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au fil des pages

Plouf !

Publié le par Fille Ainée

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En 1873, sur une île au large des Etats-Unis, deux immigrantes norvégiennes sont sauvagement assassinées ; une troisième n'a la vie sauve qu'en se cachant au fond d'une grotte marine. Un meurtre jamais élucidé qui, un siècle plus tard, continue à faire couler beaucoup d'encre.

 

Plus d’un siècle plus tard, Jean, une photographe américaine envoyée là-bas en reportage, embarque sur un voilier à destination de l'île. Son mari et leur petite-fille âgée de cinq ans, son beau-frère et sa nouvelle conquête, l’accompagne.

 

Au hasard de ses recherches, Jean découvre le journal de la rescapée du carnage. Au fil des pages, elle se prend d'une étrange sympathie pour cette lointaine exilée, venue perdre sur cet îlot sa jeunesse et ses illusions. Une femme brisée qui, par-delà le temps, la renvoie à sa propre dérive, au lent naufrage de son propre couple.

Bouleversante histoire d'une complicité entre deux femmes séparées par le temps, mais liées par le poids de la culpabilité, ce roman est aussi une exploration subtile des méandres de la jalousie et une impressionnante méditation sur la nature de l'amour.

Comme la majorité des ouvrages d’Anita Shreve, "Le poids de l'eau" est souvent classé dans la littérature sentimentale, (vous savez les livres de poche à la tranche rose qui crient haut et fort dans les transports publics que vous êtes en train de lire un truc pour filles), mais ce n'est pas du tout un Harlequin fleur bleue pour midinette en mal d’amour. Ce roman est extrêmement bien écrit. Et au fur et à mesure que Joan découvre ce qui s’est réellement déroulé en 1873, les relations tendues entre les personnages, les paysages de terres sauvages et arides de l’île, rongent les os et alourdissent les cœurs. Retour dans le temps pour le lecteur qui se trouve, bien malgré lui, entraîné dans ce drame.

 

Un beau roman sur la culpabilité, doublé d'un mystère qui tient le lecteur en haleine. Par contre, n’oubliez pas de mettre une petite laine en le lisant car toute cette eau, ce vent glacial qui balaye l’île et ce sentiment d’être perdu au milieu de nulle part donnent envie d’allumer un bon feu ou de se coucher sur le radiateur !

 


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Je t’aimerai toujours

Publié le par Fille Ainée

Non, ce n’est pas une grande déclaration d’amour mais le titre d'un livre écrit par Robert Munsch et lu avec Petit Nain hier soir. Un petit livre qui ne paye pas de mine mais quand vous l’ouvrez, vous vous embarquez dans un grand moment d’émotion.

 

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C’est l’histoire du « bébé à sa maman », celui qu’on ne lâchera jamais même si maintenant il fait plus d’une tête que vous et chausse 2 pointures de plus. C’est au fil des pages, une nouvelle étape de la vie d’un enfant, accompagnée d’une petite comptine à fredonner (même si vous chantez comme une casserole), jusqu’à l’étape finale, où c’est au tour du « bébé » d’inverser les rôles.

 

J’avoue qu’en lisant hier soir, j’ai eu, vers la fin, la gorge nouée et mes yeux ont commencé à fuir. Petit Nain est allé immédiatement me chercher du papier toilette pour m’éponger (je n’ai eu droit qu’à une feuille par œil ce qui était un peu juste). Je ne sais pas si c’était à cause de ce que j’avais en tête ce soir-là où mes hormones ménopausiennes, mais j’ai trouvé cette histoire très émouvante. Je vous la recommande. Oui vraiment !

 

Pour ce soir, Petit Nain a sélectionné « La princesse Finemouche » de Babette Cole, un de mes auteurs préférés . Là, c’est bon, je crois que je ne cours aucun risque ! 

 


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Oh oui, donne-moi des frissons !

