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Petit clin d’œil de la semaine

Publié le par Fille Ainée

Je ne peux résister au plaisir de vous faire partager un extrait de mon livre du moment : « L’élégance du Hérisson ». Soyez indulgent(e) avec moi mais je ne peux pas m’en empêcher.  Et surtout pardonnez-moi si vous êtes l’heureux propriétaire d’un roquet caniche. Je ne fais que rapporter les paroles de Muriel Barbéry !

 

« Comme chacun sait, les caniches sont des genres de chiens frisés détenus par des retraités poujadistes, des dames très seules qui font un report d’affection ou des concierges d’immeubles tapis dans leurs loges obscures. Ils peuvent être noirs ou abricot. Les abricots sont plus teigneux que les noirs, qui sentent moins bon. Tous les caniches aboient hargneusement à la moindre occasion mais spécialement quand il ne se passe rien. Ils suivent leurs maîtres en trottinant sur quatre pattes figées sans bouger le reste de leur petit tronc de saucisse. Surtout, ils ont des petits yeux noirs et fielleux, enfoncés dans des orbites insignifiantes. Les caniches sont laids et bêtes, soumis et vantards. Ce sont les caniches ».

 

Lorsque j’étais étudiante à Paris, j’habitais dans un foyer de jeunes filles, une ancienne maison de maître. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré Grande Copine Parisienne. La pauvre n’avait pas de chance, sa chambre donnait sur la cour et systématiquement tous les matins vers 6 heures, le roquet de la concierge aboyait à plein poumons.

 

Combien de fois avons-nous eu, GCP et moi-même, envie de balancer un coup de pied stratégiquement placé à l’horrible bestiole ! En plus la sale bête était d’une laideur ! Mais la concierge en était absolument gaga. C’est prouvé, l’amour est aveugle !

 

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Ug, le chien le plus laid d'Angleterre

 

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 Toutou à sa mémère (photo prise dans un parc à Tokyo) 

 

 

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Son premier livre, à 96 ans !

Publié le par Fille Ainée

Terrassée ! Ce rhubbe qui me poursuit depuis quelques jours m’a mise KO hier et j’ai passé la journée sous la couette à subir les attaques d’un rhubbe qui n’avait rien d’anodin : le Schwarzenegger du microbe ! Dans mes brefs moments de conscience, j’ai eu le temps de finir un livre merveilleux, je vous ai trouvé une vraie perle, un véritable bijou, du caramel pour cervelle fatiguée, à laisser fondre doucement sous les yeux. Je vous présente « Le mur invisible » d’Harry Bernstein.

 

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A la mort de sa femme, Harry Bernstein ne sait plus quoi faire de lui-même. Il a plus de 90 ans. Alors il prend la plume pour raconter The Invisible Wall, la chronique d'une enfance difficile en Angleterre, entre un père alcoolique et violent, une mère-courage et l'antisémitisme.

 

Le Mur invisible du titre, c'est celui qui séparait le «côté juif» de la rue du côté chrétien dans la ville de son enfance, Stockport, près de Manchester. La seule chose qu'avaient en commun ces «deux mondes séparés», c'était la pauvreté. Il raconte les ivrognes hurlant dans la rue: « Qui a tué le Christ? Ces sales juifs ! »

Le livre relate surtout l'histoire d'une passerelle entre ces deux univers ennemis : Lily, la sœur de l'auteur, tombe amoureuse d'un camarade de classe chrétien, Arthur et ce au grand dam des familles. Et lorsque le jeune couple se marie en secret, la famille de Lily la renie officiellement, la considérant désormais comme morte.

 

J’ai trouvé ce livre magnifique, débordant d’émotions. Et promis, je ne me plaindrais plus jamais de ma condition. A cette maman-courage-optimisme, je lui tire mon chapeau. La vie n’a pas du être facile tous les jours et pourtant !

 

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Ne jamais juger un livre d’après sa couverture !

Publié le par Fille Ainée

Et bien j’aurais dû me souvenir de ce conseil fort avisé !

