Street « heart »
Le thème de cette semaine : les graffitis ou le Street art si vous voulez faire branché ! Mais attention, pas n’importe quels graffitis. Pas les gribouillis qu’on trouve sur les trains de banlieue ni dans les allées glauques. Les beaux graffitis. Ceux qui décorent et animent les rues d’une ville.
A Kuala Lumpur, on n’en trouve pas beaucoup. Parce que dès qu’une tache de peinture apparaît sur un mur, y’a un t’it monsieur qui vient tout de suite, avec un chiffon, nettoyer. De même pour les transports en commun qui sont nickels. Et pourtant, c’est dans un des couloirs du métro local que j’ai déniché mon Street art. Un graffiti qui illustre bien les différentes cultures qui cohabitent en Malaisie, mon pays d’adoption. Et on s’y sent bien sous les Tropiques ! Pas vraiment envie de changer de crèmerie surtout avec ce qui se passe en France en ce moment. Entre les grèves de carburant, de TGV, les protestations syndicales, vous ne savez plus où donner de la tête ! Il fait plutôt bon au bord de ma piscine.
Pour illustrer mon choix de graffiti, deux cas de figure. Sujet du cas de figure : Monsieur 3xrien dans toute sa gloire. C’est à dire, en vraie tête de linotte. Monsieur 3xrien, c’est le roi de la désorganisation, du « j’aurais du y penser avant ». Mais comme dit très souvent Cadette (qui présente les mêmes symptômes même si elle le nie) « quand on a pas de tête, il faut avoir des jambes ». Celles de Monsieur 3xrien sont musclées. Mais ne nous engageons pas dans des détails physiques qui n’ont rien à voir avec mon article.
Donc, je disais que Monsieur 3xrien ne pense pas toujours à tout. Vendredi, il emmène sa chariotte au garage pour une visite médicale bien méritée. Monsieur 3xrien conduit Butch, un gros 4x4 diesel qui sent l’Homme, le vrai, le viril. Monsieur 3xrien emmène souvent Butch sur des chantiers pour des inspections et en revient couvert de boue, transpirant (imaginez 36 degrés en plein soleil). Pour les Nains et moi, c’est à celui qui retiendra sa respiration le plus longtemps possible avant que toutes les fenêtres ne soient ouvertes. Butch a l’avantage d’être grand donc pratique pour balader les collègues des Nains. Mais faut le mériter !
Butch part donc à la visite médicale et manque de bol, le garage le trouve un peu plus malade que prévu et décide de le garder en convalescence pendant le week-end. Monsieur 3xrien rentre à la maison en voiture de prêt. Samedi matin, catastrophe, il réalise que son équipement de protection pour aller transpirer sur les chantiers est resté au garage mais surtout, surtout, que ses chaussures de golf pour le lendemain sont dans le coffre de Butch. Le drame ! Pas question de taper dans la baballe en pantoufles ou en tongs, donc Monsieur 3xrien contacte le garage. Seulement voilà, nous sommes un jour férié ! (Vous sentez la tension monter ?)
Le garage répond ! On s’y attendait un peu remarquez vu qu’ici, même les week-ends et jours fériés les magasins sont ouverts. Par contre pas de bol, le garage est bel et bien fermé parce qu’en plus, c’est le début du Ramadan ! En France, Monsieur 3xrien aurait pris son mal en patience et pleuré l’absence de ses chaussures. Ben pas chez nous ! Le garage, très gentiment, lui propose d’aller ouvrir si nous lui indiquons notre heure de passage pour que Monsieur 3xrien puisse récupérer ses affaires. Il peut ainsi dormir tranquille. Demain, il n’ira pas jouer au golf en pantoufle ! Moi, j’ai failli en tomber de mon tabouret de cuisine.
Deuxième cas de figure. Toujours dans le rôle principal, Monsieur 3xrien. Je vous l’ai dit, ça n’arrive qu’à lui ! Tous les vendredi soirs, Monsieur 3xrien rentrait de Penang, où il travaillait 3 jours par semaine. 4 heures de route, souvent dans le noir et sous une pluie diluvienne. Ce soir-là, pas de pluie mais sur le coup des 8 h, il s’aperçoit qu’un des pneus de Butch est faiblard et menace d’éclater. Il reste encore 1h30 de route. Il s’arrête à une station service et demande s’il peut remplacer son pneu. On lui répond que le garage a fermé. Sur ce, la personne téléphone à un collègue et demande à Monsieur 3xrien de bien vouloir attendre que Monsieur collègue arrive. Le collègue en question débarque en mobylette et demande à Monsieur 3xrien de le suivre… dans le noir… dans la campagne ! Ca sent le roussi ! Ils arrivent à un garage, le collègue ouvre le garage, sort un pneu qui correspond et change le pneu faiblard. Puis, il remet Monsieur 3xrien sur le droit chemin (j’ai pas dit dans le droit chemin, notez bien !)
Voilà deux exemples de notre vie quotidienne, au milieu de ces gens au sourire toujours plus grand. Des gens accueillants, sincères, toujours prêts à aider. Voilà pourquoi y’a pas photo ! Enfin si, celle de la semaine, celle que j’ai choisie pour illustrer ce thème.
