre de Ron Hall « Différent, tout comme moi, le destin de deux hommes d’univers différents, unis par une amitié hors du commun ».

 

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Lorsque j’ai commencé mon année de Terminale (c’était hier, vraiment !), les cours de philo ont tout de suite déclenché de grands remue-méninges et ont suscité des questions telles que « pourquoi sommes-nous sur terre ? ». Oui, vous le comprenez, le sujet était lourd. Maintenant, j’ai la réponse : Ma Fille, tu seras, entre autres, mère nourricière de Nains qui ont constamment faim, ramasseuse de culottes sales qui se multiplient au fur et à mesure, chauffeur de taxi surtout pour les activités du dimanche matin quand Monsieur 3xrien dort comme un inconscient, oreille attentive pour les disputes de cours de récréation, prof de maths alors que tu n’y comprends rien non plus, raccommodeuse de chaussettes trouées et solitaires car ta machine à laver doit les manger, et épaule sur laquelle on peut pleurer. Cette liste n’étant, bien entendu, pas exhaustive.

 

C’est pourquoi quand je me suis plongée dans ce livre, j’ai été interpellée par la grande question que se pose l’auteur. Que faire de notre vie et sommes-nous là pour jouer un rôle dans celle des autres ? Il semblerait, selon lui, que certains d’entre nous ont une mission terrestre qui consisterait à influencer la destinée, le confort, le bonheur des personnes que nous rencontrons.

 

Ron Hall, riche marchand d'oeuvre d'art à l’ascension professionnelle fulgurante rencontre Denver Moore, ouvrier agricole dans une plantation de coton en Louisiane. Le premier baigne dans le luxe, le second est tellement pauvre qu’il dort dans les rues. L’un a reçu une éducation, l’autre n’a jamais mis les pieds dans une école. Les vicissitudes de sa vie conduisent, un jour, Denver, dans un refuge de sans-abri à Fort Worth où Ron Hall, poussé par sa femme apporte son aide une fois par semaine. De cette rencontre naît une relation unique qui transformera à jamais le destin de ces deux hommes.

 

 

La première partie du livre décrit le parcours de ces deux hommes. Et puis, vient la rencontre influencée par Debbie Hall, la femme de Ron, convaincue que Dieu ne nous a pas mis sur cette terre par hasard. J’ai trouvé que la deuxième partie portait beaucoup sur le spiritualisme, la religion, et n’étant pas grenouille de bénitier, je l’ai trouvée un peu longue. Mais malgré tout, moi aussi je me suis demandée s’il ne faudrait pas prendre de son temps pour aller voir de l’autre côté ce qui s’y passe et si il ne serait pas temps de changer les choses autour de nous. Même s’il ne s’agit que de tous petits gestes.

 

 

Bref, une belle histoire vraie, émouvante, à prendre telle quelle !

 


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Larmes de pierre

Publié le par Fille Ainée

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C’est quand on lit la biographie d’Alexandra Fuller racontant son enfance en Afrique qu’on se dit que finalement il n’y a rien de mal à la sienne, aussi peu extraordinaire eut elle été. J’allais à l’école, je rentrais le soir faire mes devoirs (« travaille d’abord, va jouer après ») et si le temps le permettait, j’avais le droit de sauter sur ma bicyclette pour aller explorer la décharge publique voisine (ne cherchez pas à en savoir plus sur ce sujet mais de là me vient mon goût pour les poubelles) avec mes copines. Bref, pas grand chose à raconter.

 

Mes Nains ont, eux, une enfance un peu plus épicée. Grand Nain voyage dans toute l’Asie depuis l’age de 3 mois, en est à son 3eme passeport, part au mois de juillet prochain une semaine aux frais de la princesse en Italie (Rome, Venise, le Vésuve et Pompéi), bref tout cela lui semble somme toute assez normal. Mais peut-être un tour de vélo à la décharge lui semblerait exotique ?

 

Mais qu’en est-il des enfants qui grandissent en Afrique ? Ils apprennent à manier le fusil dès 8 ans, à cuisiner un impala et à conduire un tracteur, à ne pas aller se promener trop loin à cause des mines et à se garder des morsures de serpents.

 

En 1972, Alexandra Fuller s'installe avec sa famille en Rhodésie - l'actuel Zimbabwe - pays ravagé par la guerre civile. Et c’est dans une Afrique violente, loin des clichés exotiques, qu’elle nous raconte les drames familiaux et politiques qui accompagnent son enfance.