 

En « feuilletant » les pages de mon libraire amazonien récemment, j’ai trouvé « L’hôtel des souvenirs doux amers » qui sort en France sous le titre "Keiko" de Jamie Ford. J’ai trouvé la couverture jolie et après lecture des critiques, je me suis laissée tenter.

 

C’est une histoire d’amooooouuuuur toute simple entre un jeune Chinois Américain et une Japonaise à Seattle en pleine guerre mondiale après le bombardement de Pearl Harbour. Jamie Ford a été nommé, pour cet ouvrage, meilleur auteur du New York Times ; je ne prenais donc pas beaucoup de risques. Et bien lui non plus, il n’en a pas pris des masses en écrivant son bouquin. J’ai été déçue par le manque d’intrigue, la platitude du vocabulaire et les nombreux clichés et répétitions semés dans ce roman (et j'ai repéré 2 fautes de frappe!). C’est dommage.

 

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L’histoire débute en 1986 alors qu’Henri vient juste de perdre sa femme des suites d’un cancer. Il apprend alors que des effets appartenant à des immigrants japonais  internés dans des camps pendant la seconde guerre mondiale ont été retrouvés dans le sous-sol de l’Hôtel Panama. L’auteur nous fait alors revenir en arrière, en 1942, dans une Amérique antisémitique, alors qu’Henri n’a que 12 ans. La persécution des Japonais débute et Keiko, l’amie d’Henri, se trouve alors envoyée avec sa famille dans un camp d’internement. C’est l’hystérie collective et Henri s’oppose à ses parents chinois qui s’acharnent à l’américaniser et à l’éloigner ainsi de l’ennemi.

 

Pour ne pas être trop sévère dans mon jugement, je dirais que c’est un livre qui doit se lire vite quand on est au bord de la piscine, les doigts de pied en éventail. Le déroulement de l’histoire est sans surprise et demande peu d’efforts. J’aurais préféré que Monsieur Ford insiste plus sur les évènements historiques mais il a visiblement préféré s’attarder sur l’histoire d’un premier amour.

 

Pour celles/ceux d’entre vous qui lisez dans la langue de Shakespeare – la version française n’est pas encore sortie – et qui l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

  

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"Au pays des hommes"

Publié le par Fille Ainée

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Tripoli, 1979. Suleiman, 9 ans, s'ennuie sous l'écrasante chaleur estivale. 
A la maison, l’ambiance est tendue : son père est sans cesse absent et sa mère, mariée de force à 14 ans, ressasse ses rancœurs et son chagrin dans l’alcool. Le monde extérieur, lui, ne va guère mieux. La société libyenne étouffe sous le régime autoritaire du colonel Kadhafi. En dehors de la compagnie de son ami Karim et de leurs virées à la plage, les journées s’étirent, interminables.


 

Mais bientôt le monde du petit Suleiman bascule : en plein centre-ville, un matin, il aperçoit Baba, son père, caché derrière d'épaisses lunettes noires. Pas un signe, pas un geste, l'homme les ignore, sa mère et lui. Subtilement, la peur et le doute s'installent dans la vie de Suleiman. Qui sont ces hommes en armes qui viennent fouiller la maison ? Tout est murmure, tout est secret, tout est hostilité. C’est le début d’une longue série de découvertes bouleversantes pour le jeune Suleiman : aux incompréhensions de l’enfance se mêlent l’opacité et l’arbitraire du régime libyen. Pourquoi le père de Karim est-il emmené par la police ? Comment se fait-il que sa mère brûle un à un les livres de la bibliothèque, jusqu'alors véritable trésor familial ?

 

J’ai beaucoup aimé ce livre. Un style superbe, une lecture magnifique. Nous sommes témoins, à travers les yeux innocents d’un enfant incapable de reconnaître la gravité des faits qui se déroulent sous ses yeux (et ce livre me rappelle par de nombreux aspects « le garçon au pyjama rayé »), de la cruauté d’un régime totalitaire. Impossible après une telle lecture de ne pas être reconnaissant de notre liberté d’expression. Quand on pense qu’il existe encore de nombreux pays dans lesquels il est interdit de lire, d’écrire ou de proclamer son opinion si celle-ci n’est pas politiquement correcte. De quoi frémir !

