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tranches de vie

Tout est dans le regard

Publié le par Fille Ainée

Ce matin, expédition remplissage de frigo en duo. Rassurez-vous, nous avons gardé nos distances, nous nous sommes déplacés à deux voitures (pas très sympa pour la planète mais plus sage pour passer le barrage de police) et nous nous sommes répartis la tâche pour aller plus vite.

 

D’abord, faire la queue en gardant ses distances. Je ne suis jamais allée aussi loin pour entrer dans un supermarché et je n’ai jamais attendu aussi longtemps. 45 minutes pour avoir le privilège de pousser mon chariot. Monsieur 3xrien faisait la queue devant moi en prétendant ne pas me connaître. L’impudent ! Le gouvernement malaisien préfère en effet que ce soit le chef de famille qui aille faire les courses. Et je crois que l’Homme prend son rôle un peu trop au sérieux. Sauf qu’au moment de remplir le chariot, on n’aurait pas été dans la mouise !

 

Ensuite, juste avant de rentrer, on se désinfecte les mains et on passe des gants en plastique. Je peux maintenant vous parler d’un sujet fascinant : la sudation des doigts! Si j’avais été prévenue, j’aurais pu m’étaler un masque avant d’enfiler ses engins de torture mais hélas… Ce n’est que partie remise.

 

Petite anecdote à ce sujet, essayez un peu d’ouvrir vos sachets en plastique pour acheter vos fruits et légumes ! En temps normal, j’essaye de ne pas les utiliser mais pour certains produits, ils sont nécessaires. Et bien vous en passez un temps ! Donc ceux qui portent des gants en latex ouvrent les sachets de ceux qui suent des doigts. Parce que plastique contre plastique, qu’est ce que ca glisse et vous allez passer un moment à trouver l’ouverture. Il y a certainement un débouché là-dedans !

 

L’Homme est ensuite partie à toute vitesse remplir son chariot d’eau, de bière et de vin. Je peux vous dire qu’on va pouvoir tenir un siège. Je ne vais peut-être pas écrire très droit ces prochains jours par contre, s'il n'y avait eu que lui, on aurait crevé de faim !

 

Vous vous imaginez bien que toute cette gymnastique ne s’est pas déroulée sans masque. Comme il est, de nos jours, impossible d’en trouver dans les pharmacies, j’ai décidé de coudre les nôtres. Cela a eu l’avantage de m’occuper un moment et de m’amuser.

 

Le patron que j’ai utilisé est celui qui circule en ce moment sur le Net et que vous trouverez ICI gratuitement bien entendu. Attention, je le trouve un peu grand et je vous conseille simplement de ne pas rajouter le centimètre de couture préconisé. Et puis si vous portez des lunettes, c’est encore pire car elles vont s’embuer.

 

 

 

Tout est dans le regard

Comme je n’avais pas de molleton très fin, il a fallu faire avec les moyens du bord. Nos masques sont donc épais et rien, je dis rien, ne les traverse. Celui de Monsieur 3xrien a été entièrement dessiné par ses soins. Je me suis contentée de le broder à la machine et d’assembler les différentes pièces. Le mien est plus sage sauf que je ressemble à Kermit La Grenouille avec les oreilles décollées. 

Tout est dans le regard

Il ne nous reste plus qu’à apprendre à sourire avec les yeux.

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Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

Publié le par Fille Ainée

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à se précipiter sur le papier Q ? Ce Covid serait-il une épidémie de diarrhée aigüe ? Engendrerait-il la peur de manquer ?

 

Déjà la semaine dernière, en allant faire les courses, j’avais trouvé ça très suspect cette pénurie. Chez les 3xrien, on aime le confort sur la tinette. Cet ultra moelleux 3 épaisseurs, cette douceur qui vous caresse les petites choses quand vous finissez votre excursion au petit coin. Et bien voilà que mon 3 épaisseurs avait disparu pour être remplacé par une marque hyper coûteuse qui, pour arriver sur nos rayons, avait sûrement dû faire un aller-retour sur la lune vu le prix exorbitant auquel il était vendu. Et puis, à côté, il y avait cet ersatz de papier, ce truc dont personne ne voulait vu la tronche qu’il tirait dans son emballage. Un faux 3 plis qui dès qu’on le déroule perd toutes ses feuilles et vous laisse une impression de moiteur suspecte sur les doigts après l’essuyage.

