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Petites bidouilles en attendant le Nain

Publié le par Fille Ainée

Au début je pensais que les journées allaient être longues mais entre 7 et 15 heures, c’est pas le choix qui manque : lessive, vaisselle, aspirateur, salles de bain, lits… je ne me suis pas du tout ennuyée hier. Je n’ai même pas eu le temps de la regarder dans les yeux, l’eau de la piscine.

 

Par contre, j’ai profité d’une toute petite heure à perdre avant d’aller sécher au soleil, à l’arrêt de bus de Petit Nain, pour ranger mon Atelier que voici :

 

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Je m’y sens bien et j’ai presque réussi à tout retrouver, sachant que c’est Monsieur 3xrien qui s’est chargé, pendant l’été, de ranger la plupart de mes tissus. Remarquez, je lui avais facilité la tâche en préparant la manœuvre à Hong Kong et en investissant dans les jolies boîtes du Suédois. Par contre, j’ai fait l’erreur de les choisir transparentes et du coup, Monsieur 3xrien m’a interdite d’achat jusqu'à nouvel ordre ! Je vais être obligée de ruser surtout que la petite boutique de patch est à 10mn à pied de la maison. Trop tentant !

 

Et de cette heure passée paisiblement dans mon Atelier, en est ressortie une housse de coussin. 

 

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Plusieurs bandes de tissu pliées en deux et cousues les unes sur les autres. 

 

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Grand Nain a déjà louché dessus !

 


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Dis, elle est a toi cette grande culotte ?

Publié le par Fille Ainée

Je ne sais pas qui de moi ou de mes Nains était le plus nerveux ce matin, mais j’ai passé la nuit dernière à me réveiller en sursaut et à regarder l’heure car je ne voulais surtout pas manquer la rentrée. Eh ben y’avait pas d’chance que je dorme tard car c’est mon grand copain, que nous avons, maintenant, affectueusement surnommé « le Hurleur » qui s’est chargé de me réveiller au clairon. Je n’ai, du coup, même pas entendu mon réveil sonner, mais j’étais sur le pont avant même qu’il ait terminé d’entamer le refrain – à 5h45 !

 

Voilà, c’est fait, nous avons abandonné les Nains entre les mains de l’éducation privée et j’attends leurs rapports cette après-midi. Les seuls travaux de couture que j’ai effectués ce week-end ont consisté à coudre des étiquettes dans les uniformes et à refaire les ourlets.

 

Mes Nains ont, en effet, été peu conquis par leur nouvel accoutrement. Il faut dire que la couleur n’est pas flatteuse. Pour le secondaire, vous avez le choix entre une jupe culotte au tissu très épais (sympa quand il fait bien chaud et humide) couleur grenouille écrasée en sous bois, en putréfaction depuis 3 semaines, (le détail est important pour vraiment comprendre la teinte finale) ou une jupe au tissu tout aussi épais couleur de la même grenouille qui vraiment n’a pas eu d’bol dans son sous bois.

 

Grand Nain m’a convaincu de raccourcir les ourlets car « il était hors de question qu’il porte un truc pareil », sachant que je ne pouvais pas passer au-dessus du genou. Je me suis exécutée sans broncher car mon Nain refusait de poster sa photo sur Face de Bouc de peur de déclencher l’hilarité générale chez ses anciens camarades de classe.

 

 

Quant à Petit Nain, lui, il a adoré sa robe d’uniforme car voyez-vous, il y a des volants partout.

 

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Mais quelqu’un a t-il pensé à la p’ove femme (moi en l’occurrence) qui va se taper tous ces volants au repassage ? Une fois habillé, mon Nain ressemble à Dorothée dans le « Magicien d’Oz ». L’école nous a expliqué que le tissu était, jusqu’à présent, fabriqué par une usine malaisienne qui a malheureusement fermé ses portes. Ce tissu est, semble t-il, la reproduction d’un vichy vintage qui ne se fait plus. Je me demande à quoi va bien ressembler l’uniforme de l’année prochaine ? Le suspens est intense.