 

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Monsieur le Curé ou le tout dernier salon où l’on s'épile

Publié le par Fille Ainée

Mon intérêt en matière de religion s’est arrêté net à l'âge de 16 ans, juste au moment où j’ai commencé à suivre des cours de philo, au lycée. Jusqu'à ce point, je fréquentais régulièrement les bancs de l’église et ceux du catéchisme. Après ça, le doute s’est installé !

 

Moutie nous soumettait, Cadette et moi, au supplice de la messe le dimanche matin tandis qu’elle restait à la maison avec Monsieur Moutie pour y faire quoi, je m’le demande encore ! Remarquez, cette heure de messe dominicale était rarement ennuyeuse car un des enfants de cœur nous divertissait grandement derrière le dos de Monsieur le Curé (cet enfant de cœur a plus tard fait carrière dans la police !). Je me souviens donc des énormes fous rires qui nous prenaient sur les bancs de cette église si morne, si froide et si triste. Fous rires qui nous valaient d’ailleurs des remontrances et qui nous menaient tout droit au confessionnal.

 

Monsieur le Curé ne plaisantait pas avec le devoir de confession et c’était environ toutes les 3 semaines que nous étions obligés de passer dans la boîte sous peine de se faire refuser la communion en pleine messe et devant tout le monde. Seulement voyez-vous, à 10-12 ans, on ne commet pas encore beaucoup de pêchés capitaux (du moins moi) et à part les « j’ai menti, j’ai été insolente, j’ai frappé Cadette ou encore j’ai volé la monnaie du lait pour acheter des bonbons en revenant de la ferme », mes confessions manquaient plutôt de teneur.

 

Et puis, il y avait les cours de catéchisme le mercredi qui étaient encore plus ennuyeux que la messe et pour gagner du temps, nous jouions à cache-cache dans les coins obscurs de l’église. Monsieur le Curé s’était d’ailleurs, au début, prêté au jeu jusqu'à ce qu’il comprenne notre manège.

 

Mes connaissances, donc, en matière de religions sont assez succinctes et rien de tel que de profiter d’un long après-midi au bord de la piscine pour m’instruire (ok j’arrête de remuer le couteau dans la plaie !). Je viens juste de terminer un ouvrage d’Anita Diamant « Day after Night » qui relate ce moment extraordinaire qu’a été la fuite, en octobre 1945, de plus de 200 prisonniers du camp d’internement d’Atlit, une prison en Palestine pour immigrés “illégaux”, dirigée par l’armée britannique. L’histoire est vécue à travers l’expérience de 4 jeunes femmes juives rescapées des camps à la fin de la seconde guerre mondiale. Pour ceux/celles qui lisent dans la langue de Shakespeare, lancez-vous, c’est fabuleux et vous en apprendrez beaucoup en matière de religion juive. Anita Diamant a d’ailleurs écrit un autre ouvrage qui, lui a été traduit en français, « La tente rouge » et celui-ci est déjà sur ma liste.

 

Je suis ensuite passée à la religion musulmane avec « Kaboul Beauté » de Deborah Rodriguez. J’ai absolument adoré et je l’ai dévoré en quelques jours seulement.

 

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En 2002, Deborah Rodriguez arrive à Kaboul avec une petite organisation humanitaire. Cette coiffeuse du Michigan, drôle et énergique, est venue en Afghanistan à la fois par désir d'aider les autres et pour échapper à un mari jaloux et violent. N'ayant pas de formation médicale, elle se sent d'abord inutile, mais découvre vite que son expérience de coiffeuse peut changer la vie des femmes afghanes. Les salons de beauté, autrefois la fierté de Kaboul, ont été détruits par les talibans. Et pour cause : c'est l'un des seuls domaines dont le contrôle échappe totalement aux hommes, qui n'ont pas le droit d'y pénétrer. Sans relations et sans argent, Deborah Rodriguez se bat pour monter une école où les élèves puissent suivre une formation d'esthéticienne et acquérir leur autonomie financière. Cette femme déterminée va soulever des montagnes, obtenir des parrainages prestigieux et... réussir ! En 2003, elle crée son école de beauté. Kaboul Beauté est l'histoire de cette personnalité hors du commun, de son école et de ses élèves qui luttent pour leur liberté.