 

Je sens donc qu’il est temps d’aborder le sujet épineux de l’hygiène des petits coins vu la conjoncture du moment. En plus, ça déridera peut-être les plus anxieux/ses.

 

Admettez tout de même que tout ce papier toilette n’est pas très écologique. Surtout chez ceux qui éprouvent le besoin d’empiler les feuillets ou encore d’en faire une petite boule qui, au final, bouche les évacuations et créent davantage de problèmes mais fait le régal des plombiers.

 

Après quelques recherches sur le Net pour savoir combien de rouleaux sont consommés par an, je tombe sur une étude qui m’indique qu’un français utilise en moyenne 100 rouleaux ! Oh pétard !! On peut espérer qu’il s’agit d’un français en bonne santé et pas un aux boyaux fragiles. Chaque jour, l’équivalent de 27 000 arbres serait utilisé pour fabriquer du papier hygiénique ou ménager. Ca donne à réfléchir. 

 

Cependant, il est intéressant de constater que près de la moitié de la planète n’utilise pas de papier toilette, c’est une habitude de pays riche. Et bien nous y voilà ! Elle est là la solution pour éviter de se battre dans les rayons pour le dernier rouleau de papier Q. En 2003, les Nains et moi avions traversé la période difficile du SRAS à Hong Kong. Mais la question du papier tinette ne s'était jamais posée. Par contre, on ressemblait tous au vengeur masqué !

 

Sous nos Tropiques, toutes les salles de bain sont équipées de douchette pour se rincer. Cela m’a beaucoup fait rire au début. Surtout le jour où, dans un hôtel, j’ai appuyé sur un bouton pour savoir à quoi il servait, et, comme je n’étais pas assise à ce moment là, c’est le devant de ma robe qui a reçu le jet d’eau ! J’ai mis un moment à sécher ! Je pense qu’il convient de s’entraîner.

 

Pour illustrer mon propos, j’ai pris un de nos sièges royaux en photo.

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

Vous voyez ce petit tuyau sur le côté ? C’est l’arme fatale. La réponse idéale au Covid-19 et sa pénurie de papier tinette. Par contre, si je dois m’y mettre, il va peut-etre falloir que j'apprenne à viser juste !

 

Nos déjeuners entre copines sont, de ce fait, très animés, c’est le moins qu’on puisse dire. Le sujet de conversation étant, bien entendu, la « toilet étiquette ». La question existentielle restant bien évidemment le « comment conclure cette opération douchette ? ». Faut-il s’essuyer pour éviter de goutter ou attendre patiemment de sécher naturellement ?

 

Il semblerait que les avis soient partagés. A quoi cela peut-il servir si en plus de consommer de l’eau, on consomme ce papier que l’on veut éviter à tout prix ? Et si, pour remplacer le feuillet, on se servait d’une lingette en tissu ? Mais dans ce cas, est-elle réutilisable (oui Mesdames, la question a été abordée !!) et dans ce cas combien de fois (cette pensée m’horrifie mais elle a eu le mérite de nous faire glousser de rire et dans un contexte comme celui-ci, une bonne bouffée de rire ne fait de mal à personne) ou doit-on la limiter à un usage unique et surtout ne pas la partager.

 

Au final, c’est une question de confort personnel. Mais peut-être également de souplesse !

 

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

En attendant, ça va être chaud la semaine prochaine vu l’état des rayons. Cette frugalité va sans doute nous conduire au rationnement ou à un boot camp intensif pour apprendre à viser juste.

 

 

Eh ben, on n’est pas dans la m…. !

Allez les filles, on se tient les coudes, croisez les jambes et surtout évitez de manger trop épicé !

Publié dans Tranches de vie

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Il s’en bat les coui…

Publié le par Fille Ainée

Cet article est un exutoire à ma colère, ma frustration et je suis certaine qu’à la fin, j’aurais trouvé mon Nirvana.

