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Le secret des abeilles

Publié le par Fille Ainée

Non, ceci n’est pas un article sur l’apiculture mais le tout dernier livre que je viens de terminer et celui-là, c’est vraiment du miel pour les neurones !

 

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Caroline du Sud, été 1964. Lily, quatorze ans, grandit entre un père intransigeant et Rosaleen, sa nounou noire qui l'élève depuis la mort de sa mère dont le décès dans d'obscures conditions la hante. Lorsque, au cours d'émeutes raciales, Rosaleen est gravement blessée, elles décident de s'enfuir toutes les deux loin de cette vie de douleurs et de mensonges. Elles trouvent refuge chez les sœurs Boatwright, trois apicultrices tendres et généreuses dont l'emblème est une Vierge noire. À leurs côtés, Lily va être initiée à la pratique quasi mystique de l'apiculture, à l'affection, à l'amour et à la tolérance.

 

Le secret des abeilles est un roman touchant sur une époque où le racisme faisait force de loi, sur la magie de la nature et de la vie, et la puissance de l'amour maternel. Il aborde des sujets douloureux sans jamais tomber dans le mélodrame. L’écriture est superbe, l’histoire pleine de tendresse. Les personnages écorchés par la vie dans le contexte difficile des années 60 pour les noirs aux Etats-Unis sont attachants. On se plait à partager la vie simple des soeurs Boatwright, apicultrices, au coeur sur la main qui vont faire retrouver le goût de vivre à Rosaleen et surtout à la jeune Lily. Un livre d'où se dégage beaucoup d'amour et de plénitude.

 


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Oh le massacre !

Publié le par Fille Ainée

Nanjing, ça vous dit quelque chose ? Le 13 décembre 1937, l'armée japonaise entre dans la ville située au centre de la Chine. Aussitôt commencent des massacres à grande échelle. Exécutions à la baïonnette, au sabre ou à la mitrailleuse, viols et mutilations. Au total, sans doute plus de 100 000 victimes (les autorités chinoises affichent le chiffre de 200 000 voire même 300 000). La panique s'installe dans la population et chez les soldats livrés à eux-mêmes.

 

Au milieu de ce capharnaüm, une église américaine dans laquelle sont réfugiées 13 orphelines, deux prêtres, et 12 prostituées : « The Flowers of war » de Geling Yan

 

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Décembre 1937, l’armée impériale japonaise vient juste d’entrer dans la ville de Nanjing. Incapable de rejoindre la Zone de Sécurité, un groupe d’écolières se cachent dans l’enceinte de la mission St. Mary Magdalene. C’est le Père Engelmann qui s’occupe d’elles, un prêtre américain qui vit en Chine depuis de nombreuses années. L’église est censée être un territoire neutre dans cette guerre entre la Chine et le Japon, mais des témoins rapportent que les Japonais étaient visiblement irrespectueux des lois internationales.  Les soldats qui envahissent les rues de Nanjing commettent, eux, des actes de brutalités atroces à l’encontre des civils. 13 courtisanes chinoises d’un bordel voisin se réfugient alors dans l’enceinte de l’église. Leur présence met en péril la sécurité des enfants et ce qui suit va alors changer la vie de chacune.

 

Une histoire, certes romancée, mais qui s’appuie sur des faits véritables, inspirée par les événements du massacre de Nanjing.

Ce livre a été adapté à l’écran sous le titre des « 13 fleurs de Nanjing », mais n’a malheureusement pas remporté un grand succès. Un budget colossal, des stars internationales, une histoire mêlant amour, guerre et héroïsme... Les « 13 fleurs de Nanjing » avait pourtant toutes les cartes en main pour être un succès mondial, sauf que... c'est un film chinois. Et le public français en est peu friand !

Comme dans tous les cas, je préfère nettement la version littéraire à la version cinématographique. Un regret cependant, le livre n’a pas été traduit en français, mais pour ceux/celles qui lisent en anglais ou en allemand (Die Mädchen von Nanking), n’hésitez pas. Il est magnifique !