 

Je finis cet article en laissant ce petit mot pour Monsieur le Curé “pardonnez-moi mon Père de vous avoir fait courir dans l’église, d’avoir ricané derrière votre dos et de ne pas avoir été attentive pendant les cours de catéchisme. » ;-)


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Noyée dans la culture

Publié le par Fille Ainée

Cette semaine est une semaine de vacances pour mes Nains. Alors là, il faut assurer parce que 3 Nains désœuvrés, ça peut m’emmener loin ! Et justement, hier, nous sommes allés en ville.

 

Rendez-vous chez l’orthodontiste pour Grand Nain qui, à présent, affiche les couleurs d’Halloween sur ses bagues d’appareil dentaire, déjeuner avec Monsieur 3xrien, petite virée chez le Suédois chez qui mes Nains ont essayé, en un temps record, tous les canapés d’expo, et pour finir la Bibliothèque Centrale.

 

Des livres sur 8 étages, des fauteuils et canapés à n’en plus finir… Si dans cet espace, vous n’arrivez pas à absorber un peu de culture c’est que…..

 

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vous êtes vraiment fatigué(e) comme ce monsieur pour qui visiblement l’enrichissement intellectuel se révèle plus ardu que prévu !

 

Nous avons quitté les lieux avec une quantité impressionnante de livres mais moi, je voudrais juste vous en recommander un tout petit. Il s’agit de « Si loin du monde » par Raiaoaoa TAVAE et Lionel DUROY. Une histoire vraie, dramatique qui raconte la dérive, pendant 6 mois, d’un pêcheur polynésien en plein océan Pacifique. Une belle leçon de courage et d’humilité!

 

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Tavae connaît bien la mer et prend toutes les précautions lorsqu’il sort pêcher. Mais ce jour-là, le moteur de son bateau tombe en panne et malgré ses efforts, la mer emporte Tavae de plus en plus loin de son île. Le lecteur suit Tavae dans son naufrage : l'espoir, le découragement, la peur, les appels à Dieu, la résignation se mêlent sans cesse.

 

J’ai adoré ! Mais ce qui m’a le plus touché, c’est la toute dernière page (vous ne m’en voudrez pas de vous raconter la fin puisque visiblement si Tavae raconte son histoire, c’est qu’il s’en est sorti !) : lorsque Tavae remercie chaleureusement la compagnie aérienne qui l’a rapatrié gracieusement. Cela me semble quand même la moindre des choses que l’on offre à ce pauvre homme son retour parmi les siens après un si terrible périple ! Quelle modestie de la part de cet homme !

 

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Le roman qui donne les yeux rouges

Publié le par Fille Ainée

Je viens tout juste de terminer la lecture de « La terre des oublis » de T.h. Duong et je vais enfin pouvoir dormir !! C’est le genre d’ouvrage que l’on ouvre un soir innocemment et qui, d’un seul coup, vous emporte et ne vous lâche plus. Et vous vous levez le lendemain avec de tout petits yeux. Certains passages de ce livre m’ont noué la gorge et ont fait fuir mes yeux. On a envie de crier, de dire que c’est trop injuste mais rien n’y fait, l’histoire a déjà été écrite !

 

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Ce splendide roman retrace l’histoire de Miên, une jeune femme vietnamienne. Mariée à Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un fils, elle mène une existence paisible et heureuse jusqu’à l’apparition de Bôn, un vétéran communiste parti à la guerre. Il faut dire que Bôn n’est pas un homme comme les autres. Il est l’homme que Miên a épousé 14 ans auparavant et qui a été donné pour mort.

 

Sous la pression de la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari. Au fil d'une narration éblouissante, l'auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d'une société pétrie de principes moraux et politiques.