 

La raison pour laquelle je suis toujours dans ma Provence Natale est que nous faisons encore et toujours des travaux. Comme il est maintenant devenu une évidence que si nous ne sommes pas sur place, les artisans ne se déplacent pas ou viennent sur le chantier au dernier moment et bâclent la chose, il est essentiel que je sois là pour mettre la pression.

 

Nos maçons avaient déjà réalisé de gros travaux de rénovation il y a deux ans et nous étions enchantés du résultat final. Cette première expérience s’était très bien déroulée. Les travaux avaient été effectués dans les temps et nous n’avions pas eu à nous plaindre. Cette année, ça ressemble à la Foire de Paris !

 

La familiarité avec laquelle ils se comportent maintenant à mon égard indique qu’ils se sentent chez eux, en terrain conquis. Et le fait que je sois seule à la maison les pousse à faire preuve d’un grand manque de manières que j’ai du mal à tolérer. On dirait de grands gamins mal élevés.

 

Comme je suis souvent absente, je leur ai confié les clés. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il faille en faire usage comme si la maison leur appartenait.

 

Le chef de ce chantier, que nous appellerons Maçon A pour plus de facilité, est incapable de frapper. Du moins à une porte. Et encore moins si je suis à l’intérieur de la pièce et que de surcroit, il me voit à travers la vitre. Cela doit lui sembler d’une évidence évidente que j’ai des yeux derrière la tête et que je dois sentir sa présence alors qu’il est sur le point d’entrer.

 

La première fois, j’ai bien failli sortir de mon corps lorsque d’une main lourde, il a poussé la porte. Et lorsque d’un air horrifié, mon regard s’est posé sur ses chaussures de sureté pleines de boue qu’il traînait dans mon Atelier tout propre, il est parti d’un grand fou rire. Maçon A, tu viens, sans t’en rendre compte, de signer ton arrêt de mort !

 

Je m’étais bien jurée, cette année, de rester discrète et de les laisser travailler. Parce que, figurez-vous - Moutie m’ayant très bien élevée - j’avais pris l’habitude la première année, d’aller les saluer à leur arrivée et de leur proposer un café. Et un matin, cette politesse m’a valu une douche froide. J’ai surpris Maçon B en train de se moquer de moi en montant ses moellons. On se serait cru à la maternelle !

 

Forte de cette expérience déplaisante, je m’efforce donc, cette année, de me trouver des activités à l’écart du chantier. Sauf que… ce n’est pas toujours évident ! Comme ce matin où, sortant de la douche dans mon plus simple appareil, j’ouvre la porte de mon dressing pour me trouver presque nez à nez avec Maçon A. La moutarde m’est montée au nez et je suis alors partie à la charge, en peignoir cette fois-ci, les cheveux mouillés. L’homme a eu l’air très bête et, depuis, entre dans la maison en beuglant pour manifester sa présence.

 

Ces travaux ne devaient pas durer plus de deux semaines sauf que plus le temps passe et moins j’en vois le bout. Mais je pense en avoir trouvé la raison. Maçons A & B débarquent à midi le lundi, énervés car ils se sont trouvés coincés dans les embouteillages, m’appellent pour me dire qu’ils sont arrivés mais qu’ils vont aller prendre le temps de déjeuner au café du village. J’en reste perplexe ! Si ça avait été mon cas, je me serais contentée d’un sandwich à la va-vite. Et bien non, pause déjeuner oblige, les voilà qui débarquent à 14 heures pour repartir à 16 heures acheter des matériaux. À ce rythme là, je me félicite de ne pas les payer à la journée.

 

Nos maçons arrivent en général les mains vides et vont se servir dans l’atelier de Monsieur 3xrien. C’est ainsi que j’ai vu passer nos gaines électriques, ma tronçonneuse, notre escabeau qui depuis se cache sous une couche d’enduit qui va prendre des heures à nettoyer, un niveau, et j’en oublie… Ca rentre et ça sort et je vois passer avec horreur des outils tous neufs que Monsieur 3xrien n’a même pas encore utilisés. Le week-end dernier, j’ai mis un stop à ce trafic en verrouillant l’atelier et en perdant la clé. Du coup, ils sont passés chez le voisin, qui le pauvre, n’était pas prévenu.