Devinette, que c’est chouette !
Bravo les Filles d’avoir joué le jeu et honte aux tricheuses ! Oui, les 3xrien s’envoleront bien au Myanmar la semaine prochaine. Remarquez que je n’ai pas dit la Birmanie – et c’est donc la raison pour laquelle je déclare MicheleD la grande gagnante - car c’est en 1989 que son nom a changé. Ce changement reste cependant un sujet controversé. De nombreux pays, groupes politiques et ethniques continuent à l’appeler Birmanie car ils ne reconnaissent pas la légitimité du nouveau gouvernement militaire et son autorité.
Nous n’y allons pas pour faire de la politique mais pour découvrir un pays riche en culture et qui s’ouvre depuis peu au tourisme. Comme dans tous ces pays, il faut se dépêcher car l’attrait du dollar va très vite le transformer et c'est dommage. Nous avons prévu deux jours à Yangon puis deux jours à Bagan pour y admirer les temples. Monsieur 3xrien est un peu déçu car les vols en montgolfière pour survoler les temples n’ont pas lieu en saison creuse. Mais rien ne nous empêchera d’y refaire un saut. Je vous promets donc des photos à la pelle pour vous faire découvrir ce magnifique pays.
En attendant le départ, je vous invite à regarder avec moi le film de Luc Besson « The Lady ». Je suis certaine que Moutie s’en souvient fort bien et mon paquet de mouchoirs aussi ! D'ailleurs, il est passé où ?
Et on va où ?
Il est temps de vous faire jouer. Dans quelques jours, nous profitons des festivités de la fin du Ramadhan pour aller faire un tour. Et comme je suis d’humeur taquine, je vais essayer de vous faire deviner où les 3xrien vont aller trainer leurs guêtres. Pas de triche, on évite de se jeter sur l’Internet et on fait marcher ses petites cellules grises.
Le nom de notre destination mystère se traduit par « pays merveilleux créé par des esprits-habitants mythiques ». Déjà, ça vous met sérieux dans l’ambiance ! C’est une ancienne colonie britannique (évidemment, ils étaient partout ceux-là !) qui a des frontières avec 5 pays.
Dans ce pays, on ne coupe ses cheveux ni le lundi, ni le vendredi, ni le jour de son anniversaire. Et plus vous êtes voluptueux/voluptueuse, plus vous êtes en bonne santé. Un concept qui devrait en réconcilier plus d’un avec son tour de taille ! Et encore plus amusant, votre prénom peut changer au fur et à mesure des années : j’ai peut-être été « Fille Aînée fruit vert », puis « Fille Aînée pomme mûre » et je terminerai peut-être comme « Fille Aînée vieille peau ratatinée » !
C’est dans cette nouvelle république parlementaire (mouais si on veut) que les singes éternuent quand il pleut.
Et enfin, c’est là vous vous trouverez le livre le plus gros du monde, avec 1460 pages, toutes en marbre. Chaque page présente environ 100 lignes de texte et mesure 1,50m de haut, 1m de large et a une épaisseur de 12,7cm. A emmener en vacances, sur la plage donc, si vous avez peur de vous ennuyer. A condition de pouvoir le glisser dans vos bagages !
Voilà, je reviendrai dans quelques jours vous en dire plus mais en attendant, vous jouez le jeu ?!
Bois flotté
Le thème de la semaine est « bois ». Au lieu de vous montrer un vieux tronc d’arbre ou une racine bien de chez nous, je vous emmène à Hokitika, en Nouvelle-Zélande.
Une tradition 3xrienne consiste à traîner les Nains en camping-car sur le continent Australien et Néo-zélandais, chaque vacances de Pâques. Loin de se plaindre des conditions de vie intolérables (pas d’Internet, une banquette inconfortable en guise de lit, des douches de camping et des toilettes chimiques que personne ne veut vider), les Nains raffolent de ces petites escapades et en redemandent. Cette année, malheureusement, pour cause d’examen, nous n’avons pas pu partir à l’aventure mais ce n’est que partie remise.
Pour en revenir donc au thème de la semaine, sur la plage d’Hokitika, tous les ans, fin janvier (rappelez-vous c’est l’été là-bas), est organisé un concours de sculpture de bois flotté. En effet, sur cette plage de sable gris s’échoue une quantité monumentale de bois et plutôt que d’essayer de s’en débarrasser, la ville incorpore ce bois dans la vie quotidienne. Même le nom de la ville est affiché en bois flotté.
J’ai trouvé sur TonTube une vidéo montrant certaines de ces sculptures. Elle n’est pas de moi car lorsque nous sommes passés en 2014, les sculptures avaient disparu depuis longtemps.
Ca ne vous donne pas envie de sauter dans l'avion ?
Un avion sans elle
Grosse déception pour ce roman dont l’intrigue semblait être, d’un premier abord, très prometteuse. Tous les ingrédients y sont : un crash aérien, des victimes à foison, un bébé rescapé, deux familles rivales le revendiquant – l’une riche, l’autre pauvre, un combat juridique qui traîne en longueur pour décider qui en aura la garde (alors que dès la première page, on n’a qu’une envie, c’est de crier « et les tests ADN, c’est fait pour les chiens ? » mais dans ce cas, ce bouquin n’aurait jamais eu lieu). Mais finalement, il n’y a, dans ce roman, que le titre qui accroche bien !