 

Je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous gâcher cette lecture que j’ai beaucoup aimée. Personnellement, j’ai terminé ce livre en me disant que j’avais eu de la chance d’avoir eu une enfance aussi peu particulière. Comme quoi, il y a toujours du bon dans la monotonie !

 


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De la fièvre, des boutons, des pustules !

Publié le par Fille Ainée

Non, je ne vous parle pas de la dernière crise d’acné de Grand Nain, ni de l’intoxication alimentaire de Petit Nain mais de « 1666 », l'année de la grande peste en Europe.

 

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Punition de Dieu infligée aux hommes ou intervention du Malin ? Dans un petit village, perdu au centre de l’Angleterre, les habitants doivent faire face à la propagation de la maladie et éviter de disperser la peste aux villages environnants. Sous l’influence du Pasteur, le village décide alors de se mettre en quarantaine. Cet isolement va révéler les caractères des personnages.

 

On plonge dans l'horreur de la maladie, la mort, la souffrance, les superstitions, mais aussi la sorcellerie et le fanatisme religieux. Un huis clos suffocant où les hommes se révèlent parfois diaboliques. On retrouve alors des personnages féminins de grande envergure au centre du récit, aux esprits éclairés qui mettent leur intelligence au service des hommes et des progrès de la science. Entre obscurantisme et éveil scientifique, le lecteur prend la mesure des fabuleuses avancées de la médecine.

 

Géraldine Brooks dépeint avec brio et humanité la vie de ces gens simples confrontés à l'innommable durant une année. Un tableau qui fait froid dans le dos lorsque l'on apprend que ce roman est largement inspiré d'un épisode historique réel.

 

J’ai trouvé ce livre fascinant et je l’ai lu assez vite. Et en le finissant, j’ai pensé que finalement, il était bon de vivre au 21eme siècle même si parfois on se demande si les mentalités d’aujourd’hui ont vraiment évolué !

 


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Le château de verre

Publié le par Fille Ainée

Un jour, j’ai eu le malheur de demander à mes Nains s’ils pensaient que j’étais une mère normale. On m’a répondu « non » ! Aie. Alors, je leur ai demandé si Grande Copine était, elle, une mère normale. Et là, on m’a répondu « oui ». Deux fois aie ! C’est bien connu, c’est toujours mieux chez les autres ! Mais qu’est-ce que c’est exactement la normalité d’une mère ? D’accord, il y a des moments où je suis un « embarrassement », surtout quand je saute dans la piscine toute habillée et quand je chante à tue-tête en voiture et que ma fenêtre est ouverte. Et alors ?

 

 

Je viens de terminer la biographie de Jeannette Walls. Et là, je me suis dit qu’elle, au moins, c’était sûr, elle n’avait pas eu une mère normale.

 

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« Je me demandais dans le taxi si je n'étais pas trop habillée pour la soirée quand j'ai aperçu maman en train de fouiller dans une benne à ordures. (.. .) Elle s'était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraîcheur printanière et faisait son choix dans la poubelle ».

 

 

Jeannette Walls est une chroniqueuse mondaine connue du Tout New York et qui évolue dans le monde des célébrités. Qui pourrait imaginer qu'elle a passé ses premières années dans la misère la plus sordide ? Que son enfance a été une lutte continuelle pour survivre, marquée par un père et une mère d'une excentricité absolue ? Une enfance étonnante dont elle a gardé tard le secret. Et après la lecture de sa biographie, on comprend pourquoi. Espérons qu’un jour, un de mes Nains n’aura pas l’idée de mettre sur le papier mes extravagances !

 

 

Jeannette raconte l’histoire poignante de son enfance, entre une mère artiste peintre, fantasque, égoïste, détachée des réalités matérielles et dont le bien-être ne l'intéresse pas - celui de sa progéniture non plus d’ailleurs - et un père alcoolique, mathématicien et bricoleur inspiré, qui caresse le rêve fou de bâtir une maison de verre dans le désert. Mais il noie ses projets dans l'alcool. De l'égoïsme de ces deux marginaux, jeannette a souvent souffert.