Publié le par Fille Ainée

Depuis que je sais lire (ou presque), j’adore me faire peur. Edgar Allen Poe est un de mes auteurs préférés et je me suis toujours régalée de ses « Histoires Extraordinaires ».

 

Mais attention, ne confondons pas un bon ouvrage littéraire, bien écrit, avec ces livres commerciaux à la Mister King, pour ne pas le citer. Non, non, non ! Je préfère une littérature soignée à des écrits commerciaux qui nourrissent des auteurs se souciant fort peu du style et beaucoup plus de leurs revenus. J’aime l’horreur subtile, les frissons évoqués par le non-dit, quand l’auteur laisse à son lecteur toute l’imagination de l’épouvante. Pas de gore ni de sang partout. Non, je veux des contes fantastiques qui se déroulent dans le brouillard des landes du nord de l’Angleterre, je veux du Emily Bronte !

 

Si vous êtes comme moi, lisez « La dame en noir » de Susan Hill. Je l’ai lu d’une traite et j’ai adoré.  

 

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Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.

 

 

À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.

 

 

Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...

 

 

Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...

 

Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...

 

Si après la lecture du livre, vous voulez en voir l’adaptation à l’écran, voici la bande annonce :

 

 

 

Cependant, je pense que le producteur du film a pris de nombreuses libertés quant à l’adaptation de l’histoire à l’écran car nulle part dans le livre, j’y ai trouvé les 3 petites filles, le singe automate ou encore le zombie qui revient à la vie dans les marécages, mais bon si c'est pour passer 1h30 avec Daniel Radcliffe, pourquoi pas !

 


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Journal ou pas journal ?

Publié le par Fille Ainée

Je viens juste de terminer Mille femmes blanches de Jim Fergus et j’avoue que même si j’ai entendu de très bonnes critiques à son égard, mon avis est assez partagé.

 

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Ce roman rapporte un fait historique largement ignoré : le troc de mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien en 1874. Décision acceptée dans le plus grand secret par le président américain Grant. Ces femmes qui se sont portées volontaires venaient en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique et cette transaction représentait pour elles le seul moyen de s’échapper et de regagner leur liberté à une époque où il était facile de faire interner une épouse encombrante sous prétexte de “folie”. Ce roman raconte donc le périple de ces femmes aux côtés de la tribu des Cheyennes.

 

J’en ai trouvé sa lecture assez plaisante, même rapide, mais quelques doutes m’ont assaillis en milieu de lecture et je me suis demandé si j’avais bien fait de le lire en français et non en VO. Utilisait-on vraiment le mot « pote » au 19eme siècle comme semblent l’employer très souvent au cours du roman deux des personnages ? Le même mot figure t-il dans la version britonne ou est-ce une espièglerie du traducteur ?

 

J’ai commencé ce livre persuadée qu’il s’agissait là de la reproduction exacte des carnets de voyage de May Dodd comme l’indique l’auteur « Excepté quelques ajustements minimes du point de vue de l’orthographe et de la ponctuation, les carnets présentes aux chapitres suivants n’ont pratiquement pas subi de corrections. Ils ont été transcrits exactement comme leur auteur, May Dodd, les a écrits. » Et puis à la fin je trouve ceci « ce livre est une œuvre de fiction (…) si l’on reconnaît le nom de certaines figures historiques, les personnages qui les incarnent ici sont tout aussi fictifs. Patronymes, caractères, lieux, dates et descriptions géographiques sont, soit le produit de l’imagination de l’auteur, soit insérés dans cette fiction. ».

 

Ben alors là, je ne comprends plus rien ! Est-ce réellement la transcription fidèle des carnets de May Dodd, ou Jim Fergus a t-il brodé une histoire autour de quelques lignes retrouvées ? Les personnages qui ont fait partie de la vie de May Dodd, tels rapportés dans ce roman, étaient-ils réels ou simplement le produit de l’imagination de M. Fergus ? Du coup je me suis sentie dupée. Et comble du comble, je déniche en préface la chose suivante « Jim Fergus a imaginé le journal d’une des femmes qui ont été données en mariage aux Indiens en 1875 ». Je deviens chèvre, du coup !