 

En attendant, le Nain est parti, au petit matin, freluquet, en traînant derrière lui sa p’ove mère qui n’en menait pas large. 

 

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Publié dans Carnet de bord malais

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Le jour le plus long

Publié le par Fille Ainée

Ou presque !

 

Le jour que je craignais le plus. Ce jour où il a fallu que je prenne SEULE Mabel et suive SEULE les commandes de Jennifer pour emmener mes Nains à l’école. Car aujourd’hui, figurez-vous, c’était le « Introduction Day ». Ce jour fatidique où le Nain découvre ce qui va être sa prison pendant de longues heures, l’endroit où le Nain va devenir un futur leader mondial (ayons de l’ambition que diable !).

 

Je tiens donc, en cette fin de journée à apporter mes excuses à :

 

- Jennifer pour l’avoir traiter de blonde. Jennifer, tu n’es pas une blonde et ton infinie patience quand tu me dis « dans 500m tourner à droite » et que je manque le tournant pour la énieme fois, ta constance à recalculer quand moi je m’arrache les cheveux et lève les bras au plafond, ton calme quand j’insulte le C%$*&@ qui déboîte devant moi sans prévenir. Jennifer I love U ! Ne me quitte jamais, je t’en prie,

 

- Le chauffeur de la camionnette à qui j’ai fait une queue de poisson et qui n’a rien dit,

 

- Le feu rouge que j’ai grillé sans même m’en apercevoir,

 

- Mabel, que Grand Nain a abîmé cette apres-midi en refermant le portail sur son pare choc avant,

 

- Le conducteur de la poubelle qui n’a pas voulu me laisser changer de file et à qui j’ai forcé le passage.

 

A vous tous, merci !

 

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Publié dans Carnet de bord malais

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Couleur locale

Publié le par Fille Ainée

Petit Nain a choisi d’apprendre, à l'école, le Bahasa qui est la langue officielle de l’Indonésie et qui est couramment parlée, ici, en Malaisie. C’est une langue relativement facile et nous avons commencé à enregistrer quelques mots, surtout ceux qui sont indispensables !

 

Moi, par contre, je m’initie au Minglish et croyez-moi, ce n’est pas si facile que cela, ce qui me doit quelques grands moments de solitude !

 

Le Minglish est un mélange d’anglais et de malais, une sorte de méli-mélo, d’absurdités grammaticales. Par exemple, si vous voulez dire : Sorry, I can’t do it ( désolé, je ne peux pas le faire), la traduction Minglish donne : Sorry me no can do (désolé, moi pas pouvoir faire). Et toutes vos fins de phrases se terminent par –la. Exemple : OK-la

 

Facile ? Ben, euh, pas au début mais après quelques jours d’entraînement, on fini par se fondre dans la masse et on devient « couleur locale ». Maintenant, ne faites surtout pas ça en cours d’anglais, sinon vous allez vous prendre un zéro !

 

Mais il n’y a pas que la langue qui montre que vous avez réussi votre intégration. Il y a :

 

la pile de chaussures devant la porte d’entrée (on enlève ses chaussures en Asie. C’est une marque de respect et de politesse),

la sauce soja, la sauce chili et l’huile de sésame dans vos placards de cuisine,

les grains de riz collés à vos vêtements,

l’aquarium dans le salon,

les chips à la crevette et au wasabi que vous dévorez à tout moment de la journée,

les baguettes qui vous servent non seulement à manger mais aussi à battre les oeufs,

et le baume du tigre pour vos courbatures.

 

Alors ? You can do ?

 


Publié dans Carnet de bord malais

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Carnet de bord de Boule de Poil – l’épisode du rat volant

Publié le par Fille Ainée

Depuis qu’elle est arrivée à Kuala Lumpur, Boule de Poil s’la pête. On ne l’arrête plus. Déjà, lorsque nous sommes arrivés de notre Provence Natale, elle nous a littéralement snobé, allant même jusqu'à prendre la fuite lorsque nous avons franchi le pas de la porte. Créature ingrate, c’est quand même moi qui te nourris, non !