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Histoire de mur

Publié le par Fille Ainée

C’est lorsque Anne Sophie m’a annoncé qu’elle allait passer un week-end à Berlin, que je me suis souvenue ! De ce livre attachant, lu il y a quelque temps. De cette histoire de mur, de couple séparé, et surtout de cette fin à laquelle on ne s’attend absolument pas. J’avais adoré et pour tout vous dire, j’aimerais beaucoup le relire.

 

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Août 1961 : en une nuit, les autorités d'Allemagne de l'Est érigent le mur de Berlin...

 

Cette nuit-là, venu près d'un checkpoint pour tenter de voler un sac de pommes de terre, Frantz parvient à passer à l'Ouest, réalisant son rêve de toujours... Mais il n'a jamais envisagé de le faire sans Elleonore, la femme qu'il aime.

 

L'exil est douloureux, pourtant Frantz semble reconstruire sa vie. Sa tristesse et son extrême gentillesse attirent les femmes. Il trouve un travail, un appartement, se lie avec quelques amis, décide même de se marier. C'est d'ailleurs avec une étrange minutie qu'il choisit Eva, sa future femme. Unis par une affection profonde, ils forment un couple à la fois précaire et solide.

 

Quelques années plus tard, les autorités d'Allemagne de l'Est autorisent certains exilés à passer quelques heures avec leurs parents. Frantz est l'un des premiers à profiter de cette aubaine et convainc Eva de l'accompagner. Une fois à l'Est, il conduit la jeune femme un peu intimidée dans un petit appartement. Une énorme surprise les attend...

 

Je vous le recommande vivement. 

 


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La délicatesse

Publié le par Fille Ainée

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Nathalie est une jeune femme, discrète, étudiante en économie, qui aime lire et rire. Elle est abordée dans la rue par François, et tombe vite sous le charme de cet homme pudique et attachant, grand amateur de littérature et de puzzles. Un mariage très gai, une entrée sur le marché du travail, pour Nathalie, dans une entreprise nordique (le détail a son importance), quelques années de pur bonheur, et puis le drame : François ne reviendra pas. Reste, posé sur la table basse, le livre qu’elle était en train de lire, avec son marque-page,  coupé en deux ; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d’un livre interrompu par la mort de son mari ?

 

Et puis la vie reprend peu à peu ses droits. Et il y a cette rencontre avec Markus, homme ordinaire, qu’elle n’aurait en temps normal jamais remarqué mais pourtant qu’elle embrasse subitement, comme ça, simplement parce qu’il était là, dans son bureau. Mais pour Markus, comment vivre, après un tel baiser ?

 

C’est Grande Copine qui me l’a mis entre les mains. Nous n’avons pas les mêmes goûts en matière de littérature, mais elle connaît les miens. Je lui ai donc fait confiance. Et puis je me suis également laissée tenter par le bandeau accrocheur: "le roman aux 10 prix littéraires".

 

Mais en abordant les premières pages, je me suis demandée qui avait bien pu tomber sur la tête au point d’accorder à ce livre 10 prix littéraires ! J’ai trouvé le style lourd, inélégant et franchement, je pense que même Petit Nain aurait pu prétendre l’avoir écrit. Alors pourquoi ?

 

Curieuse, j’ai continué ma lecture et puis j’ai fini par m’attacher à cette histoire et surtout aux personnages. Certains passages, même, ont réussi à me donner quelques frissons. Est-ce parce que cela evoquait une expérience personnelle (bien que je vous rassure, je n’ai jamais embrassé de Suédois au bureau), que je trouvais le personnage de Markus attachant et attendrissant et qu’il me rappelait quelqu’un, je ne sais pas mais il a du toucher une corde sensible.

 

Mais le style de l’auteur reste enfantin par endroit, voire un peu bêta : « Il voulait se mettre sur son 31. Il aurait même voulu se mettre au moins sur son 47, ou sur son 112 »  style adolescent un peu niaiseux. Facétieux, David Foenkinos insère, entre certains chapitres, définitions du dictionnaire, recettes de cuisine, articles de journaux, paroles de chansons, commentaires…

 

Certains passages m’ont cependant fait sourire, comme celui-ci : « Oui, il était marié. Il nageait dans ce qu’il appelait : la vie conjucalme. Il ne se passait plus rien avec sa femme. »

 

Ou encore celui-là : « Pensée d’un philosophe polonais. Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment. »

 

Mais mon préféré reste celui-ci : « On ne devrait jamais faire l’économie d’une douleur potentielle. »

 

Pour conclure cette critique, je pense que les 210 pages de ce roman m’ont amplement suffi. La fin de l’histoire est prévisible, sans surprise. C’est un livre à lire au bord de la piscine ou à la plage et qui ne demande pas énormément d’effort intellectuel. Même son adaptation à l’écran manque de substance et c’est compréhensible quand on sait que c’est l’auteur du livre qui a écrit le scénario.