 

Je ne dis pas que je n’ai pas aimé l’histoire et je me suis prise, moi aussi, à rêver de cette existence hors du commun, dans les grandes plaines d’Amérique mais, il y a des passages du livre où je me suis quelques fois demandée si Jim Fergus ne se prenait pas pour le Marquis de Sade du 20eme siècle. May Dodd a t-elle vraiment écrit les détails de sa vie intime (surtout à son époque et avec son éduction) ou est-ce M. Fergus qui en a profité pour glisser ses fantasmes les plus fous ? 

 

Je m’explique : l’héroïne se trouve seule et nue dans un lac, un pervers qui sent le bouc arrive pour lui faire des misères et soudain voilà qu’apparaît sur son grand poney blanc, son mari Little Wolf avec son fouet pour la sauver d’une perdition certaine ! Vous y croyez vous ? Quand vous vous faites agressée par des loulous de basse-cour dans le métro, il apparaît Monsieur votre mari sur son poney blanc ? Nan, vous vous faites piquer votre sac comme tout le monde pendant que Monsieur votre mari est au pub avec ses copains. Et en plus, vous vous faites engueuler le soir parce que vous rentrez tard ! Ben évidemment, comme vous n’aviez plus d’argent pour prendre le bus, il vous a fallu finir les derniers kilomètres à pied. Moi, je vous l’dit, cet homme n’est pas net, surtout si l’on en croit son dernier livre « Marie Blanche » (et Moutie le confirmera, j’en suis certaine).

  

 

Si vous l’avez lu, dites-moi ce que vous en avez pensé. Si vous ne connaissez pas ce roman, je vous rassure, il est quand même divertissant mais je m’en tiendrais là en ce qui concerne l’auteur. 

 

 

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Frissons de voisinage

Publié le par Fille Ainée

Ah, chers voisins ! Vous est-il arrivé de tomber sur des voisins pénibles ? Vous savez, ceux qui sont du genre à tondre leur pelouse en pleine heure de la sieste ou qui reçoivent tous les samedis soirs des amis jusqu'à point d’heure et font hurler la musique.

 

Moi oui.

 

Lorsque j’étais étudiante, je partageais un petit appartement avec Cadette (elle s’en souvient ; elle en porte encore les séquelles !). Il était situé tout à côté de la station de RER, mais ce n’était pas cela qui était le plus gênant, c’était surtout qu’il s’agissait d’une loge de concierge reconvertie (la loge, pas la concierge !). J’en voyais passer du monde. Mais, nous habitions surtout à côté d’un pauvre homme qui avait perdu son emploi et était tombé dans les vapeurs d’alcool. Il tapait dans les murs avec une masse à 6 heures du matin, tous les dimanches, et il était particulièrement difficile de réviser pour les examens avec tout ce boucan. Lorsqu’il a enfin quitté les lieux, nous nous sommes aperçues qu’il était en train d’abattre un des murs porteurs de l’immeuble !

 

Lorsque j’ai débarqué dans mon île chaude et humide, Monsieur 3xrien avait déniché un petit appartement très cosy au 17eme étage d’une tour immense au milieu de 40 autres. Jamais un moment de silence, même le week-end. Mais surtout, cet appartement était situé sous l’appartement d’une femme qui portait des talons hauts et semblait ne jamais les quitter, surtout en pleine nuit. Elle me rendait folle et je donnais des coups de balais au plafond pour qu’elle se déchausse. En quittant l’appartement, j’avais rebouché les trous laissés au plafond avec du dentifrice pour que le propriétaire ne s’en aperçoive pas et ne déduise pas la caution. Je n’avais, à l’époque, pas encore découvert la magie du produit pour reboucher les trous et les fissures. J’ai maintenant des actions chez Polyfilla !