 

Je tiens donc à partager avec vous son carnet de bord. Cette page a été écrite, il y a quelques jours, alors que les 3xrien dînaient tranquillement.

 

Ils dînent, ça y’est. Je suis enfin tranquille, je vais pouvoir partir chasser. Cela fait plusieurs soirs que ces rats volants me narguent, à descendre en flèche vers la grande fontaine dans laquelle je bois. Elle a un goût d’ailleurs cette eau bleue. Il serait peut-être temps qu’ils la changent avant que je m’empoisonne.

 

Bon, pour en revenir à ces rats, je ne comprends pas. Moi qui suis d’habitude si alerte et si preste (souvenez-vous de mes pêches fructueuses), j’ai du mal à en attraper un.

 

Et si je montais sur la table du jardin ? Une, deux, ça y’est, je suis en position. Il me suffit juste d’un peu de patience….. Et hop, j’ai sauté juste au moment où l’une de ces créatures poilues descendait vers ma fontaine et je l’ai saisi dans ma gueule. Elle bouge toujours c’est bon. Allons leur montrer de quoi je suis capable, moi, Boule de Poil, grand chasseur des Tropiques.

 

Sapristi, au moment où j’entrais dans le salon pour leur montrer ma proie, voilà que le grand qui perd ses cheveux m’attrape par le collier et me fait lâcher prise. Le rat s’est envolé dans le salon. Je les hais ! Demain, j’m fais un lézard. Ca vole moins haut !

 

Qui veut des chauve-souris toutes fraîches ? Quoi, elle est pas fraîche ma chauve-souris ?

 


Publié dans Carnet de bord malais

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Quand Allah s’y met !

Publié le par Fille Ainée

L’avantage quand on est réveillé tôt, c’est que l’on peut faire beaucoup de choses. Comme le ménage par exemple, ou encore le rangement, à moins qu’il ne s’agisse de vider quelques cartons esseulés qui ont échappé à la vigilance de Monsieur 3xrien. Ce n’est pas par choix, rassurez-vous, mais quand on souffre du décalage horaire et qu’à 3 heures du matin, impossible de se rendormir, on peut facilement profiter de l’occasion pour réorganiser sa boîte mail, jouer aux cartes avec Boule de Poil ou encore faire 3 lessives et les étendre.

 

Et puis, y’a l’Autre, là, juché dans son minaret qui, au moment, où vous réussissez enfin à vous rendormir, vous pousse la chansonnette d’une voix morne et lugubre à vous donner envie de vous noyer dans la piscine. Connaît pas Justin Bieber ou Madonna, le muezzin ? Et puis, peut pas hurler un peu plus tard que 5h30 ?

 

Dans la journée, 5 appels à la prière, rien que ça ! Les premières fois, quand il entamait sa ballade romantique, je pensais que la maison était hantée. Ca commence par un long souffle guttural, mais sans le bruit des chaînes. Et puis, après, du haut de mon tabouret sur lequel j’étais perchée pour nettoyer les placards de la cuisine (on entend mieux sous plafond), je demandais à Monsieur 3xrien de répéter. J’avais pas saisi ! Evidemment, quand enfin, le muezzin y va plein poumons dans son micro, là, y’a plus photo, on réalise et on chantonne en cœur avec lui. Enfin…on essaye !

 

Nous voilà donc à Kuala Lumpur après un long voyage. Les premiers jours ont été un peu laborieux, mais je vois enfin le bout du tunnel. Il m’a fallu une journée entière pour nettoyer et ranger la cuisine, 5 minutes pour réaliser que je n’avais pas de penderie (Monsieur 3xrien a pris toute la place) et 2 heures pour trouver l’école de Petit Nain qui pourtant se trouve à 15 minutes de la maison. Il faut dire que les Malais conduisent comme des pieds (la queue de poisson n’est pas une faute de conduite mais une règle) et Mabel, mon nouveau char à filles, m’en impose. Et puis, mon GPS (que j’ai appelé Jennifer parce qu’elle me parle comme une vraie blonde) ne cesse de « recalculer » tellement je me perds ! Bref, avec beaucoup de pratique et de patience, on devrait y arriver. Quand ? Je ne sais pas !