 

Outre l’intrigue saisissante, j'ai été séduite par la sensualité de ce livre qui regorge d'odeurs, d'arômes, de parfums, de senteurs, de saveurs... et par la beauté du langage. La romancière nous entraîne dans l'après-guerre du Vietnam aux principes moraux et politiques qui détruisent ces trois personnages déchirés par l'amour et les démons du passé. Il n’y a ni bon ni méchant, simplement des personnages impuissants à changer leur destin et gouvernés par des principes et des préjugés absurdes.

 

C'est un roman sublime à l'écriture poétique parsemé de somptueuses descriptions remplies de couleurs et d'odeurs. J’en suis sortie bouleversifiée, toute chose, tiens !


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Je l’aurai cette s….ablée !

Publié le par Fille Ainée

Bon, ce n’est pas encore demain que je participerai à l’émission « Côté Fourneaux » ! Je ne me suis pas résignée, je persévère ! Je vais bien finir par me la faire cette pâte sablée ! En attendant, les Nains rient et se régalent.

 

Mais riez, riez donc Nains que vous êtes parce que moi j’ai lu « Chocolat Amer » de Laura Esquivel, et un jour, oui un jour, moi aussi je vous enchanterai avec mes cailles aux pétales de roses !

 

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L'histoire se déroule au Mexique, en pleine tempête révolutionnaire, dans une ferme pas très loin des Etats-Unis. Mama Elena y vit avec ses trois filles. La petite dernière, Josephita ou Tita a le don pour la cuisine. Un jour elle rencontre Pedro et en tombe amoureuse : le regard de Pedro “sur son corps lui avait fait le même effet que l'huile bouillante au contact d'une pâte à beignets”. Aaaaaahhhhhhh……(note discrète de l’auteur)

 

Mais Mama Elena ne l'entend pas de la même façon. Corsetée serré par les règles du manuel de Carreño, les règles de la décence, Tita ne peut pas se marier avec Pedro. En effet, la tradition veut que la plus jeune fille de la famille doit se sacrifier pour veiller sur sa mère jusqu'à la mort de cette dernière. Avec le caractère de Mama Elena, femme sèche, acariâtre, véritable dragon domestique, bref, c'est l'esclavage à vie pour Tita.

 

Pedro se marie donc avec Rosaura, la sœur de Tita car c'est pour lui le seul moyen de vivre proche de son aimée.
Sous la constante surveillance de sa mère, Tita est confinée en cuisine. Elle trouve réconfort en cuisinant les mets les plus savoureux. Tout pourrait être tranquille, mais c'est sans compter les effets de la cuisine de Tita. Elle sent les ingrédients et lui communique ses états d'âme, ses émotions. Pedro en est tout ensorcelé !

 

C’est un roman très agréable à lire, où il se passe toujours quelque chose, où les recettes de cuisine et l’intrigue amoureuse n'empêchent pas la petite touche de sensualité et de fantastique. Une bonne lecture d'été pour se changer les idées et qui vous donne envie de vous jeter sur vos fourneaux. À déguster sans modération !

 

En attendant, si vous aimez cuisinez, le citron et que vous voulez relever le défi de cette saleté de pâte sablée, je vous donne ma recette de tarte au citron/fromage blanc. Nous, on aime beaucoup le citron et plus il y en a, plus ça nous fait transpirer des joues, meilleur c’est.

 

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Pour 6 personnes :

 

1 pâte sablée

500g de fromage blanc non battu

150g de sucre en poudre

3 œufs + 1 jaune

50g de crème fraîche épaisse

2 citrons

 

Préchauffez le four à th. 6 (180ºC).

Etalez la pâte, piquez-la avec une fourchette et garnissez-en le moule. Faites cuire à blanc au four pendant 10mn.

 

Lavez et brossez sous l’eau chaude un citron, séchez-le et faites des zestes puis pressez-en le jus. Pressez également le 2eme citron.

 

Dans un saladier, mélangez le fromage blanc, le sucre, les zestes et le jus des citrons, les œufs entiers et le jaune puis la crème. Mélangez bien sans battre.