 

Et puis, nous avons déménagé, habité pendant un moment à côté d’une famille adorable et nous laissions nos portes ouvertes pour nous échanger des pâtisseries, boire un verre sur le palier ou tout simplement papoter de nos cuisines respectives. Cette famille m’a malheureusement quitté trop tôt et les nouveaux propriétaires se sont mis à planter des clous pour accrocher leurs tableaux à 9 heures du soir alors que je rentrais tout juste de la maternité et que j’avais grandement besoin de dormir.

 

Rassurez-vous, je n’ai jamais subi ces nuisances de voisinage mais je suis une râleuse en puissance. Vous n’avez pas envie de venir habiter à côté de chez moi. Les chiens qui aboient, le voisin qui coupe son bois les matins de jours fériés ou encore celle qui me cherche des poux dans la tête parce qu’elle veut ouvrir des ouvertures sur mon jardin, gare à vous.

 

C’est donc avec un petit sourire ironique que j’ai commencé la lecture de « Le voisin » de Tatiana de Rosnay.

 

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Prenons une jeune femme apparemment banale - des jumeaux de onze ans, un mari homme d'affaires souvent en voyage, et un métier qui l'épanouit peu. Comment cette femme sans histoires aurait-elle pu imaginer ce qui l'attend dans le nouvel appartement où la famille vient d'emménager ?

 

C'est une nuit, alors qu'elle est seule dans son lit, que l'engrenage se met en marche. De la surprise à l'inquiétude, puis de l'effroi à la panique, victime d'un être insaisissable et diabolique, Colombe va vivre une aventure hallucinante à laquelle rien ne la préparait, et dont le dénouement ne sera pas l'épisode le moins étrange.

 

Je ne vous en dis pas plus. L’écriture est parfaite comme d’habitude et l’auteur sait faire monter la tension. On se croirait dans un thriller domestique dans lequel les cartes sont brouillées et l’histoire aboutit à une issue aussi subtile qu’inattendue. Et comme ce livre est tout petit, vous pourrez toujours vous faire peur entre la cuisson de la dinde et la préparation des toasts de foie gras.  

   

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Des squelettes dans les placards…

Publié le par Fille Ainée

Vous en avez, vous, des secrets de famille bien enfouis dans les placards, des choses qui ne se disent pas, des rumeurs colportées par Tata Paulette ? Moi si.

 

Il y a quelques années, je m’étais prise de passion pour mon arbre généalogique. C’était l’occasion de comprendre qui était le fils du frère de la tante du petit cousin. Et c’est là où j’ai découvert des tas de petits scandales de famille qui, de nos jours, nous font bien rire.

 

Du côté de Moutie, pas vraiment de quoi être choqué. Il m’a d’ailleurs été assez facile de remonter sur mon arbre car ils étaient tous, plus ou moins, restés dans le même coin de campagne, que dis-je dans le même village. A l’époque, on se faisait de l’œil à la foire aux bovins, on dansait la bourrée niortaise en sabot, on s’embrassait dans les fourrés, et toc, on avait marié le Marcel avant même d’avoir réalisé qu’il avait beaucoup d’articles en vitrine et qu’on aurait pu au moins en essayer plusieurs. Tout cela avait l’air très paisible en apparence, sauf que, en creusant un peu, Moutie avait fini par lâcher le morceau. Tout n’avait pas été si innocent que cela dans la grande ferme familiale !

 

Mais du côté de Monsieur Moutie, par contre, quel régal !! Et là, ça prendrait des heures et des heures pour vous raconter ce foisonnement de squelettes qui, si on ouvrait le placard d’un grand coup sec, se tomberaient les uns sur les autres.

 

Mais je m’égare. Tout cela pour vous parler de ma lecture du mois, terminée pendant le vol pour Paris. J’avais mis les Nains en sourdine et je m’étais plongée dans les dernières pages de « L’héritage » de Katherine Webb.