 

 

Fuyant la misère, et pour échapper au fisc, la famille doit sillonner l'Amérique. Les enfants Walls sont en permanence confrontés au froid, à la faim, au danger. Jeannette, ses deux sœurs, et son frère devront réussir à composer avec des parents qui ne savent pas s'intégrer dans le modèle social et veulent élever les enfants au milieu de la nature en oubliant le monde de la consommation.

 

 

Pourtant quel enfant a jamais pu caresser un guépard au zoo, avoir une étoile pour son anniversaire ou rêver sur les plans d'un château de verre en plein désert, dessiné par un père visionnaire ? De l'absolue liberté de ces deux anticonformistes, clochards célestes et pleins d'amour, les enfants Walls ont, plus que la faim ou la honte, hérité d'un formidable appétit de vivre... Et on se demande en lisant ce livre si quelques fois ces parents marginaux n’ont pas un peu raison et s’il ne faudrait pas de temps en temps lâcher la bride à nos Nains gâtés pourris par notre société de consommation ! J’ai adoré !

 

 

Allez va jouer à la décharge mon Nain !

 

 

 

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Les larmes noires de Mary Luther

Publié le par Fille Ainée

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Août 1954, Caroline du Nord. Juby, 13 ans, part en vacances sans son père, resté travailler dans son entreprise de menuiserie. Destination : la Floride. Au volant, Paula, sa mère distante et fumeuse invétérée et parquée à l'arrière avec les enfants, la bonne noire, Mary. Mary, c’est celle qui a toujours été là pour prodiguer amour et réconfort.

 

Ce long périple amène la famille à traverser de nombreux états sudistes où la ségrégation fait rage. Juby découvre avec étonnement les panneaux aux abords des villes, rappelant que les noirs et les blancs ne sauraient être égaux. Un racisme qui fait écho à sa propre histoire, à son père, Bill, un homme violent qui pense que les noirs ne méritent pas de droits civiques, et à Mary, qui supporte les brimades sans mot dire.

 

Et le drame éclate…

 

Ce roman n’a pas été sans me rappeler "La couleur des sentiments" de Kathryn Stockett, ni “Le secret des abeilles” de Sue Monk Kidd que je viens de terminer et dont je vous parle ICI.

 

En apparence léger - le voyage, comme trame de départ, est une joie pour tous les passagers – ce roman raconte, en fait, l'éclatement et l'effondrement d'une famille bourgeoise de Caroline du Nord sur un fond de racisme exacerbé. Au fur et à mesure que l’on s’enfonce toujours plus loin dans le Sud, on sent une menace peser tout en ne sachant pas où le bât va blesser. La tension, palpable, libère dans son sillage un écheveau de haine et d'intolérance...

 

Les larmes noires de Mary Luther aborde l'ambiguïté des liens qui unissaient les familles blanches à ces femmes de couleur qui élevaient leurs enfants et qui me rappelle tellement nos SuperNannies actuelles. À travers le regard plein de candeur d'une adolescente, c'est tout une époque honteuse de l'histoire américaine qui se rejoue. Un voyage initiatique cruel, sur la fin de l'innocence. Excellent !

 


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Le secret des abeilles

Publié le par Fille Ainée

Non, ceci n’est pas un article sur l’apiculture mais le tout dernier livre que je viens de terminer et celui-là, c’est vraiment du miel pour les neurones !

 

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Caroline du Sud, été 1964. Lily, quatorze ans, grandit entre un père intransigeant et Rosaleen, sa nounou noire qui l'élève depuis la mort de sa mère dont le décès dans d'obscures conditions la hante. Lorsque, au cours d'émeutes raciales, Rosaleen est gravement blessée, elles décident de s'enfuir toutes les deux loin de cette vie de douleurs et de mensonges. Elles trouvent refuge chez les sœurs Boatwright, trois apicultrices tendres et généreuses dont l'emblème est une Vierge noire. À leurs côtés, Lily va être initiée à la pratique quasi mystique de l'apiculture, à l'affection, à l'amour et à la tolérance.

 

Le secret des abeilles est un roman touchant sur une époque où le racisme faisait force de loi, sur la magie de la nature et de la vie, et la puissance de l'amour maternel. Il aborde des sujets douloureux sans jamais tomber dans le mélodrame. L’écriture est superbe, l’histoire pleine de tendresse. Les personnages écorchés par la vie dans le contexte difficile des années 60 pour les noirs aux Etats-Unis sont attachants. On se plait à partager la vie simple des soeurs Boatwright, apicultrices, au coeur sur la main qui vont faire retrouver le goût de vivre à Rosaleen et surtout à la jeune Lily. Un livre d'où se dégage beaucoup d'amour et de plénitude.