 

Si vous êtes tenté de lire « La délicatesse » ou si vous l’avez déjà lu, dites-moi ce que vous en pensez. 

 

 

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Que du vécu !

Publié le par Fille Ainée

La semaine dernière, Moutie nous avait recommandé la lecture d’« Une brève histoire du tracteur en Ukraine », de Marina Lewycka ICI. Pour info personnelle, je suis rarement les conseils de Moutie. Ce n’est pas de ma faute, j’ai ça dans le sang et ça ne date pas d’aujourd’hui. Je suis toujours partie du principe que j’« veux faire toute seule ». C’est comme ça que j’ai découvert toute la série des Jalna, deux ans après que Moutie me les ait mis sous le nez.

 

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Bon, les choses changent, je prends de l’age et surtout j’ai, depuis quelques années, une tablette de lecture de chez celle qui monte à cheval de côté. Et c’est drôlement pratique. Si le livre est en anglais, je peux télécharger gratuitement dans la seconde qui suit, les deux premiers chapitres. Ce que j’ai fait. Et au bout des deux premiers chapitres, j’ai été plus que conquise.

 

Déjà, ce bouquin, c’est du vécu. Ça sent le vrai. Et ce qui est trop drôle, c’est que je connaissais, il a quelques années, un imbécile ami homme qui se faisait régulièrement avoir par des femmes telles que celle décrite par Marina. Accro aux sites de rencontres Internet, ce mâle en manque d’amour correspondait régulièrement avec des donzelles sans conscience qui lui promettaient la lune et ses étoiles à condition qu’il les fasse venir en France. Seulement, voilà, ces pauvres créatures démunies manquaient de fonds pour venir et lui demandaient de financer leur voyage. Et cet innocent y croyait et y a perdu quelques économies. Bien sûr, il ne les voyait jamais arriver et moi, cela me faisait énormément rire. Je ne suis malheureusement pas restée bien longtemps dans son cercle d’amis pour vérifier si l’une d’elles a finalement tenu parole, mais je pense qu’au niveau étude sociologique, son cas était des plus intéressant. J’aurais pu intituler mon rapport « quand l’amour rend bête ou comment se faire escroquer en toute impunité sans même avoir mis les pieds dans les Pays de l’Est ».

 

Je vous conseille de lire cette histoire de tracteurs qui n’est absolument pas un essai sur les techniques agricoles en Ukraine (comme je l’avais initialement pensé) mais un récit très divertissant sur les mesures à prendre quand on a un père grabataire et amoureux !

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Plouf !

Publié le par Fille Ainée

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En 1873, sur une île au large des Etats-Unis, deux immigrantes norvégiennes sont sauvagement assassinées ; une troisième n'a la vie sauve qu'en se cachant au fond d'une grotte marine. Un meurtre jamais élucidé qui, un siècle plus tard, continue à faire couler beaucoup d'encre.

 

Plus d’un siècle plus tard, Jean, une photographe américaine envoyée là-bas en reportage, embarque sur un voilier à destination de l'île. Son mari et leur petite-fille âgée de cinq ans, son beau-frère et sa nouvelle conquête, l’accompagne.

 

Au hasard de ses recherches, Jean découvre le journal de la rescapée du carnage. Au fil des pages, elle se prend d'une étrange sympathie pour cette lointaine exilée, venue perdre sur cet îlot sa jeunesse et ses illusions. Une femme brisée qui, par-delà le temps, la renvoie à sa propre dérive, au lent naufrage de son propre couple.

Bouleversante histoire d'une complicité entre deux femmes séparées par le temps, mais liées par le poids de la culpabilité, ce roman est aussi une exploration subtile des méandres de la jalousie et une impressionnante méditation sur la nature de l'amour.