 

Pour clore cet article en beauté, il faut absolument que je vous raconte cette fameuse après-midi, la semaine dernière. Maçons A & B prennent régulièrement leur déjeuner au café du coin qui, saisissant l’opportunité, s’est mis à offrir des menus ouvriers… malheureusement très arrosés ! Déjà que cela n’est pas très rassurant de constater que nos maçons tètent bien le cubi de rosé sur le chantier (mis au frais avec la bouteille de rouge dans un seau d’eau), il leur faut également descendre la bouteille pendant le repas. C’est en réalisant tout cela, que je me suis mise à douter de la qualité du travail exécuté les après-midis. Je ne suis maintenant plus trop certaine que mon plan de travail est vraiment plan ! Mais pour m’en assurer, encore faudrait-il que je retrouve mon niveau !

 

Pour en revenir donc à cette fameuse pause déjeuner, jeudi dernier, j’ai été très surprise d’entendre ce grand silence, qui d’habitude indique le départ des maçons, vers onze heures. La boum boum box qui diffusait, tous les jours, radio je ne sais pas quoi, s’était soudain tue. « Si tôt ? » fut ma première pensée ! Et là, je les observe, de loin, assis à notre table de jardin, en train de prendre l’apéritif. À midi, les rats maçons quittent le navire et je ne vois plus personne jusqu’à 15 heures. Mais dans quel état rentrent-ils ?!?

 

Maçon A, l’œil vitreux, m’annonce que, comme ils ne comptent pas revenir la semaine suivante, ils sont allés dire au revoir aux propriétaires du café et ont ouvert une bouteille. Plutôt deux si j’en crois la couleur violacée de son nez. Je ne dis rien. Ils prétendent, tous les deux s’agiter sur un reste de chantier, rangent leurs outils et, pour se faire pardonner, m’invitent à terminer, avec eux, le cubi alors qu’ils sont déjà complètement pochetronnés.

 

Quelques heures plus tard, non seulement ce cubi est vide mais ils ont entamé le mien. Oui, vous avez bien lu. Une fois la poche vide, voilà que Maçon A me demande si j’ai une bouteille au frais. J’en reste sans voix. Maintenant avec le recul, je trouve des tas de reparties cinglantes mais sur le coup, je n’ai rien trouvé à protester. C’est ainsi que j’ai laissé, entre leurs mains, mon propre cubi qu’ils ont alors entrepris de démolir.

 

Le plus gênant dans l’histoire est que, fortement imbibé, Macon B s’est alors mis à pleurer en me parlant de ses déboires conjugaux et que Maçon A n’a cessé de me répéter qu’il s’en tapait les coui…. J’aurais franchement préféré qu’il laisse cette partie de son anatomie tranquille et quitte les lieux.

 

Ce qu’ils ont fait au volant de leur camion. En reculant, j’ai cru qu’ils allaient emporter la piscine hors sol et j’ai croisé les doigts très fort pour qu’ils n’enlèvent pas, au passage, le portail tout neuf.

 

En partant, sûrs d'eux, ils m’ont dit « à l’année prochaine » mais, voyez-vous - si j'en avais eu une paire - j'aurais aimé leur répondre "franchement, je m’en bats les coui…. de vous revoir !"

 

 

 

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Celui qu’on attend toujours et qui ne vient jamais

Publié le par Fille Ainée

Cet article vient du cœur… et d’un énorme ras le bol !

 

Je n’en peux plus de ces livreurs feignasseux facétieux qui, sous prétexte qu’ils sont incapables de trouver notre adresse, négligemment « oublient » de nous livrer nos commandes en prétendant que je n’étais pas chez moi. J’ÉTAIS CHEZ MOI ET J’Y SUIS ENCORE !!

 

J’étais même tellement chez moi que c’est avec beaucoup d’hésitation (et en laissant la porte ouverte) que je suis allée aux toilettes, que j’ai attendu le dernier moment pour aller étendre le linge et que je suis debout depuis 7h30 parce que tu m’avais dit, livreur, que tu arrivais à partir de 8h et que je refuse d’être surprise en robe de chambre ! Je t’ai attendu presque derrière la porte tout ce temps pour, au final, apprendre que tu as prétendu de passer et que je n’ai jamais répondu à la porte. J’étais DERRIÈRE cette foutue porte !!!