 

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Je me suis soudain retrouvée dans l’Ouest américain, en 1904 puis parmi la vieille aristocratie anglaise de nos jours, deux époques pour évoquer le destin d'une famille brisée par les non-dits et les lourds secrets de famille.

 

Quand elles étaient enfants, Erica Calcott et sa soeur Beth passaient toutes leurs vacances à Storton, le manoir de leur grand-mère Meredith. Jusqu'au jour où leur cousin Henry disparaît, brisant d'un coup la famille et plongeant Beth dans une intense dépression.

 

Vingt-cinq ans plus tard, Meredith vient de mourir et les soeurs Calcott reprennent le chemin de leur enfance. Tandis que Beth s'enfonce davantage dans la souffrance, Erica entreprend de trier les affaires de leur aïeule et tombe sur une photo de leur arrière-grand-mère Caroline avec un petit garçon dans les bras. Qui est-il ? Et, surtout, qu'est-il devenu ?

 

Erica décide de fouiller l'histoire de ses ancêtres, et notamment celle de Caroline. Elle est loin d'imaginer qu'elle s'apprête à mettre au jour leur véritable héritage, un secret si douloureux que quatre générations plus tard, les soeurs Calcott en portent encore le fardeau...

 

Je suis restée accrochée à mon roman comme une mite à son gilet. Je me suis retrouvée 25 ans en arrière, quand je passais des jours entiers dans ma chambre à lire la série des « Jalna ». « L’héritage » est le récit d’une saga familiale qui friserait le “fleur bleue” si ce n’était pour une construction subtile et une écriture délicate et surtout ce suspens intolérable qui fait que vous ne pouvez vous empêcher de tourner la page encore et encore pour découvrir ce qui s’est véritablement passé.

 

Un très bon livre pour passer l’hiver sous la couette bien douillette avec une tasse de chocolat chaud. Faites-vous plaisir. Et si ce livre vous intéresse, même pas besoin de mettre le nez dehors. Allez voir ICI, vous pouvez télécharger le livre et l’imprimer en format PDF. Plus d’excuse pour ne pas lire !

 


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Des oranges et du soleil...

Publié le par Fille Ainée

C’est ce qu’on avait promis à ces enfants anglais. En arrivant sur le sol australien, ils n’ont vu que travail forcé et privations.

 

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« Oranges and Sunshine » est l’histoire vraie d’enfants qui se croyaient orphelins et qui étaient envoyés dans des institutions à l’autre bout du monde à partir des années 50 avec la complicité des gouvernements britanniques et australiens, d’organismes caritatifs et de l’Eglise.

 

En 1986, Margaret Humphreys, une assistante sociale à Nottingham découvre par hasard que jusqu'à 150 000 enfants, certains à peine plus âgés que trois ans ont été déportés et envoyés vers une ‘nouvelle vie’ aux quatre coins de l’Empire, et ce jusqu’en 1970. Beaucoup pensaient que leurs parents étaient décédés et les parents de ces enfants étaient informés qu’ils avaient été adoptés. En réalité, pour nombreux d’entre eux, c’était une vie faite d’abus physiques et de privations qui les attendait.

 

Margaret et son équipe ont réuni des milliers de familles avant qu’il ne soit trop tard et ont révélé ce scandale aux yeux du monde entier.

 

Le film sort prochainement en France et je vous conseille vivement d’aller le voir. Je suis en train de lire le livre qui malheureusement n’a pas encore été traduit en français. J’ai trouvé cette histoire bouleversante et qui me rappelait le sort réservé aux enfants aborigènes en Australie. Ceux que l’on arrachait à leurs parents sous prétexte de leur donner une éducation dans des familles blanches et qui en fait servaient de domestiques.

 


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Dis Chéri, c’est toi qui fait bouger mon lit ?

Publié le par Fille Ainée

« Ben Mama, t’es encore au lit ? ». Sympa le Nain, aucune pitié pour sa p’ove mère verdâtre ! Il est toutefois vrai que je viens de passer la plus grande partie de la journée au lit. C’est pas ma faute, c’est celle de Nesat.