C’est moyen, même plus que moyen, et à moins d’être coincée sur une plage des Tropiques à 100 kms du libraire le plus proche, n'y pensez même pas ! Je préfère encore me faire bouffer par les méduses ! Aucun style, c’est long. Si vous voulez vous épargner 500 pages d’agacements, rendez-vous page 540 où vous découvrirez, enfin, cette incroyable révélation évoquée page 22 à la Une d’un grand quotidien ! Vous éviterez ainsi des personnages sans substance qui m’ont tapés sur le nerfs dès les premières pages. On patauge dans les clichés, le romantico fleur bleue, c’est un gâchis infâme. Sans oublier de mentionner les évocations lubriques totalement inutiles d’un auteur à l’esprit mal tourné.
Je ne connaissais pas Michel Bussi mais après cette hécatombe, je suis allée me renseigner. Pas déçue ! Encore un de ces écrivains alimentaires qui crachent un roman par an. Et quand on sait qu’il est placé troisième au classement des auteurs qui vendent le plus d’ouvrages, après Musso et Levy, là on a tout compris !
J’ai HORREUR des écrivains marketing, ceux qui s’adressent à des lecteurs avides qui engloutissent plusieurs romans par semaine sans discrimination et réclament un réapprovisionnement permanent. De l’intrigue certes mais aucun style. On est à l’usine. A l’auteur de tenir le rythme sous peine de perdre son audimat, sa place dans le classement des auteurs industriels. Je ne doute pas que ce genre de livres se vend très bien mais je préfère nettement qualité à quantité. A vous de juger, je vous aurais prévenus !
Lorinda, t’en vas pas !
Ben si, Lorinda partira bientôt en vacances.
Réalisée à partir d’un mélange coton/acrylique qui se tricote comme dans un rêve, ma petite veste prendra bientôt la route.
Modèle gratuit ICI.
Deux roues
Pas évident de faire dans l’originalité avec le thème de cette semaine. A part peut-être vous montrer une photo de toutes ces mobylettes qui envahissent les routes de Kuala Lumpur et vous coupent la priorité comme si la route leur appartenait, je n’avais pas beaucoup d’inspiration. Et puis, en fouillant dans mes archives, j’ai retrouvé cette bicyclette ambulante à Siem Reap, au Cambodge. Si vous voulez acheter un plumeau, c’est la bonne adresse !
Dans le même genre mais sur 4 roues :
Attention à ne pas prendre un virage à toute vitesse !
Et si, nous aussi, on piquait un sprint ?
Hier, en fin d’après-midi, je devais me rendre à l’école des Nains pour une exposition d’art. Moyen Nain exposait ses photos. Donc me voilà sur la route, prise dans des embouteillages monstres parce que évidement, à cette heure là, c’est « Ramadan traffic ». C’est à dire que tout le monde, pendant le Ramadan, quitte son travail à 4 heures de l’après-midi pour rentrer chez soi et être prêt à se jeter sur la nourriture à 19h26 (heure officielle du Buka Puasa pour Kuala Lumpur).
Je me trouvais donc sur la route quand, oh stupeur et stupéfaction, je me suis fait doubler.
Quand la tranquilité n'a pas de prix !
Cette année, c’est l’hécatombe ! Une énorme vague d’expatriés, presque tous employés dans l’industrie du pétrole, quittent la Malaisie. La crise du pétrole en a épargné très peu. C’est donc avec beaucoup de tristesse que nous faisons nos adieux.
Une des maîtresses de Petit Nain s’empresse donc de me passer commande avant de quitter, elle aussi, Kuala Lumpur. C’est elle qui nous a accueilli très chaleureusement à notre arrivée alors qu’elle venait tout juste de débarquer de Syrie, qu’ils avaient du quitter en toute hâte, 10 mois à peine après leur installation. Pas amusant tous ces déménagements surtout depuis l’arrivée d’une petite chose rose qui pointe son nez alors que son papa est déjà en poste en Ecosse !
J’ai voulu la remercier de sa gentillesse et marquer le coup avec un cadeau très personnel pour cette petite chose rose : un quiet book ! Traduit littéralement, ca donne un livre de tranquillité. Un livre d’activité pour les petits doigts. On colle, on lace, on tresse, on ferme, bref, un livre qui devrait assurer au moins 10 minutes de silence (avec les Nains, je n’ai jamais réussi à dépasser le quart d’heure !).
Au niveau de sa réalisation, je peux vous dire que ça marche ! On ne m’a pas entendu pendant 3 jours ! L’inspiration foisonne sur mon site de perdition mais j’ai retenu deux blogs ICI et LA qui m’ont absolument ravie !
Je vous laisse tourner les pages !
Sur les pinces à linge, le prénom de la petite chose rose. Elle est irlandaise et ça se prononce "Eva".





