 

De toute façon, ça commençait très mal ! Comment voulez-vous que je sache exactement quel jour et à quelle heure je vais être livrée si dès le départ je reçois un mail en m’indiquant que le 00/00/0000, qu’il va passer ?


 

Preuve à l'appui

Preuve à l'appui

Ou alors, serait-ce un mail archivé datant d'avant J-C ? Dis Jésus, t’as commandé quoi chez celle qui monte à cheval d’un seul côté ? Le même tableau que moi ?

 

Il y a ceux qui manifestement ne font aucun effort pour arriver jusqu'à la boîte aux lettres, ceux qui lancent (oui, c’est prouvé) le paquet par dessus le portail parce qu’ils ont la flemme de pousser la porte (d’accord, le vantail pèse plus de 200 kilos mais bon, moi j’y arrive parfaitement) et que du coup le petit emballage carton qui entoure la commande reste une semaine sous la pluie (et qu’en plus, c’est pas la tienne mais celle de ta voisine qui l’attend depuis fort longtemps), ceux qui systématiquement livrent chez la dite voisine (qui maintenant commence à compter combien chez elle/combien chez nous et qui un jour risque de nous demander des comptes), ceux qui ont la correction de vous appeler à l’avance mais seulement parce qu’ils sont perdus, arrivent à toute vitesse en faisant voler le gravier, ceux qui manifestement ont dormi dans leur camionnette parce que – hummm je perds peut-être un peu la tête mais pas le sens de l’odorat – ou encore celui qui déboule à toute vitesse dans l’allée – j’aurais du fermer ce maudit portail – font demi-tour comme si leur vie en dépendait – en serrant de près la piscine hors sol (qui penche d’un côté depuis l’été dernier ) - et qui vous demande s’il est possible de livrer à côté, par-dessus la palissade, parce que votre gentille voisine a commandé deux chaises longues et qu’il est beaucoup plus pratique de passer de ce côté là. Tout ça, c’est du vécu !

 

Je baisse les bras ! J’abandonne. Alors du coup, je m’efforce de me faire livrer dans le petit supermarché local qui, la semaine dernière, a bien failli me faire pleurer.

 

J’avais à peine franchi la porte que déjà, on se ruait sur moi avec mon paquet. Et pourtant, je n’y viens pas souvent. Et pourtant, on se souvient de mon nom. Et pourtant, on ne me demande aucune pièce d’identité. Et pourtant, on fait ça avec un tel sourire que j’ai bien envie de commander plus souvent rien que pour l’interaction sociale.

 

Maintenant, ce qui me fait frémir au plus profond de moi, c’est quand La Poste propose un service aux personnes âgées. Ca s’appelle « veiller sur mes parents ». Sérénité et parents isolés ! Visite régulière du facteur pour s’assurer que Moutie – par exemple – respire encore et ne pourrit pas au bas de l’escalier après une chute fatale (désolée Moutie mais tu étais la seule que j’avais sous la main). Bien vieillir chez soi ! Tu parles oui !! Au rythme où passe le facteur ici, ce seront probablement les vers qui avertiront mes voisins que, de ma p’ove carcasse, il ne reste que des ossements.

 

Bon maintenant, il ne me reste plus qu'à me déplacer pour aller chercher le tableau de Jésus. Heureusement que la postière est souriante. Sinon, je me serais jetée moi-même par dessus le portail !

 

 

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C’est l’heure du bilan !

Publié le par Fille Ainée

C’est l’heure du bilan !

Après examen et analyses poussées des douze derniers mois, il est d’une évidence que les bonnes résolutions du mois de janvier ne tiennent jamais la route, donc je n’en prendrai pas cette année ! Ce ne sont que des promesses faites à soi-même pour se rassurer et se dire que rien n’est encore perdu !

 

Pour éviter ainsi de perdre du temps inutilement et dans le souci d’efficacité qui me caractérise, je ne vous souhaite ni bonheur, ni prospérité, ni réussite, ni richesse.