 

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Ce typhon nous est tombé dessus hier et il avancait à grande vitesse. T1 hier après-midi quand j’étais avec Petit Nain à la piscine, T3 à 17h quand nous avons dû rentrer en courant sous des trombes d’eau (Petit Nain s’en moquait, il était déjà mouillé !) et T8 ce matin au lever.

 

D’ailleurs, j’aurais apprécié que quelqu’un me le dise plus tôt. Au lieu de cela, il a fallu que je me lève pour mettre ma grenouille dehors consulter Internet et découvrir que toutes les écoles étaient fermées. Grand et Moyen Nains étaient déjà prêts, en uniforme, et j’ai fait déshabiller tout le monde. Par contre, impossible de se rendormir. J’avais bien envie de rendre mon petit-déjeuner aux poissons d’ailleurs.

 

Alors, j’ai choisi l’option « reste au lit ma fille » et j’ai lu d’une traite Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay. Magnifique ! Je suis certaine que vous l’avez déjà toutes/tous lu – j’arrive toujours bonne dernière – j’éviterai donc de vous en faire un résumé long et pénible mais 400 pages en une matinée, c’est vous dire si ce bouquin était bien et combien j’avais l’air glauque. 

 

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Depuis quand les hommes écrivent-ils des livres de femmes ?

Publié le par Fille Ainée

Par principe, je ne lis jamais les livres écrit par des auteurs « alimentaires ». Par « alimentaire », j’entends des auteurs qui écrivent à la chaîne en vue de remplir leur réfrigérateur. J’aime les livres écrit avec les tripes, des livres à émotions, des livres qui ont pris des années à être écrits/publiés/reconnus. Alors les Musso, Lévy et autres, passez votre chemin.

 

Et puis, toujours au cours de ce grand ménage de printemps qui m’a possédé le week-end dernier, voilà que je tombe sur un livre de Douglas Kennedy « Une relation dangereuse ». Je ne sais pas d’où il vient, qui me l’a glissé dans ma bibliothèque mais s’il avait été en version française, je ne l’aurais même pas regardé avec un titre pareil !

 

Comme je suis curieuse de nature et que je pars du principe qu’on ne doit jamais juger sans connaître (et que Moutie raffole de cet auteur !), j’ai daigné y jeter un coup d’œil.

 

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D’abord j’ai trouvé bizarre qu’un homme écrivain puisse se glisser dans la peau d’une femme – c’est Sally, le caractère principal qui narre l’histoire – et puisse comprendre les états d’âmes non seulement d’une femme mais en plus d’une mère.  A mon avis, son épouse a dû passer pas mal de temps à lui corriger son bouquin avant qu’il soit publié ! Que sait-il de la grossesse, de la dépression postnatale ? C’est comme mon obstétricien mâle qui me disait « mais Madame, ça ne fait pas mal ». Ben si ça fait vachement mal pardi ! (j’me souviendrais toujours de lui. Il portait des nœuds papillon pour nos rendez-vous et des bottes de poissonnier blanches le jour de mes accouchements – au cas où ça glisserait par terre !).

 

J’avoue que j’ai trouvé les 130 premiers pages plutôt laborieuses et sans intérêt. Visiblement Monsieur Douglas a un problème avec les poves Britons et ne cesse de les dénigrer au fil des pages. J’ai trouvé ses premières remarques amusantes et puis je m’en suis lassée. Je ne sais pas ce qu’ils lui ont fait mais ça frisait l’insolence, voir la vulgarité Yankee. 