Comme la majorité des ouvrages d’Anita Shreve, "Le poids de l'eau" est souvent classé dans la littérature sentimentale, (vous savez les livres de poche à la tranche rose qui crient haut et fort dans les transports publics que vous êtes en train de lire un truc pour filles), mais ce n'est pas du tout un Harlequin fleur bleue pour midinette en mal d’amour. Ce roman est extrêmement bien écrit. Et au fur et à mesure que Joan découvre ce qui s’est réellement déroulé en 1873, les relations tendues entre les personnages, les paysages de terres sauvages et arides de l’île, rongent les os et alourdissent les cœurs. Retour dans le temps pour le lecteur qui se trouve, bien malgré lui, entraîné dans ce drame.

 

Un beau roman sur la culpabilité, doublé d'un mystère qui tient le lecteur en haleine. Par contre, n’oubliez pas de mettre une petite laine en le lisant car toute cette eau, ce vent glacial qui balaye l’île et ce sentiment d’être perdu au milieu de nulle part donnent envie d’allumer un bon feu ou de se coucher sur le radiateur !

 


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Je t’aimerai toujours

Publié le par Fille Ainée

Non, ce n’est pas une grande déclaration d’amour mais le titre d'un livre écrit par Robert Munsch et lu avec Petit Nain hier soir. Un petit livre qui ne paye pas de mine mais quand vous l’ouvrez, vous vous embarquez dans un grand moment d’émotion.

 

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C’est l’histoire du « bébé à sa maman », celui qu’on ne lâchera jamais même si maintenant il fait plus d’une tête que vous et chausse 2 pointures de plus. C’est au fil des pages, une nouvelle étape de la vie d’un enfant, accompagnée d’une petite comptine à fredonner (même si vous chantez comme une casserole), jusqu’à l’étape finale, où c’est au tour du « bébé » d’inverser les rôles.

 

J’avoue qu’en lisant hier soir, j’ai eu, vers la fin, la gorge nouée et mes yeux ont commencé à fuir. Petit Nain est allé immédiatement me chercher du papier toilette pour m’éponger (je n’ai eu droit qu’à une feuille par œil ce qui était un peu juste). Je ne sais pas si c’était à cause de ce que j’avais en tête ce soir-là où mes hormones ménopausiennes, mais j’ai trouvé cette histoire très émouvante. Je vous la recommande. Oui vraiment !

 

Pour ce soir, Petit Nain a sélectionné « La princesse Finemouche » de Babette Cole, un de mes auteurs préférés . Là, c’est bon, je crois que je ne cours aucun risque ! 

 


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Oh oui, donne-moi des frissons !

Publié le par Fille Ainée

Depuis que je sais lire (ou presque), j’adore me faire peur. Edgar Allen Poe est un de mes auteurs préférés et je me suis toujours régalée de ses « Histoires Extraordinaires ».

 

Mais attention, ne confondons pas un bon ouvrage littéraire, bien écrit, avec ces livres commerciaux à la Mister King, pour ne pas le citer. Non, non, non ! Je préfère une littérature soignée à des écrits commerciaux qui nourrissent des auteurs se souciant fort peu du style et beaucoup plus de leurs revenus. J’aime l’horreur subtile, les frissons évoqués par le non-dit, quand l’auteur laisse à son lecteur toute l’imagination de l’épouvante. Pas de gore ni de sang partout. Non, je veux des contes fantastiques qui se déroulent dans le brouillard des landes du nord de l’Angleterre, je veux du Emily Bronte !

 

Si vous êtes comme moi, lisez « La dame en noir » de Susan Hill. Je l’ai lu d’une traite et j’ai adoré.  

 

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Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.

 

 

À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.

 

 

Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...

 

 

Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...

 

Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...

 

Si après la lecture du livre, vous voulez en voir l’adaptation à l’écran, voici la bande annonce :

 

 

 

Cependant, je pense que le producteur du film a pris de nombreuses libertés quant à l’adaptation de l’histoire à l’écran car nulle part dans le livre, j’y ai trouvé les 3 petites filles, le singe automate ou encore le zombie qui revient à la vie dans les marécages, mais bon si c'est pour passer 1h30 avec Daniel Radcliffe, pourquoi pas !