 

Versez la préparation dans le fond de tarte. Enfournez et faites cuire 15mn au four. Baissez la température à th. 3-4 (100-110ºC) et prolongez la cuisson 50mn.


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Les cocasseries de l'Amour

Publié le par Fille Ainée

Je ne sais pas si vous avez lu l’article publié par Moutie, hier, sur son blog, mais moi en tout cas, il m’a bien fait rire. Alors ce matin, en explorant les petites rues de Pierrelatte pendant le marché, j’ai un peu levé le nez et j’ai moi aussi trouvé une petite rue au nom charmant.

 

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Ah l’Amour, cet envol d’émotions, ce sentiment passionné qui fait perdre la tête à plus d’un et qui fait parfois faire de bien grosses bêtises !

 

«Celui qui aime peut encore rester clairvoyant; mais celui qui est amoureux sera irréparablement aveugle aux défauts de l'objet aimé bien que d'ordinaire il recouvre la vue huit jours après le mariage.» Anthropologie du point de vue pragmatique, 1798.

 

Mais bon, pour ceux qui même après ces 8 jours fatidiques n’y voient toujours pas clair, cela peut donner lieu à ça :

 

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Je ne sais pas qui est l’infortuné qui a donné son nom à cette petite allée ni de quel trou il s’agit ;-) mais on peut toujours demander à Jean Teulé :

 

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Quand je pense que c'est ma propre mère qui m'a conseillé de le lire, j’en rougis encore ! Jean Teulé relate en effet de façon coquine les mésaventures du Marquis de Montespan dont l’épouse partage le lit du Roi Soleil. Cela aurait pu l’arranger mais voilà, Monsieur le Marquis prend très mal la chose. Fortement épris de sa femme, il accepte mal son nouveau statut.

 

Le ton très humoristique que l’auteur emploie pour conter une histoire somme toute assez cocasse et truculente vaut le détour. Mais attention, à ne pas mettre entre toutes les mains. Surtout les jeunes mains !!

 

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Tokyo nous voilà !

Publié le par Fille Ainée

Nous sommes prêtes ! Dans mon sac : le plan de Tokyo pour ne pas se perdre, les passeports pour passer la frontière, des yens pour nos petites dépenses et la dernière version de Lingolook Japan sur moniphon au cas où nous serions quand même perdues.

 

Je récupère Moyen Nain à l’école pendant sa pause déjeuner et direction l’aéroport où nous devons retrouver Monsieur 3xrien. Moyen Nain s’est vu confier par son maître la mission de relater ses expériences de voyage et ses observations sur le blog de la classe. Au programme du mois : les grandes métropoles. Notre petite excursion ne pouvait donc pas mieux tomber. La philosophie de l’école étant que les enfants qui voyagent apprennent beaucoup plus vite sur le terrain que dans les livres, les absences pour cause de découverte et enrichissement intellectuel ne sont pas sanctionnées mais au contraire encouragées (dans la limite du raisonnable bien entendu). 


Si vous avez peur de vous ennuyer pendant mon absence (la possibilité d’une connexion Internet n’est pas garantie pour que je puisse vous raconter mes aventures au jour le jour), commencez à lire Le Testament Caché de Sebastian Barry. De la confiture pour les yeux, du miel pour l’esprit !


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Roseanne McNulty a 100 ans ou du moins c’est ce qu’elle pense. Enfermée depuis sa jeunesse dans un hôpital psychiatrique par son mari (ce qui était à l’époque une pratique usuelle pour se débarrasser d’une épouse trop encombrante), elle consigne son histoire dans un journal. Jusqu’au jour où l'annonce de la fermeture de l’hôpital bouleverse sa vie tranquille.


Son psychiatre est alors chargé de l’évaluer pour savoir si ou non Roseanne est apte à réintégrer la société. Pour cela, il doit apprendre à la connaître et revenir sur les raisons de son internement. Le lecteur se trouve alors plongé dans l’histoire tragique de cette femme dans une Irlande du siècle dernier.  

 

Une histoire magnifique et une écriture somptueuse !! Vous ne vous rendrez même pas compte de mon absence.

 

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