 

Mais après mûre réflexion et rassemblement de tous les neurones qui me restent encore, je vous souhaite – dans un grand élan créatif et littéraire – une excellente année 2020 et je vous laisse choisir dans quel(s) domaine(s) vous préférez atteindre cette excellence. Moi, je vais miser sur le bonheur.

 

Et nous nous retrouvons très bientôt pour de nouvelles aventures.

 

 

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Tant pis, les koalas se passeront de mitaines !

Publié le par Fille Ainée

Notre départ en vacances approche à grands pas et je m’empresse de terminer tous mes petits projets pour notre futur Airbnb. Rentreront-ils tous dans les valises ?!

 

Petit Nain, qui voyage avec moi cette fois ci, est roublard ! Mon Nain prétend que sa valise est pleine pour éviter qu’au dernier moment je ne lui glisse ce qui menace de faire exploser les fermetures à glissière de mes propres sacs. Il refuse même que je lui achète une valise plus grande qui pourrait alors me permettre de ramener encore plus de merdouilles de nos Tropiques. C’est dur la vie d’une mère !

 

Partageant alors mon stress au moment d’une pause café avec ma voisine, cette dernière me rétorque que j’en fais trop. Mon Airbnb ne mérite pas, selon elle, un tel traitement de luxe. Mais, lui réponds-je, si je ne fais pas mes petites coutures, je fais quoi alors ? Je risque de m’embêter !

 

Ce que ma voisine n’a pas compris c’est que je suis parfaitement consciente du fait que mes housses de coussin ou mes coureurs de lit risquent fort d’être détériorés, voire disparaître, mais ce n’est pas cela qui compte. C’est plutôt la satisfaction de réaliser moi-même ces accents décoratifs au lieu de les acheter tous faits. Je veux mettre ma touche personnelle à cette aventure ! Et si même ils venaient à disparaître (et vous avez été nombreuses à me faire remarquer que mes porte-clés risquaient fort de se faire la malle) qu’importe ! N’est ce pas là au contraire un compliment que de se voir dévaliser ?!

 

Bien entendu je n’encourage pas ce genre d’attitude et c’est la raison pour laquelle j’ai l’intention de proposer à la vente les petites bricoles de la maison. Cet Airbnb jouera donc ainsi le rôle de showroom. Mais c’est quand même rudement gratifiant de penser que mes invités seraient prêts à risquer l’échafaud pour un bout de tissu.

 

Pour en revenir donc à cette voisine, je lui demande ce qu’elle me propose alors. Tricote des mitaines pour les koalas me suggère t-elle. J’en suis restée baba. Je sais que ces p’oves bêtes l’ont eu rudement dur dernièrement mais de là à leur tricoter des moufles ! Je n’ai pas su quoi lui répondre surtout qu’elle a renchérit en m’encourageant à rejoindre les efforts de son groupe de crochet. Là, je crois que je tire un trait.

Tant pis, les koalas se passeront de mitaines !

Pendant quelques jours, je vous l'avoue, j’ai eu comme un flottement. Une remise en question s’imposait. Et puis heureusement, ce matin, j’ai repris mes esprits. Je vous montre donc ce qui viendra décorer le lit de la chambre rose (qui depuis les travaux ne l’est d’ailleurs plus).

Tant pis, les koalas se passeront de mitaines !

Le patch qui sert de coureur de lit est un UFO qui date de Mathusalem. Je suis incapable de vous en donner les sources, n’y de vous dire où quand comment il a été commencé mais ce que je sais c’est qu’il m’a paru d’une évidence lorsque je l’ai redécouvert au fond d’une boîte. Il n’attendait qu’à être doublé.

Tant pis, les koalas se passeront de mitaines !

Je ne l’ai pas quilté mais le dos du patch est une petite couverture polaire qui devrait faire des miracles si le temps venait à fraîchir. Et même s’il est trainé dehors sur la terrasse, au moins il sera apprécié ! Les quilts, c’est fait pour se rouler dedans ! Demandez aux félins…

Tant pis, les koalas se passeront de mitaines !
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La clé sous la porte

Publié le par Fille Ainée

Voilà, à l’heure où vous lisez ce post, je suis déjà en route. Je ne suis pas certaine que les prochains mois seront aussi productifs en terme de décoration que les précédents mais il est certain que je vais regretter mon Atelier.