 

Je n’ai pas encore eu le temps de ranger mon Atelier, mais c’est sur ma liste. Je n’ai pas ouvert un seul livre, mais c’est sur ma liste. Je n’ai pas touché à une seule aiguille, mais c’est sur ma liste. Par contre, j’ai eu le temps de prendre quelques photos !!

 

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Publié dans Carnet de bord malais

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Rétrospective estivale

Publié le par Fille Ainée


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Pourquoi l’été passe t-il toujours plus vite que le reste de l’année ? Quelqu’un a t-il pensé à faire une étude temporelle sur la vitesse de passage de juillet/août ? Je viens juste d’arriver dans ma Provence Natale et il nous faut déjà repartir. Not fair !

 

La cloche de la rentrée va en effet bientôt sonner. Les Nains ont fait provision de feutres qui sentent les fruits, de gommes qui effacent les fautes et de trousses qui rangent les crayons toutes seules. Moi, j'ai fait deux fois le tour du marché et ramassé toutes les petites robes d'été. Cette année, nous laissons pull-overs et bottes fourrées en France pour n'emporter que maillots et sandalettes.

 

Cet été aura donc été le prélude de notre nouvelle vie. Demain, nous tournons une nouvelle page de notre chapitre asiatique et rejoignons Monsieur 3xrien à Kuala Lumpur. Les Nains en frétillent d’avance, moi, j’ai des sentiments plus mitigés, mais des projets plein la tête ! J’ai longtemps débattu avec moi-même pour savoir si j’allais créer un nouveau blog pour vous conter nos aventures malaisiennes ou si j’ouvrais simplement une nouvelle catégorie. Mais c’est décidé, elle se nommera « Journal de bord d’une p’ove fille en Malaisie ».

 

En attendant, ces deux derniers mois, il y a eu :

 

deux patchs qui n’étaient absolument pas prévus au programme, par contre, celui qui l’était est toujours à l’état de projet, mais je compte sur vous pour m’accompagner en septembre dès que j’aurai retrouvé mes petites affaires toujours dans les cartons du déménagement,

 

de belles balades avec les Nains,

 

des baignades dans la rivière et dans les algues du lac voisin,

 

de nombreux petits apéritifs,

 

 

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      (prise sur le fait)

 

qui malheureusement ont laissé quelques dégâts sur mes hanches, mais sur les conseils de Grande Copine de Reims, j’ai fait l’acquisition d’une palme pour faire la sirène dans la piscine et me débarrasser des p’tites graisses superflues,

 

de grands travaux d’aménagement dont une terrasse de luxe pour nos prochains dîners estivaux et une salle TV à en faire baver d’envie le cinéma du coin (ne me parlez plus de peinture !)

 

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beaucoup de casse et grâce à Grand et Petit Nains (6 à eux deux), nous avons pu renouveler notre collection de verres,

 

des découvertes gastronomiques ; certaines plus goûteuses que d’autres (nous éviterons de mentionner un aïoli désastreux)

 

un heureux évènement decouvert par Petit Nain dans un des bosquets du jardin,

 

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Une petite guêpe qui a exprimé son mécontentement quand je me suis assise dessus, mais j'aurais fait pareil si je m'étais assise dessus,

 

Bref de bien belles vacances !

 

Comme mon Atelier est toujours la dernière pièce que je ferme, j’en ai profité pour réaliser un petit porte épingles théière que j’ai offert à Tricotine pour la remercier de s'être beaucoup occupée de notre bien-être gastronomique, cet été : chutney de tomates, soupe de concombre au lait de coco (Moyen Nain s’est resservi 5 fois), caviar d’aubergine, coq au vin (pas trop de saison mais la sale bête ne chantera plus, c’est certain), tatziki, limonade qui tue, fromage d’auvergne qui pue, sans oublier le "crafoutis" aux abricots… bref la liste est longue. Vivement l’été prochain !