 


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Journal ou pas journal ?

Publié le par Fille Ainée

Je viens juste de terminer Mille femmes blanches de Jim Fergus et j’avoue que même si j’ai entendu de très bonnes critiques à son égard, mon avis est assez partagé.

 

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Ce roman rapporte un fait historique largement ignoré : le troc de mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien en 1874. Décision acceptée dans le plus grand secret par le président américain Grant. Ces femmes qui se sont portées volontaires venaient en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique et cette transaction représentait pour elles le seul moyen de s’échapper et de regagner leur liberté à une époque où il était facile de faire interner une épouse encombrante sous prétexte de “folie”. Ce roman raconte donc le périple de ces femmes aux côtés de la tribu des Cheyennes.

 

J’en ai trouvé sa lecture assez plaisante, même rapide, mais quelques doutes m’ont assaillis en milieu de lecture et je me suis demandé si j’avais bien fait de le lire en français et non en VO. Utilisait-on vraiment le mot « pote » au 19eme siècle comme semblent l’employer très souvent au cours du roman deux des personnages ? Le même mot figure t-il dans la version britonne ou est-ce une espièglerie du traducteur ?

 

J’ai commencé ce livre persuadée qu’il s’agissait là de la reproduction exacte des carnets de voyage de May Dodd comme l’indique l’auteur « Excepté quelques ajustements minimes du point de vue de l’orthographe et de la ponctuation, les carnets présentes aux chapitres suivants n’ont pratiquement pas subi de corrections. Ils ont été transcrits exactement comme leur auteur, May Dodd, les a écrits. » Et puis à la fin je trouve ceci « ce livre est une œuvre de fiction (…) si l’on reconnaît le nom de certaines figures historiques, les personnages qui les incarnent ici sont tout aussi fictifs. Patronymes, caractères, lieux, dates et descriptions géographiques sont, soit le produit de l’imagination de l’auteur, soit insérés dans cette fiction. ».

 

Ben alors là, je ne comprends plus rien ! Est-ce réellement la transcription fidèle des carnets de May Dodd, ou Jim Fergus a t-il brodé une histoire autour de quelques lignes retrouvées ? Les personnages qui ont fait partie de la vie de May Dodd, tels rapportés dans ce roman, étaient-ils réels ou simplement le produit de l’imagination de M. Fergus ? Du coup je me suis sentie dupée. Et comble du comble, je déniche en préface la chose suivante « Jim Fergus a imaginé le journal d’une des femmes qui ont été données en mariage aux Indiens en 1875 ». Je deviens chèvre, du coup !

 

Je ne dis pas que je n’ai pas aimé l’histoire et je me suis prise, moi aussi, à rêver de cette existence hors du commun, dans les grandes plaines d’Amérique mais, il y a des passages du livre où je me suis quelques fois demandée si Jim Fergus ne se prenait pas pour le Marquis de Sade du 20eme siècle. May Dodd a t-elle vraiment écrit les détails de sa vie intime (surtout à son époque et avec son éduction) ou est-ce M. Fergus qui en a profité pour glisser ses fantasmes les plus fous ? 

 

Je m’explique : l’héroïne se trouve seule et nue dans un lac, un pervers qui sent le bouc arrive pour lui faire des misères et soudain voilà qu’apparaît sur son grand poney blanc, son mari Little Wolf avec son fouet pour la sauver d’une perdition certaine ! Vous y croyez vous ? Quand vous vous faites agressée par des loulous de basse-cour dans le métro, il apparaît Monsieur votre mari sur son poney blanc ? Nan, vous vous faites piquer votre sac comme tout le monde pendant que Monsieur votre mari est au pub avec ses copains. Et en plus, vous vous faites engueuler le soir parce que vous rentrez tard ! Ben évidemment, comme vous n’aviez plus d’argent pour prendre le bus, il vous a fallu finir les derniers kilomètres à pied. Moi, je vous l’dit, cet homme n’est pas net, surtout si l’on en croit son dernier livre « Marie Blanche » (et Moutie le confirmera, j’en suis certaine).

  

 

Si vous l’avez lu, dites-moi ce que vous en avez pensé. Si vous ne connaissez pas ce roman, je vous rassure, il est quand même divertissant mais je m’en tiendrais là en ce qui concerne l’auteur. 