La clé sous la porte

J’y ai passé beaucoup de temps cet été à coudre rideaux et housses de coussin mais peu de couture vestimentaire.

La clé sous la porte

Vous commencez à me connaître, je vais surement me rattraper les semaines à venir !

La clé sous la porte
Dis ma Jumelle, serait-il temps de s'y remettre ?

Dis ma Jumelle, serait-il temps de s'y remettre ?

L’espace et surtout la vue vont me manquer. 

La clé sous la porte

Et j’en profite pour vous montrer ce qui est accroché à mes aiguilles. L’aurais-je terminé en arrivant à destination ?!?

C'est encore un coup de Kim Hargreaves !

C'est encore un coup de Kim Hargreaves !

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En grande pompe

Publié le par Fille Ainée

Ca y’est, un de moins ! J’ai réussi à mener ma mission de mère pour un tiers de mes Nains jusqu’au bout. 21 ans d’efforts quotidiens pour lâcher dans ce monde de brutes mon parasite et en faire un petit être indépendant.

 

C’est malheureusement passé trop vite, même si quelques fois, j’ai eu envie d’étrangler le Nain en question. Qu’est ce que j’aimerais revenir en arrière pour profiter encore plus de ces moments !


Lundi dernier, notre Grand Nain a reçu son diplôme de Comportement Animalier dans la Cathédrale de Truro en Cornouailles.

En grande pompe

Attention, ce n’était pas une petite remise de diplôme toute simple mais une cérémonie de 2 heures avec chorale, discours et tout et tout.

 

En grande pompe

Le Dean au chapeau rigolo, des profs qui, d’habitude enseignent en jeans et T-shirt, déguisés, le Maire de Truro dans l’assistance, un grand maigre tout sec qui avait sorti ses médailles et dont on n’a jamais compris l’utilité, bref, tout le décorum briton. Au début, ça m’a fait sourire et puis, la larme à l’œil, je me suis dit que c’était vraiment une belle façon de terminer trois années d’étude.

En grande pompe

Si quelqu’un parmi vous a besoin d’un jeune Nain, propre sur toutes les coutures, plein d’enthousiasme, pour s’occuper d’animaux, les soigner, les promener, les nourrir ou les divertir, ça nous arrangerait beaucoup car c’est difficile quand on débarque sur le marché du travail !

Va mon Nain... Maman est derrière toi !

Va mon Nain... Maman est derrière toi !

Publié dans Tranches de vie

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Abonnés absents à partir de maintenant !

Publié le par Fille Ainée

 

Mais bon sang, qu’ont-ils tous ces gens qui veulent à tout prix me vendre un vasistas ou une étude sur le réchauffement climatique de ma salle de bain !

 

Ça n’arrête pas ! C’en est même devenu indécent. Je ne sais pas comment vous faites pour y échapper mais depuis que je suis arrivée dans nos pénates provençales, le téléphone sonne sans arrêt.

 

Il est vrai que pour le moment je suis seule et que je pourrais avoir envie d’un peu d’interaction humaine mais franchement si c’est pour parler à Carla de réunion beauté ou Césario de mon plan épargne logement, là non merci !

 

J’avoue que c’est un phénomène auquel je suis peu habituée. Dans nos pénates tropicales, nous n’avons pas de ligne fixe. Nous communiquons uniquement avec nos téléphones portables et il aurait perdu la tête celui qui voudrait me vendre quoi que ce soit. I y a juste la banque qui m'appelle de temps en temps pour vérifier l'authenticité d'un achat. Donc du coup, la Carla, elle peut se rhabiller ! Sauf que, ici… c’est toute une histoire ! Alors, il faut inventer des parades.

 

Dring dring ! Ça sonne bien évidement au moment du déjeuner ou pendant la sieste ou quand t’es aux toilettes ! Tu cours pour répondre en pensant que c’est sûrement hyper important surtout que tu attends cette livraison d’un maillot de bain que tu as commandé des années lumière et qui vient de Chine (tu t'es fait avoir c'est pas possible !) et là, grosse déception !