 

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Si vous aussi, vous aimez l’heure du thé qui ne fait pas grossir, allez voir ce petit site espagnol « Join the Mood » fort sympathique, sur lequel vous trouverez le patron et les explications de la théière ICI. Je sens que je ne m’arrêterai pas à une seule !

 

Maintenant en route pour une nouvelle aventure et je vous laisse en compagnie d’un beau cow-boy qui m’assure que « everything’s gonna be alright » (tout ira bien)

 

 

 

 

A vendredi de l’autre côté du monde !


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Le Japon, c’est plus bon

Publié le par Fille Ainée

C’est avec une grande tristesse que je vous annonce que l’aventure nipponne se termine pour moi au bloc 6. En effet, il ne me reste plus assez de tissu pour les fonds et pour la chevelure de mes poupées japonaises. Je ne désire pas commander à nouveau du tissu qui n’est pas certain d’arriver et qui me coûterait les yeux de la tête vu que le premier coupon venait des Etats-Unis. Alors plutôt que de me ridiculiser, je vais faire blêmir La Tortue avec mes 6 blocs qui une fois montés, finitionnés et quiltés, vont lui clouer le bec !

 

Pour le bloc 5, nous avons un superbe vase Ming que je ne mettrai jamais entre les mains de Moyen Nain maladroit,

 

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puis, Emi, grande giraffe niponne,

 

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et enfin les jumelles Reïko et Naoko, sauf que chez moi, elles ne se ressemblent pas autant que sur le modèle original car je trouve extrêmement difficile de faire deux fois la même chose avec la même précision. 

 

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Et voici donc le résultat du bloc 5 !

 

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Et dans le bloc 6 (puisque je l’ai terminé, je vous le montre), il y a Nana qui a perdu son noeud mais il viendra avec les finitions,

 

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Et Yuki, qui je l’avoue est ma préférée de toutes ces poupées. Il faut dire que vers la fin, je m’en suis un peu lassée.

 

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Et le clou du bloc 6 : l’éventail !

 

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Je dois avouer que je me suis beaucoup amusée à faire ces 6 blocs et je remercie La Tortue de m’avoir entraînée dans l’aventure même si comme d’hab, je l’ai semé en chemin. Elle va riposter - c’est évident - en vous faisant croire qu’elle ne pouvait progresser car elle n’avait pas sa machine à coudre. C’est un peu comme à l’époque où Monsieur Moutie lui demandait de prendre le volant et alors là, elle n’avait pas les bonnes chaussures !

 

Je vais donc prendre mon temps pour faire les finitions, ajouter des yeux à toutes ces demoiselles et matelasser mon ouvrage pendant que La Tortue rattrapera son retour cet automne. A moins qu’elle ne soit trop occupée à préparer son prochain voyage tropical ! Je vous tiens au courant !

 

 


Publié dans Patchwork

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Le château de verre

Publié le par Fille Ainée

Un jour, j’ai eu le malheur de demander à mes Nains s’ils pensaient que j’étais une mère normale. On m’a répondu « non » ! Aie. Alors, je leur ai demandé si Grande Copine était, elle, une mère normale. Et là, on m’a répondu « oui ». Deux fois aie ! C’est bien connu, c’est toujours mieux chez les autres ! Mais qu’est-ce que c’est exactement la normalité d’une mère ? D’accord, il y a des moments où je suis un « embarrassement », surtout quand je saute dans la piscine toute habillée et quand je chante à tue-tête en voiture et que ma fenêtre est ouverte. Et alors ?

 

 

Je viens de terminer la biographie de Jeannette Walls. Et là, je me suis dit qu’elle, au moins, c’était sûr, elle n’avait pas eu une mère normale.

 

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« Je me demandais dans le taxi si je n'étais pas trop habillée pour la soirée quand j'ai aperçu maman en train de fouiller dans une benne à ordures. (.. .) Elle s'était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraîcheur printanière et faisait son choix dans la poubelle ».