 

Bon, mon point culminant de ces quelques 130 et quelques pages (mon édition en compte plus de 500) a été l’épisode de la césarienne. Et là, j’ai sauté d’indignation lorsque j’ai lu que l’héroïne de Douglas, juste après l’opération, s’endort dans la position du fœtus ! Alors là, j’ai du mal à y croire. Et croyez-moi, c’est du vécu (cadeau de Petit Nain). Au sortir d’une opération comme celle-ci, la dernière chose que vous voulez faire c’est ramener vos jambes sur cette grosse cicatrice que vous a gracieusement offert Monsieur le chirurgien. Je crois bien avoir passé les 2 premières nuits, allongée comme un mollusque, sur le dos, sans bouger les jambes et je dormais dans l’état !

 

Et puis quand, il s’est mis à aborder le sujet des glandes mammaires engorgées, j’ai lâché prise ! Là franchement, il se moque de moi le Kennedy. Son héroïne donne son lait au nouveau-né dès la naissance de ce dernier. Euh, lait quel lait ?? Il est au courant cet homme que le lait maternel met quelques jours avant de monter ? On n’est pas des vaches laitières dès le début, nous !

 

Alors voilà pourquoi je ne serais jamais en mesure de vous raconter la fin de l’histoire. D’une, je m’ennuie sérieux au bout des quelques premiers chapitres, et de deux, c’est bourré d’incohérences. Peut-être qu’avec un peu de chance, le Douglas Kennedy, auteur alimentaire, diplômé es grossesse et glandes mammaires, se réincarnera un jour en femme et relisant ses ouvrages de vies passées, réalisera ses grosses bêtises. Ce jour-là, peut-être relirais-je la copie révisée et encore, j’en doute !

 

 

PS : et pour toutes celles qui me lisent et non pas encore eu de Nains, ne lisez surtout pas cet ouvrage, il réussirait à vous en dégoûter !

 


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« D’abord, ils ont tué mon père »

Publié le par Fille Ainée

Non, je n’ai pas disparu sous le pied d’un chameau, je suis bien là, mais ce retour à la réalité me péniblise. La mondanité des taches ménagères me sied guère et j’ai surtout du mal à revenir à mes moutons araignées XXL !  

 

Mais bon, vous commencez à me connaître, ce n’est quand même pas parce que j’vous cause plus que je suis restée inactive.

 

Tout d’abord, je tiens à partager avec vous ma toute dernière lecture, influencée bien sûr par ma toute dernière destination de voyage.

 

Quand vous visitez les temples d’Angkor, il y a toujours un petit marchand de souvenirs au coin d’une allée qui vous propose des éventails, des cartes postales ou encore de la littérature. J’ai passé plusieurs jours à l’éviter, lui et ses collègues, mais au bout du 4 eme, amusée par la persévérance de ces petits revendeurs de merdouilles, je me suis arrêtée. Il vendait des livres. D’office, il me propose ceux en anglais mais mon sens de la revendication de mes origines surtout quand je suis à l’étranger me pousse à consulter sa sélection française. Et là, avec le plus beau des sourires, il se lance dans une longue prose galloise. Magnifique !

 

Nous avons passé un bon moment à parler, au plus grand plaisir de notre guide qui elle aussi aimait parler la langue de Molière et qui du coup m’a conseillé dans mon choix. Il a bien entendu fallu négocier l’achat du livre en question (mon vendeur aurait été déçu si j’étais partie en payant le prix maousse costaud) et voilà comment j’en suis venue à acquérir le témoignage de Loung Ung, une petite fille cambodgienne qui avait 5 ans lorsque les Khmers rouges arrivèrent au pouvoir.

 

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Je ne vous raconte rien de cette histoire, je vous laisse la découvrir mais je dois vous avouer que je l’ai commencé en montant dans l’avion à Siem Reap et terminé le soir même en arrivant à la maison. J’avais les yeux rouges comme un lapin albinos et l’hôtesse a dû me prendre pour une simple d’esprit mais j’ai trouvé l’histoire de cette petite fille tellement émouvante que je n’ai pas pu m’en arracher. Par contre, si vous êtes du genre âme sensible, achetez-vous plutôt le Journal de Mickey !

 


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