 

 

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Frissons de voisinage

Publié le par Fille Ainée

Ah, chers voisins ! Vous est-il arrivé de tomber sur des voisins pénibles ? Vous savez, ceux qui sont du genre à tondre leur pelouse en pleine heure de la sieste ou qui reçoivent tous les samedis soirs des amis jusqu'à point d’heure et font hurler la musique.

 

Moi oui.

 

Lorsque j’étais étudiante, je partageais un petit appartement avec Cadette (elle s’en souvient ; elle en porte encore les séquelles !). Il était situé tout à côté de la station de RER, mais ce n’était pas cela qui était le plus gênant, c’était surtout qu’il s’agissait d’une loge de concierge reconvertie (la loge, pas la concierge !). J’en voyais passer du monde. Mais, nous habitions surtout à côté d’un pauvre homme qui avait perdu son emploi et était tombé dans les vapeurs d’alcool. Il tapait dans les murs avec une masse à 6 heures du matin, tous les dimanches, et il était particulièrement difficile de réviser pour les examens avec tout ce boucan. Lorsqu’il a enfin quitté les lieux, nous nous sommes aperçues qu’il était en train d’abattre un des murs porteurs de l’immeuble !

 

Lorsque j’ai débarqué dans mon île chaude et humide, Monsieur 3xrien avait déniché un petit appartement très cosy au 17eme étage d’une tour immense au milieu de 40 autres. Jamais un moment de silence, même le week-end. Mais surtout, cet appartement était situé sous l’appartement d’une femme qui portait des talons hauts et semblait ne jamais les quitter, surtout en pleine nuit. Elle me rendait folle et je donnais des coups de balais au plafond pour qu’elle se déchausse. En quittant l’appartement, j’avais rebouché les trous laissés au plafond avec du dentifrice pour que le propriétaire ne s’en aperçoive pas et ne déduise pas la caution. Je n’avais, à l’époque, pas encore découvert la magie du produit pour reboucher les trous et les fissures. J’ai maintenant des actions chez Polyfilla !

 

Et puis, nous avons déménagé, habité pendant un moment à côté d’une famille adorable et nous laissions nos portes ouvertes pour nous échanger des pâtisseries, boire un verre sur le palier ou tout simplement papoter de nos cuisines respectives. Cette famille m’a malheureusement quitté trop tôt et les nouveaux propriétaires se sont mis à planter des clous pour accrocher leurs tableaux à 9 heures du soir alors que je rentrais tout juste de la maternité et que j’avais grandement besoin de dormir.

 

Rassurez-vous, je n’ai jamais subi ces nuisances de voisinage mais je suis une râleuse en puissance. Vous n’avez pas envie de venir habiter à côté de chez moi. Les chiens qui aboient, le voisin qui coupe son bois les matins de jours fériés ou encore celle qui me cherche des poux dans la tête parce qu’elle veut ouvrir des ouvertures sur mon jardin, gare à vous.

 

C’est donc avec un petit sourire ironique que j’ai commencé la lecture de « Le voisin » de Tatiana de Rosnay.

 

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Prenons une jeune femme apparemment banale - des jumeaux de onze ans, un mari homme d'affaires souvent en voyage, et un métier qui l'épanouit peu. Comment cette femme sans histoires aurait-elle pu imaginer ce qui l'attend dans le nouvel appartement où la famille vient d'emménager ?

 

C'est une nuit, alors qu'elle est seule dans son lit, que l'engrenage se met en marche. De la surprise à l'inquiétude, puis de l'effroi à la panique, victime d'un être insaisissable et diabolique, Colombe va vivre une aventure hallucinante à laquelle rien ne la préparait, et dont le dénouement ne sera pas l'épisode le moins étrange.

 

Je ne vous en dis pas plus. L’écriture est parfaite comme d’habitude et l’auteur sait faire monter la tension. On se croirait dans un thriller domestique dans lequel les cartes sont brouillées et l’histoire aboutit à une issue aussi subtile qu’inattendue. Et comme ce livre est tout petit, vous pourrez toujours vous faire peur entre la cuisson de la dinde et la préparation des toasts de foie gras.  

   

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