 


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Oh le massacre !

Publié le par Fille Ainée

Nanjing, ça vous dit quelque chose ? Le 13 décembre 1937, l'armée japonaise entre dans la ville située au centre de la Chine. Aussitôt commencent des massacres à grande échelle. Exécutions à la baïonnette, au sabre ou à la mitrailleuse, viols et mutilations. Au total, sans doute plus de 100 000 victimes (les autorités chinoises affichent le chiffre de 200 000 voire même 300 000). La panique s'installe dans la population et chez les soldats livrés à eux-mêmes.

 

Au milieu de ce capharnaüm, une église américaine dans laquelle sont réfugiées 13 orphelines, deux prêtres, et 12 prostituées : « The Flowers of war » de Geling Yan

 

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Décembre 1937, l’armée impériale japonaise vient juste d’entrer dans la ville de Nanjing. Incapable de rejoindre la Zone de Sécurité, un groupe d’écolières se cachent dans l’enceinte de la mission St. Mary Magdalene. C’est le Père Engelmann qui s’occupe d’elles, un prêtre américain qui vit en Chine depuis de nombreuses années. L’église est censée être un territoire neutre dans cette guerre entre la Chine et le Japon, mais des témoins rapportent que les Japonais étaient visiblement irrespectueux des lois internationales.  Les soldats qui envahissent les rues de Nanjing commettent, eux, des actes de brutalités atroces à l’encontre des civils. 13 courtisanes chinoises d’un bordel voisin se réfugient alors dans l’enceinte de l’église. Leur présence met en péril la sécurité des enfants et ce qui suit va alors changer la vie de chacune.

 

Une histoire, certes romancée, mais qui s’appuie sur des faits véritables, inspirée par les événements du massacre de Nanjing.

Ce livre a été adapté à l’écran sous le titre des « 13 fleurs de Nanjing », mais n’a malheureusement pas remporté un grand succès. Un budget colossal, des stars internationales, une histoire mêlant amour, guerre et héroïsme... Les « 13 fleurs de Nanjing » avait pourtant toutes les cartes en main pour être un succès mondial, sauf que... c'est un film chinois. Et le public français en est peu friand !

Comme dans tous les cas, je préfère nettement la version littéraire à la version cinématographique. Un regret cependant, le livre n’a pas été traduit en français, mais pour ceux/celles qui lisent en anglais ou en allemand (Die Mädchen von Nanking), n’hésitez pas. Il est magnifique !


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Histoire de mur

Publié le par Fille Ainée

C’est lorsque Anne Sophie m’a annoncé qu’elle allait passer un week-end à Berlin, que je me suis souvenue ! De ce livre attachant, lu il y a quelque temps. De cette histoire de mur, de couple séparé, et surtout de cette fin à laquelle on ne s’attend absolument pas. J’avais adoré et pour tout vous dire, j’aimerais beaucoup le relire.

 

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Août 1961 : en une nuit, les autorités d'Allemagne de l'Est érigent le mur de Berlin...

 

Cette nuit-là, venu près d'un checkpoint pour tenter de voler un sac de pommes de terre, Frantz parvient à passer à l'Ouest, réalisant son rêve de toujours... Mais il n'a jamais envisagé de le faire sans Elleonore, la femme qu'il aime.

 

L'exil est douloureux, pourtant Frantz semble reconstruire sa vie. Sa tristesse et son extrême gentillesse attirent les femmes. Il trouve un travail, un appartement, se lie avec quelques amis, décide même de se marier. C'est d'ailleurs avec une étrange minutie qu'il choisit Eva, sa future femme. Unis par une affection profonde, ils forment un couple à la fois précaire et solide.

 

Quelques années plus tard, les autorités d'Allemagne de l'Est autorisent certains exilés à passer quelques heures avec leurs parents. Frantz est l'un des premiers à profiter de cette aubaine et convainc Eva de l'accompagner. Une fois à l'Est, il conduit la jeune femme un peu intimidée dans un petit appartement. Une énorme surprise les attend...

 

Je vous le recommande vivement. 

 


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