 

Petit silence non anodin au bout de la ligne qui signifie que la Carla, soit elle est occupée à bafouiller son texte avec un autre quidam, soit que la ligne a un léger délai de connexion dû au fait que la Carla, elle t’appelle pas du village à côté !

 

Dans la majorité des cas, je raccroche. Mais quelques fois, par curiosité et surtout, on ne sait jamais mais c’est peut-être mon maillot qui m’appelle d’Orient, je tiens le coup. Juste histoire de ricaner et surtout pour donner matière à cet article. Parce que, figurez-vous, tout ce qui va suivre est du vécu.

 

Dring dring ! Hello (parade numéro 1 : répondre en anglais). Moment d’hésitation de la part de Carla. Vous êtes Madame G ? Yes I am Madame G (genre j’habite en France depuis plusieurs années mais j’ai jamais fait l’effort d’apprendre la langue). Le ton monte d’un seul coup. La journée de Carla a visiblement mal commencé et elle m’en veut à mort, à moins que quelqu’un lui ait déjà fait le coup. Can’t you speak French ? Et oui, Carla maîtrise elle aussi la langue de Shakespeare et tient à me le faire savoir à moins qu’elle n'ait voulu me piéger. Dommage pour elle, moi aussi je speak English !

 

Dring dring ! Madame G ? Ah non, vous faites erreur. Bonjour, je suis Carla de Plus Belle que Moi tu Meurs. Nos appels ne sont pas personnalisés, donc je me permets de vous appeler pour vous inviter à une réunion Si tu ne fais Rien tu seras Laide plus Tard. À quel nom dois-je envoyer l’invitation ? Mais Carla, si tu m’envoies l’invitation qui était réservée à Madame G, qu’est-ce qu’elle dira quand elle apprendra que j’y suis allée à sa place ? Carla, en reste sans voix.

 

Dring dring ! Madame G ? Oui. Bonjour, je suis Césario de Tout ce que tu Veux dans la Vie, c’est une Assurance Vie. Je me permets de vous appeler parce que vous avez moins de 60 ans… Ah non Césario, vous vous êtes trompé, j’ai 86 ans. Césario est loin d’être dupe mais il n’en reste pas moins poli. Vous avez une voix jeune Madame G ! Oh merci jeune homme. Je fais beaucoup de sport voyez-vous. Pour m’entretenir et surtout draguer dans les bars. Césario, à ce moment là de la conversation, s’étrangle de rire et nous finissons tous les deux bons amis. Mais bon, je ne sais toujours pas pourquoi il m’appelait.

 

Dring dring ! Madame G ? Oui. Bonjour je m’appelle Césario d’une Fenêtre qui s’la Pête. Ah Césario, je vous arrête de suite, j’habite dans une yourte. C’est lui qui raccroche !

 

Dring dring ! Madame G ? Oui. Bonjour je m’appelle Carla de Panneaux Solaires, t’en as tout l’Air. Mais Carla, que voulez-vous que je fasse de panneaux solaires, ça fait trois semaines qu’il pleut ? OK là j’exagère parce que peut-être la Carla, elle sait que j’habite dans une région où il n’a pas plu depuis des semaines et que du coup tous les soirs, je suis obligée d’aller arroser les oliviers. Saloperie de réchauffement climatique !

 

Bon, j’ai donné de moi-même pendant ces quelques jours passés pour vous montrer à quel point la vie de Carla et de Césario peut être tragique. En effet, cela ne doit pas être marrant tous les jours de se faire raccrocher au nez par des gens qui sont sortis de la douche en courant pour répondre au téléphone (ça aussi c’est du vécu !). Par contre, celui qui m’a appelé à 6 heures du mat la semaine dernière, j’aurais ta peau un jour !

Publié dans Tranches de vie

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Anéantie !

Publié le par Fille Ainée

Credits : Gladys Simpson

Credits : Gladys Simpson

Gladys est une amie. Une artiste pleine de talent qui a réussi à capturer l’humeur du jour.

 

Merci Gladys !

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