 

 

Jeannette Walls est une chroniqueuse mondaine connue du Tout New York et qui évolue dans le monde des célébrités. Qui pourrait imaginer qu'elle a passé ses premières années dans la misère la plus sordide ? Que son enfance a été une lutte continuelle pour survivre, marquée par un père et une mère d'une excentricité absolue ? Une enfance étonnante dont elle a gardé tard le secret. Et après la lecture de sa biographie, on comprend pourquoi. Espérons qu’un jour, un de mes Nains n’aura pas l’idée de mettre sur le papier mes extravagances !

 

 

Jeannette raconte l’histoire poignante de son enfance, entre une mère artiste peintre, fantasque, égoïste, détachée des réalités matérielles et dont le bien-être ne l'intéresse pas - celui de sa progéniture non plus d’ailleurs - et un père alcoolique, mathématicien et bricoleur inspiré, qui caresse le rêve fou de bâtir une maison de verre dans le désert. Mais il noie ses projets dans l'alcool. De l'égoïsme de ces deux marginaux, jeannette a souvent souffert.

 

 

Fuyant la misère, et pour échapper au fisc, la famille doit sillonner l'Amérique. Les enfants Walls sont en permanence confrontés au froid, à la faim, au danger. Jeannette, ses deux sœurs, et son frère devront réussir à composer avec des parents qui ne savent pas s'intégrer dans le modèle social et veulent élever les enfants au milieu de la nature en oubliant le monde de la consommation.

 

 

Pourtant quel enfant a jamais pu caresser un guépard au zoo, avoir une étoile pour son anniversaire ou rêver sur les plans d'un château de verre en plein désert, dessiné par un père visionnaire ? De l'absolue liberté de ces deux anticonformistes, clochards célestes et pleins d'amour, les enfants Walls ont, plus que la faim ou la honte, hérité d'un formidable appétit de vivre... Et on se demande en lisant ce livre si quelques fois ces parents marginaux n’ont pas un peu raison et s’il ne faudrait pas de temps en temps lâcher la bride à nos Nains gâtés pourris par notre société de consommation ! J’ai adoré !

 

 

Allez va jouer à la décharge mon Nain !

 

 

 

Publié dans Au fil des pages

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Mon fils, un jour tu seras trapéziste

Publié le par Fille Ainée

Pas beaucoup de choix de carrières quand on appartient à la famille Gruss. On devient soit acrobate, jongleur, trapéziste ou écuyer, mais pas autre chose. « Dis Papa, je peux être banquier ? Tais-toi mon fils et va marcher sur un fil ! »

 

Hier, nous avons passé la journée à Piolenc, dans les quartiers d’été du cirque Gruss.

 

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Au programme : dressage des chevaux, spectacle sous le chapiteau, pique-nique sur la pelouse, et

 

Petit Nain qui s'est essayé au trapèze,

 

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puis au fil,

 

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et Moyen Nain au rola bola.

 

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Nous avons assisté au spectacle des clowns où franchement j'ai ri de bon cœur. Puis pour clore cette belle journée, la douche de l’éléphante.

 

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Nous en avons conclu que pour faire partie de la troupe des Gruss, il faut être athlétique, musclé, ressembler au Prince Charmant, n’avoir aucune honte à assumer sa masculinité en collant moule-bouboule et savoir sourire dans l’espace ! 

 

La seule chose qui m'a perturbé ce sont les animaux savants. Ces chevaux, cet éléphant et ces chiens en cage qui répondent au fouet pour le plus grand « plaisir » des spectateurs. Alexis Gruss, lui même, a passé un bon moment à nous expliquer que les animaux qui paraissent dans ses spectacles effectuent des tours qui leur sont naturels mais que trouvez-vous de naturel à un éléphant qui se tient sur la tête. A moins bien sur, que dans la nature sauvage, il ait loupé la marche et ne se soit cassé la figure !

 

Bon c’était quand même une super journée que je recommande vivement même si le velours des sièges est un peu élimé, le musée poussiéreux et les acrobaties un peu pâles comparées à celle du Cirque de Moscou ou du Cirque du Soleil, mais franchement on s’en fout ; l’important c’est qu’on a passé une super journée. Merci Tricotine de nous avoir accompagnés, moi et les Nains. La prochaine fois, tu jongles ?

 



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